de André Dheyve

Victime suspecte par [Dheyve, André]Quarante-huit heures après le décès de Julien Drascot, le légiste délivre son verdict. Ce que tout le monde avait pris pour un simple malaise cardiaque, au beau milieu d'une réunion professionnelle organisée par la victime dans le salon d'un hôtel, est en réalité une mort violente.

Ce verdict tardif handicape l'enquête car la scène de crime a été nettoyée dès le départ des occupants, comme dans tout hôtel qui se respecte, et personne n'a la moindre idée de l'identité des personnes présentes à la conférence, ni même de leur nombre.

Et quand le commissaire Debruyère parvient à reconstituer l'assemblée, il rencontre un nouvel obstacle. Le mort n'est pas ce qu'il prétendait être, les participants ne connaissaient pas plus l'organisateur qu'ils ne se connaissaient les uns les autres, et ils ont été convoqués pour des motifs différents, en fonction de leurs intérêts particuliers.

La victime les a trompés sur le but de leur présence, et s'est machiavéliquement arrangée pour éviter qu'ils ne communiquent entre eux. Tout donne à croire qu'elle préparait une belle escroquerie. Mais cette dernière ne peut constituer le mobile du crime, car l'orateur est mort avant de parler et n'a donc pas pu semer les graines de son arnaque éventuelle.

La vérité exigera de faire tomber bien des masques, et pas toujours du côté imaginé par les enquêteurs.

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