La veuve du colonel
Venturini de retour aux affaires se voit confier une enquête de routine: retrouver un lycéen disparu. Les autorités cherchent à marginaliser un flic qui ne se contente pas des évidences et qui se méfie de la routine.
Surtout quand s'invitent dans cette aventure, un correspondant de presse amateur d'Haïkus et fouineur, une soprano fan d'Offenbach et de sa vie parisienne, un prof de batterie introverti, un jeune couple de marginaux à la recherche d'un passé fantasmé.
Et s'il ne s'agissait pas d'une simple fugue adolescente ?
Les fausses notes s'accumulent quand le corps du jeune est retrouvé dans la Boivre.
Venturini, en bon chef d'orchestre, saura-t-il mettre la main sur les coupables pour les envoyer au violon ?
Éditions VENTURINI & Co
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<< Garde à vue ! Ces trois mots secs prononcés avec une violence contenue, trottaient dans la tête de Cathy Menault, sinistre ritournelle dont elle ne pouvait se défaire. C'est bien à elle que le policier s'était adressé, deux heures auparavant, avec l'annonce brutale de sa mise en cause dans un meurtre >>
"Tu l'emporteras pas au paradis !"
Houston, Texas, 1996. Les élections municipales approchent, qui voient s'affronter Sandy Wolcott, actuelle district attorney du comté, et Axel Hathorne, l'ancien chef de la police.
Le fidèle coéquipier du commissaire Dumontel, le lieutenant de police Dany Marval, un flic gay adepte de surf, a disparu durant ses vacances sur la côte basque.
Christelle Farges, dont la fille, Marion, a été sauvagement assassinée, est jugée aux assises pour meurtre.
« Le ciel se couvrait et le soleil n’éclairait plus que l’horizon. Soudain, alors qu’il allait faire demi-tour, son regard fut attiré par une vision insolite. Sur sa gauche et légèrement en contrebas, il aperçut, sur le sommet acéré d’un rocher, ce qui pouvait ressembler à des vêtements qui auraient été jetés, là. On distinguait des couleurs dans les rouges et dans les bleus. Damien décida d’aller voir. Il lui fallait escalader quelques monticules, puis redescendre un peu pour atteindre la cible. Plus il avançait, plus la vision se faisait précise. Il voyait à présent comme un agrégat de lambeaux de tissus. C’était la couleur rouge qui dominait. »
« L’écran de l’ordinateur projeta un éclairement violent. Mickaël craqua le mot de passe en trois clics. Il localisa un dossier intitulé “archives”, qu’il ouvrit. C’est à ce moment qu’il entendit des pas dans le couloir. Son coeur s’accéléra. Il sortit de sa poche une clé USB. Les pas se rapprochaient. L’homme qui entra avait un uniforme et il pointait un flingue en direction de Mickaël. »
« André Sergent comptait ces putains de carcasses de porc, alors qu’il était coincé par le livreur de bidoche, et que ses potes l’attendaient au boulodrome du Moulin Pinard en bordure de la zone nord de Limoges. 8, 9, 10… la onzième carcasse était différente des autres. Il recompta. La onzième…Ce n’était pas un porc. Il ouvrit bien grand ses yeux. C’était bien le corps d’un homme qui était pendu à un crochet. »
"La vespasienne représentait un petit bout de zone libre, plus libre encore que la zone non occupée : sans pétainistes ni gaullistes, la vespasienne n'appartenait ni à Paris ni au présent, elle perpétuait la liberté d'autrefois, les années folles, lorsqu'on n'exigeait pas de choisir, qu'il n'y avait d'engagement qu'esthétique et qu'on ne parlait de pureté et de morale que dans les luxueux salons des maisons closes."