Alors, toujours en balade ?
L’horloge à gaine, à mi-hauteur de l’escalier en tire-bouchon à la sortie du bar, sonne minuit. Elle est tout ce qu’il y a d’asthmatique, l’horloge du grand-père. Je me suis laissé dire qu’elle avait trois cents ans. À l’entendre, elle a surtout l’air d’avoir mal au ventre. Et pourquoi pas ? Si vous aviez trois cents ans, j’imagine que, vous aussi, vous l’auriez, le mal au ventre.
J’appuie ma tête contre le dossier de mon fauteuil et je me détends. Je pense à Adolf Hitler. Je me dis que sans ce gars-là je serais probablement en balade dans un coin soua-soua des États-Unis, à prendre gentiment la vie tout à la douce. Drôle de gars, cet Adolf. Personnellement, je le crois cinglé.
Dans le monde entier, il y a des mecs qui songent à ce qu’ils voudraient bien lui faire, à ce mignon. Bien sûr, les idées diffèrent selon les gars, mais il y en a de rudement intéressantes. Seulement, c’est ce qu’on appelle prendre ses désirs pour des réalités.
Éditions Presses de la Cité
/image%2F0404222%2F20241222%2Fob_382e7a_avatars.jpg)
/image%2F0404222%2F20241222%2Fob_46c132_series.jpg)