12 septembre 2011

Colère du présent

de Jean-Bernard Pouy

colere du president

Tous les 1er Mai, la bonne ville d'Arras se remplit de tout qui est contre et anti. Contre l'horreur sociale et les manquements divers à une morale élémentaire, et anti travail obligatoire.

Depuis le temps, ça aurait dû porter ses fruits vénéneux et semer une zizanie durable dans le train train hexagonal conduit par un pouvoir, qui, lui, fonce toujours, tête baissée, dans le mur de la honte.

Alors, cette année-là, tous ceux qui fêtent, en ce jour, la solidarité avec les délaissés, les démunis, les punis, les esclaves, ont décidé de se rebeller et de grimper une marche supplémentaire sur l'escalier de la contestation.

Ils vont bloquer la ville et se préparer à subir un siège, un vrai. Jusqu'au bout. En face, on prend tellement ça au sérieux qu'on envoie qui ? L'armée, bien sûr, bien connue pour son doigté.

Éditions BALEINE

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09 septembre 2011

Odéon, dernière station

de Emmanuel Errer

odeonPréambule: 1960. dans un village d’Algérie, le lieutenant Santenac dirige une patrouille pour interpeller un convoyeur de fonds dénoncé par Rachid.

Les soldats le découvrent au lit avec une femme. Il est abattu, l’Algérienne remise aux gendarmes.

Toute sa vie Santenac restera obsédé par le regard de cette femme ayant compris que Rachid, son mari, s’est cruellement vengé d’avoir été cocu.

Éditions AUTREMENT

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24 août 2011

Perv, une histoire d'amour

de Jerry Stahl

perv1970, Pennsylvanie, un an après Woodstock. Bobby Stark, 16 ans, perd sa virginité avec la fille d’un coiffeur et l’aide de deux garçons plus âgés.

Ivre, et pas seulement de rage, le père de la belle le surprend et le tatoue de force. Bobby retourne alors vivre à Pittsburgh chez sa mère alcoolique. Expulsé du lycée, il retrouve son amour d’enfance, Michelle, recrutée par les "Hare Krishna", et part en stop avec elle pour San Francisco.

Le voyage ne sera pas de tout repos – et l’humour noir, sarcastique, va basculer dans la violence et l’horreur.

Jeunes gens, bienvenue dans le monde des adultes – Jerry Stahl sera votre maître des cérémonies ce soir.

Éditions 13È NOTE

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Mémoires des ténèbres

de Jerry Stahl

memoire des tenebresMémoires des ténèbres n’est sans doute pas un livre politiquement correct. Il n’est pas recommandé aux âmes sensibles, parce que franchement subversif et brutalement honnête. C’est l’histoire de Jerry Stahl et de sa descente dans les ténèbres de l’addiction à la coke, au crack ou au Dilaudid…

Scénariste à succès, junkie à plein temps, Stahl s’observe et se raconte avec honnêteté et panache. On le trouve au bord d’un gouffre sans fond, auprès d’une famille qu’il est en train de perdre, tentant de s’accrocher à une vie qui lui échappe aussi vite que toutes les opportunités de travail.

Dans ces Mémoires, on croise Hubert Selby, les Burroughs, Larry Flint, Art Pepper, Kurt Cobain, Mickey Rourke, Cybill Shepherd… et un homme à terre qui combat alternativement les cauchemars de l’addiction et les souffrances de la sobriété. 

Ce livre n’est pas un guide de sevrage, ni le récit d’un repenti ; non…, c’est une confession sincère, vivante, dans laquelle Jerry Stahl opère un subtil va-et-vient entre passé et présent, entre réussite hollywoodienne et descente vertigineuse. Un livre poignant, hilarant parfois, outrancier souvent et follement attachant.

Éditions 13È NOTE

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Anesthésie générale

de Jerry Stahl

anesthesie generaleQui a envie de se retrouver à San Quentin, la pire prison de Californie ?

L'ex-flic, ex-drogué d'A poil en civil Manny Rupert n'a guère le choix : pour ne pas se faire expulser de son taudis, il doit gagner la confiance d'un détenu allemand de quatre-vingt-dix-sept ans, apparemment gâteux qui prétend être Joseph Mengele, dit "l'Ange de la Mort", le médecin sadique qui sévissait à Auschwitz. Le vieil homme proclame partout qu'il est un grand scientifique et que l'Amérique décadente ferait mieux de reconnaître son génie. Naturellement, un tel manque de discrétion attire l'attention des personnages les plus douteux.

Affublé d'une couverture désastreuse - animer un atelier de parole sur les dangers de la toxicomanie auprès des prisonniers - Manny s'engloutit à son corps défendant dans l'ineffable univers carcéral californien, puits insondable de cynisme trash, d'humour sordide et de déchéance morale, sur fond de conspiration eugéniste et d'abus de narcotiques.

Éditions RIVAGES


"L'écriture de Jerry Stahl va vous rendre dingue - pour de bon." (Benicio Del Toro)


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Moi, Fatty

de Jerry Stahl

moi fattyRoscoe Arbuckle, dit Fatty, premier acteur comique à faire fortune et à passer derrière la caméra, contemporain de Chaplin, ami de Keaton, figure emblématique des débuts d'Hollywood, fut la plus adulée des vedettes du muet avant de connaître une déchéance aussi terrible qu'injuste.

C'est cette histoire hors du commun, véritable roman noir, que nous raconte Jerry Stahl. Les premiers pas de "l'Usine à rêves", la naissance du star system, l'avarice des producteurs, l'argent, la démesure, le voyeurisme des médias, tel est le décor baroque dans lequel évolue l'homme qui ne supporta jamais son sobriquet de "Fatty". Même à l'apogée de sa carrière, il trimballe ses kilos et son mal de vivre, à la recherche d'une compréhension qu'il ne trouvera que rarement.

Sa descente aux enfers sera vertigineuse : accusé à tort de viol et de meurtre, héros malgré lui d'un procès retentissant, alcoolique et toxicomane, il sera banni par l'Amérique puritaine, par les mêmes voix qui l'avaient porté aux nues.

Éditions RIVAGES


Roman autant que biographie, Moi, Fatty est un livre habité, dans lequel la voix de Jerry Stahl et celle d'Arbuckle se mêlent en une confession pudique et cruelle, poignante et parfois drôle, à l'image du génie comique qu'était "Fatty".  En un mot, profondément humaine.


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À poil en civil

de Jerry Stahl

a poil en civilTony Zank, minable malfrat constamment allumé au crack, a perdu quelque chose de très précieux qu'il avait pourtant dissimulé dans une cachette à toute épreuve : sous le matelas de sa mère, pensionnaire d'une maison de retraite dans la petite ville du Haut-Marilyn, au sud-ouest de Pittsburgh.

Flanqué de son comparse Mc Cardle (surnommé " le Dino noir " en raison de la couleur de sa peau et de sa ressemblance par ailleurs frappante avec Dean Martin), il n'hésite pas à employer les grands moyens pour récupérer son bien : il suspend la vieille dame par les pieds à la fenêtre jusqu'à ce qu'elle prononce le nom de son infirmière, Tina Podolsky, qui a dû faire main basse sur l'objet en changeant les draps...

Tina a bien des soucis : elle vient de se débarrasser de son mari d'une manière suffisamment brutale pour que l'intervention de la police ne puisse être évitée. La police, c'est l'inspecteur Manny Rubert qui, lui, a un problème existentiel : il hait les flics au moins autant qu'il se hait lui-même d'en être un. Une situation impossible quand on a le coup de foudre pour la meurtrière.

Et comme si les choses n'étaient pas assez compliquées, Tina confie à l'inspecteur l'objet hallucinant découvert sous le matelas de madame Zank : une photo des testicules du président George W.Bush, sur lesquels est dessiné au marqueur un visage lunaire, un visage qui semble sourire à la bouche de Madame le maire du Haut-Marilyn...

Inutile de le dire, pour récupérer un tel cliché ou se l'approprier, tout le monde est prêt à tout.

Éditions RIVAGES


 Politiciens, truands, policiers, toubibs véreux, médias, Jerry Stahl tire à vue sur une Amérique en train de perdre les pédales, dans ce roman aussi féroce que réjouissant.

Depuis Harry Crews, on n'avait pas vu un univers aussi baroque et survolté, une fable d'une telle noirceur, saluée avec enthousiasme par James Ellroy et Nick Tosches.


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23 août 2011

Cocu and Co

de Jean-Gérard Imbar

cocu and coSoudain, un coup sourd ébranla la baraque. Une force irrésistible déplaça la carcasse métallique d'un bon mètre.

- Ils nous chargent avec une pelleteuse, vagit Têtard en se cramponnant à un porte-manteau mural.

Dehors, la machine-outil prit du recul : son conducteur la cravachait sans pitié. Le choc fut encore plus violent que la fois précédente.

- La prochaine fois, elle nous écrabouille ! annonça Collard d'un air qui se voulait détaché.

Éditions JEAN GOUJON

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Les lignards

de Jean-Gérard Imbar

les lignardsCe ne sont pas des pilotes de Jets. Ce ne sont pas des conducteurs de formule 1.

Ce sont des types pas très bien payés qui traînent des remorques éléphantesques, dans les glaces de l'hiver et le feu de l'été, sur les routes insensées de Turquie et d'Iran.

Et — croyez-en l'auteur, car il est allé y voir en personne — il leur arrive des trucs et des machins parfois drôles, parfois tragiques, mais jamais ordinaires...

Éditions GALLIMARD

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Moto casse

de Jean-Gérard Imbar

moto casseLa moto, c'est la Rolls du prolo. Bien mieux, c'est son avion, sa liberté, sa toute-puissance. C'est toutes les femmes et tous les plaisirs.

Sauf quand le prolo en question, ayant la tête un tantinet fêlée, se prend pour un champion, puis pour un truand à la coule.

 Alors le rêve passe, l'amour trépasse, tout, lasse, tout casse !

Éditions GALLIMARD

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