19 septembre 2011

Rouge Connemara

de Seamus Smyth

rouge connemaraIrlande, 1949. Une femme accouche de jumeaux, mais elle est trop pauvre pour les élever. La police les confie alors à l’Église, qui gère des orphelinats effroyables, baptisés les « goulags irlandais ». Un des enfants n’y survivra pas.

Son frère Robert « Red » Dock va tout faire pour le venger. Peu après sa « libération », il enlève le bébé du flic qui les a retirés à leur mère et le place chez des sœurs, dans le Connemara. Puis il attend, vingt ans. Le temps que la petite serve à point ses projets délirants.

La vengeance est un plat qui se mange froid, mais Red Dock a-t-il tout prévu ? Sa route va croiser celle de Picasso, un psychopathe qui séquestre des femmes pour peindre le portrait de leur agonie...

Éditions FAYARD


Après Trois accidents et un suicide salué comme le manuel du parfait criminel, Seamus Smyth met en scène sur fond de drame social un personnage de vengeur implacable et son double psychopathe, deux fruits pourris d’un système dominé par l’Église.

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« En nous plongeant dans la tête de tueurs aussi fascinants que dangereux,  Seamus Smyth marche dans les pas du James Ellroy d’Un tueur sur la route, et nous entraîne dans la folie implacable, à la manière de Thomas Harris. » Craig McDonald


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17 septembre 2011

La veuve aux gants roses

de Maurice Dekobra

la veuve aux gants rosesLa veuve aux gants roses est une belle Californienne, veuve d'un racketteur qui lui a légué sa fortune.

Seule à New York, elle entend recommencer sa vie avec un homme jeune de son choix, Eddie. Un soir, retour de leur lune de miel, Eddie est entraîné par trois inconnus dans une maison de la banlieue...

On suivra avec le plus vif intérêt ce drame passionnant qui se déroule dans un décor que Maurice Dekobra connaît admirablement, un drame dont la vie d'une femme, qui croyait avoir trouvé le bonheur, est l'enjeu.

Éditions POCKET

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Édition originale: Éd. du Scorpion (1956)

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14 septembre 2011

Je reste roi d'Espagne

de Carlos Salem

je reste roi d,espagneJuan Carlos a disparu, laissant derrière lui une note énigmatique : “Je pars à la recherche de l’enfant. Je reviendrai quand je l’aurai trouvé. Ou pas. Joyeux Noël.”

Pour le retrouver, le ministre de l’Intérieur joue sa dernière carte : José Maria Arregui, l’inspecteur mélancolique et sanguin qui, quelques années plus tôt, a par hasard sauvé la vie du roi une première fois…

Quelques semaines avant Noël, le roi d’Espagne a quitté sa résidence, laissant derrière lui un mot dont personne ne comprend le sens. Tout effort pour retrouver sa trace s’avère vain et l’on fait appel, en dernier recours, à un ex-flic, le détective Arregui qui lui a jadis sauvé la vie et qui, pour résoudre les cas qui se présentent à lui, doit chercher l’inspiration dans les cabines vidéo des sex-shops.

Poursuivi par sa propre mélancolie, par des policiers corrompus et par les hommes de main d’un puissant personnage connu sous le nom du “Chasseur”, Arregui se perd dans une Espagne arriérée, située à une centaine de mètres seulement des grandes routes, traversée par des personnages aussi étranges qu’un voyant “rétroviseur” qui ne peut deviner que le passé, qu’un chef d’orchestre ayant perdu la symphonie censée guérir tous les chagrins, ou qu’un roi déguisé en hippy persuadé de vivre un film d’aventures.

Pour revenir à Madrid, ils doivent traverser une rivière dont personne ne se souvient du nom et accepter “que les canards puissent canarder les fusils”.

Éditions ACTES SUD

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Avec ce matériau, Carlos Salem construit son troisième roman, un road trip dans lequel, derrière l’humour et l’action présents dans tous ses livres, transparaît la tendresse des personnages poursuivis par le temps au rythme doux et mortel d’une ranchera mexicaine.

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12 septembre 2011

Le bar parfait

de Jean-Bernard Pouy

le bar parfaitUn marathonien du Blanc hante les rues de Paris à la recherche du bistrot parfait. Celui qui proposera mieux que Cabernet ou Sauvignon.
Les établissements se succèdent et ne se ressemblent pas. Dans sa quête, il utilise un jeu de Monopoly et découvre ainsi des quartiers qu’il avait jusque-là négligés.
 
Pendant ce temps, un groupe de tueurs prépare une descente dans un vieux rade.
 
Éditions ATELIER IN8

Le Bar parfait est une balade au pays de l’alcool chaleureux, des éblouissements autour du zinc, des ivresses des arrières-salles enfumées. On marche dans la lumière sourde des bar-tabacs en compagnie d’un narrateur qui ressemble terriblement à un Jean-Bernard Pouy.


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Liliane, fais les valises

de Jean-Bernard Pouy

lilianeDepuis belle lurette, les livres papiers ont disparu de la surface de la terre. La Loi Miziaud assimile les chercheurs à des "thésaréactionnaires" sans utilité publique.

À Secrisy, les universitaires tiennent colloque et résistent toujours à l'envahisseur. Cette fois encore. le professeur Vladimir Marchet prendra sa place dans le ballet des communications. Sa conférence ? " Les factures EDF et Pierre Boulez. du sérieux au sériel".

Pendant ce temps-là, Liliane profitera du parc ou de la plage, splendides en cette saison.

Mais quelque chose ne tourne pas rond. Contrairement aux usages de la profession, les universitaires s'éclipsent sitôt leur intervention bouclée. Marchet anticipera : "Liliane, fais les valises. on rentre à Paris ".

Éditions L'ATELIER IN8

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Colère du présent

de Jean-Bernard Pouy

colere du president

Tous les 1er Mai, la bonne ville d'Arras se remplit de tout qui est contre et anti. Contre l'horreur sociale et les manquements divers à une morale élémentaire, et anti travail obligatoire.

Depuis le temps, ça aurait dû porter ses fruits vénéneux et semer une zizanie durable dans le train train hexagonal conduit par un pouvoir, qui, lui, fonce toujours, tête baissée, dans le mur de la honte.

Alors, cette année-là, tous ceux qui fêtent, en ce jour, la solidarité avec les délaissés, les démunis, les punis, les esclaves, ont décidé de se rebeller et de grimper une marche supplémentaire sur l'escalier de la contestation.

Ils vont bloquer la ville et se préparer à subir un siège, un vrai. Jusqu'au bout. En face, on prend tellement ça au sérieux qu'on envoie qui ? L'armée, bien sûr, bien connue pour son doigté.

Éditions BALEINE

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09 septembre 2011

Odéon, dernière station

de Emmanuel Errer

odeonPréambule: 1960. dans un village d’Algérie, le lieutenant Santenac dirige une patrouille pour interpeller un convoyeur de fonds dénoncé par Rachid.

Les soldats le découvrent au lit avec une femme. Il est abattu, l’Algérienne remise aux gendarmes.

Toute sa vie Santenac restera obsédé par le regard de cette femme ayant compris que Rachid, son mari, s’est cruellement vengé d’avoir été cocu.

Éditions AUTREMENT

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24 août 2011

Perv, une histoire d'amour

de Jerry Stahl

perv1970, Pennsylvanie, un an après Woodstock. Bobby Stark, 16 ans, perd sa virginité avec la fille d’un coiffeur et l’aide de deux garçons plus âgés.

Ivre, et pas seulement de rage, le père de la belle le surprend et le tatoue de force. Bobby retourne alors vivre à Pittsburgh chez sa mère alcoolique. Expulsé du lycée, il retrouve son amour d’enfance, Michelle, recrutée par les "Hare Krishna", et part en stop avec elle pour San Francisco.

Le voyage ne sera pas de tout repos – et l’humour noir, sarcastique, va basculer dans la violence et l’horreur.

Jeunes gens, bienvenue dans le monde des adultes – Jerry Stahl sera votre maître des cérémonies ce soir.

Éditions 13È NOTE

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Mémoires des ténèbres

de Jerry Stahl

memoire des tenebresMémoires des ténèbres n’est sans doute pas un livre politiquement correct. Il n’est pas recommandé aux âmes sensibles, parce que franchement subversif et brutalement honnête. C’est l’histoire de Jerry Stahl et de sa descente dans les ténèbres de l’addiction à la coke, au crack ou au Dilaudid…

Scénariste à succès, junkie à plein temps, Stahl s’observe et se raconte avec honnêteté et panache. On le trouve au bord d’un gouffre sans fond, auprès d’une famille qu’il est en train de perdre, tentant de s’accrocher à une vie qui lui échappe aussi vite que toutes les opportunités de travail.

Dans ces Mémoires, on croise Hubert Selby, les Burroughs, Larry Flint, Art Pepper, Kurt Cobain, Mickey Rourke, Cybill Shepherd… et un homme à terre qui combat alternativement les cauchemars de l’addiction et les souffrances de la sobriété. 

Ce livre n’est pas un guide de sevrage, ni le récit d’un repenti ; non…, c’est une confession sincère, vivante, dans laquelle Jerry Stahl opère un subtil va-et-vient entre passé et présent, entre réussite hollywoodienne et descente vertigineuse. Un livre poignant, hilarant parfois, outrancier souvent et follement attachant.

Éditions 13È NOTE

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Anesthésie générale

de Jerry Stahl

anesthesie generaleQui a envie de se retrouver à San Quentin, la pire prison de Californie ?

L'ex-flic, ex-drogué d'A poil en civil Manny Rupert n'a guère le choix : pour ne pas se faire expulser de son taudis, il doit gagner la confiance d'un détenu allemand de quatre-vingt-dix-sept ans, apparemment gâteux qui prétend être Joseph Mengele, dit "l'Ange de la Mort", le médecin sadique qui sévissait à Auschwitz. Le vieil homme proclame partout qu'il est un grand scientifique et que l'Amérique décadente ferait mieux de reconnaître son génie. Naturellement, un tel manque de discrétion attire l'attention des personnages les plus douteux.

Affublé d'une couverture désastreuse - animer un atelier de parole sur les dangers de la toxicomanie auprès des prisonniers - Manny s'engloutit à son corps défendant dans l'ineffable univers carcéral californien, puits insondable de cynisme trash, d'humour sordide et de déchéance morale, sur fond de conspiration eugéniste et d'abus de narcotiques.

Éditions RIVAGES


"L'écriture de Jerry Stahl va vous rendre dingue - pour de bon." (Benicio Del Toro)


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