14 janvier 2019

Si tu vois ma mère

de Marc Villard

Marc Villard - Si tu vois ma mère.Dans les rues de l'Amérique, le jazz souffle la vie. La mort aussi, camouflée sur une terre sans pardon.

Des polaroids surgissent : Miles Davis plante sa Lamborghini à New York, une gamine de race blanche traverse les émeutes de South Central, Billie Holyday s'éteint à Harlem, cernée par les rapaces, Monk pianote dans sa tête au cours d'un cambriolage, Chet Baker cède une trompette au fils d'un garagiste italien, Rosa Parks ne sait pas qu'un futur grand du jazz est assis dans son bus et Pepper fout la merde dès son retour à Los Angeles.

Les 16 nouvelles rassemblées dans ce volume dressent le décor fictionnel d'une musique qui troue la tête à bon nombre de fidèles dans le monde. Ce regard porté sur l'univers du jazz reste noir mais l'empathie affleure. Et ce regard nous dit que les musiciens auront toujours raison.

Éditions COHEN & COHEN

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Sur la route avec Jackson

de Marc Villard

Marc Villard - Sur la route avec Jackson.1956. Patti et Dan Fraser mettent à sac la banque de Bingham, dans le Maine.

Il s'agit maintenant de fourguer quelques milliers de dollars en billets numérotés ainsi que deux toiles de Jackson Pollock qui, à Springs, peint très peu, pleurniche sur son sort, picole et conduit beaucoup trop vite.

Éditions COHEN & COHEN

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07 janvier 2019

Le manuscrit Bach

de Scott Mariani

Scott Mariani - Le manuscrit Bach.Un célèbre musicien classique est assassiné, defenestré depuis son appartement, à Oxford. Un banal cambriolage qui aurait mal tourné ?

Pour Ben Hope, l'ancien soldat d'élite, l'affaire est loin d'être aussi simple. En effet, quelques jours plus tôt, le musicien avait révélé à Ben qu'il possédait une partition perdue depuis des siècles. Or, ce manuscrit du légendaire Jean-Sébastien Bach est la seule chose que les cambrioleurs ont emportée.

La piste des assassins conduit Ben jusqu'à des contrées particulièrement hostiles. Pourquoi des mafieux serbes s'intéressent-ils autant à cette partition ? Qu'est-ce que ce "manuscrit Bach" a de si particulier pour que, au fil des siècles, on se soit entre-tué pour le posséder ?

Aujourd'hui, seul Ben peut arrêter l'effrayant engrenage qui s'est mis en marche.

Éditions CITY

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27 décembre 2018

Un bémol à la clé

de Robert Louison

Qui a tué la pianiste espagnole de renommée mondiale, spécialiste d’Albéniz, dans sa villa de Zamora ? Pourquoi,  à Bordeaux, les deux enquêtes que mène le détective privé se recoupent-elles ?

Voilà les énigmes sur lesquelles Pilar, la garde civile du Groupe du Patrimoine Historique, et Bernard, ex-commissaire de Bordeaux, vont devoir se pencher.

Trafics ou parties fines ? Escroquerie ou espionnage industriel ? Ce sont les questions que Bernard se pose en suivant un commercial dentaire. Pilar, elle, voudrait savoir comment un vieil expert numismate dispose de tant de  monnaies anciennes et pourquoi une célèbre pianiste, habituée aux grandes salles de concert, est allée jouer dans une petite ville de France.

Pour ce cinquième roman de la série, les deux enquêteurs, qui se connaissent et s’apprécient depuis quelques années déjà, vont, à nouveau, se croiser et s’entraider.

Éditions HUGUES DE QUEYSSAC

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Le portrait

de Robert Louison

Antonio Moro, restaurateur de tableaux dans La Rioja, a disparu en laissant derrière lui une collection d’œuvres  volées.

Pilar, la garde civile du Groupe du patrimoine, en découvrant l’une d’elles qui représente la plage de Biarritz,  demande de l’aide à Bernard, son ami et ex-commissaire de Bordeaux devenu détective privé, pour en connaître l’origine.

De son côté, Bernard recherche la personne qui harcèle une vieille dame en lui reprochant sa fortune dans des courriers anonymes.

Tout au long du roman, des extraits du journal intime de Lydie Bidart, jeune suivante basque de l’Impératrice Eugénie de Montijo lors de ses séjours à Biarritz,  accompagnent le lecteur en le plongeant dans le quotidien du Biarritz impérial.

Éditions HUGUES DE QUEYSSAC

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19 août 2018

Le repentir

de Patrick Weiller

Patrick Weiller - Le repentir.Un marchand de tableaux anciens, ex-psychiatre, achète dans une vente de Stockholm une Bacchanale qu'il croit être de Nicolas Poussin.

Mais un conservateur du Louvre lui apprend qu'il existe déjà un original identique et que son tableau ne peut donc être qu'une copie. Cependant le nettoyage de l'oeuvre fait apparaître un repentir donnant à penser qu'elle est authentique.

Les deux spécialistes français de Poussin vont avoir des avis divergents sur le problème.

Découragé, le marchand finira, hélas, par solder son tableau à un grand couturier, juste avant qu'il ne soit enfin reconnu comme autographe.

Cette intrigue est racontée par un narrateur (qui rapporte la vie du marchand de tableaux à la troisième personne) que son alter ego ne cesse de le décevoir. Mais le lecteur saisit assez rapidement que les deux personnages n'en font qu'un et que ce dédoublement n'est qu'un artifice qu'a choisi l'auteur pour de se moquer de son personnage comme le ferait un humoriste. D'autant que le narrateur s'intéresse également à Marianne, la compagne du marchand de tableau, et finit par s'y attacher, ce qui entraîne quelques considérations sur la nature admirable des hystériques (dont Marilyn Monroe) et débouche sur un dénouement amoureux inattendu.

Éditions COHEN & COHEN

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Peindre n'est pas tuer

de Marie Devois

Marie Devois - Peindre n'est pas tuer.Max, condamné à trois ans d'emprisonnement pour une série de cambriolages, quitte la maison d'arrêt du Val d'Oise avec pour tout bagage un sac rempli de cahiers et une farouche envie de commencer une nouvelle vie.

Pendant sa détention, il a obtenu le premier prix d'une exposition de peinture organisée par la Pénitentiaire. Le succès remporté par son Portrait de Jeanne Hébuterne, inspiré d'une toile d'Amedeo Modigliani, va lui souffler l'idée d'une activité plus lucrative que le travail qu'on lui offre afin de prouver qu'il peut reprendre place dans la société.

Parce que rien ne s'efface, parce qu'il sait qu'il ne retrouvera jamais plus son rang, il expérimente dès sa sortie le mode de réinsertion inédit et tout aussi original que rentable qu'il s'est inventé tout en travaillant comme homme d'entretien avec son ex codétenu Robert dans un immeuble parisien.

Le système fonctionne sans heurts jusqu'au jour où Max reçoit l'étrange message posthume d'un criminel surnommé en son temps "Le boucher du Val d'Oise".

Hasard ou coïncidence, le courrier lui parvient au moment où paraît un surprenant article de presse rapportant l'histoire du legs d'une toile inestimable à un héritier dont personne ne trouve trace. Intrigué par un détail commun aux deux écrits, Max va parvenir à faire rouvrir un dossier vieux de quarante ans.

Max et Robert, deux hommes issus de milieux sociaux très différents, tous les deux malmenés par la vie, rapprochés par leur condition de sortants de prison, vont nous entraîner jusque dans le Paris des années 1920, à la recherche d'indices qui permettront d'élucider une affaire qui ne l'avait jamais vraiment été.

Éditions COHEN & COHEN

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22 mai 2018

Mortel Caravage

de Renée Bonneau

Renée Bonneau - Mortel Caravage.Berlin, 1941-1945.

Les nazis ont entrepris "l'aryanisation des biens juifs", et leurs chefs, Goering le premier, raflent pour leur propre compte les oeuvres d'art, pillant les collections privées avant d'envoyer leurs propriétaires vers les camps de la mort.

Un SS, qu'animent à la fois la cupidité et une ancienne rancune, exige du galeriste Mathias Wengel qu'il lui remette les plus belles pièces de sa collection, en promettant de lui éviter, ainsi qu'à sa fille Judith, la déportation. Mais une fois en possession des tableaux, il livre le galeriste à la Gestapo.

Judith lui a échappé, ainsi que la copie, peut-être de la main du Caravage, de son célèbre tableau Judith décapitant Holopherne.

Pendant trois ans, dans Berlin que les bombes alliées transforment peu à peu en amas de ruines, le SS traque la jeune fille, de caves d'immeubles en abris publics, jusqu'à une tour de défense aérienne où a été mise à l'abri au début de la guerre une partie des collections du Musée de Berlin.

L'armée russe vient d'entrer dans la ville, et deux incendies d'origine criminelle éclatent dans le bunker, où les deux ennemis se retrouvent face à face...

Éditions NOUVEAU MONDE

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Meurtres chez Sir Alfred

de Renée Bonneau

Renée Bonneau - Meurtres chez Sir Alfred.Comme chaque année, le Festival du film britannique de Dinard dont Alfred Hitchcock est le patron, réunit producteurs, metteurs en scène, acteurs célèbres, français et britanniques, pour quatre jours intenses de projection, au terme desquels sera décernée au vainqueur le "Hitchcock d'or".

Mais c'est un film parallèle au Festival qui se déroule dans la ville, avec chaque jour une victime nouvelle : scénariste écrasé sous un manège, assureuse précipitée d'une tour, productrice égorgée dans la douche d'un établissement thermal, metteur en scène jeté du haut d'une falaise...

Les organisateurs sont effrayés des risques qui pèsent sur leurs invités, d'autant que la police n'arrive pas à comprendre les mobiles de l'assassin ni ce qui relie entre eux ces crimes atroces.

S'agirait-il d'un vagabond fou, comme le laissent penser ces objets ridicules dont il décore quotidiennement la statue du Maître ? Ou d'un assoiffé de vengeance, qu'il faut identifier au plus vite avant qu'il n'achève spectaculairement le scénario sanglant qu'il a élaboré ?

Mais tout s'éclaire enfin : déchiffré, le mortel rébus a livré son secret, sous les bons auspices de Sir Alfred.

Éditions COHEN & COHEN

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13 mai 2018

Comptine mortelle

de Anthony Horowitz

Alan Conway écrit des romans policiers. C’est un auteur à succès, ce qui n’est pas pour déplaire à son éditrice, Susan Reynolds.

Depuis des années qu’elle travaille avec lui, elle n’a pas de raison de se plaindre : chacun de ses livres se retrouve sur les listes de best-sellers. Les lecteurs adorent le détective Atticus Pünd, personnage central des romans de Conway, et ils raffolent de ses enquêtes dans la campagne anglaise des années 1950. Ils achètent, et Susan Reynolds sourit.

Et son sourire s’étire à la lecture du nouveau manuscrit de son auteur fétiche. Rien de très original ou de très inhabituel : des meurtres, des suspects. La recette classique, efficace. Racoleur et bien ficelé, ce texte a tout pour plaire lui aussi au plus grand nombre.

Mais les trois derniers chapitres et le dénouement de l’enquête manquent, ce qui a le don d’agacer l’éditrice qui s’empresse de les réclamer. Les obtenir cependant, se révèle être une tâche bien compliquée, surtout lorsqu’elle apprend la mort de l’auteur qui, en mettant fin à sa vie, menace celle de sa maison d’édition...  

Éditions DU MASQUE

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Roman dans le roman, Comptine mortelle est un bel hommage à Agathe Christie et au roman d’énigme. Anthony Horowitz maîtrise les codes du genre et les transgresse pour notre plus grand plaisir.

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