28 février 2009

La disparition d'Odile

de Georges Simenon

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À dix-huit ans, lasse d'une famille dont elle se sent totalement incomprise, Odile décide de quitter Lausanne pour Paris. La lettre laissée à son frère indique clairement qu'elle songe au suicide.

Aussitôt, ce dernier gagne la capitale française, inquiet pour cette jeune soeur qu'il sait mal dans sa peau, indifférente à son avenir, déjà blasée d'expériences amoureuses qui ne lui ont rien apporté.

C'est dans le quartier de Saint-Germain que nous retrouvons l'errante Odile, dans cet état où tout peut arriver, les rencontres qui sauvent, aussi bien que le pire...

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Presses de la Cité (1971)


À travers ce portrait d'une jeune fille, délaissée par une mère indifférente et par un père tout à sa carrière d'écrivain à succès, Georges Simenon montre une fois encore un sens profond de la psychologie, et entrouvre peut-être une porte sur des questionnements secrets et douloureux.


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Le Grand Bob

de Georges Simenon

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Pourquoi Robert, dit le Grand Bob, a-t-il choisi de disparaître en se noyant au cours d'une partie de pêche?

Ami de Bob et de sa femme Lulu, le docteur Coindreau cherche dans le passé de cet homme au tempérament plutôt boute-en-train des éléments qui puissent élucider ce mystère.

Issu d'une famille honorable, Bob a jadis abandonné ses études de droit pour vivre avec la légère et gentille Lulu, chapelière à Paris. Leur vie a été modeste mais heureuse. Alors?

Alors, Coindreau finira par comprendre le destin de deux êtres qui s'aimaient, et qui n'ont pas voulu être indignes l'un de l'autre...

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Presses de la Cité (1954)

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Le passager clandestin

de Georges Simenon

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L'Aramis vogue entre Panama et Papeete. Parmi les passagers, le major Owen, parti à la recherche de René, fils et héritier de son ami Joe Hill, magnat de l'industrie cinématographique, récemment décédé.

Et voici qu'au cours du voyage, Owen découvre un passager clandestin, à qui il vient en aide. Il s'agit en réalité d'une jeune femme, Lotte. Elle aussi souhaite retrouver René, désormais riche, et dont elle a naguère été la maîtresse.

Ils décident de faire équipe. Mais c'est compter sans un repris de justice, lui aussi à bord du bateau, qui a surpris leur secret.

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: La Jeune Parque (1947)


Loin de ses décors coutumiers, quartiers de Paris ou province française, le grand romancier fait surgir sur une toile de fond exotique des personnages ambigus, dont les motivations ne sont pas forcément des plus nobles. Inquiétants, fascinants, ils nous entraînent sur leurs traces, et nous nous demandons à chaque page ce qu'ils cherchent...


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La Jument-Perdue

de Georges Simenon

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Pour Curly John, son associé Andy était devenu « l'innommable », depuis ce jour de 1909 où il avait tenté de l'assassiner afin de posséder à lui seul le ranch de la Jument-Perdue, et les riches gisements de son sol.

Mais voilà que, trente-huit ans plus tard, une lettre à demi effacée, découverte dans une malle ayant appartenu à un géologue, ébranle ses certitudes en désignant un autre coupable par une initiale.

Et l'homme vieillissant va vouloir faire toute la lumière sur cet épisode qui a bouleversé sa vie...

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Presses de la Cité (1948)


Georges Simenon nous entraîne ici loin de son univers habituel, vers l'Amérique brutale des pionniers et des aventuriers.


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L'ours en peluche

de Georges Simenon

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Un ours en peluche dans un lit d'enfant: c'est l'image qui vient à l'esprit du professeur Chabot, gynécologue réputé, en surprenant une jeune garde de nuit endormie dans sa clinique d'Auteuil.

Et cet homme de quarante-neuf ans, las d'une existence harassante et d'une vie familiale qui n'est plus que routine, va laisser l'attendrissement se transformer en désir. Il apprend quelque temps plus tard que la jeune Emma, enceinte, congédiée de la clinique, s'est jetée dans la Seine.

Est-ce pour cela qu'un inconnu entreprend de le surveiller et lui adresse des menaces de mort ? Pour le brillant médecin, envahi par la culpabilité, commence une descente aux enfers qui le mènera au pire...

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Presses de la Cité (1960)


La profondeur psychologique et l'art du récit de Georges Simenon atteignent ici une intensité exceptionnelle.


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Les quatre jours du pauvre homme

de Georges Simenon

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Désemparé à la mort de sa femme, sans emploi et à bout de ressources, François Lecoin va céder à la tentation du chantage.

Un chantage qu'il a l'occasion d'exercer contre son propre frère, le brillant avocat en quête d'une carrière politique. Ainsi s'ouvre pour lui une nouvelle vie, quitte à exercer le pire des métiers : celui qui fait commerce du scandale, de la calomnie et de la diffamation.

Jusqu'au moment où ses manoeuvres se retourneront contre lui... 

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Presses de la Cité (1949)


C'est l'histoire d'une déchéance morale que nous raconte Georges Simenon dans ce sombre roman, centré sur quatre journées décisives dans la vie de François Lecoin - personnage peu reluisant dont le titre nous rappelle néanmoins ce qu'il est d'abord, et peut-être avant tout : un pauvre homme.


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Les fiançailles de M. Hire

de Georges Simenon

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La concierge toussota avant de frapper, articula en regardant le catalogue de la Belle-Jardinière qu'elle tenait à la main: « C'est une lettre pour vous, monsieur Hire. » Et elle serra son châle sur sa poitrine. On bougea derrière la porte brune.

C'était tantôt à gauche, tantôt à droite, tantôt des pas, tantôt un froissement mou de tissu ou un heurt de faïences, et les yeux gris de la concierge semblaient, à travers le panneau, suivre à la piste le bruit invisible. Celui-ci se rapprocha enfin. La cIef tourna. Un rectangIe de lumière apparut, une tapisserie à fleurs jaunes, le marbre d'un lavabo.

Un homme tendit la main, mais la concierge ne le vit pas, ou le vit mal, en tout cas n'y prit garde parce que son regard fureteur s'était accroché à un autre objet: une serviette imbibée de sang dont le rouge sombre tranchait sur le froid du marbre.

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Fayard (1933)

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Le coup de lune

de Georges Simenon

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Avait-il une seule raison grave de s'inquiéter ? Non. Il ne s'était rien passé d'anormaI. Aucune menace ne pesait sur lui. C'était ridicule de perdre son sang-froid et il le savait si bien qu'ici encore, au milieu de la fête, il essayait de réagir.

D'ailleurs, ce n'était pas de l'inquiétude à proprement parler et il aurait été incapable de dire à quel moment l'avait pris cette angoisse, ce malaise faits d'un déséquilibre imperceptible.

Pas au moment de quitter l'Europe, en tout cas. Au contraire, Joseph Timar était parti bravement, rouge d'enthousiasme.

Lors du débarquement à Libreville, du premier contact avec le Gabon ?

Le navire s'était arrêté en rade, si loin qu'on ne voyait de la terre qu'une ligne blanche, le sable, surmontée de la ligne sombre de la forêt. Il y avait de grandes houles grises qui soulevaient la vedette et l'envoyaient heurter la coque du paquebot.

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Fayard (1933)

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La maison du canal

de Georges Simenon

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Dans le flot de voyageurs qui coulait par saccades vers la sortie, elle était la seule à ne pas se presser. Son sac de voyage à la main, la tête dressée sous le voile de deuil, elle attendit son tour de tendre son billet à l'employé, puis elle fit quelques pas.

Quand elle avait pris le train, à Bruxelles, il était six heures du matin et l'obscurité était lourde de pluie glacée. Le compartiment de troisième classe était mouillé lui aussi, plancher mouillé sous les pieds boueux, cloisons mouillées par une buée visqueuse, vitres mouillées, dedans et dehors. Des gens aux vêtements mouillés sommeillaient....

À huit heures, juste à l'arrivée à Hasselt, on éteignit les lampes du convoi et celles de la gare. Dans les salles d'attente, les parapluies perdaient des rigoles d'eau fluide qui sentait la soie détrempée. Autour des poêles, des gens se séchaient et ils étaient presque en noir, comme Edmée. Etait-ce un hasard ? Le remarquait-elle parce qu'elle était en grand deuil ?

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Fayard (1933)

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Le Relais d'Alsace

de Georges Simenon

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Gredel et Lena, les deux servantes si pareilles avec leurs cheveux ébouriffés et leur visage de poupée, dressaient les couverts sur six tables, les plus proches du comptoir, posaient sur la nappe à petits carreaux rouges les verres de couleur, à long pied, destinés au vin d’Alsace.

Accoudée à la caisse, Mme Keller chuchotait et son mari l’écoutait, debout, en se balançant un peu sur sa béquille. IIs employaient entre eux le patois alsacien. « C’est bien entendu ? Je lui parle ? » disait Mme Keller, qui tenait par habitude un crayon à la main.

Éditions LE LIVRE DE POCHE

Édition originale: Fayard (1931)

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