de Janis Otsiemi

le chasseur de lucioles

À Libreville,une prostituée est découverte sauvagement assassinée dans un motel de la périphérie.

Les agents de la PJ — de fidèles abonnés des bordels de la capitale — pensent tout d’abord à un crime de rôdeur…

Quand une seconde fille est retrouvée égorgée dans un autre hôtel du quartier, les policiers sont encore loin d’imaginer qu’ils ont affaire à un client bien décidé à nettoyer la ville de toutes ses lucioles… Celui qui te veut du mal la nuit a commencé à t’en vouloir le jour.

C’est dans ce climat de psychose générale que les gendarmes de la DGR enquêtent de leur côté sur le braquage d’un fourgon de la Société Gabonaise de Sécurité dont le butin de plusieurs millions de francs CFA attise bien des appétits…

Éditions JIGAL

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Après La bouche qui mange ne parle pas, un roman unanimement salué par la critique, Janis Otsiemi récidive aujourd’hui avec Le chasseur de lucioles. Présenté à juste titre comme un des talents africains actuels dans le domaine du polar, Janis Otsiemi avec « sa verve extraordinaire, nous donne à voir la face cachée de l’Afrique »  "Alibi"

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Il dresse un portrait brutal et sans complaisance non seulement des bas-fonds gabonais, mais aussi d’une société où le pouvoir et la corruption règnent en maître ! Janis Otsiemi décrit admirablement Libreville, « cité cosmopolite rongée par la criminalité, la prostitution, le chômage, le délabrement des infrastructures, le népotisme et le détournement de la manne pétrolière… » Ici la galère n’a de frontière que la misère, alors pour s’en sortir, tout n’est pas forcément permis, mais à l’évidence, tout est toujours possible ! Et puis il y a la langue, les mots de Janis Otsiemi, « toniques et agiles comme le cabri », bruts, imagés, drôles, savoureux, son style, vif et coloré « aux trouvailles langagières qui font étinceler le récit »   "Libération".

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« Une langue entre deux rives, moins un jargon qu’une force de frappe »  "K-Libre".

Un vrai talent à (re)découvrir d’urgence.

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