de Michel Embareck

le rosaire de la douleur

Victor Boudreaux, le retour. Toujours flanqué de Jeanne, son assistante encyclopédie du film noir mais aussi de Joliette, lointaine nièce louisianaise, le privé aux mensurations gargantuesques débarque à Bénipurhain où un de ses amis d'enfance est accusé du meurtre de sa compagne.

Un meurtre accompagné de quelques sévices sur le cadavre. Trop simple pour être vrai. Car dans cette ville située au bord du Liger et qui se veut une sorte de Silicon Valley de province, les meurtres s'enchaînent pendant que le maire et le président du conseil général se tirent la bourre autour d'un paquet d'actions.

La technologie ça peut rapporter gros et le copain d'enfance ne l'ignorait pas. Sauf qu'en prison il se fait buter à son tour et que Victor déblaye la procédure pénale à sa façon. Les gendarmes en prennent pour leur grade, les loges maçonniques aussi, jusqu'à faire de l'hopital un champ de tir.

Aveux, arrestations, c'est fini ou presque. Car voilà que ça recommence. Et si l'on était venu chercher Boudreaux pour tout autre chose qu'un crime passionnel à élucider ?

Le Rosaire c'est encore et toujours la province vue d'en dessous et mise au pas par un privé sans plus de foi ni de loi que les très honorables bourgeois qui ont bâti leur fortune sur un joli délit d'initié.

Éditions GALLIMARD