20 novembre 2009

Valse dans les ténèbres

de William Irish

valse_dans_les_tenebres... Une panthère échappée dans les rues d'une ville; un homme malade qui s'accuse d'un crime qu'il n'a pas commis pour que sa femme touche une récompense; une manucure maladroite qui tue son client; un personnage mystérieux qui recueille les kleptomanes pour les faire travailler à son compte; un homme qui sort de prison et valse avec le fantôme de sa fiancée morte...

Mélodrame, violence, désespoir: tout l'art d'un auteur prestigieux de l'âge d'or du roman noir, William Irish, concentré dans cinq de ses meilleures nouvelles encore inédites, pour le N°50 de la collection Rivages/Noir.

Éditions RIVAGES

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Manhattan Love Song

de William Irish

manhattan_love_song Elle ne fut tout d'abord qu'une silhouette lointaine s'avançant vers lui. L'instant d'après, c'était une jeune fille. Puis il vit qu'elle était jolie et habillée impeccablement. Ses yeux demandaient « vous êtes seul ? ». Son sourire vague indiquait « alors, dites-le moi.» Les regards échangés avaient semblé faire jaillir une étincelle entre eux.

À partir d'une rencontre dans la rue, Wade et Berenice sont entraînés dans la passion d'un amour vraiment fou qui les mènera au meurtre et à la désolation...

Éditions RIVAGES


C'est avec Manhattan Love Song que William Irish a inauguré ses oeuvres de maturité.    Francis M. Nevins


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L'inspecteur ne sait pas danser

de William Irish

l_inspecteur_ne_sait_pas_danserLes yeux du flic se révulsent. J'en vois le blanc dans l'obscurité. Il tousse et je reçois son haleine au visage, toute tiède. Et le voilà qui s'abat sur moi de toute sa hauteur, lentement, paresseusement. Je fais un écart et il tombe avec un choc mou, oscille un instant sous l'effet de la chute, puis il reste là sans mouvement.

Mais le couteau a été retiré de son corps depuis un moment déjà, et sa pointe est appuyée maintenant contre ma hanche. Là où se tenait le flic une seconde auparavant, maintenant il y a "lui". Nous voilà donc seuls, tous les deux.

Il prononce d'une voix froide, tout à fait calme:

_ Essaye voir de gueuler, et je t'envoie lui tenir compagnie...

Puis il pousse le flic avec son pied et le corps dégringole jusqu'au bas des marches et roule dans le passage.

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale (1951)

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La liberté éclairant le mort

de William Irish

la_liberte_eclairant_le_mort_ Dans ton métier, ce n'est pas ce que tu fais pendant les heures de travail qui compte, c'est la façon dont tu emploies tes loisirs. TV et bière, bière et TV; tu ne penses pas à autre chose quand tu as fini de travailler. Pourquoi ne cherches-tu pas plutôt à enrichir ton esprit ?

_ De quelle façon ?

_ En allant dans un musée, de temps à autre. Notre ville est pleine de musées, Dieu sait!  Regarde les oeuvres d'art, les statues... Lis un livre!

Je souris.

_ Tu as parlé de statues, j'irai donc voir des statues, déclarai-je en prenant mon chapeau.

Dans le métro, il me vint une idée. Au lieu de procéder par le détail en allant voir un tas de petites statues, pourquoi ne pas en mettre un bon coup en commençant par une grande ? ça me ferait gagner du temps et j'imaginais la tête de Mary-Anne lorsqu'en rentrant je lui dirais:

_ Tu vas être contente: j'ai été voir une statue, la statue de la Liberté, et je l'ai examinée sous tous les angles!

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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Les yeux de la nuit

de William Irish

les_yeux_de_la_nuitDebout sur le parapet, prête à sauter dans le vide, elle avait rejeté la tête en arrière et, de la main, s'abritait les yeux, comme pour se protéger des étoiles. Elle était jeune, belle et riche, et elle voulait mourir...

Tout avait pourtant commencé de façon si banale: une goutte de consommé répandue sur une robe de bal; un regard furtif... et les forces maléfiques s'étaient déchaînées contre Jeanne, la poussant vers l'angoisse et vers la mort...

Éditions GALLIMARD

Édition originale: Denoël (1952)

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Lady fantôme

de William Irish

lady_fantome C'était le 150è jour avant la date fixée pour son exécution.

Il était entré par hasard dans un bar aux lumières tamisées. Elle était seule, vêtue de noir, d'apparence discrète. Et pourtant, elle portait un chapeau qui frappait par sa forme et sa couleur, un chapeau qui semblait dire: << Quand j'ai ce chapeau, prenez garde: je suis prête à toutes les audaces. >>  Elle n'avait pas de projets pour la soirée et avait accepté de l'accompagner au spectacle.

Comme deux amis de rencontre, sans échanger de noms, ni adresses, ni détails personnels.

Plus tard, de retour chez lui, il trouvait sa femme morte, assassinée, entourée de trois policiers. Son alibi était un fantôme.

Éditions POCKET

Édition originale: Presses de la Cité (1954)

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J'ai vu rouge

de William Irish

j_ai_vu_rougeQu'elle est belle ! Du satin, blanc comme la neige fraîchement tombée. Un voile tulle, léger comme un brouillard. Un bouquet de fleurs d'oranger, un diadème de perles...

Qui pourra deviner que cette radieuse et sereine jeune fille qui s'avance vers l'autel va vivre auprès de celui qu'elle a choisi des jours de cauchemar, où l'amour fera bientôt place au doute, à l'angoisse, à l'horreur ?

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1952)

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