14 novembre 2008

Le quatrième homme

de Kjell Ola Dahl

le_quatrieme_hommeAu cours d'une anodine descente de police, l'inspecteur Frank Frolich fait la connaissance d'Elisabeth. Témoin malgré elle de l'arrestation d'un petit délinquant, elle tape dans l'oeil de l'inspecteur.

Obsédé par son souvenir, il se met à la chercher et à la suivre. Finalement, une relation passionnelle naît entre les deux personnes.

Pourtant, rapidement, Frolich s'inquiète du mutisme d'Elisabeth. En l'espionnant, il découvre qu'elle est la soeur d'une figure centrale de la pègre locale et qu'elle entretient des rapports pour le moins intimes avec sa professeur de faculté.

Déprimé, mais dépendant d'Elisabeth comme d'une drogue, Frolich ferme les yeux.

Mais un matin, il est trop tard: pendant une attaque à main armée perpétrée par le gang de Jonny Faremo, un vigile est tué par balles. Grâce à un témoignage d'Elisabeth, la bande est finalement disculpée. La liaison de Frolich avec la soeur du criminel éclate au grand jour et crée un scandale au sein de la police. Même le commissaire Gunnarstranda, son fidèle ami, prend ses distances. Frank est mis à pied. 

Sombrant progressivement dans une folie teintée de paranoïa, il décide de mener l'enquête afin de faire la lumière sur Elisabeth et de laver son honneur auprès de ses collèges...

Éditions GALLIMARD

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Nous sommes tous des assassins

de Jean Meckert

nous_sommes_tous_des_assassinsAu lendemain de la guerre, René Le Guen est condamné à la peine capitale pour avoir commis trois meurtres... En attendant l'issue du recours en grâce, il revient sur son passé et l'enchaînement des petits faits qui ont construit sa vie et le conduisent, finalement à l'échafaud.

Ce n'est pas un philosophe, c'est donc avec naïveté qu'il partage ses tourments et ses interrogations avec ses compagnons de cellule.  Et même si Le Guen n'a rien d'un individu sympathique, le lecteur ne peut sortir indemne du flot de questions qu'il soulève et qui font de ce roman un redoutable plaidoyer contre la peine de mort.

Éditions JOËLLE LOSFELD

Édition originale: Gallimard (1952), novélisation d'après le scénario d'André Cayatte et Charles Spaak

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L'homme au marteau

de Jean Meckert

l_homme_au_marteauDans la veine de son roman Les coups, Jean Meckert décrit dans L'homme au marteau, le quotidien répétitif et étouffant d'un employé du Trésor Public, Augustin Marcadet, que ne distrait pas une morne vie de famille.

On est en juillet, seules varient les étapes du Tour de France... Dans un sursaut, Augustin Marcadet insulte son chef et claque la porte. Il va tenter de fuir sa condition et de se laisser aller à un éclair de passion amoureuse. Mais l'échappée est éphémère...

Éditions JOËLLE LOSFELD

Édition originale: Gallimard (1943)


Meckert met en scène un personnage maladroit et indéterminé, aux prises avec sa médiocrité, ses rêves, et une révolte qui, quelle qu'en soit l'issue, donne un sens à sa vie... Le style vert et imagé, âcre et rageur à l'image de la vie du protagoniste, illustre le travail d'écriture cher à l'auteur.


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La tragédie de Lurs

de Jean Meckert

la_tragedie_de_lursEn 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle: l'Affaire Dominici.

Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. 

Entre faits bruts et récits à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.

Éditions JOËLLE LOSFELD

Édition originale: Gallimard (1954)

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La marche au canon

de Jean Meckert

la_marche_au_canonInédit

« On votait pour la paix, on payait pour la guerre. Partout les innocents, enfournés par wagons, roulaient dans les nuits calmes. Et ceux qui pleuraient le faisaient en silence. »

Inhumain. C'est l'adjectif qui revient le plus souvent à l'esprit lorsqu'on lit ce texte. La marche au canon, c'est la lente dégradation de l'honneur, la guerre que l'on fait à coups de canons (celui qui tue et celui qu'on boit pour oublier les atrocités).

Le narrateur n'est pas né pour être un héros. Très vite, il se rend compte que tous les militaires, les non-gradés, ne sont bons qu'à faire de la chair à canons pour ceux qui gouvernent, pour les patrons. Ils essaient d'oublier, à coups de mauvaises plaisanteries mais la réalité est là qui leur colle aux basques.

Éditions JOËLLE LOSFELD


C'est l'horreur de la guerre, écrite avec sobriété, mais où la cruauté des faits emplit le lecteur d'une mélancolie infinie.   


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Justice est faite

de Jean Meckert

justice_est_faiteElsa Lundenstein, directrice des laboratoires pharmaceutiques Vaudrémont est jugée pour le meurtre de Maurice Vaudrémont, dont elle est depuis huit ans la maîtresse.

Elsa a promis à son amant en phase terminale d'un cancer de l'aider à mourir le moment venu. Mais au regard de la loi, l'euthanasie est un meurtre. 

Geste d'amour ou acte intéressé d'une femme qui se sait l'héritière de trente-cinq millions ?

C'est ce que devront décider les sept jurés réunis pour la juger.

Éditions JOËLLE LOSFELD

Édition originale: Gallimard (1954), novélisation d'après le scénario d'André Cayatte et Charles Spaak.


Comme à son habitude, Meckert stigmatise les aberrations et les dérèglements d'une justice qui se rend au nom de valeurs et de principes bourgeois et aborde de manière extrêmement moderne la question de l'euthanasie.


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Je suis un monstre

de Jean Meckert

je_suis_un_monstreUn adolescent communiste est assassiné par quatre de ses camarades dans une école de plein air en Savoie.

Narcisse, le jeune moniteur qui narre l'histoire, décide d'abord de maquiller le crime en accident... ce qui arrange les coupables et le directeur. 

Mais ce personnage solitaire qui se décrit comme un "monstre", à la sexualité et aux valeurs incertaines, va peu à peu affirmer sa solidarité avec les autres adolescents qui réclament justice et vont jusqu'à la révolte ouverte.

Elle sera matée, Narcisse expulsé... restera aux enfants à allumer un incendie vengeur et purificateur.

Éditions JOËLLE LOSFELD

Édition originale: Gallimard (1952)

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MECKERT, Jean

 1910 - 1995

Biographie

Jean Meckert est né en 1910 à Paris. À la fin de la guerre, son père déserte le foyer familial, sa mère se retrouve internée pendant deux ans au Vésinet, et le petit Jean envoyé dans un orphelinat protestant à Courbevoie, l'asile Lambrechts, jusqu'en 1923. Il garde de ce séjour la détestation de l'enseignement religieux, le souvenir de la faim et du froid, mais surtout le sentiment de l'humiliation et de l'abandon. Il obtient son Certificat d'Études avec un an d'avance et commence son apprentissage dans un atelier de construction de moteurs électriques à Paris (1923). En 1927, il devient employé de bureau au Crédit Lyonnais puis connaît le chômage et les petits boulots. "Crevant de faim", il s'engage alors dans l'armée entre janvier 1930 et mai 1932 au sein de la compagnie du camp de Satory de Versailles, il y obtient le grade de Caporal.

À son retour de l'armée, il travaille un an dans une carrosserie et se marie, mariage qui ne dure que quelques années. Il enchaîne divers petits métiers - vendeur de stylo sur la voie publique, photo minute dans les foires, bobineur, camelot, détective dans une agence de renseignement - jusqu'au déclenchement de la guerre.

C'est dans les années 1930 que Jean Meckert commence a écrire, notamment cinq contes en 1935 qu'il présente comme des "histoire(s)authentique(s)", tirées de son expérience et largement autobiographiques; il écrit également des pièces de théâtre et un roman Les Coups, en 1936. En 1939, il est mobilisé dans la Cinquième Compagnie du Génie, section de Bouzonville en Moselle et consigne dans un cahier les déplacements de son régiment durant la «drôle de guerre» dont la mission est de récupérer du matériel sur la ligne de chemin de fer longeant le front. Interné en Suisse avec 38 000 soldats français, il est de retour en France en février 1941, passe différents concours, puis est admis aux écritures dans les bureaux de l'état civil à la préfecture de la Seine.

C'est en 1941 que les Éditions Gallimard publient son roman Les Coups: cette histoire de Félix, manœuvre dans une entreprise mécanique qui « essaie d'expliquer son désarroi, désarroi d'être incompris, de mal comprendre » est saluée par la critique - notamment par André Gide et Raymond Queneau - et devient un succès commercial. Jean Meckert abandonne alors son métier pour se consacrer à l'écriture et L'Homme au marteau est publié en 1943 chez Gallimard; pendant cette période, il publie également une vingtaine de romans populaires sous le pseudonyme de Duret, une autre série sous le pseudonyme de Mariodile, mais met fin à ces romans "alimentaires" en 1946.

Alors que son troisième roman, "La Lucarne", est publié en 1945, Jean Meckert signe en 1946 avec Gallimard un contrat pour la publication de La Marche au canon, mais le projet se trouve bloqué par Roger Martin du Gard qui affirme que "Meckert a trop de talent et de personnalité dans le talent, pour qu'on le laisse se couler en publiant cela". Dans les années qui suivent, l'auteur modifie plusieurs fois son manuscrit mais Gallimard le refuse à nouveau en 1955, car malgré la publication de deux autres romans, ("Nous avons les mains rouges" en 1947 et "La Ville de plomb" en 1949), le succès n'est plus au rendez-vous.

À la demande de Maurice Duhamel, fondateur de la collection "Série Noire", il se tourne vraiment vers le roman noir, avec "Y'a pas de bon Dieu!" et devient le deuxième auteur français de la collection, mais, à l’époque il faut "faire" américain et il doit signer d'un nouveau pseudonyme: après John Amila, pour les premiers romans << traduits par Jean Meckert >>, naît Jean Amila.( La suite sur la page de Jean Amila )

À partir de 1957, Jean Meckert commence à travailler dans le cinéma comme dialoguiste pour Yves Allégret, André Cayatte, Maurice Labro ou Georges Lautner.

Pendant de longues années, le nom de Jean Meckert est oublié, mais les Éditions Joëlle Losfeld entreprennent à partir de 2005, la réédition de ses romans pour permettre au public de le redécouvrir.

(Sources Wikipedia)

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Résumés

  1. Je suis un monstre (Éd. Joëlle Losfeld - 2005)
  2. Justice est faite (Éd. Joëlle Losfeld - 2008)
  3. La marche au canon (Éd. Joëlle Losfeld - 2005)
  4. La tragédie de Lurs (Éd. Joëlle Losfeld - 2007)
  5. Les coups (Gallimard - 2002)
  6. L'homme au marteau (Éd. Joëlle Losfeld - 2006)
  7. Nous sommes tous des assassins (Éd. Joëlle Losfeld - 2008)

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Autres titres

  • Abîme et autres contes inédits
  • Comme un écho errant
  • La lucarne
  • La Vierge et le taureau
  • La ville de plomb
  • Nous avons les mains rouges

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Et les titres parus sous le nom de Jean Amila

Bonne lecture

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La mer détraquée

de Maurizio Braucci

Braucci__MaurizioRaffaele et Sergio, deux garçons du Quartiere Santo, au coeur de Naples, ont des destins parallèles.

L'un, ébéniste héroïnomane, a trouvé, contre l'horreur quotidienne, un refuge secret au bord du téléphérique.

L'autre, étoile montante de son clan, participe à une rencontre avec les boss de la Camorra, que les vrais chefs et les flics pourris manipulent.

Les trajectoires de Raffaele et de Sergio vont croiser celles des personnages colorés du peuple des rues, jusqu'au dénouement absurde et sanglant, face à la mer détraquée qui baigne le plus beau golfe du monde...

Éditions MÉTAILIÉ

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Maurizio BRAUCCI

Biographie

Maurizio Braucci est né en 1966 à Naples, où il suit ses études en Sciences Politiques. Il choisit d'entrer dans un monde professionnel différent de ces options d'étudiant, mais ce sont sans doute les connaissances acquises et la prise de conscience de la situation de son pays, qui le font dévier d'un parcours tout tracé. Il devient formateur dans la maison d'arrêt de Lauro Avelino, initie les détenus à l'utilisation des moyens audio-visuels et crée son propre atelier vidéo, se spécialise dans des documentaires sociaux, un des moyens que l'homme engagé utilise pour lutter contre les inégalités, les problèmes de la société italienne.

Un engagement qui ne faillit pas. Après s'être intéressé au mouvement situationniste, puis celui de la critique radicale, en 1995, il occupe avec des amis ("camarades"), un espace dans le centre de Naples, créant ainsi le "Diego Armando Maradonna Montesanto" (DAMM), un atelier expérimental, autogéré et contestataire dont le but est de permettre aux jeunes du quartier de produire des projets sociaux et culturels.

L'écriture, Maurizio Braucci y vient très tôt en collaborant de sa plume à divers fanzines et publiant des articles, des recueils de nouvelles, il écrit aussi pour le Théâtre, la radio et le cinéma...  Il est entre autre, l'un des scénaristes du film de Matteo Garrone, "Gomorra", qui a reçu le "Grand Prix du festival de Cannes" 2008.

En 1999, il publie un roman "Il Mare guasto", s'affirmant alors  comme un des meilleurs auteurs de romans sociaux du XXe siècle: l'histoire de deux jeunes garçons napolitains, leur destinée... Il remporte plusieurs prix en Italie, et devrait être adapté au cinéma (?). En France, les Éditions Métailié publient La mer détraquée en 2002, dans leur collection "Suites Littérature" et les lecteurs français découvrent le style argotique et baroque de Maurizio Braucci, un roman noir (social ? ) écrit comme une tragédie grecque. «...Drames minables, subis par des minables et commis par des minables...Une tragédie baroque avec un dénouement dérisoire et stupide...Une réflexion acerbe sur l'Italie d'aujourd'hui qui va beaucoup plus loin que le genre policier.» (Bernard Reversat, cerclenoir.).

En 2004, paraît "Una barca di uomini perfetti"  dans lequel l'auteur traite de ses thèmes de prédilection, qui peut être considéré comme une suite à "Il Mare guasto"... 

(Sources: Éditeur /imdb /humanite )

Elleon (Mise à jour 04/2015)

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Résumé

  1. La mer détraquée (Éd. Métailié - 2002)

Bonne lecture

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