08 janvier 2012

La vie est dégueulasse

de Léo Malet

la vie est degueulasseComment affronter le destin quand la société, la misère, la malchance vous entraînent dans le banditisme et le crime ?

Dans le Paris prolétarien, Jean Fraiger, anarchiste en perte d'idéal, participe à une attaque de convoi de fonds, abat un des convoyeurs et achève un complice blessé. Un type ordinaire, diront plus tard les témoins de ses meurtres, un type à qui il semble égal de vivre ou de mourir.

Quelle fureur, quelle haine de lui-même pousse alors Fraiger à tuer des prostituées ? Dès lors, la vie de Gloria, la fille d'une de ses victimes, qui lui inspire un amour paralysant, est menacée.

Qui est cet homme, anti-héros tragique, qui, selon Léo Malet, « par-dessus un abîme de cruauté et de tendresse, dresse le drapeau sang et nuit de l'inquiétude sexuelle ?

Éditions POCKET

Édition originale: S.E.P.E (1948)

Réédition sous le titre Il fait toujours nuit: Marabout (1980)

Posté par elleon à 12:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


30 décembre 2011

Jusque là, tout allait bien...

de Sylvain Pettinotti

jusque la tout allait bien«Si j’ai bien compris : un, j’ai un grand-père qui m’a surveillé à mon insu toute ma vie et qui vient de clamser. Deux, j’ai une frangine, une jumelle qui crèche près de Paris. Trois, je viens d’hériter d’un demi-million de francs. Quatre, pour toucher mon blé, il faut que je mette la main sur la jumelle.»

Voilà ce que se dit Jef en regardant d’un œil vide, la bouteille étoilée aux deux tiers vide. On ne peut être tranquille nulle part, clame-t-il enfin à l’adresse de quelques passants qui feignent ne pas l’entendre, ne pas le voir. Jef s’en fout, d’ailleurs. Il vit peinard sur les bords de l’Isère, à deux pas du coeur de Grenoble depuis un bail et les «autres », sauf lorsqu’ils laissent tomber quelque cent dans la paume sale de sa main tendue, il les voit à peine également.

SDF, poivrot impénitent, il se la coule douce et ne se soucie pas du reste du monde qui le lui rend bien. Tout baigne jusqu’au jour où deux vieux en costume débarquent dans sa vie. Associés de son grand-père dans les FTP de la main-d'oeuvre immigrée sous l’Occupation, les deux anciens maquisards sèment le doute dans la vie calamiteuse de Jef.

Sa vie va dès lors prendre un tournant dont il se serait bien passé, et qu’il aura du mal à négocier...

Éditions du POLAR

Posté par elleon à 04:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

28 décembre 2011

La corrida des pendus

de Stanley Ellin

la corridaD'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Ces trois questions posées par Paul Gauguin hantent les personnages du livre.
 
Existe-t-il vraiment ce portrait de prostituée inconnu, peint par Gauguin à Panama en 1888 ?
Quel lien y a-t-il avec l'île du Guano, au large du Pérou ?
 
Et qu'est cette mystérieuse cérémonie annuelle dont le vainqueur seul franchit le seuil de la mort... Et revient ?
 
Éditions RIVAGES
-
Édition originale: Éd. Stock (1963)
~~~
Le texte intégral de ce livre "The Panama portrait " (1962) n'avait encore jamais été publié en France.
~~~

Posté par elleon à 04:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

La peur au ventre

de Stanley Ellin

la peur au ventreLa peur au ventre est l'histoire d'un jeune garçon qui vit toute sa vie en une seule nuit. Il a seize ans. C'est ce soir-là qu'il a décidé de tuer "Al Judge".

Ces quelques heures de recherche et de violence ont la qualité d'un cauchemar. L'atmosphère de la boîte de nuit, les filles et, bien entendu, le whisky... l'appartement étrange qui maintenant n'abrite plus qu'une femme égarée, le moment embarrassant de l'extase, les rues vides et terrifiantes à l'aube, Al Judge enfin retrouvé, l'aboiement sec du revolver...

L'enfant s'effondre: il a découvert l'abîme qui sépare l'univers candide de ses rêves du monde des adultes.

Éditions GALLIMARD

-

Édition originale: Éd. Gallimard (1949)

Posté par elleon à 04:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 décembre 2011

La muse tatouée

de Kent Harrington

la muse tatoueeQu'est-ce qui attire Martin Anderson en haut de la "Coit Tower" qui surplombe San Francisco ? Il devrait être ailleurs, il ne sait même pas où.
 
Il ne sait même pas depuis combien de temps il se trouve là, sur la plate-forme. Tout ce qu'il peut affirmer c'est que, dans ses rêves, la tour le hante et que, le jour, un jeune femme blonde en robe à pois l'entraîne à son sommet. C'est sans doute simplement un tour de son imagination. Tout comme ce chien qu'il a découvert mort dans sa penderie dont le cadavre a disparu.
 
Après tout, Martin est écrivain le succès subit lui aura monté à la tête. Ou bien c'est cet héritage mystérieux dont il est le bénéficiaire qui lui aura fait perdre les pédales...
 
Éditions MURDER INC

Posté par elleon à 09:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Sombre balade

de Kent Harrington

sombre baladeAncien joueur de football américain adulé de l'université de Berkeley, fils du maire de Clarksville, Californie, Jimmy Rogers avait tout pour réussir.

Il était le "golden boy" qui pouvait tout avoir : l'argent, les femmes et le respect. Il se retrouve à trente-trois ans à vendre des polices d'assurances sur la vie et à coucher avec la femme de son patron, sans autre perspective d'avenir car l'héritage paternel lui est passé sous le nez. Jusqu'au jour ou sa maîtresse, la belle Eve Stack, lui propose d'assassiner son mari, Phil, le patron de Jimmy.Celui-ci accepte.

La mort de Phil Stack donne lieu à une enquête de police. Jimmy a un bon alibi. Tout paraît dans l'ordre pour Eve et Jimmy, jusqu'à ce que le frère du mort, Nigel Stack, entre en scène, et commence à faire chanter Jimmy.

Éditions MURDER INC


Une héroïne nymphomane et sexy, un golden boy sur le déclin, un escroc à la petite semaine... Kent Harrington brosse ici une galerie de portraits criants de vérité.


Posté par elleon à 09:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le jour des morts

de Kent Harrington

le jour des mortsÀ Tijuana, il y a deux sortes d'hommes : ceux qui vivent de la faim et du désespoir des autres, et les autres.
 
Vincent Calhoun fait partie des premiers. Avec son associé Castro, un judiciale véreux, Calhoun est un coyote, un de ceux qui font franchir clandestinement la frontière vers les Etats-Unis à des escrocs ou des réfugiés fortunés peu soucieux des formalités de l'immigration.
 
Un trafic juteux, qui l'aide à assouvir sa passion du jeu, des courses en particulier. Le jour de la Fête des Morts, il voit débarquer du car, sur la grand-place de Tijuana, Céleste Stone. La jeune femme sort de prison. Elle lui a valu autrefois d'être accusé de viol sur mineure, à l'époque où il était professeur au lycée de Palmdale, en Californie. Condamné à choisir entre la prison et le corps des Marines, Calhoun a opté pour les Marines avant d'échouer au Mexique.
 
Dans sa quête inconsciente d'une forme de rédemption, Calhoun, épuisé par la maladie, verra sa "suerte", sa chance, l'abandonner définitivement, et connaîtra dans le désert mexicain, à l'occasion d'un dernier "trafic d'êtres humains", le terme ultime de son destin tragique.
 
Éditions MURDER INC

Un grand roman noir qui suinte la chaleur, la corruption, la sensualité et parfois aussi l'amour, presque paradoxalement. Une parabole parfois surréaliste du quotidien de Tijuana, qui décidément, inspire beaucoup les écrivains, sans doute à cause de cette fameuse frontière déjà érigée en mythe par les cinéastes de westerns. Avec ce roman, Kent Harrington a été comparé à James M. Cain et à Jim Thompson. C'est mérité.    Bruno Ménard  "Amazon.fr"


Posté par elleon à 09:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 décembre 2011

Pendez-moi haut et court

de Geoffrey Homes

pendez moiSa canne à lancer à la main, Red Bailey est debout sur un banc, au milieu de la rivière. Près de lui est assise la fille qu'il aime. Les sommets des montagnes s'embrasent au couchant. Red est heureux. Son passé trouble et tragique est mort.
 
Mais le passé n'a pas oublié Red. Il l'attend dans une voiture délabrée, devant le garage, et il a pris les traits de Stefanos, qui porte à la ceinture un trente-huit à canon court.
 
Éditions RIVAGES
 
Édition originale: Gallimard (1949)
 

 
Pendez-moi haut et court, un des chefs-d'œuvre incontestés du roman noir, a été porté à l'écran en 1947 par Jacques Tourneur, avec Robert Mitchum et Kirk Douglas.
 
~~~
 
"La quintessence du roman noir tragique et romantique, de l'amour, du crime et de la trahison obsessionnels." (The Guardian)

Posté par elleon à 10:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La rue de la femme qui pleure

de Geoffrey Homes

la rueUne vague de chagrin et d'horreur me submergea, mais la mort de Joe n'en était pas uniquement la cause.

Le poignard dans son dos était bien reconnaissable, avec son manche orné de pesos grossièrement martelés et assemblés. Je l'avais fabriqué pour mon frère, quinze ans auparavant, et c'était le genre d'armes que seul peut concevoir un garçon passionné par les romans de H. Rider Haggard, un garçon dont le héros se nommait Allan Quatermain.

Éditions RIVAGES


Un inédit du grand écrivain Geoffrey Homes, mettant en scène le détective indien José Manuel Madero.

~~~

"Homes déclarait en 1962 : "ce que j'aime dans mes romans est une forme de morale liée à l'aventure. Elle est très simple : je n'aime pas que l'on porte atteinte à la liberté et à l'intégrité de qui que ce soit." ("Présence du Cinéma")

~~~

"Quel bonheur ! Encore un chef-d'oeuvre du roman noir de la grande époque." ("L'Evénement du Jeudi")


Posté par elleon à 10:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 décembre 2011

C'est à cause des poules

de Jean-Jacques Reboux

c a cause des poules« Avant de raconter mon histoire j'ai remué sept fois ma langue dans ma bouche comme disait la maîtresse. J'ai hésité parce que ça m'énerve de raconter des histoires. Quand je raconte des histoires personne me croit. Ils disent ton p'tit frère est spécial, il a des drôles d'idées qui lui poussent dans la tête, et pas franc avec ça, il le regarde par en dessous comme s'il avait peur d'être mangé. Tout ça c'est à force de reluquer l'artichaut des poules, si c'est pas malheureux. Ils ont raison. C'est à cause des poules que tout ce malheur est arrivé. C'est ce que je me suis tué à dire aux messieurs en robe noire avec de drôles de cravates blanches en accordéon qui voulaient savoir pourquoi j'avais commis toutes ces horreurs. Mais ils m'ont pas cru. Personne me croit jamais jamais. Saul monsieur Lerouge. Quand je lui ai dit "je sais si c'est l'œuf ou la poule qu'est venu en premier", il a pas ricané comme tous les autres. Il m'a écouté raconter mon histoire jusqu'au bout. »

Éditions FLAMMARION

Posté par elleon à 06:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]