20 mai 2012

Pour la cause

de David Hosp

pour la causeBoston, 1990. Tandis que les festivités de la Saint-Patrick battent son plein, treize toiles de maîtres disparaissent du musée Gardner, fleuron de la ville. Treize chefs d'oeuvre parmi lesquels un Rembrandt, un Vermeer, un Manet s'évanouissent tout bonnement dans la nature.

Vingt ans plus tard, malgré une récompense de cinq millions de dollars offerte à quiconque permettrait de faire avancer l'enquête et malgré la participation plus qu'active du FBI, le mystère reste entier et les toiles introuvables.

Du moins jusqu'à ce que Scott Finn, avocat, se retrouve mêlé à l'affaire.

Chargé de la défense d'un petit malfrat, Devon Malley, il va rapidement découvrir que derrière le plus gros casse de toute l'histoire de l'art se cachent non pas des amateurs éclairés mais des hommes sans scrupules décidés à financer leur guerilla armée par tous les moyens...

Éditions FIRST


Un roman noir inspiré du plus gros casse d'oeuvres d'art jamais réalisé et jamais résolu.


Posté par Krri à 10:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


L'Invisible

de Robert Pobi

l'invisible

(Éd. Sonatine - 2012)

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. 

Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l'égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d'Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l'a conduit à l'hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares.

Jack, qui a le corps entièrement tatoué d'un chant de L'Enfer de Dante, souvenir de jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l'esprit des psychopathes. 

Alors qu'un terrible ouragan s'approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l'aider à résoudre un double assassinat, celui d'une femme et d'un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s'empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu'il avait 12 ans.

Alors que le vilalge est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l'identité de l'assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu'il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d'étrange puzzle ? 

C'est dans l'esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d'habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

~~~

Dans ce premier roman impressionnant, Robert Pobi s'intéresse à un trait commun que partagent artistes, médecins et policiers, celui d'interroger obsessionnellement les apparences afin d'atteindre, peut-être, la vérité qui se cache derrière.  Avec une efficacité et une maîtrise dignes des plus grands auteurs de thrillers, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, au fil d'une intrigue machiavélique, jusqu'au coup de théâtre final, qui place le livre au  niveau des plus grandes réussites du genre.

~~~

Posté par Krri à 09:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 avril 2012

Le Quadrille des Maudits

de Guillaume Prévost

le quadrille des mauditsNovembre 1919. Les Parisiens veulent oublier la guerre, revivre, aller au cinéma, ce jeune art de plus en plus populaire.

Les Maudits, le thriller à la mode, enflamme les cinémas parisiens: chaque nouvel épisode de ce feuilleton cinématographique (l'ancêtre de nos séries télévisées modernes, en somme), produit quasiment en temps réel, attire des foules de plus en plus nombreuses.

Mais voilà qu'un assassin se met à confondre fiction et réalité : il poignarde des jeunes femmes en pleine séance, imitant point par point les acteurs à l'écran, leur mode opératoire et les péripéties du scénario...

Très vite, les soupçons des policiers se tournent vers le monde animé des studios de Vincennes, ou l'usine à rêves ressemble de plus en plus à une fabrique de crimes en série.

À la tête de l'enquête, le jeune inspecteur François-Claudius Simon comprend que s'il veut débusquer le tueur des salles obscures, il va devoir faire lui aussi un peu de cinéma... En plein désarroi personnel, il n'a pourtant ni le coeur ni la tête à ça. Son amante, la sublime Elsa, a disparu du jour au lendemain, son passé d'orphelin – qu'il a toujours soigneusement évité d'affronter – le rattrape brutalement, et son ex-fiancée, avec qui il n'est pas tout à fait certain d'avoir réussi à tourner la page, réapparaît dans sa vie de manière bien troublante : au coeur de son enquête...

Éditions NIL

-

etoilePrix Messardière, roman de l'été(2012)

Réédition : Éd. 10/18 (2013)

Posté par elleon à 05:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 février 2012

Le portrait de Sarah Weinberg

de Philippe Cougrand

le portrait de sarah weinbergÀ la fin des années quatre-vingt, Marc Descombes travaille pendant ses vacances dans un palace de Biarritz.

 

Une riche cliente, Anna Guzman, le prend en amitié. Il apprend d’elle comment des tableaux appartenant à une famille de la grande bourgeoisie juive de Vienne, les Weinberg, ont disparu après l’Anschluss. Parmi ceux-ci, le superbe Portrait de Sarah Weinberg, par Gustav Klimt. Mais le meurtre d’Anna Guzman détruit la vie de Marc, dont on perd la trace…

 

Dix-huit ans plus tard, la vente à New York d’un tableau de Klimt, restitué par l’État autrichien à l’héritière de Juifs spoliés, fait s’envoler la cote du peintre. La valeur virtuelle du Portrait de Sarah Weinberg, disparu mais non perdu, met alors en branle une intense chasse à l’homme. Il s’agit de retrouver Marc et, avec lui, les tableaux Weinberg.

 

Simultanément, à Munich, Kaspar Colloredo se consacre à un documentaire audiovisuel sur la spoliation des Weinberg. Il la connaissance de Simon et Ingrid, deux étudiants français en architecture. Chacun, sans le savoir encore, est le rouage d’une machination complexe.

 

Éditions du PIERREGORD

-

starPrix littéraire de la ville de Balma (2013)

Posté par elleon à 04:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 janvier 2012

Voleurs d'encre

de Alfonso Mateo-Sagasta

voleurs d'encreDans le Madrid du Siècle d’Or, Isidoro Montemayor supervise un tripot où viennent s’encanailler de nobles dames esseulées. L’établissement appartient à son maître, don Francisco Robles, qui est par ailleurs éditeur et emploie aussi Isidoro comme rédacteur-correcteur.

Robles ne décolère pas. Il a publié le Don Quichotte et attend avec impatience que l’auteur lui livre la suite ; or il apprend qu’un certain Alonso Fernández de Avellaneda vient de sortir une seconde partie du chef-d’oeuvre, ce qui met en péril la parution de l’ouvrage auquel travaille Cervantes.

De plus, cette suite du Quichotte apparaît comme un livre à clés, diffamatoire envers plusieurs personnalités, dont Cervantes lui-même. Robles veut donc apprendre qui se cache derrière l’audacieux pasticheur, et envoie Isidoro à la recherche d’Avellaneda.

Éditions RIVAGES


Une enquête picaresque au coeur de grandes oeuvres littéraires, dont les pages peuvent receler de brûlants secrets. À condition de savoir les interpréter. Roman historique au meilleur sens du terme, proche de l’esprit du Nom de la rose, Voleurs d’encre propose une relecture ironique et tout en finesse de la littérature du Siècle d’Or.

De son propre aveu, Alfonso Mateo-Sagasta, qui est historien, s’est lancé un défi stylistique : écrire dans une langue qui ne relève pas du pastiche, mais qui conserve toute la saveur de l’époque. Le résultat est à la fois brillant, fascinant et délectable. Deuxième roman de Alfonso Mateo-Sagasta, Voleurs d’encre lui a valu la consécration en Espagne.


Posté par Krri à 07:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


21 décembre 2011

La passionnée

de Violaine Vanoyeke

la passionneeUn Français installé en Amérique commet un fratricide. Un célèbre chanteur espagnol se produit devant Bonaparte et s'impose au théâtre des italiens. Sa fille, Maria Felicita, va devenir la plus grande cantatrice de tous les temps.
 
Adulée, elle rencontre pour son malheur l'Américain meurtrier et se marie avec cet homme, beaucoup plus âgé qu'elle. Amours contrariés, scandales, gloire et déboires vont jalonner son existence jusqu'à sa disparition prématurée, alors qu'elle n'a pas trente ans.
 
A-t-elle succombé aux suites d'une chute de cheval ? A-t-elle été empoisonnée par une rivale ?
 
Éditions MICHEL LAFON
 

Ce roman mêle avec brio passion, drames, ambitions et fortune. Il met en scène les reines du théâtre lyrique du XIXe siècle, personnages de légende qui s'affrontent sans pitié - la Pasta, la Malibran, la Sontag... Au fil des pages revit toute une époque romantique à travers le monde tandis qu'en France brillent Chopin, Liszt, Rossini, Hugo, Lamartine, Stendhal, Vigny, dans les tribulations de la fin de l'Empire jusqu'au règne de Louis-Philippe.

Un récit vif, enlevé et palpitant, où l'on rencontre le remarquable talent de romancière de Violaine Vanoyeke.

Posté par elleon à 05:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

19 décembre 2011

Requiem Blues

de Emmanuelle Erny-Newton

requiem bluesJules, parisien et pianiste de musique classique, passe un jour sous la fenêtre de son ami Pierre et l’entend jouer la partie violon du morceau "Le Trio de Schubert". Il décide de finir ses courses avant de passer le voir, mais à son retour, il trouve Pierre mort, une balle dans la tête, arme et violon à ses côtés.

Il appelle les flics, qui trouvent que la scène ressemble fort à un suicide. Mais Jules, étant musicien, va plus tard comprendre en se remémorant la scène, qu’il s’agissait d’un meurtre; il avait laissé ses doigts glisser sur les cordes du violon et se rappelle que celles-ci étaient désaccordées, et un violon ne se désaccorde pas en une heure...

Ce ne pouvait donc pas être Pierre qui avait joué tout à l’heure, où du moins pas sur ce violon-là, et il n’y avait pas d’autre violon dans l’appartement.

Sachant qu’il était le premier sur le lieu du crime et qu’il serait le premier suspect, il va enquêter de son côté, tenter d’apprendre plus sur son ami qui était en instant de divorce.

Il va ainsi reprendre contact avec les membres de la famille de Pierre, ses amis et collègues, tous musiciens également. Il va s’immiscer dans un orchestre philharmonique, remplacer un pianiste dans un orchestre de jazz, chercher des indices dans la vie passée de Pierre, pour découvrir qu’il connaissait Pierre si peu finalement...

Éditions ODIN


Grâce à Jules, on va évoluer dans le milieu de la musique classique de Paris, apprendre à connaître ses rouages, ses mentalités, ses milieux sociaux et ses secrets, ses libertinages... jusqu’à l’inattendu dénouement de l’intrigue. Le style employé par l’auteur est rythmé, teinté d’humour, ancrée dans la réalité sans tomber dans les clichés glauques du genre. Un polar musical en somme !


Posté par Krri à 10:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

05 novembre 2011

Requiem pour Mona

de Catherine Diran

requiem pour monaParis 16eme. Fric, flouze, fantasmes. Mona Cabriole, la journaliste de Parisnews, fait un reportage sur un club de sport pour pépées friquées : le Barbie's.

Dans le hammam, un cadavre de femme, flingué d'une balle dans le sexe. Mona enquête en douce, tandis qu'elle entame un nouveau sujet: la "Neuvième Symphonie" de Beethoven jouée par le Philharmonique de Radio France. Rien à voir... Mais dans le 16e, les choses s'entrelacent.

Blé, politique, rock'n'roll, macarons et même Beethoven. Le monde est petit dans le plus grand arrondissement de Paris.

Éditions LA TENGO

Posté par elleon à 08:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

31 octobre 2011

Le tableau du maître flamand

de Arturo Pérez-Reverte

le tableauUne jeune restauratrice se voit confier un jour une toile peinte il y a cinq siècles, représentant un seigneur et un chevalier jouant une partie d'échecs avec, dans le fond de la salle, une femme assise les observant. Trois personnages dont l'Histoire a gardé la trace.
 
Simple détail curieux : le peintre a peint le tableau deux ans après la mort du chevalier et laissé sur la toile l'inscription suivante : "Qui a pris le cavalier ?" traduisible également par : "Qui a tué le chevalier ?". Autrement dit le tableau et plus précisément la partie d'échecs qui s'y joue donnent-ils la clé d'une énigme ?
 
Tout ceci ne relèverait que du passé et ne mettrait en jeu que les puissants intérêts des marchands de tableaux, si lentement ne se dessinait sur l'échiquier une autre tragédie, superposée à celle du tableau du maître flamand... Comme si depuis cinq siècles la partie n'avait cessé de se jouer.
 
Éditions J.C LATTÈS
 
etoile Grand Prix de Littérature policière/Roman étranger (1993)

 Bien entendu, l'histoire policière, en dépit de son formidable suspense, n'est ici que prétexte. Prétexte à une explication du monde à laquelle participent aussi bien la peinture, la musique, la littérature et l'Histoire, que la logique mathématique. D'un talent exceptionnel  Le tableau du maître flamand se situe dans la tradition des grands romans de culture humaniste.

Posté par elleon à 11:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

13 octobre 2011

Sortez vos morts

de Bruno Leydet

sortez vos mortsL’Histoire commence en 1723. Marseille est alors officiellement «guérie» de la peste. Le peintre Michel Serre entreprend de nous raconter une étrange rencontre, qui va bouleverser sa vie et son art!

Cette nuit-là, alors qu’il erre dans la ville basse pour nourrir son inspiration, le vieux peintre pousse la porte de la «Taverne des Gueules d’Anguilles», un lieu sordide et mal famé où se mêlent femmes légères, voyous et matelots en perdition. Il y croise Jérôme Cardinal, un jeune marin d’origine génoise qui, prétextant tout savoir sur la grande peste, se propose pour assouvir sa vengeance de lui en dévoiler les mystères...

Tout d’abord incrédule, Serre va ployer devant cette verve insolente... Et du Grand Saint-Antoine aux Échelles du Levant, des armateurs aux notables, Cardinal dévoile et démontre alors soir après soir, l’incroyable conspiration qui va anéantir la ville au prix de quelques dizaines de milliers de morts pourrissant au soleil...

Editions JIGAL

etoile Grand Prix de Litérature de Provence (2006)


Ici, la ferveur et la douleur se mêlent à la chaleur écrasante qui parfois étouffe les villes du sud. On pense au cinéma italien des années 60, quand les ombres disputent l’espace et les trottoirs au soleil trop vif! Un roman lyrique qui n’épargne ni les notables ni les pouvoirs en place.


Posté par elleon à 05:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,