Horreur ! Incrédulité ! Scandale ! Un homme sans papiers est trouvé mort dans la Fontaine des Éléphants, le monument symbole de Chambéry.
Le commissaire Médric et l'inspecteur Bofils mènent l'enquête. Mais les apparences, dans cette affaire, ne sont que le paravent joliment décor qui dissimule une sombre histoire impliquant des gens au-dessus de tout soupçon.
Né en 1938 à Saint-Etienne (France), ingénieur, Gérard Vialleton a exercé diverses responsabilités dans l'industrie avant d'achever sa carrière professionnelle comme négociateur de la Marine Nationale. La retraite venue, il se découvre une passion tardive: l'écriture.
Il est l'auteur de plusieurs romans noirs encore inédits dont "Meurtre au cinéma", "Haltère au poing", "Cocktail tragique", "l'Aconit meurtrière". Meurtre aux éléphants est son premier roman publié.
L'inspecteur Dieuswalwe Azémar, alcoolique, ne pourra conserver son poste dans la police nationale qu'à la condition de subir une cure de désintoxication.
En pleine cure, poursuivi dans ses délires par tous les truands qu'il a expédiés dans l'autre monde, il reçoit la visite d'une Brésilienne l'accusant d'avoir tué son père, un général des Nations unies alors en poste en Haïti quelques années auparavant, et décidée à l'exécuter.
Les preuves accablent l'inspecteur qui ne se souvient de rien.
L'enquête officielle avait pourtant conclu au suicide du général... L'inspecteur n'a d'autres choix, en dépit des ravages de sa cure, que de foncer dans le tas pour faire la lumière sur ce qui s'était vraiment passé à un moment où Port-au-Prince était l'otage des gangs et des Nations unies.
À la sortie sud de la ville, dans une zone baptisée par la milice populaire Kosovo, en raison de la violence qui y régnait, la circulation s'immobilisa à nouveau. Un jeune homme s'approcha de ma portière, ouvrit les bras en croix et, l'air grave, me lança: « Respect pour toi, citoyen. »
Comme je ne lui prêtai pas attention, il insista: « Respect pour toi, citoyen. »
Mataro me souffla, visiblement apeuré: « - Il faut lui donner du fric. C'est ainsi dans ce quartier. La formule: "Respect pour toi, citoyen" est une manière élégante de vous faire comprendre qu'on est rançonné. Si vous ne payez pas, on ne vous tue pas, mais vous recevez une balle à la jambe ou à l'épaule pour l'exemple, du moins, la première fois.
- Et tout le monde casque, m'étonnai-je.
- Bien sûr »
Je fourrai ma main dans ma poche. Le délinquant sourit, enleva sa casquette et me la tendit, renversée, de sa main gauche. « Respect pour toi, citoyen », lui dis-je à mon tour. Je l'abattis d'une balle en plein coeur. La violence de l'impact le projeta hors de la rue, sur l'étalage des commerçants occupant le trottoir.
À la criminelle, on a toujours confié à l'inspecteur Azémar Dieuswalwe les enquêtes les plus farfelues.
Il faut dire que son goût immodéré pour le tranpe, boisson haïtienne explosive concoctée avec de l'alcool de canne, des racines, des feuilles ou des écorces, ne le rend pas très fiable aux yeux de ses supérieurs.
Mais jamais il n'aurait pensé qu'il serait envoyé dans ce bled perdu de La Brésilienne, au fin fond de la campagne haïtienne pour essayer de résoudre l'énigme de l'enlèvement du son des cloches d'une église.
L'inspecteur Dieuswalwe Azémar dont on connaît le grand penchant pour l'alcool arrangé, le soro, est de retour.
On le retrouve avec ce côté atypique, et ses combats contre la corruption.
Éditions Mémoire d'Encrier
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À l'instar de "Saison de porcs", Gary Victor nous entraîne dans les méandres de l'histoire populaire haïtienne, jouant habilement avec les mythes, les diverses facettes de la réalité haïtienne et de l'imaginaire vaudou.
Un torride été en Haïti. L'inspecteur Dieuswalwe Azémar se prépare difficilement au départ de sa fille Mireya. Tout va basculer quand il apprend que l'organisme qui s'occupe de l'adoption de sa fille, l'Église du Sang des Apôtres, est un refuge de malfaiteurs.
Rien ne sera épargné afin de sauver sa fille et d'empêcher le pire.
Entre-temps, l'inspecteur Dieuswalwe Azémar mène une lutte sans merci contre la corruption généralisée. La transformation de son adjoint, l'agent Colin, en porc lui fait comprendre qu'il vit une véritable saison d'enfer.
Malgré lui, il fera l'expérience douloureuse de la prophétie qui veut que «... presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon. »
Éditions Mémoire d'Encrier
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Saison de porcs est une plongée dans le monde loufoque et tragique du vaudou, de la superstition et de la politicaillerie haïtienne, de la catastrophe généralisée, de la corruption endémique. Ce roman révèle les raisons du malheur haïtien et le grand talent du romancier Gary Victor.
Gary Victor est né à Port-au-prince (Haïti) en 1958, fils du sociologue René Victor. Après des études d’Agronomie, il travaille comme fonctionnaire, entre autres, au Ministère de la Planification avant de devenir journaliste. De 1976 à 1983, il publie des nouvelles dans le journal d'état, "Le Nouveau Monde" et, par la suite, dans le quotidien "Le Nouvelliste", où il est chroniqueur de 1983 à 1990; il est rédacteur en chef jusqu’en juin 2004 du quotidien "Le Matin".
Gary Victor est également scénariste pour la télévision et la radio, ses sketches radiophoniques au ton sans complaisance et son feuilleton télévisé sur les mœurs de la petite bourgeoisie haïtienne ne manque pas de faire quotidiennement les vagues sur les ondes.
Il a été Secrétaire Général du Sénat de la République d'Haïti de 1996 à 2000.
Ses ouvrages sont publiés en France, au Canada et en Haïti, lauréat de nombreux prix littéraires dont le "Prix du livre insulaire à Ouessant - France" (2003), le "Prix RFO du livre" (2004), il est l'auteur d'une oeuvre originale acclamée en Haïti.
En 2001, il a été fait chevalier de "l'Ordre National du Mérite" de la République française pour l'ensemble de son œuvre.