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14 août 2025

Porno Palace

- Chronique de Quinsigamond -

 

de Jack O'Connell

 

 

Porno Palace de Jack O'Connell
(2001)

Sylvia Kraft, photographe, a trouvé l'appareil photo de ses rêves : un Aquinas d'occasion que son mari Perry consent à lui offrir pour fêter son avancement. Un film est resté dans le boîtier, sans doute oublié par l'ancien propriétaire. Sylvia développe et découvre sept clichés sublimes d'un enfant et d'une femme dont on ne voit pas le visage, pris au milieu d'une pièce pleine de gravats...

 

 

Contre-champ :

 

Jakob, fils d'Hermann Kinski le parrain de la ville de Quinsigamond, hante les lieux en quête de repérages : il veut être réalisateur et ne s'intéresse guère à la truande.

 

 

Fondu au noir :

 

le superbe et décati cinéma Porno Palace est au centre de toutes les convoitises même les plus malsaines (Hermann Kinski, un télévangéliste pervers, etc.) pendant que son mégalo de propriétaire, Hugo Schick, tourne des films pornos. Où est le réel ? Quel est le virtuel ?

 

Éditions Rivages

 

__________

 

Totalement déstructurée, baroque, envoûtante mais déboussolante, indescriptible, voici donc la troisième allégorie noire de Quinsigamond, la ville imaginaire "à 5 000 kilomètres d'Hollywood" inventée par Jack O'Connell, cette ville dans laquelle on s'était déjà abîmés à la lecture de La Mort sur les ondes et Et le verbe s'est fait chair.

 

Réflexion érudite sur l'image ? Immense bazar désarticulé ? Grand brassage un peu vain ou magistral cours philosophique sur le réel ? Cela ne ressemble à rien de connu, on adorera ou on détestera, mais bien malin qui pourra dire si l'on est ici en présence d'une escroquerie ou d'un chef-d'œuvre. À moins que ce ne soit un peu des deux...
 

 

__________

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