28 mai 2015
Fin de parcours
de Milton Bass

Je jure qu'il y a des nuits où je ne dormais pas une minute. Les yeux grands ouverts, rivés sur le plafond, je guettais le rythme de sa respiration, craignant chaque instant qu'elle ne s'arrête.
L 'estomac crispé, je finissais par inspirer et expirer à la même cadence qu'elle. Je veillais sur sa maladie, comme un chien sur son maître.
C'est ainsi que j'ai compris qu'elle était morte, quand je n'ai plus senti que mon souffle. Et ma vie a basculé en plein enfer.
Éditions GÉRARD DE VILLIERS
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