Fini le temps où Barcelone était géré par des truands, qui, tels des seigneurs de la guerre, se partageaient le gâteau et les territoires avec un semblant de courtoisie.
Maintenant est venu le temps de la "Barcelona Connection", le temps de la mafia internationale, et Huertas l'incorruptible, Huertas le naïf ferait mieux de ne pas se prendre pour Eliot Ness.
Jésus Alque dort chez lui dans un village perdu de Catalogne lorsque son beau-frère l'appelle de Barcelone pour lui annoncer au milieu des éclats de rires et des tintements de verres que sa sœur a claqué le mois dernier.
Jésus descend donc en ville à la recherche de la vérité. Il la trouvera au milieu du vice, de la violence, du mensonge et de la séduction de la ville des merveilles.
Confiné dans un réduit puant des sombres quartiers de Barcelone, Miguel ne pense qu'à une chose : se venger du flic qui lui a démoli la mâchoire à coups de crosse alors qu'il n'avait pas vingt ans.
Sinistre cadeau de cette sinistre aventure, son dentier, le "sourire de mort" comme il dit, qu'il arbore avec la joie d'un fantôme condamné à revêtir son suaire à perpétuité.
Lorsque Dessaignes, employé à la Croix-Rouge, est expulsé de Moscou à cause de ses liens avec la pègre, il entre dans une spirale de déchéance.
À Paris, c'est une proie facile. Son étrange sauveur russe, l'avocat Oleg Kribanov, lui promet la fortune à New York. Recruté par une firme légale paravent d'une organisation écologiste suspecte d'ex-URSS, il doit franchir toutes les étapes qui feront de lui un interprète juridique vendu à une cause interlope.
Parachuté dans la mégapole américaine, Dessaignes atterrit dans un ghetto noir. Il se lie avec Big Steve, un caïd de quartier qui entraîne des boxeurs dans sa cave. Homme de coin des boxeurs, Dessaignes suit leur ascension dans le chaos de la Ville Noire, sectes, gangs, cocaïne... Le ghetto serait-il une issue ?...
Une fusillade retentit. Nick Rush, un éminent avocat, et son client Gerald Metz, sont abattus de plusieurs balles. Rush était un collègue et un ami proche de Paul Madriani, lui aussi avocat au tribunal de San Diego.
Paul Madriani est déterminé à retrouver les coupables de ce double meurtre, d'autant qu'il se sent responsable de l'assassinat de son ami. En effet, si Nick Rush était l'avocat de Metz, c'est parce que Madriani avait refusé l'affaire au préalable, soupçonnant le client - à juste titre... - d'être impliqué dans des histoires douteuses.
Paul Madriani aurait-il du être à la place de Nick Rush ? C'est parce que cette question le hante qu'il accepte de défendre le principal suspect du meurtre. Mais peut-on défendre l'assassin d'un ami ? Aidé de son fidèle associé Harry Hinds, Madriani se lance sur les traces du meurtrier, et plonge dans un monde de corruption et de violence dont il n'avait pas soupçonné l'existence jusque-là.
Éditions Grasset
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Un roman pessimiste sur la société contemporaine, qui fait dire à son héros : « Pour s'enrichir en Amérique, il faut appliquer la bonne vieille méthode : piquer dans la caisse...
Paris 2013, les ghettos de la "Ville Basse". Époque technoïde et robotisée.
Dans une salle de classe, Marvin, 16 ans, stupéfie son professeur Sam Palmieri. Ce môme est mutique, martyrisé par ses camarades mais il a un talent pour l'écriture. Un don pour les mots. Un jour, alors qu'il se fait racketter par trois brutes, Marvin découvre qu'il possède un pouvoir inouï : il peut tuer avec les mots.
Un pouvoir terrifiant, mais aussi très utile pour certains, qui voudraient bien s'en emparer. Comme Pharoah: chef de gang androgyne, propriétaire du club le "Sin City", il vient d'introduire une drogue révolutionnaire, "Ciel Liquide".
Et il sait, selon une prophétie ancestrale, qu'il ne pourra conquérir la ville qu'avec l'aide de "l'enfant"...
Éditions Sarbacane
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Ciel Liquide est la " saison 1 " d'une série littéraire à mi-chemin entre roman noir et saga d'anticipation.
Natacha Kasantseva, la future réalisatrice de télé, sa soeur Lioussia qui sera un écrivain raté, leurs parents, la bibliothécaire juive Bella Lvovna et son fils Marik, un couple d'ivrognes et un autre sans enfants, tous vivent dans un appartement communautaire de Moscou.
Les temps sont durs. On se débrouille, on fait la queue dans les magasins, beaucoup buvant pour oublier une société de répression et de pénurie où rien n'est possible quand on n'a pas d'amis au Parti communiste.
Amours, mariages, naissances, décès, crimes, tristesse, mais aussi petites et grandes joies d'une vie régie par un moralisme étouffant, les années passent, tout tenant tant bien que mal jusqu'au jour terrifiant où le système s'effondre avec la Perestroïka et cède la place à une Russie de l'enrichissement effréné pour certains et de la misère pour beaucoup.
Éditions du Seuil
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Dans la grande tradition de Rybakov et d'Axionov, cette saga d' Alexandra Marinina décrit avec lucidité et espoir une Russie qui se remet à peine de soixante-dix ans de communisme.
Anastasia Karmenskaïa, officier de la police de Moscou, est invitée à une émission télévisée en direct sur « Les femmes aux métiers extraordinaires ». Il faut dire qu’en Russie elles sont en tout et pour tout 3 officiers dans la brigade criminelle.
Nastia convainc son amie Tatiana, juge d’instruction et auteur de romans policiers populaires, de la suivre dans l’aventure…
À quelques minutes de la fin de l’émission, juste derrière un spectateur occupé à poser une question à Nastia, surgit une pancarte : « Puisque tu es si intelligente, devine où tu vas rencontrer la mort ».
Quelques jours plus tard, Nadia, 42 ans, ancienne ballerine devenue alcoolique, est invitée chez "Le Malade", ce drôle de type qui lui avait demandé de payer un gamin pour brandir la pancarte pendant l’émission, moyennant une somme rondelette. Il a l’air riche, même s’il est étrange, et Nadia se prend à rêver…
Elle sera retrouvée morte peu après, dans la banlieue de Moscou, dans un bois. Qui peut bien menacer Nastia et Tatiana, et se débarrasser des témoins avec autant de brutalité ? Est-ce une vengeance ? Un amant éconduit, un délinquant fraîchement libéré ? Celui qu’elles ont surnommé "Le Plaisantin" est très sérieux. Il multiplie les victimes en laissant des indices derrière lui, comme pour narguer les enquêteurs.
Pour éviter de devenir la septième victime, Nastia devra d’abord surmonter sa peur. Et si, malgré toute son intelligence, elle n’était pas à la hauteur de ce "Plaisantin" si mal nommé.
Héros atypique du polar français, l'écrivain Franck Maréchal se retrouve régulièrement mêlé malgré lui à de sombres affaires.
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Invité à La Bastide par l'association des Amis de Jules Valier, richissime auteur dont l'héritage est très convoité, Franck Maréchal espérait profiter de l'occasion pour se reposer dans ce petit bourg enneigé au cœur des Cévennes.
Mais à quelques jours d'intervalle, trois femmes sont assassinées et un berger retrouvé pendu. Le détective amateur qui sommeille toujours en Maréchal se réveille, au grand dam de certains habitants que son enquête dérange...
Le blues. Chant rythmé comme un cœur derrière lequel résonnent les bruits de chaînes. Cadence qui enivre et aide à oublier. C'est cette musique, inventée par les esclaves pour exprimer leurs souffrances, que Soupspoon, le vieux bluesman, les os rongés par le cancer, veut aujourd'hui retrouver.
Hanté par le souvenir de sa jeunesse dans le delta du Mississipi, quand il accompagnait à la guitare le génial Robert Johnson, il n'espère plus rien que quelques notes pour l'aider à mourir dignement.
Mais qui voudra tendre la main à ce vieil homme noir jeté à la rue comme un chien ? Qui s'intéresse encore aux porteurs de légendes dans un New York où ne comptent que l'argent, le profit, la rentabilité ? Kiki, jeune Blanche forte en gueule et ange gardien à l'âme d'écorchée vive, sera sa providence, son infirmière, son amie.
Soigné, réconforté, écouté, Soupspoon pourra reprendre des forces et raconter l'histoire du blues, cette musique du diable qui est toute sa vie.
Éditions Albin Michel
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Déjà reconnu comme un maître du roman noir dans la lignée de Chandler ou Chester Himes, Walter Mosley s'impose avec La Musique du diable comme un grand de la littérature américaine. Peintre inspiré des contrastes de l'âme, jouant des mots comme des notes d'une partition enragée, il a composé un roman traversé de fulgurances lyriques, qui et une célébration poignante de la solidarité et de l'amour.
Leonid McGill a été engagé pour retrouver quatre hommes dont il ne connaît que les noms qu'ils se donnaient, adolescents, dans la rue. Son client refuse de dire pour quelles raisons il les recherche, mais après tout, ce n'est pas le problème de McGill, qui les trouve et donne leurs adresses.
Quand ils sont assassinés l'un après l'autre, McGill comprend, en même temps que les sinistres desseins de son employeur, qu'il pourrait bien être le prochain sur la liste.
Tandis qu'il tente de sauver sa peau, tout en se débattant pour maintenir son couple à flot et empêcher son fils de sombrer dans la délinquance, des anciens "amis" de la mafia l'obligent à exécuter un contrat...
Éditions Jacqueline Chambon
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🗨 Des hautes sphères de la finance aux bas-fonds de la pègre, dans un New York plus interlope que jamais, Walter Mosley débrouille tous ces fils avec le brio qu'on lui connaît et son style inimitable. Il a l'art de créer et d'imposer des personnages qu'après quelques pages, on a le sentiment de connaître depuis toujours.
- L'éditeur -
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🗨 "Le Vertige de la chute est un roman stupéfiant par un maître du genre, vision au scanner d'un New York cupide, intrigant, et plongée fulgurante dans l'âme pénitente d'un privé cabossé par la vie. Noir parce qu'il nous emmène dans les bas-fonds. Lumineux parce que Mosley ne nous laisse jamais dans les ténèbres. C'est tout simplement son meilleur livre."
Louis Delamer, le héros malheureux de L'intrus, est sorti de l'hôpital pour aliénés après plusieurs mois d'internement. Il s'est réfugié dans le Nord de la France, à Wimereux et sombre dans l'alcool.
La visite d'un vieux monsieur à qui il accepte de rendre un bien étrange service va une nouvelle fois entraîner notre capitaine de l'armée coloniale, en congé sans solde, dans une aventure dont il est loin de pouvoir imaginer les tenants et les aboutissants...
Je m'appelle Louis Delamer et, avant ma blessure, je servais, avec le grade de capitaine, dans les troupes coloniales.
Lorsque je devins l'amant de la belle Pandora Olsberg, je n'imaginais pas que mon destin allait croiser celui du jeune H.P. Lovecraft, du mystérieux curé Jean-Baptiste Laprades et de bien d'autres personnes, acteurs, victimes ou témoins des abominables faits divers qui défrayèrent la chronique dans la Haute Vallée de l'Aude durant l'été 1904...
Existe-t-il un lien entre la Bête du Gévaudan et Bertrand du Guesclin ?
À priori, non ! Le Connétable de France était, dit-on, très laid, mais de là à le confondre avec un croquemitaine...
Et pourtant, en ce mois de novembre de l'année 1905, le capitaine Louis Delamer se voit confier une bien étrange mission: mettre hors d'état de nuire une créature qui sème la terreur dans le département de la Lozère et dont les crimes ne sont pas sans rappeler ceux perpétrés presque cent cinquante ans plus tôt par la célèbre Bête !
Éditions Henry
🏅Prix du Roman de la Renaissance française Nord - Pas-de-Calais, 2005
Aventures, crimes, amour et espionnage sous le Premier Empire, durant le Camp de Boulogne
(2002)
Ventôse de l’an treize, le Premier Consul Bonaparte a, depuis peu, cédé la place à l’Empereur Napoléon 1er. Dans le nord de la France, de la Seine à l’Escaut, une immense armée composée de plusieurs centaines de milliers d’hommes, attend, depuis près de deux années, l’ordre du « Petit Caporal » pour traverser le détroit du Pas de Calais et conquérir l’Angleterre.
Cantonné avec son État-Major au manoir du Fayel, charmante demeure située à deux pas du port d’Étaples et à quelques lieues de Boulogne, le Général Pierre-Antoine Dupont, commandant de la première division d’Infanterie de la sixième armée du Maréchal Ney, est avide, comme tant d’autres, d’aller châtier la « Perfide Albion », et prend son mal en patience en passant ses journées à faire manœuvrer ses troupes ou encore à chasser avec son logeur, Monsieur de Rocquigny. En outre, le général vient de se marier, et sa jeune épouse, Grâce, jolie brune de dix-huit ans, a quitté Paris pour le rejoindre.
Pourtant de gros nuages noirs vont soudainement assombrir le bleu azur du bonheur conjugal. Une terrible nouvelle plonge le général dans un extrême désarroi: son ami d’enfance, l’ingénieur Hubert Postal, vient d’être sauvagement assassiné dans une auberge d’Amiens !
Pourquoi Hubert Postal se rendait-il incognito au Camp de Boulogne ? Faut-il croire la Sûreté qui le soupçonne d’être un agent de l’Angleterre ? De quel inimaginable secret, le savant était-il détenteur ?
Alors que l’ombre de « L’Armée de la Lune », bande de soldats pillards et renégats, plane sur la campagne boulonnaise, Grâce Dupont, assistée de deux officiers d’État-Major, le chef d’escadron Parrain et le capitaine Scotto, décide de reprendre elle-même l’enquête que la police semble avoir négligé.
Éditions Henry
🏅Prix du Roman de la Renaissance française Nord - Pas-de-Calais, 2003
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Pour son quatrième roman, Jean Christophe Macquet quitte (provisoirement) le Moyen-Âge pour une autre période aussi passionnante de l’Histoire de France: la grande épopée Napoléonienne.
Avec tout autant de rigueur historique et cherchant une nouvelle fois la justesse du moindre détail, l’auteur nous plonge dans une palpitante aventure policière décorée de splendides uniformes militaires, de manoirs et de paysages de notre région, pimentée de belles histoires d’amour, de coups de pistolets, d’incroyables rebondissements.