13 novembre 2009

La balade de l'escargot

de Michel Baglin

la balade de l,escargot

Architecte rangé, Clément en vient lui aussi à se "déconnecter" et à se marginaliser à la suite de déboires conjugaux et surtout du viol de sa fille, recluse depuis dans son mutisme. Sans compter qu'une vieille affaire de corruption passive le poursuit sans qu'il en ait vraiment conscience.

Livré à une sorte d'errance au volant de son camping-car qui lui sert de coquille "d'escargot", il s'enfonce de déambulations mélancoliques en balades punitives dans les quartiers interlopes de la ville.

À la rencontre de la violence, mais aussi de personnages comme Floréal, Mamadou, Rachid, Sandrine, qui lui révèlent le peu de sens de sa propre histoire et la fragilité de ses défenses...

Remonte alors à la surface le scandale étouffé dans lequel sont impliqués des notables véreux, bien moins fréquentables que la pègre des quartiers. Renouant un à un les fils de l'écheveau, l'Escargot devra aussi descendre dans cet égout pour connaître la vérité, dans ces zones d'ombre où se cache la sourde misère du désespoir, mais aussi la tendresse et l'amour de ceux qui ont un jour perdu leur carapace et s'en bricolent comme ils peuvent de très précaires...

Éditions PASCAL GALODÉ

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Comme dans Lignes de fuite et Un sang d'encre, cette Balade de l'escargot est un polar qui mêle la traque et la quête, l'action et la peinture de personnages en rupture de famille, d'amour, de société...  Il se déroule en partie dans une sorte de cour des miracles constituée de paumés, de dealers, de squatters, de skins et de prostituées.   L'éditeur

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Pas besoin de superlatifs, ni de commentaires élogieux pour affirmer que ce suspense est impeccable...    Claude Le Nocher  action-suspense.over-blog.com  (10/11/2009)

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Un sang d'encre

de Michel Baglin

un sang d'encre

Pourquoi Barthélémy a-t-il voulu le tuer ?

Cette question qui taraude Romain va l'obliger à remettre en cause l'amitié qui le lie depuis plus de vingt ans à ce journaliste sombre et peut-être cynique, secret et assurément blessé.

Ce n'est qu'au terme d'une longue enquête le conduisant sur les routes d'Irlande, puis l'Écosse, et sur les bords de la Garonne, qu'il trouvera la réponse à ses interrogations, réorganisant peu à peu les pièces d'un puzzle où le sang le dispute à l'encre, l'amour paternel à la mort, la révolte et l'écriture à la solitude des êtres qui ont perdu pied.

Éditions N&B

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Comme dans Lignes de fuite dont il reprend et prolonge les thèmes essentiels, Un sang d'encre mêle la traque et la quête, l'action et la peinture de personnages en proie au vertige, résolus à ne pas céder à ce qui les écrase et explorant jusqu'à la folie meurtrière leur part de ténèbres.       

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Lignes de fuite

de Michel Baglin

lignes de fuite

Sur fond de tragédie quotidienne, celle de la violence routière, deux histoires parallèles finiront pourtant par se rejoindre: comme ces dessins en perspective ou ces rails dont un des personnages voudrait qu'ils crèvent l'horizon pour tenir enfin « sa part d'infini ».

Qui ne rêve d'échapper aux limites contre lesquelles, obscurément, il vient buter ?

Tel est surtout le cas de Careyon. Un accident lui a ravi celles qu'il aimait. Depuis, il court les routes, ivre d'horreur: il cherche en une folle fuite en avant à donner un sens à la mort absurde de Barbara et de Céline. Il y a aussi Derenne, le journaliste que ses mots n'enivrent plus: il mène l'enquête sur une série noire qui frappe les camionneurs.

Il y a ce grand-père qui gratte les murs de sa solitude; ou Mangin croyant construire dans sa gare désaffectée un réel à sa mesure... Comme Socrate, vieux marginal réfugié dans sa fascination du vide et des questions sans réponses, chacun s'enferme dans un vertige intime que les autres vont croiser... parfois sur des routes meurtrières.

Éditions ARCANTÈRE

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Découpé comme un scénario de film, voici un roman noir, très noir, dans lequel l'auteur nous incite à plonger brutalement, alors que nous pouvions raisonnablement attendre, au pire, une oeuvre élégiaque. On supporte le choc, reste l'onde. Et c'est vrai que par le jeu de la progression dramatique menée par Michel Baglin, avec un réalisme pointilleux, il est difficile d'abandonner en cours de route cette histoire de folie et de mort dont il serait faux de croire qu'elle ne peut arriver qu'aux autres.   Henri Rozès "La Dépêche du Midi"

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Michel BAGLIN

Biographie

Un écrivain très présent sur le web, plus connu comme un grand poète contemporain, nous découvrons là (en ce qui me concerne du moins) un grand romancier du "noir", cette biographie est très largement reprise de son site baglinmichel.

Michel Baglin est né en 1950 à Nogent-sur-Marne, sa famille s'installe dans la région toulousaine en 1962, il y vit toujours aujourd'hui avec son épouse et ses enfants. Après ses études universitaires - qu'on suppose littéraires - (??), il cumule les petits boulots avant de devenir journaliste à "La Dépêche du Midi", où il exerce pendant quelques trente années. Il se fait connaître dès 1974 comme poète en publiant un premier recueil et en en faisant lecture à la Médiathèque de l'Aérospatiale, débuts d'une double carrière qui se profile alors.

Tout en menant son métier de journaliste, il collabore en tant que chroniqueur et critique à de nombreuses revues (il est à l'origine de la revue et des Éditions "Texture", spécialisée dans l'édition de poésie, et il publie lui-même plusieurs recueils de poèmes, dont "Les mains nues", récompensé par le "Prix Max-Pol Fouchet" (il en devient membre du jury international en 1992). Entre 1974 et 1988, il signe ainsi six recueils de poèmes, trois de nouvelles et deux essais (dont "Poésie et pesanteur" en 1984)  avant de s'exprimer au travers d'un roman, Lignes de fuite, publié aux Éditions Arcantère en 1989. Il choisit le "roman noir" ou plutôt « un psycho-polar à l'américaine où les angoisses humaines se jouent sur l'asphalte » (Valérie Appert: "Le journal de Toulouse").

Il faudra attendre une dizaine d'années avant que Michel Baglin ne reprenne sa plume de romancier, sans pour autant délaisser la poésie, il écrit alors une suite à son premier roman, Un sang d'encre, paru chez N&B (Noir & Blanc) en 2001, dans lequel il revient sur ses thèmes récurrents: la tragédie humaine, la vengeance « la difficulté singulière qu'il y a à communiquer avec le monde » (Alain Kewes). En novembre 2009, il clôture avec La balade de l'escargot, aux Éditions Pascal Galodé, sa trilogie noire, « dont les histoires et les personnages diffèrent, mais dont les thèmes s'entrecroisent sur les mêmes "lignes de fuite" »

En 2007, Michel Baglin, auteur très prolifique met sa carrière de journaliste entre parenthèses après avoir remporté une Bourse remise par Le "Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées", lui laissant ainsi le temps de mener à bien son projet littéraire en cours: "Les pas contés, carnets de Cerdagne", un récit qui fait suite à "Lettre de Canfranc" publié en 2005, dans lesquels, ce passionné de marche et de « vagabondages » fait un parallèle entre l'écriture et la marche: «(...) deux façons de prendre pied dans le réel.»

(Sources: Wikipedia /lebruitdesautres)

Elleon

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Résumés

  1. La balade de l'escargot (Éd. Pascal Galodé - 2009)
  2. La part du diable et autres nouvelles noires (Éd. Le Bruit des Autres - 2013)
  3. Lignes de fuite (Éd. Arcantère - 1989)
  4. Un sang d'encre (Éd. N&B - 2001)

Autres titres

  • Des ombres au tableau (Nouvelles)
  • Le ghetto des squares (Nouvelles)
  • L'innocence de l'ordre (Nouvelles)
  • Loupés russes (Nouvelle dans Collectif)

Bonne lecture

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Un pauvre type

de Raymond Blanc

un_pauvre_typeOn me qualifie de bon garçon lorsque je ne gêne personne:

_ Felipe, le photographe, quel brave type ! Il n'a pas un sou de malice.

Si le hasard me met en travers des visées de quelqu'un, l'épithète change et la locution interjective fuse:

_ Pauvre type !

Si j'étais violent, je serais un imbécile quand même, mais on me respecterait:

_ Attention à Felipe, il a mauvais caractère.

Je dois à ce manque de vivacité d'esprit ma nomination de juge local de San Juan de Los Angeles. Personne ne voulait remplir cette compromettante fonction, alors, on a donné mon nom à mon insu. Je n'ai pas eu le courage de refuser:

_ Pauvre type !...

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

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etoile Prix du Roman d'Aventures (1968)

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La folle nuit de Francisco

de Raymond Blanc

la_folle_nuit_de_franciscoL'inspecteur Francisco, policier consciencieux, est amoureux de sa femme.

Hélas! Cette trop jolie épouse possède des idées de grandeur peu en rapport avec les moyens financiers du ménage. Elle se débrouille. C'est en voulant gagner beaucoup d'argent sans travailler qu'elle entraîne son époux dans un tourbillon d'aventures extraordinaires.

Au cours de la nuit de la Saint-Joseph, le pauvre policier passe par toutes les affres de la jalousie et par les délices de l'espoir et de l'amour. Le lendemain, il est accusé d'abandon de poste, de vol de véhicule, de délit de fuite et de meurtre.

Pourquoi de mystérieux personnages le plongent-ils dans les profondeurs du désespoir où l'élèvent-ils sur les cimes de l'espoir ?

C'est ce que découvrira Francisco lui-même et vous le narrera avec philosophie sinon avec humour...

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

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Golondrina

de Raymond Blanc

golondrinaConnaissez-vous l'Espagne ? L'Espagne ardente et mystérieuse, celle des hidalgos ?

Guillermo Provenza de Garotxa, au cours de sa jeunesse agitée, a réussi à faire l'unanimité contre lui. Le commissaire, le juge, le gouverneur et le peuple de San Ildefonso souhaitent sa perte.

Le jour où le cadavre de la richissime Tia Amparo est découvert dans le coffre de sa voiture, la cause paraît entendue. Mais sa gentille cousine, Golondrina de Hierro, une fille digne de son illustre ancêtre, le Cid Campéador, est persuadée d'être la coupable...

Elle demande à un détective, un jeune hidalgo, affligé d'un père prodigue et vantard, de faire la preuve de sa culpabilité.

L'enquête, menée par un capitaine mélomane, un inspecteur falot constamment houspillé par l'ambitieuse Antonia, son épouse, est fertile en rebondissements.

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

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Cabeza de Fuego

de Raymond Blanc

cabaza_de_fuegoDepuis que la dentiste Cabeza de Fuego (ainsi surnommée à cause de sa flamboyante chevelure) s'est installée place José Antonio, le plus clair des revenus des ménages de San Juan de Los Angeles passe en soins dentaires.

Les femmes de la ville, réunies sous la présidence de la syndicaliste La Canilla, décident de se débarrasser de l'ensorcelante praticienne.

Cabeza de Fuego, hautement protégée, leur tient tête avec arrogance. Malheureusement pour elle, plusieurs de ses clients meurent dans des conditions mystérieuses. Le jour de l'assassinat du sagace inspecteur Face de Rat, le lynchage est décidé.

Sans l'habileté du journaliste appelé Moustaches de Phoque, l'irréparable s'accomplirait. En sauvant Cabeza de Fuego, il découvre un trafic à l'échelle internationale.

Des situations inattendues narrées avec humour, du marivaudage à la sauce catalane, une atmosphère de drame où les passions de la guerre civile se raniment à la moindre occasion...

Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES

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Raymond BLANC

Biographie

Raymond Blanc est né en 1914 à Prats-de-Mollo-La-Preste dans les Pyrénées Orientales. Il prend la succession de son père comme propriétaire d'une entreprise de fabrication d'espadrilles.

À 16 ans, il publie des comptes rendus de matchs du rugby dans "La Dépêche du Midi". Après la Seconde Guerre mondiale, il est correspondant régional pour le même journal et fait paraître quelques reportages sur le département des Pyrénées-Orientales.

Il amorce sa carrière proprement littéraire en publiant dans la presse, vers 1955, deux romans feuilletons et une cinquantaine de contes, légendes et courts textes qu'il signe parfois de pseudonymes. Il écrit quelques nouvelles policières publiées dans "Mystère Magazine", il se lance alors dans le roman policier humoristique, un peu dans la veine de Charles Exbrayat, signe Golondrina paru aux Éditions Librairie des Champs-Élysées dans la collection du Masque en 1964, trois autres vont suivre Cabeza de Fuego en 1965, Le folle nuit de Francisco en 1967 et Un pauvre type qui remporte le "Prix du Roman d'Aventures" en 1968; quatre romans dont l'intrigue se situe en Catalogne, sa région natale. Sous le pseudonyme de Raimundo, il publie Ce cochon de Bautista chez Transworld Publications en 1973.

Il signe également un roman de science-fiction, "La Vie en 2997", en 2001.

Raymond Blanc fait partie de ces auteurs, aujourd'hui oubliés, souvent lauréats de ce fameux Prix décerné par les Éditions des Champs-Élysées, auteurs que nous tentons de "réhabiliter" sur Fiches Livres.

(Sources: Wikipedia / bibliopoche. )

Elleon (Mise à jour - 12/06/2013)

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Résumés

  1. Cabeza de Fuego (Éd. Le Masque - 1965)
  2. Golondrina (Éd. Le Masque - 1964)
  3. Je suis une fille sensible (Éd. Bellevue - 1973)
  4. La folle nuit de Francisco (Éd. Le Masque - 1967)
  5. Un pauvre type (Éd. Le Masque - 1968) etoile

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Sous le pseudonyme de Raimundo

  1. Ce cochon de Bautista (Éd.Transworld Publications - 1973)

Bonne lecture

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