de Jean-Paul Brighelli

Brême, avril 2000. Vladimir Poliakov, 90 ans, transporte  une lourde valise. Sans prêter attention aux gouttes  de pluie, le vieil homme se dirige vers le musée dont il a  griffonné l’adresse sur un bout de papier : Am Wall 207. 

Arrivé à la "Kunsthalle", il est reçu par la conservatrice  en chef, à qui il dévoile ses chefs-d’oeuvre : des dessins de Durer, des esquisses de Rembrandt, des aquarelles de Rubens… Une collection inestimable ! 

Comment cet ancien commandant de l’Armée Rouge a-t-il  pu mettre la main sur ces oeuvres spoliées aux juifs par les  nazis durant la Seconde Guerre mondiale ?  Et pourquoi, tant d’années après, les morts s’accumulent-ils encore sur  la piste de ce trésor oublié ?

Ioulia Kovalenko, journaliste  indépendante, ne vient-elle pas d’être torturée à mort pour  prix de sa curiosité ? 

C’est dans cette nasse pleine de fric et de sang que va  tomber à son tour Pierre Loutrel, respectable professeur  d’histoire de l’Art, contacté par un agent américain pour mettre la main sur la totalité de cette fabuleuse collection… 

Mais les tueurs ukrainiens ne sont pas des poètes…

Éditions L'ARCHIPEL