Feu des quatre fers
Pour une souris qui m'a fixé un rendez-vous d'affaires, Mme Wertzer n'a guère le sens de l'hospitalité. Voilà un bon moment que je poireaute à la porte de sa villa, qui s'ouvre enfin sur un ravissant châssis en robe du soir.
Seul, le visage détonne dans le tableau : il est d'une pâleur de cire et les yeux sont dilatés par la terreur... Je pénètre dans le hall. Elle boucle soigneusement la porte.
Quand elle a fini de tripoter la serrure, elle se retourne vers moi :
- Je suis Ann Wertzer, explique-t-elle. Mon mari est dans la bibliothèque. Il est mort... Un suicide, je crois.
Éditions Gallimard
/image%2F0404222%2F20241222%2Fob_382e7a_avatars.jpg)
/image%2F0404222%2F20241222%2Fob_46c132_series.jpg)