Le malheur des autres
de Ellery Queen
Tout cela, c’était de la faute d’Anita. Si Anita n’avait pas été aussi follement dépensière, il ne serait pas dans les dettes jusqu’au cou. S’il n’avait pas été criblé de dettes, il n’aurait pas éprouvé cette amertume qui, par une sorte de provocation inconsciente, l’avait poussé à acheter ce maudit porte-documents… Et s’il ne l’avait pas acheté, rien de tout cela ne serait arrivé. La responsabilité entière en revenait à Anita et à ses yeux de poupée.
Car un sac d’embrouilles comme celui-là, aussi chargé de dynamite, ça ne se trouvait pas sous le pas d’un cheval. À vrai dire, ce n’était pas là non plus qu’il l’avait trouvé, mais dans les lavabos d’un bar, prosaïquement appuyé contre la boîte à déchets…
Éditions Presses de la Cité
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