de Jacques Neirynck

les cendres de superphenixSymbole de la technocratie triomphante et de la toute-puissance de l'industrie nucléaire, la centrale de Creys-Malville, Superphénix, se voit frappée de fermeture définitive par le gouvernement socialiste, en juin 1997.

Mais, tel un bolide lancé en pleine course, le réacteur ne s'arrête pas pour autant: il faut commencer par brûler le coeur.

À la suite d'un séisme, la centrale explose quelque temps après. En quelques heures, la panique s'empare du pays, les politiques s'affolent, les ingénieurs tremblent et le nuage radioactif vient s'échouer sur le sud-est de la France et la Suisse.

Prise au piège, la population doit apprendre à vivre en situation de crise. Pour le pire, Superphénix renaît de ses cendres.

Éditions DESCLÉE DE BROUWER

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Édition originale sous le titre "Et Malville explosa": Éd. Favre (1988)

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C'est dans cette atmosphère trouble de Tchernobyl européen que Jacques Neirynck plante le décor de son nouveau roman. Avec un humour corrosif qui n'épargne ni la technocratie ni l'orgueil hexagonal, il s'en prend, à travers un récit au suspens haletant, à l'un des mythes les plus fous de nos sociétés, celui du progrès à tout prix.

À la fois hauts en couleur et pathétiques, truculents et ordinaires, les personnages des Cendres de Superphénix vivent au plus près cette catastrophe imaginaire mais plausible. On n'en a jamais fini avec Superphénix, et avec le danger nucléaire, avance Jacques Neirynck en filigrane de ce roman. Le cadavre bouge encore, et lance çà et là ses rayons mortifères.

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