de Sarah Berti

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On pensait que cela n'arrivait que dans les films américains, que le Nouveau Monde avait l'apanage de ces adolescents saturés de violence, d'abandon et de hamburgers. Et si les enfants, chez nous, se mettaient, eux aussi, à jouer avec de vraies armes ?  Si les petits se prenaient au jeu de la guerre, de la terreur, pour s'amuser, pour récolter leur part de gloire ?

Un matin de juin comme les autres, dans une petite école primaire, Kevin Pinson, 12 ans, tue son institutrice d'une balle dans le coeur et prend les élèves en otage. Dehors, policiers et psychologues tentent d'empêcher le massacre et de comprendre comment on a pu en arriver là, à ces enfants sans conscience, sans repères, obnubilés par la télévision, livrés à eux-mêmes jusqu'à l'écoeurement.

Dans la classe, les élèves se dévoilent, se racontent, semblent ne pas s'étonner de l'horreur de la situation... Ils entrent peu à peu dans un jeu macabre où sortir libre est ressenti comme une honte, où chaque otage relâché devient le perdant.

Éditions MOLS