Les fauves meurent seuls
de André Lay

Dans l'immense salon parsemé de poufs, de canapés, de divans, éclairé seulement par un feu de bois mourant dans une grande cheminée, les couples se distinguaient à peine.
Une odeur indéfinissable où se mêlaient les parfums, la fumée des cigarettes de marijuana et, en filigrane, un vague remugle de produits pharmaceutiques, de sueur, prenait à la gorge.
Une fille à demi nue se leva soudain, balaya d'un revers de main ses longs cheveux blonds dissimulant une partie de son visage et, poitrine dressée, yeux fixes, se mit à danser aux sons d'une musique étrange. Elle ne savait pas encore qu'elle dansait sur un volcan.
Éditions FLEUVE NOIR
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