Vladimir Ilitch contre les uniformes
de Rolo Diez
Mettez ensemble un retraité, un adolescent maniaco-dépressif, une vieille tortue anarchiste et un employé de banque de trente ans. Placez-les au coeur de Buenos Aires, en pleine dictature, alors que la "guerre sale" prend fin à l'avantage des militaires.
Quelle est l'action la plus raisonnable qu'ils entreprendront ? Braquer une banque et signer ainsi la défaite par une victoire.
Éditions Gallimard
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En réaliste impitoyable, Rolo Díez raconte comment l'histoire ne donne pas nécessairement raison aux "bons". Militaires, psychiatres, machos, yuppies et ménagères, personne n'échappe à l'irrévérence de l'auteur.
Les révolutionnaires deviennent tordants à force de marcher droit et ce n'est pas parce que les salauds ont tort qu'ils n'ont pas leurs raisons. Face à cela, il ne nous reste qu'à admirer l'Homme Araignée et l'intrépide Vito Nervio, à nous méfier de Von Kranach et de l'envoûtante Madame Sabath. Ne serions-nous pas trop grotesques si nous prenions, comme Vladimir, la bande dessinée au sérieux ?
Rolo Diez combine la tonalité du tango - âme profonde de l'Argentine - avec cette vision burlesque de l'existence.
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