Double blanc
Le tonnerre éructe de toutes ses forces dans la nuit. De temps à autre, les lumières éblouissantes de l'éclair ricochent sur le bas quartier, peuplant les recoins de visions cauchemardesques.
Il est vingt-deux heures, et pas un chat ne se découvre assez de cran pour se hasarder dans les rues. C'est l'heure où les gens s'auto-séquestrent pour se forger des alibis, la conscience cadenassée, un sommeil opaque sur les yeux. Le moindre friselis est perçu comme un cri d'agonie.
Alger retourne en enfer.
Éditions Baleine
/image%2F0404222%2F20241222%2Fob_382e7a_avatars.jpg)
/image%2F0404222%2F20241222%2Fob_46c132_series.jpg)