04 mars 2009

La fenêtre des Rouet

de Georges Simenon

la_fenetre_des_rouetDominique Salès, vieille fille déchue et déçue, vit une existence confinée et insipide dans son logement exigu, dérangée par la seule vitalité du jeune couple, les Caille, ses proches voisins...

En face, dans une maison bourgeoise,  vivent  de riches industriels, les Rouet: au second, les parents Rouet, au premier le fils et son épouse Antoinette.

La vieille fille vit sa vie par procuration en observant et guettant les moindres faits et gestes du jeune couple Rouet, elle est témoin de la crise cardiaque du fils Rouet que sa femme laisse mourir sans lui venir en aide. La suite des évènements va tout d'abord offusquer Dominique, puis peu à peu elle se prend à envier le goût du plaisir et de liberté qui dévore Antoinette, lui offrant le spectacle d'un scandale délectable.

Mais Antoinette est bientôt chassée par ses beaux-parents et les Caille déménagent, emportant avec eux leur bonheur exubérant. Dominique confrontée au vide qui l'entoure prend alors conscience de l'échec de sa vie.

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale: La Jeune Parque (1945)

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L'outlaw

de Georges Simenon

l outlaw

Stan et son amie Nouchi, réfugiés des pays d'Europe centrale et complètement démunis, déambulent dans les rues de Paris à la recherche de travail...  À bout de ressources, Stan qui a perdu Nouchi dans Paris contacte la police pour livrer les noms d'une bande de Polonais, la bande à Frida, contre une somme de cinq mille francs, mais faute de moyens l'inspecteur qui le reçoit refuse le marché.

Stan, acculé, rejoint la bande à Frida, dont les membres se méfient du nouveau venu. Un coup se prépare... Stan essaie d'en avertir la police mais en vain.

Nouchi, quant à elle, a trouvé refuge chez le docteur Storm, un de ses compatriotes, et finit par cacher Stan dans sa chambre où il attend avec anxiété l'arrestation de la bande. À bout de nerfs, il finit par prendre la décision de se faire incarcérer pour échapper à la vengeance des Polonais... une décision que Nouchi n'approuve pas.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1941)

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Il y a encore des noisetiers

de Georges Simenon

il_y_a_encore_des_noisetiersPerret-Latour, banquier de son état, vit retiré dans son appartement de la place Vendôme, entouré de quelques domestiques et protégé par sa gouvernante. Dans son existence régulière et ordonnée surviennent trois évènements qui vont réveiller le passé et rendre sa vitalité au vieil homme.

Tout d'abord, il reçoit une lettre des États-Unis, lui apprenant que sa première épouse Pat est en train de mourir d'un cancer, celle-ci lui demande une aide financière pour la famille de leur fils Donald qui vient de se suicider à 42 ans.

Ensuite, c'est Jacques, le fils de sa seconde épouse qui vient annoncer à son père qu'il se remarie avec une jeune Allemande et voudrait lancer, une nouvelle fois, une galerie d'art, Perret-Latour lui donne de l'argent.

Enfin, Nathalie, sa petite-fille, enceinte mais seule, lui demande de l'aide pour garder et élever son enfant. En faveur de Nathalie, le vieil homme retrouve le goût du risque... et l'espoir d'une vie nouvelle dans son appartement rajeuni.

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale (1969)

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Touriste de bananes

de Georges Simenon

touriste_de_bananeOscar, vingt-cinq ans, fils d'une grande famille laminée par un drame, arrive à Papeete pour, croit-il s'isoler dans une nature vierge des hypocrisies du monde... Il est un "touriste bananes", l'un de ces idéalistes méprisés des Blancs locaux et que l'on retrouve un jour desséché dans la jungle.

À Tahiti comme ailleurs, on s'arrange, on s'amuse, on trahit et l'on raille. Des hommes tuent, d'autres meurent. Oscar qui fuyait, va croiser son destin. Il se trouve dans une chambre, près d'une femme, au Relais des Méridiens...

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1938)

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Le veuf

de Georges Simenon

le_veufLe suicide de Jeanne faisait trois lignes en bas de page: « La nommée Jeanne Jeantet, 28 ans, mariée, sans enfants, habitant  bd. Saint-Denis à Paris, s'est donnée la mort dans une chambre d'hôtel de la rue de Berry en avalant le contenu d'un tube de Gardénal »

Jeanne était morte et, pour Bernard, cela n'avait aucun sens. Il l'avait recueillie et épousée huit ans plus tôt, alors qu'elle faisait le trottoir à deux pas de chez lui. Depuis huit ans, il essayait de la rendre heureuse et il se contentait de cette apparence de bonheur tranquille et silencieux. 

Il ignorait que Jeanne se rendait tous les mercredis à l'hôtel "Gardénia".

« Des filles qui s'en sortent, avait dit l'inspecteur de police, ça arrive une fois sur mille. »

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale (1959)


D'un misérable fait divers, Simenon tire un roman d'une force et d'une vérité psychologique saisissantes.


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Les témoins

de Georges Simenon

les_temoinsL'horloge, au fond de la salle, marquait quelques minutes avant cinq heures, quand Lhomond s'éclaircit la voix, regarda la salle, les jurés, et commença le résumé des charges.

Depuis le milieu de l'après-midi, il avait à nouveau une certaine fièvre, mais moins que la veille, probablement aux alentours de 38°, et ni son esprit ni son corps n'en étaient engourdis.

Au contraire, il mettait une certaine fébrilité, une certaine impatience à aller de l'avant comme quand, descendant une rue en pente, de croire parfois qu'on ne sera pas capable de s'arrêter...

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale (1955)

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Les suicidés

de Georges Simenon

les_suicidesIl n'y avait qu'une table dans un coin. Il y installa sa compagne, devant une feuille de papier, et dicta:

«  Mes chers parents ,

Ne me faites pas rechercher. Je suis heureuse. Si on essayait de me ramener à la maison, je me tuerais. »

Heureuse vraiment ? Juliette parle peu. Elle a le regard fixe et se laisse emmener. Elle n'a jamais dit "Non!". Ni à sa mère trop effacée, ni à son père qui la couve d'un amour sans génie. Dès lors, pourquoi ne pas suivre le jeune Emile Bachelin ? Pourquoi ne pas prendre le train ?...

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1934)

   

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Les noces de Poitiers

de Georges Simenon

les_noces_de_poitiersDouze personnes qui se taisent dans une arrière-salle lors d'un repas de noce.  Et le marié, à la lumière déclinante du soir, qui devine son avenir dans un élan tragique de lucidité !

Auvinet, pourtant, a vingt ans, et trouvé une bonne place à Paris. Il va enfin donner libre cours à ses rêves, quitter sa province alanguie et les contraintes de la promiscuité.

N'est-il pas courageux, travailleur et vaillant ? N'a-t-il pas pour épouse une douce jeune femme ?

La réalité d'une grande ville, surtout lorsqu'on y arrive avec des mensonges plein les poches, est autrement plus féroce: comme une révélation de soi-même.

Éditions GALLIMARD

Édition orignale (1946)

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Le voyageur de la Toussaint

de Georges Simenon

le_voyageur_de_la_toussaintQuand un héritage est en jeu, les bonnes âmes montrent soudain leur noirceur. Et un jeune homme et sa tante, d'abord opposés, vont s'allier contre ceux qui les prennent pour de naïves victimes.

La scène se passe à La Rochelle, et c'est un puissant tableau de la vie de province, des haines familiales, et des jalousies, et aussi des infamies que l'on voit trop souvent se perpétrer pour des questions d'argent dans la bourgeoisie aisée.

C'est aussi un roman de l'énergie où pour une fois les bons triomphent des méchants et les faibles des forts.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1941)

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Le fond de la bouteille

de Georges Simenon

le_fond_de_la_bouteille- Une femme...

Les idées de P.M s'embrouillaient aussi, tant il avait essayé de fois de se remonter au bourbon. Tout le monde devait avoir beaucoup bu. Mme Smiley, d'ordinaire la plus effacée, venait de casser deux verres à la fois et pleurait en balbutiant:

- Je sais bien que c'est ignoble. Je sais bien que...

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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