26 juillet 2008

Les incandescentes

de Paul Gerrard

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Une nouvelle affaire Weidmann: des femmes disparaissent dans la région marseillaise. 

Signe commun: elles ont toutes la quarantaine passée et plutôt opulente, l'âge des petits fours.

Très vite une conclusion s'impose: dans ce métier mieux vaut agir seul. Les entreprises, surtout familiales, ont toujours leur faille... 

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Édition originale: Presses de La Cité (1968)

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La tournée du bourreau

de Paul Gerrard

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Trois cadavres dans la cour de la ferme abandonnée, un autre basculé dans le ravin, avec la 403 du gang... Beau travail. Maynard n'a pas perdu ses réflexes. 

Tant pis pour la bande d'affreux qui comptaient le plumer: ils sont tombés sur plus coriace qu'eux.  Maynard n'a plus qu'à alerter les gendarmes et reprendre sa tournée de VRP tranquille. Personne ne lui reprochera ce massacre nécessaire. Quoique...

Les pandores sont tellement bouchés, par moment. Et puis, il lui faudra subir les désagréments d'une longue enquête. Non. Mieux vaut ne rien dire. Les corbeaux se chargeront de nettoyer les carcasses.  Maynard doit prendre le large très vite. Ni vu ni connu. 

Dommage tout de même qu'un cinquième comparse reste lâché dans la nature...

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Édition originale: Presses de La Cité (1962)

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La Javanaise

de Paul Gerrard

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Personne n'a envisagé l'hypothèse. Pas même les journalistes pourtant habitués à surenchérir dans l'horreur. Mais si la fusillade du carrefour du Clou n'avait été qu'une mise en scène? L'altercation entre le livreur en blouse grise et le mécano de la DS, du bidon? 

Reste que les balles qui ont fauché Sandri n'étaient pas bidons, loin de là: pourquoi les truands se sont-ils mis à quatre pour régler son compte à un gamin de douze ans?

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Édition originale: Presses de la Cité (1964)

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Un remède à la peur

de Paul Gerrard

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Vous voulez faire un beau et bon mariage, tomber sur l'oiseau rare, découvrir l'âme soeur ?

Rien de plus facile !

Ayez recours aux bons offices du Trèfle-Blanc, une agence matrimoniale des plus modernes qui vient d'innover en mettant l'électronique au service des coeurs solitaires. Un ordinateur prénommé Dottie enregistrera votre signalement, vos aspirations, vos desiderata sur le plan sexuel, et trouvera dans sa mémoire, en moins de vingt secondes, le parti qui vous convient exactement. Pas toujours.

Si vous manifestez trop d'exigences, ou si l'union libre vous tente davantage, votre carte perforée sera avalée, triée, digérée par une autre machine magique, prénommée Betsie, qui travaille exclusivement pour les dames faciles et les messieurs difficiles.

À ce stade, vous l'avez deviné, l'activité du Trèfle-Blanc devient tout bonnement du proxénétisme. Et tant pis pour vous si, par erreur, votre carte passe de la mémoire de Dottie dans celle de Betsie.

C'est la mésaventure qui vient d'arriver à Irène C..., la jeune femme au tailleur rose, partie un jour par la route pour rejoindre un fiancé hypothétique, et qui tombe dans les bras d'un... Non ! n'en disons pas plus long, c'est trop affreux.

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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Le pas des Lanciers

de Paul Gerrard

le_pas_des_lanciers

- Où placerez-vous les cartouches ? demanda Bob.

- Je connais le travail , répondit Ginette.

II se retrancha aussitôt derrière la table, enroula la paillasse autour de lui et se tassa derrière ce bouclier. Pendant ce temps, la fille s'activait dans le tunnel, traînant de lourds madriers qu'elle empila un à un le long de la porte.

- Vous êtes paré ? demanda-t-elle enfin. Alors ne bougez plus. Je vous préviendrai au moment de la mise à feu...

Pelotonné sur lui-même, il étouffait et ruisselait de sueur dans une atmosphère suffocante. Ginette s'était éloignée pas à pas en déroulant le cordon. Après un temps d'arrêt :

- J'allume maintenant ! cria-t-elle. Comptez jusqu'à cent et ça y sera...

Ce fut beaucoup plus long. "Elle a raté son coup et n'osera plus revenir", pensa-t-il.

Au même instant, la porte s'arracha dans un coup de tonnerre...

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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Le mistigri

de Paul Gerrard

le_mistigri

Qui peut bien en vouloir à Catherine Mallorey, la jeune téléphoniste de l'importante société ROFCO, débarquée à Paris de son Vexin natal seulement huit mois plus tôt?

La jeune fille mène une vie pauvre, dans une chambre sans air d'un immeuble banal, et d'elle on croit tout savoir. Pourtant, on la suit, on l'observe, on la traque. Pourtant, on la cambriole. Pourtant, on la désigne à un tueur professionnel. Pourtant, on veut la faire taire.

Mais lors de son cambriolage, Catherine a su éveiller l'intérêt du jeune inspecteur Dietrich, à qui elle confie son étonnement de susciter une cascade d'événements imprévisibles. Dietrich va tout faire pour connaître le fin mot de l'affaire...

Catherine Mallorey serait-elle dépositaire d'un secret, un secret dont elle ignore elle-même l'existence?

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Édition originale: Presses de La Cité (1961)

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Le masque de verre

de Paul Gerrard

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Il y avait cinquante mètres à parcourir jusqu'au rideau de rhododendrons défleuris qui masquaient le potager. Nathalie hésita sur le seuil de la cuisine, regarda d'abord à droite et à gauche. Un énorme chien jaune et blanc se prélassait sur la pelouse, son mufle noir posé entre les pattes de devant. II ne bougea pas, mais ses courtes oreilles épointées en fer de lance se dressèrent brusquement et ses gros yeux roses se fixèrent sur la jeune femme.

Nathalie frissonna. L'autre devait rôder dans les profondeurs du parc, du côté de la Nivelle. C'était le plus redoutable. On ne le voyait qu'au tout dernier moment. II arrivait sans bruit par-derrière, après maints détours, puis s'élançait ventre à terre en soufflant et en grondant comme une bête fauve.

- Qu'est-ce que vous attendez ? cria gaiement Mercédès à l'intérieur de la cuisine.

- Je ne m'y habituerai jamais, répondit Nathalie.

- Allons donc ! À la fin de la semaine, ils viendront vous manger dans le creux de la main.

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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La Porsche jaune

de Paul Gerrard

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Percy Dewilder roule, heureux, au volant de la Porsche que sa femme lui a offerte, quand deux gendarmes l'interceptent: il aurait écrasé un clochard, au carrefour des Français, à Kappelen... Kappelen ?  Connais pas. Suis jamais passé par là!

Oui, mais ils sont quinze à le reconnaître: le représentant d'Eco-Vin, le patron cuistot de Chez jenny, l'instituteur, la femme du notaire...

– C'est lui !

Et les coups commencent à pleuvoir.

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Édition originale: Presses de La Cité (1967)

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La cravate en fer

de Paul Gerrard

la_cravate_en_fer

Tout le monde dans le même panier, à temps ou à vie ! Je devrais dire le même fauteuil, car il s'agit d'un crime peu courant là-bas, et qu'on fait payer avec un attirail moyenâgeux. Cela se passe en privé, dans un cul de basse-fosse.

Vous ne connaissez pas la garrotta ? On vous passe une cravate en fer forgé autour du cou et quelqu'un que vous ne voyez pas la serre par derrière avec un tourniquet à deux branches. Très lentement.

L'envie de recommencer vous passera pour toujours...

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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L'homme de la Rhur

de Paul Gerrard

l_homme_de_la_rhur

À Düsseldorf pour quelques jours, Sepp Kessler revoit sans plaisir un ancien camarade de la Légion. Un type douteux. Qui lui fait une proposition plus douteuse encore. Mais refuse-t-on sans réfléchir 10 000 marks?

Même si l'on sait qu'il faut donner beaucoup en échange de 10 000 marks. Tuer un homme, par exemple.

Va pour le meurtre. Mais qui faut-il tuer ? Et le commanditaire est-il bien celui qu'on pense, derrière ses hommes de paille ? Pire... Se pourrait-il qu'il y ait deux affaires en cours ?

Même quand on est vigilant de nature, c'est le genre de cas où on a intérêt à se surpasser.

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Édition originale sous le pseudonyme de Bernard Deleuze: Éd. Denoël (1960)

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