01 mars 2009

Le temps d'Anaïs

de Georges Simenon

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Albert Bauche téléphone à la gendarmerie, s'accuse d'un meurtre et se constitue prisonnier.

On apprend par les divers interrogatoires qu'il travaillait pour la victime, Serge Nicolas, mais Bauche ignorait que cet emploi lui avait été procuré par sa femme, la maîtresse de Nicolas. Bauche n'établit aucun contact avec les enquêteurs et ses déclarations ne reflètent que sa vérité personnelle.

Par contre, il se sent à l'aise quand il s'entretient avec le psychiatre, car celui-ci s'intéresse à l'évolution de ses pensées et insiste sur le côté sexuel du problème. Bauche est alors heureux de s'expliquer: Anaïs, fille facile de son village, a marqué sa sensibilité d'adolescent timide. Elle était comme un animal. Tous les hommes la troussaient sur la plage ou près du canal. Son père même, une fois. 

À son tour, il l'a connue, mais c'était comme pour se venger de quelque chose.

Plus tard, lorsqu'il est venu à Paris pour trouver du travail, c'est encore l'image d'Anaïs qui lui a fait rechercher la compagnie de Fernande, une nymphomane, qui, depuis, est devenue sa femme. Il l'aime, lui pardonne tout et il est même heureux avec elle. En revanche, la vie plus brillante que lui a procurée Nicolas ne lui plaît pas car, bien qu'il ait à présent confiance en lui-même, il ne supporte pas le mépris de cet être répugnant.

 À partir du jour où il a appris qu'il n'était que le prête-nom d'une société véreuse et qu'on le tenait pour un « imbécile prétentieux », il n'a pu en supporter davantage. Dès ce moment, il a su qu'il tuerait...

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

Édition originale (1951)

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Le suspect

de Georges Simenon

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Pierre Chave a déserté, il y a cinq ans, alors qu'il achevait son service militaire à Bourges.

Maintenant il est régisseur en second dans un théâtre, à Bruxelles, où il vit avec sa femme et son fils. En France, il faisait partie d'un groupe d'anarchistes avec lequel il est resté en contact malgré son exil.

Et voici que ses anciens camarades entreprennent une action terroriste et ont besoin de lui. Pierre Chave finit par se retrouver dans les rues de Paris, une bombe entre les mains...

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1938)

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Le riche homme

de Georges Simenon

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Surnommé « le riche homme », Victor Lecoin possède un boulot important au village de Marsilly où sa puissance physique, sa taille, sa prospérité lui valent une autorité que l'envie ou les moqueries de certains n'arrivent pas à altérer.

À son service et le servant comme son ombre, Doudou-le-muet est un simple qui lui est attaché par un dévouement presque animal. Pour l'aider dans la comptabilité de son commerce, Lecoin peut compter sur son épouse, une ancienne institutrice avec laquelle il entretient d'excellents rapports, à vrai dire plus professionnels que conjugaux.

Victor Lecoin, pour ses besoins sexuels, use d'autres relations dont il ne fait pas mystère. L'arrivée d'une nouvelle bonne, ancienne pupille de l'Assistance Publique, va bouleverser sa vie. Lui, si insensible, se met à apprécier la présence d'Alice, adolescente sans grâce, indifférente et quelque peu secrète. D'abord troublé par cette jeunesse, Lecoin ne tarde pas à s'en éprendre sincèrement. L'affection qu'il éprouve aboutira à une intimité charnelle durant les quelques jours d'absence de Jeanne Lecoin, appelée au chevet de sa sœur qui se meurt d'un cancer.

Lorsque Victor Lecoin reviendra des funérailles de sa belle-sœur, ce sera pour retrouver Alice étranglée dans sa chambre. Les soupçons se portent aussitôt sur Doudou. Ce dernier, qui a son langage à lui pour communiquer par gestes avec son patron, fait apparaître la vérité.

Éditions PRESSES DE LA CITÉ

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Le fils

de Georges Simenon

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Peu après la mort de son père, Alain Lefrançois décide de se raconter par lettre à son fils, Jean-Paul, au moment où il va devenir un homme.

Il lui parle de la vie de ses grands-parents, gens de la haute bourgeoisie, de son métier, qui le satisfait, et de sa vie conjugale, qui n'est qu'une demi-réussite.

Au rappel de récentes disputes familiales relatives à la succession, il remonte à la période de ses études de droit à Poitiers, de sa mobilisation, de son mariage; il évoque ses réactions lorsqu'il apprit qu'il allait être père. Enfin, Lefrançois en arrive, « malgré sa répugnance », à parler de son adolescence et de sa jeunesse. Celle-ci est lourde d'un secret.

Etant fils de préfet, le jeune homme qu'il était alors s'estimait différent des autres parce que les parents de ses amis dépendaient de son père. Par besoin de changement, il se lie avec Nicolas, l'un des jeunes les plus défavorisés qui lui présente l'amie de son amie. Alain ne tarde pas à en tomber amoureux et obtient la complicité de son père pour faciliter sa liaison; puis quelque temps plus tard , il lui avoue l'avortement qu'il a pratiqué lui-même sur la jeune fille et qui a mal tourné. Le père s'accuse alors à la place d'Alain.

Qu'a-t-il à perdre, lui qui est presque déjà un homme fini ? Ce sacrifice lui vaudra trois années de prison effectives  mais le père a ainsi sauvé l'avenir de son fils. C'est sur cet exemple d'abnégation totale qu'Alain Lefrançois achève sa confession. Peut-être Jean-Paul ne la lira-t-il que beaucoup plus tard ? Qu'importe !

C'est en toute sérénité qu'est formulé l'ultime: « Bonsoir, fils. »

Éditions POCKET

Édition originale: Presses de la Cité (1957)

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Le bourgmestre de Furnes

de Georges Simenon

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Lui, on l'appelait Baas, c'est-à-dire Patron, non seulement chez lui, non seulement dans sa manufacture de cigares, mais à l'hôtel de ville, au café et jusque dans la rue.

Un banal petit scandale - un employé communal qui se suicide parce qu'il a fait un enfant à la fille d'un notable et qu'on n'a pas voulu lui avancer l'argent nécessaire pour arranger l'histoire - et le cours ordinaire de la vie méthodiquement organisée de Joris Terlinck va basculer.

Le bourgmestre de Furnes, comme un étranger dans sa propre maison, va prendre conscience de son impuissance et de sa fragilité d'homme.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1939)

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La Marie du port

de Georges Simenon

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À Port-en-Bessin, Marie, jeune femme de dix-sept ans, vient de perdre son père. Sa soeur Odile vient avec Henri Chatelard, son amant, assister à l'enterrement.

Celui-ci s'éprend de Marie et pour la voir achète un bateau dont il va chaque jour s'occuper.

Que lui importe ensuite tout le reste, maintenant qu'il est pris entre la vie du port et l'amour de Marie ?...

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1938)

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Les rescapés du Télémaque

de Georges Simenon

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À peine le Centaure, chalutier de Fécamp, est-il arrivé au port que son capitaine, Pierre Canut, est arrêté. Il aurait tué, juste avant de prendre la mer, un vieil homme retrouvé à son domicile la gorge tranchée.

Ce serait une vengeance. La victime, rescapée vingt ans plus tôt des suites d'un naufrage au large du Brésil, aurait été sur la même barque de fortune que le père de Pierre Canut.

Les secouristes avaient retrouvé ce dernier mort avec le poignet entaillé par ses camarades qui avaient commencé à le manger.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1938)

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Malempin

de Georges Simenon

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Ils devaient partir en vacances dans le Sud. La maladie subite de leur fils en décide tout autrement.

Le père, médecin, veille sur l'enfant et, tandis qu'il reste à son chevet, lui reviennent en mémoire des souvenirs enfouis.

Une histoire, dans sa jeunesse, d'un oncle disparu du jour au lendemain après être passé à la ferme que tenaient ses parents. La mère s'y trouvait seule. L'enfant, dans la maison, n'avait rien vu à l'époque. Il avait trouvé plus tard, sur un tas de débris utilisé par le père, loin dans la campagne, des traces du disparu.

La venue des gendarmes, pour lui qui n'avait qu'un regard de gosse, s'était pourtant teintée de la couleur du non-dit. La mère avait arrangé une vérité. Cette dernière avait par la suite décidé de sa vie.

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1940)

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Le Blanc à lunettes

de Georges Simenon

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Au retour d'un voyage en Europe, Ferdinand Graux, colon installé au Congo depuis quelques années, trouve chez lui Lady Makinson, femme d'un diplomate anglais en poste au Proche-Orient, et le jeune capitaine Philips, fils d'un important homme d'affaires.

Voyageant tous deux à bord d'un avion privé pour se rendre chez un de leurs amis, le major Crosby, ils ont dû faire un atterrissage forcé dans le domaine de Graux. Ferdinand tombe amoureux de Lady Makinson, provoquant la jalousie de Baligi, la jeune ménagère noire qui lui sert de maîtresse. Devenu l'amant de Lady Makinson, Graux la suit, malgré elle, quand celle-ci part retrouver son mari à Stamboul.

Entre-temps, Emilienne, la fiancée de Graux restée en France, a compris, grâce à des recoupements fournis par des lettres de Ferdinand, que « quelque chose se passait ». Elle part pour le Congo, mais arrive trop tard: Ferdinand n'est plus là. Sans perdre son sang-froid, elle l'attend et s'occupe du domaine, tout en recueillant les confidences de Camille, l'intendant et l'ami de son fiancé. Elle fait la connaissance des Bodet, jeune couple de Belges récemment installés à la colonie, mais rien ne va plus dans ce ménage.

Trois semaines plus tard, Ferdinand, guéri de sa tocade, revient à la plantation...

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1937)

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Le bilan Malétras

de Georges Simenon

le bilan maletras

Ce samedi-là, au Cintra où il se rend chaque fin d’après-midi pour y prendre sa consommation à côté des bridgeurs habituels, Jules Malétras, riche commerçant retiré des affaires, charge un de ses voisins de table de prévenir sa femme qu'il ne rentrera pas dîner. Il va rejoindre sa jeune maîtresse Lulu, une fille très ordinaire pour laquelle il n'éprouve ni amour, ni passion, mais qu'il entretient, histoire de meubler un peu le désœuvrement de sa vie.

Or, la soirée, qui a mal commencé par la faute de la jeune fille, se termine plus mal encore : quand le couple a regagné le logis miteux de Lulu, celle-ci a refusé de se dévêtir, et Malétras, l'ayant saisie à la gorge, l’a étranglée sans l’avoir cherché, tout bêtement.

Au même moment est apparu Joseph, l'ami que la victime avait présenté comme son frère à Malétras, lequel n'était pas dupe. Très maître de lui, Joseph dissuade Malétras d'aller se livrer à la police: qu'il lui fasse seulement confiance, il arrangera tout. Et de fait, lorsque Malétras revoit Joseph, qu'il soupçonne à tort de vouloir faire du chantage, celui-ci a machiné tout un plan qui laissera croire au départ inopiné de Lulu (dont il fera d'ailleurs disparaître le corps plus tard). L'étrange garçon ne veut pas d'argent : c'est tout juste s'il consent à recevoir une aide financière que le pousse à accepter Malétras, conscient d'acheter l'impunité à bon compte.

Dès lors, pour lui, les jours vont s'écouler sans que rien change apparemment dans son existence. Il s'étonne d'être un criminel qui n’a ni regret, ni crainte. L'idée lui vient parfois de se dénoncer pour qu'il arrive enfin quelque chose : que dirait-on si on savait ce qu'il a fait ? Mais il n'arrive rien. Sinon que... 

Éditions GALLIMARD

Édition originale (1948)

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