1905 - 1980
Biographie
Albert Simonin est né en 1905 à Paris, fils d'un fleuriste, il quitte l’école communale dès l'âge de 12 ans pour devenir calicot, puis successivement électricien, fumiste et négociant en perles. Journaliste à "L'Intransigeant", il est chargé de la rubrique sportive; chauffeur de taxi, il tire de son expérience un reportage romancé, "Voilà Taxi". Revenu au journalisme, il tient à une chronique quotidienne, "Le Billet de l’Homme de la Rue" dans "L'Intrangiseant " et donne à "Voilà" et à "Détective" une série de reportages sur la vie secrète de Paris.
Après quelques années consacrées à des activités techniques de mise en page au Centre d'Action et de Documentation (officine de propagande antisémite et antimaçonnique financée par les Allemands), il entre, grâce à Henri Coston, dans le journal collaborationniste. Il co-écrit d'ailleurs avec ce même Henri Coston une brochure, "Le bourrage de crâne". Du fait de ces activités, il est condamné à la Libération et purge une peine de cinq années de réclusion, il bénéficie en 1954 d'un décret d'amnistie.
Il publie, en 1953, Touchez pas au grisbi ! aux Éditions Gallimard dans la collection La Série Noire. Ce premier ouvrage lui apporte la célébrité dès sa parution, avec l'obtention notamment du "Prix des Deux Magots". Il s'agit du premier volet d'une trilogie nostalgique consacrée à un truand vieillissant, Max le menteur, qui sera porté au cinéma par Jacques Becker l'année suivante. Cette adaptation cinématographique est un hommage exceptionnel au roman dont elle est tirée, tandis que celles que feront Gilles Grangier du Cave se rebiffe en 1961 et Georges Lautner de Grisbi or not grisbi en 1963 sous le titre "Les Tontons flingueurs" sont en revanche très infidèles. On y retrouve toutefois la trame principale des histoires contées par Albert Simonin et la truculence de la langue verte sous la plume de Michel Audiard, ces deux romans noirs étant transformés en comédies truffées des fameuses répliques du dialoguiste au style très personnel.
Auteur d'un dictionnaire d'argot publié en 1957, Albert Simonin est connu pour avoir reproduit dans ses romans le parler des voyous avec un grand souci d’exactitude et de précision. Cette caractéristique donne aujourd'hui à son œuvre un air très daté, tant cette forme d’expression est soumise à une rapide obsolescence. Toutefois, son grand mérite est d'en avoir légitimé l'usage en Littérature et ainsi ouvert la voie à d'autres auteurs, tels Frédéric Dard ou Jean Vautrin, qui useront ensuite de cette liberté avec abondance et grand plaisir.
En 1960, avec Du mouron pour les petits oiseaux, il fait son entrée dans la prestigieuse collection blanche de Gallimard. Entre 1968 et 1971, Albert Simonin revient au polar et écrit sa seconde trilogie (Le Hotu, Le Hotu s'affranchit, Hotu soit qui mal y pense), qu'il situe dans les années 1920 afin de se démarquer de la production du moment; pour le 3ème opus de cette trilogie, il reçoit le "Prix Mystère de la Critique" 1972. Dans son dernier roman, l'Élégant, publié en 1973, le héros du livre, après dix ans passé en prison, redécouvre avec tristesse un Paris qu'il ne reconnaît plus. Simonin se consacre ensuite à l'écriture d'une autobiographie, "Confessions d'un enfant de la Chapelle" (1977), où il décrit son quartier miséreux du début de siècle, les mœurs « prolo », les « fortifs », les petits trafics, ses premières amours, son entrée pénible dans le monde du travail.
Le dictionnaire d'argot dont Albert Simonin est l'auteur, "Le Petit Simonin illustré, dictionnaire d'usage" (1957) a été réédité en 1968 sous le titre "Le Petit Simonin illustré par l'exemple".
Également homme de cinéma, scénariste, dialoguiste, dans la bande à Audiard, Gabin, Lautner, Belmondo, Auguste Le Breton, Frédéric Dard. On lui doit d'autres scénarios que ceux tirés de ses livres, des films devenus culte comme " Le Feu aux poudres" d'Henri Decoin (1957) "Mélodie en sous-sol" de Henri Verneuil (1962) pour lequel il remporte le "Prix Edgar Allan Poe" du meilleur scénario, "Le Gentleman d'Epsom" de Gilles Grangier (1962), "Les Barbouzes" de Georges Lautner, dialogues de Michel Audiard (1963), "Une souris chez les hommes" de Jacques Poitrenaud (1964) "Quand passent les faisans" de Édouard Molinaro scénario et adapation (1965), "La métamorphose des cloportes" de Pierre Granier-Deferre, scénario co-écrit avec Michel Audiard (1965), "Les Bons Vivants" (ou "Un Grand Seigneur") de Gilles Grangier (1965) et "Le Pacha" de Georges Lautner, dialogues de Michel Audiard (1967).
Albert Simonin décède en 1980 et repose au cimetière de Montrouge.
(Sources: Wikipédia)
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Résumés
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Série Max le menteur
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Série Le Hotu
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Le Hotu (T-1)(Éd. Gallimard - 1968)
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Autres titres
- Confessions d'un enfant de la Chapelle
- Le savoir-vivre chez les truands
- Lettre ouverte aux voyous
Bonne lecture