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27 mai 2010

Hors la loi

de René Belletto

 

 

Hors la loi de René Belletto
(2010)

Une intrigue multiple (et pourtant une) consumée par un suspense de chaque phrase (de chaque mot) offre au lecteur en pâture et à foison :

 

- de l'action (« j'entendis alors une détonation sèche, pas très forte, et une petite parcelle de carrosserie vola en éclats tout près de ma tête: quelqu'un venait de me tirer dessus avec une arme à feu, j'en eus la certitude immédiate »)

 

- du mystère ( « Personne ne l'a approchée. Elle a disparu, elle était là et l'instant d'après elle n'était plus là. Croyez-moi, je vous dis ce que j'ai vu, elle n'était plus là. »)

 

- du sexe (« A cette fantasmagorie d'Irène se laisse aisément rattacher l'envie qu'elle eut alors que j'inondasse ses jolis seins de ma vénérienne expatriation »)

 

- du dépaysement ( « Il survolait les paysages roses et rouges de Nomen, la planète-geôlière, proie d'une tourmente immobile qui tenait de la végétation courbée et figeait la mer écarlate et ses courants noirs, et où régnait un jour perpétuel »)

 

- diverses considérations sur le sens de la vie ( « On ne sait jamais ce que la passé nous réserve »)

 

- l'amitié complice du narrateur ( « La place de livraisons était libre, tentante, je m'y mis, (oui je m'y mis,  je verrai plus tard si je conserve ce je "m'y mis", là maintenant je suis trop agité par ce que je vais raconter pour m'arrêter et réfléchir »)

 

- du sexe encore ( Le lit à une place, ch. 19)

 

En un mot, on peut faire confiance à Luis Archer (le narrateur) lorsqu'il affirme cent lignes avant la fin de son incroyable aventure: « Je pense avoir tout dit ».

 

Éditions P.O.L

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