01 mars 2009

45° à l'ombre

de Georges Simenon

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Donadieu, médecin naviguant depuis des années dans des transports intercontinentaux, est affecté à « L'Aquitaine ».

Son existence, sans éclat et sans surprise, est marquée par les intrigues qui se nouent entre les passagers et les rapports que son métier l'amène à entretenir avec eux. Certains d'entre eux éveillent plus particulièrement son intérêt fait de curiosité et d'une propension naturelle à s'occuper du destin des autres. C'est ainsi que, parmi les passagers de première classe, deux couples vont retenir son attention.

D'une part, les Huret, qui n'ont jamais pu s'adapter à la vie coloniale et qui regagnent l'Europe sans argent, avec un bébé gravement malade; c'est la mère qui soigne ce dernier, cloîtrée dans sa cabine, tandis que le mari, partagé entre le désespoir et le cynisme, n'hésite pas à se divertir.

D'autre part, les Bassot, dont le mari, ancien médecin, est devenu fou, tandis que sa femme mène une joyeuse vie avec les officiers du bord. À cela s'ajoutent quelques péripéties habituelles: les récriminations de Lachaux, type du passager riche et éternellement mécontent; l'intrigue qui se noue entre Mme Dassonville et le commissaire de bord, puis entre elle et Huret; l'embarquement de trois cents Annamites, que déciment les maladies tropicales.

À l'arrivée à Bordeaux, une ambulance attend Bassot pour le conduire à l'asile. Les Huret mèneront en France une existence médiocre, tandis que Donadieu, toujours médecin de bord, fera la route des Indes.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1936)

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Tante Jeanne

de Georges Simenon

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Jeanne n'a pas voulu déranger la famille aussi tard. D'ailleurs son frère ne l'attend pas. Presque quarante ans qu'elle n'a pas revu sa maison natale, dans ce village des environs de Poitiers.

Dans la glace du café où elle attend, en avalant cognac sur cognac, elle se fait honte, avec son visage lunaire trop maquillé et ses grosses jambes d'impotente. Pourquoi Jeanne est-elle revenue après tant d'années ? Comment a-t-elle senti qu'on aurait besoin d'elle ?

Demain, dimanche, Tante Jeanne fera son entrée, comme une revenante. Elle trouvera son frère mort, pendu à la poutre du grenier, des cris de haine et des gémissements, une maison en ruine, une famille disloquée. Tante Jeanne sera à la hauteur de la situation...

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale (1951)

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Les demoiselles de Concarneau

de Georges Simenon

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Jules Guérec, quarante ans, vit avec ses deux soeurs aînées, Céline et Françoise. Un soir, revenant de Quimper, il écrase un petit garçon et s'enfuit.

Lorsqu'il apprend la mort de l'enfant, il s'affole, ne sait que faire.

C'est alors qu'interviennent les Demoiselles de Concarneau.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1936)

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Le testament Donadieu

de Georges Simenon

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Philippe Dargens, fils d'un élégant aventurier, directeur de cinéma, a réussi à s'introduire dans une famille d'armateurs de La Rochelle, les Donadieu.

Pour faire fortune, il n'hésite devant rien: il fait la conquête de sa belle-mère qu'un testament éloignait des affaires, il écarte ses beaux-frères.

Il trahit peu à peu tous les idéaux de sa jeunesse et utilise son entourage pour satisfaire ses ambitions.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1937)

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Le temps d'Anaïs

de Georges Simenon

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Albert Bauche téléphone à la gendarmerie, s'accuse d'un meurtre et se constitue prisonnier.

On apprend par les divers interrogatoires qu'il travaillait pour la victime, Serge Nicolas, mais Bauche ignorait que cet emploi lui avait été procuré par sa femme, la maîtresse de Nicolas. Bauche n'établit aucun contact avec les enquêteurs et ses déclarations ne reflètent que sa vérité personnelle.

Par contre, il se sent à l'aise quand il s'entretient avec le psychiatre, car celui-ci s'intéresse à l'évolution de ses pensées et insiste sur le côté sexuel du problème. Bauche est alors heureux de s'expliquer: Anaïs, fille facile de son village, a marqué sa sensibilité d'adolescent timide. Elle était comme un animal. Tous les hommes la troussaient sur la plage ou près du canal. Son père même, une fois. 

À son tour, il l'a connue, mais c'était comme pour se venger de quelque chose.

Plus tard, lorsqu'il est venu à Paris pour trouver du travail, c'est encore l'image d'Anaïs qui lui a fait rechercher la compagnie de Fernande, une nymphomane, qui, depuis, est devenue sa femme. Il l'aime, lui pardonne tout et il est même heureux avec elle. En revanche, la vie plus brillante que lui a procurée Nicolas ne lui plaît pas car, bien qu'il ait à présent confiance en lui-même, il ne supporte pas le mépris de cet être répugnant.

 À partir du jour où il a appris qu'il n'était que le prête-nom d'une société véreuse et qu'on le tenait pour un « imbécile prétentieux », il n'a pu en supporter davantage. Dès ce moment, il a su qu'il tuerait...

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale (1951)

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Le suspect

de Georges Simenon

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Pierre Chave a déserté, il y a cinq ans, alors qu'il achevait son service militaire à Bourges.

Maintenant il est régisseur en second dans un théâtre, à Bruxelles, où il vit avec sa femme et son fils. En France, il faisait partie d'un groupe d'anarchistes avec lequel il est resté en contact malgré son exil.

Et voici que ses anciens camarades entreprennent une action terroriste et ont besoin de lui. Pierre Chave finit par se retrouver dans les rues de Paris, une bombe entre les mains...

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1938)

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Le riche homme

de Georges Simenon

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Surnommé « le riche homme », Victor Lecoin possède un boulot important au village de Marsilly où sa puissance physique, sa taille, sa prospérité lui valent une autorité que l'envie ou les moqueries de certains n'arrivent pas à altérer.

À son service et le servant comme son ombre, Doudou-le-muet est un simple qui lui est attaché par un dévouement presque animal. Pour l'aider dans la comptabilité de son commerce, Lecoin peut compter sur son épouse, une ancienne institutrice avec laquelle il entretient d'excellents rapports, à vrai dire plus professionnels que conjugaux.

Victor Lecoin, pour ses besoins sexuels, use d'autres relations dont il ne fait pas mystère. L'arrivée d'une nouvelle bonne, ancienne pupille de l'Assistance Publique, va bouleverser sa vie. Lui, si insensible, se met à apprécier la présence d'Alice, adolescente sans grâce, indifférente et quelque peu secrète. D'abord troublé par cette jeunesse, Lecoin ne tarde pas à s'en éprendre sincèrement. L'affection qu'il éprouve aboutira à une intimité charnelle durant les quelques jours d'absence de Jeanne Lecoin, appelée au chevet de sa sœur qui se meurt d'un cancer.

Lorsque Victor Lecoin reviendra des funérailles de sa belle-sœur, ce sera pour retrouver Alice étranglée dans sa chambre. Les soupçons se portent aussitôt sur Doudou. Ce dernier, qui a son langage à lui pour communiquer par gestes avec son patron, fait apparaître la vérité.

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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Le fils

de Georges Simenon

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Peu après la mort de son père, Alain Lefrançois décide de se raconter par lettre à son fils, Jean-Paul, au moment où il va devenir un homme.

Il lui parle de la vie de ses grands-parents, gens de la haute bourgeoisie, de son métier, qui le satisfait, et de sa vie conjugale, qui n'est qu'une demi-réussite.

Au rappel de récentes disputes familiales relatives à la succession, il remonte à la période de ses études de droit à Poitiers, de sa mobilisation, de son mariage; il évoque ses réactions lorsqu'il apprit qu'il allait être père. Enfin, Lefrançois en arrive, « malgré sa répugnance », à parler de son adolescence et de sa jeunesse. Celle-ci est lourde d'un secret.

Etant fils de préfet, le jeune homme qu'il était alors s'estimait différent des autres parce que les parents de ses amis dépendaient de son père. Par besoin de changement, il se lie avec Nicolas, l'un des jeunes les plus défavorisés qui lui présente l'amie de son amie. Alain ne tarde pas à en tomber amoureux et obtient la complicité de son père pour faciliter sa liaison; puis quelque temps plus tard , il lui avoue l'avortement qu'il a pratiqué lui-même sur la jeune fille et qui a mal tourné. Le père s'accuse alors à la place d'Alain.

Qu'a-t-il à perdre, lui qui est presque déjà un homme fini ? Ce sacrifice lui vaudra trois années de prison effectives  mais le père a ainsi sauvé l'avenir de son fils. C'est sur cet exemple d'abnégation totale qu'Alain Lefrançois achève sa confession. Peut-être Jean-Paul ne la lira-t-il que beaucoup plus tard ? Qu'importe !

C'est en toute sérénité qu'est formulé l'ultime: « Bonsoir, fils. »

Éditions POCKET

Édition originale: Presses de la Cité (1957)

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Le bourgmestre de Furnes

de Georges Simenon

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Lui, on l'appelait Baas, c'est-à-dire Patron, non seulement chez lui, non seulement dans sa manufacture de cigares, mais à l'hôtel de ville, au café et jusque dans la rue.

Un banal petit scandale - un employé communal qui se suicide parce qu'il a fait un enfant à la fille d'un notable et qu'on n'a pas voulu lui avancer l'argent nécessaire pour arranger l'histoire - et le cours ordinaire de la vie méthodiquement organisée de Joris Terlinck va basculer.

Le bourgmestre de Furnes, comme un étranger dans sa propre maison, va prendre conscience de son impuissance et de sa fragilité d'homme.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1939)

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La vérité sur Bébé Donge

de Georges Simenon

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Une main aux ongles laqués met de l'arsenic dans une tasse de café et un homme frôle la mort.

Sous un éclairage implacable, de menus faits prouveront peu à peu que cette main est celle d'une victime plutôt que celle d'une criminelle.

Éditions GALLIMARD

Édition originale: (1942)


Simenon raconte avec une psychologie pénétrante le drame silencieux de la vie d'une femme.


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