de Emmanuel Errer

la fin de la pisteDepuis l'Indo, depuis l'Algérie, il délirait, un peu beaucoup aidé par l'alcool et le tutu. Puis on lui désigna un bonhomme à tuer.

"On", c'était aussi du délire: la politicaille, la libre entreprise plus ou moins maquerelle, les élections gadouilleuses, les maires qu'il faut qu'on efface de la carte, le fric, l'ambition... Bref, une certaine Image de la France contemporaine.

Et le tueur délirant devint, bien entendu, le dindon de la farce.

Mais, heureusement pour la morale et l'éducation civique, il ne fut pas le seul à se faire piéger.

Éditions GALLIMARD