Kathrine Kristine Beck Marris est née en 1950 à Seattle, où elle vit toujours aujourd'hui. Journaliste de formation, elle est connue et reconnue comme auteure de romans à suspense sous le nom de K.K. Beck, aux États-Unis, où elle a publié une vingtaine de livres entre 1984 et 2005.
K.K.Beck est la créatrice de deux personnages récurrents, « IRIS COOPER », jeune étudiante détective amateur, avec laquelle, l'auteure a écrit une série de trois romans et « JANE DA SILVA », détective privée à Seattle, dans l'État de Washington, qui intervient dans une série de quatre livres. Mais Kathrine Beck écrit aussi d'autres romans avec des héros très divers et aussi des "Short stories", dont "The Tall - Tale Tattoo and other stories", paru en 2002. Le tout premier roman policier de Kathrine Beck a été édité en 1984 sous un premier pseudonyme "Marie Oliver", mais reste inédit en français, comme la plupart de ses romans. Deux seulement ont en effet trouvé un éditeur en France, il s'agit de Unefamille sans histoire ("Unwanted attentions - 1988) et Des voisins trop parfaits ("Bad neighbors" - 1996) publiés aux Éditions Belfond.
K.K Beck recontre l'homme de sa vie en 1993, lors d'un congrès d'écrivains de romans policiers, en Espagne. Cet homme, Michael Dibdin, de nationalité anglaise, auteur renommé de romans à suspense, s'est expatrié aux États-Unis, à Seattle, pour l'épouser, formant ainsi une nouvelle famille "recomposée". (Michael Dibdin décède en 2007 à l'âge de 60 ans).
(Sources: Wikipedia / cozymystery / fantasticfiction / )
Edna Buchanan est née Edna Rydzik en 1939 à Patterson dans le New-Jersey. Dès l'âge de quatre ans, elle affirme sa détermination à devenir écrivain, alors qu'elle ne sait pas encore lire, mais les lectures de romans que sa mère fait à voix haute, autant pour elle que pour sa fille, marque la petite Edna. La famille traverse une époque difficile et à douze ans, elle commence à travailler dans une usine de revêtements puis, avec sa mère va fabriquer des commutateurs pour la "Western Electric". Edna va pourtant suivre des études universitaires au "Montclair State Teachers College" (devenu "Montclair State University", en 1994) puis, diplômée, partir à Miami pour y travailler. Elle ne choisit pas Miami par hasard, car elle a découvert l'endroit en 1961, pendant des vacances, et a éprouvé un véritable coup de foudre pour cette ville.
En 1965, Edna part donc pour la Floride, (où elle vit toujours actuellement), elle y trouve un travail dans un petit journal local, "The Miami Beach Daily Sun": son idée étant que le journalisme lui laisserait du temps libre pour se consacrer à l'écriture de son "grand roman"... La réalité est bien différente, les tâches quotidiennes d'un journaliste sont multiples, il s'avère qu'elle n'a même plus le temps de lire, alors... écrire !? Dans ce petit journal de Miami, Edna Buchanan (nom de plume, nom d'épouse ?) couvre tous les évènements locaux, politiques, juridiques, les affaires policières, elle interviewe des célébrités, prend des photos, rédige la chronique sportive et... nécrologique. Elle est aussi chargée du courrier des lecteurs et se voit rédiger de fausses lettres quand la rubrique n'est pas achalandée... Cinq années d'apprentissage et le "Miami Herald", un des plus grands quotidiens de la côte lui ouvre ses portes.
Edna Buchanan se voit alors confiée des reportages en tous genres, puis plus particulièrement les affaires policières auprès de la Cour de Justice. Elle va suggérer à ses supérieurs de faire un grand reportage sur l'ensemble du travail accompli par les services de police, puis dans les prisons et dans... les morgues. Prise au mot, elle se retrouve à suivre les policiers dans leur quotidien, accompagne les patrouilles, à une époque où Miami devient la plaque tournante du trafic de drogue. Pendant toutes ces années, elle va ainsi être aux premières loges pour couvrir 5000 cas de morts violentes, dont 3000 homicides. Un lourd travail récompensé par l'Association des journalistes professionnels qui lui décerne "The Green Eye Shade Award for deadline reporting".
En 1979, le tout premier roman d'Edna Buchanan est publié, un roman de non-fiction, "Carr: five years of rape and murder", livre qui s'inspire de la vie de "Robert Frederick Carr III", un violeur et meurtrier récidiviste, sur lequel la journaliste a accumulé une documentation au fil des années. Le livre est un fiasco, l'auteure va donc attendre quelques années avant de se remettre à l'écriture de romans, d'autant que son travail de reporter est récompensé en 1986 par "The Pulitzer Prize". Récompense suprême pour la meilleure journaliste spécialiste des affaires criminelles de l'année 1986 qui a couvert 200 reportages, cette année-là. Sur l'ensemble de ses années de journalisme, Edna Buchanan reçoit multiples honneurs et prix divers remis par les associations d'éditeurs, de journalistes, de juristes, mais aussi des services de police.
En 1987, le second ouvrage de littérature de non fiction d'Edna Buchanan est publié, "The corpse had a familiar face: covering Miami, America's hottest beat", dans lequel elle reprend les plus intéressants reportages de sa carrière. Le livre devient vite un best-seller et se voit adapté en téléfilm en 1994, puis en feuilleton pour la C.B.S, avec Elisabeth Montgomery dans le rôle de la journaliste, (en France le téléfilm a été adapté sous le titre, "Meurtres en série"). Un second ouvrage suit qui complète le premier, "Never let them see you cry : more from Miami, America's hottest beat".
Edna Buchanan s'accorde alors une année sabbatique pour écrire enfin un vrai roman policier, après quelque effort pour convaincre son éditeur, et en 1990, paraît "Nobody lives forever", nominé pour un "Edgar Award" et adapté en série télévisée quotidienne. Un premier roman policier, largement inspiré de la ville de Miami, cette ville tant aimée par l'auteure et qu'elle connaît si bien, qui va devenir au fil de ses romans suivants, le théâtre de nombre d'affaires meurtrières "imaginées", cette fois-ci (?), et l'écrivain l'emporte alors définitivement sur la journaliste qui cesse son activité pour se consacrer à la littérature policière.
En 1992 est publié son premier roman policier mettant en scène son personnage récurrent « BRITT MONTERO » dans "Contents under pression" (Sous pression), une jeune journaliste au "Miami News", spécialisée dans les faits divers, aux origines cubaines par son père, américaines par sa mère. La jeune femme se voit amenée au cours de ce qui devrait être de banals reportages, à participer de façon concrète à la résolution de meurtres et s'y donne avec acharnement... La série Britt Montero compte sept titres en 2007, en France, seuls cinq d'entre eux ont été traduits, et le dernier publié se trouve être La femme de glace ("The ice maiden" - 2002) aux Éditions Payot.
Entre-temps elle publie un roman policier, sans Britt , "Pulse" en 1998, puis en 2004, donne vie à une nouvelle série: "The cold case squad" en est le premier titre, inspiré par le travail d'une équipe de policiers qui essaient de résoudre de vieilles affaires non résolues. Edna Buchanan a passé beaucoup de temps dans cette unité qui utilise des technologies de pointe et elle se sert de son expérience de journaliste pour en faire un roman policier. Deux titres dans cette série, avec "Shadows" (2005), où elle reprend certains protagonistes déjà rencontrés dans la série Britt Montero, dont « CRAIG BUECH » qui donne son nom à la nouvelle série originale .
La petite fille qui voulait devenir écrivain est aujourd'hui largement publiée à l'étranger, en Angleterre, en France, Allemagne, Italie, et bien d'autres..., elle signe quelques chroniques dans divers magazines, "The Esquire", "Times Magazine", "Cosmopolitan" et d'autres, tous aussi prestigieux. Edna Buchanan demeure entre autre, un membre actif du "Bureau des consultants de l'Institut International de la Recherche Médico-Légale" et poursuit l'écriture de romans policiers... mais plus de parutions en France depuis 2012 !
Jefferson Bass est le pseudonyme du Dr William M. Bass et du journaliste Jon Jefferson, qui écrivent à quatre mains une nouvelle série de thrillers, dont le héros est le « Dr BILL BROCKTON », médecin légiste, fondateur de la fameuse "Ferme des corps".
En fait ce Bill Brockton de fiction est le Dr Bill Bass lui-même, le véritable créateur de la "Body farm", qui a écrit un ouvrage de non-fiction sur le centre "Death' Acre" en collaboration avec le journaliste Jon Jefferson. Ils écrivent maintenant des ouvrages de fiction, s'appuyant sur des cas bien réels, que le Dr Bass a eu à traiter, tout au long de sa vie de médecin légiste et anthropologue. Le premier de la série en français, Rigor mortis, ("Carved in bone") apparaît comme "Une enquête de la Ferme des corps". (La série compte 8 opus en 2013)
Bill Bass
Dr William M. Bass a suivi les cours de l'Université de Virginie et de l'Université du Kentucky où il a obtenu son diplôme de Docteur en Physiologie. Il se spécialise ensuite dans l'Anthropologie, à l'Université de Pennsylvannie, d'où il ressort diplômé en 1961. Sa carrière professionnelle le mène d'abord vers l'Archéologie, ayant en charge de mettre à jour les tombes des citoyens américains inhumés dans le Middle West des États-Unis dans les années 50.
Le Dr Bill Bass travaille ensuite comme médecin légiste-anthropologue, ses travaux sur l'anatomie osseuse et la décomposition du corps humain sont bientôt renommés dans le monde entier. Il collabore ainsi avec les diverses autorités, fédérales ou locales, à l'identification de restes humains. Parallèlement, le Dr Bill Bass enseigne l'Anthropologie à l'Université du Tennessee, à Knoxville où il crée en 1971, le "Forensic Anthropology Facility of the University of Tennessee". L'idée de ce complexe d'Anthropologie légale lui est venue après qu'il ait réalisé, qu'il n'existait aucune installation permettant d'étudier la décomposition du corps humain. Auteur ou co-auteur de presque deux cent publications scientifiques, le Dr Bill Bass, bien que n'enseignant plus, reste un chercheur actif au sein de ce complexe, connu dorénavant sous le terme "Body farm" ou "Ferme des corps".
Jon Jefferson
Jon Jefferson est, quant à lui, journaliste à la retraite, écrivain et réalisateur de films documentaires. Ses écrits ont été publiés dans le "New-York Times", "Newsweek", "U.S.A Today" et "Popular Science", il assure aussi des chroniques pour la "National Public Radio". Jon Jefferson est surtout l'auteur et réalisateur de deux grands films documentaires sur "The body farm", très appréciés par le "National Geographic Institut".
(Sources: jefferson bass / wikipedia.org / wiki / Ferme des corps / )
Dan Brown est né en 1964, à Exeter (New Hampshire) aux États-Unis. Sa mère est musicienne professionnelle, son père est un grand professeur de Mathématiques ainsi que l’auteur de manuels, enseignant à l’Académie Phillips Exeter de 1968 jusqu’à sa retraite en 1997. La famille habite alors sur le campus de l'Académie pendant les premières années d'exercice du père, un environnement social principalement épiscopal: les enfants assistent à l'école du dimanche et passent les étés dans un camp religieux. Le parcours scolaire du jeune Dan commence dans une école publique d'Exeter jusqu'en classe de 3ème et se poursuit à l'école Phillips Exeter.
Après l'obtention de son diplôme en 1982, Dan Brown entre à l'Université Amherst où il est membre de la confrérie "Psi Upsilon" et a l'opportunité de suivre des cours d'écriture dispensé par le romancier Alan Lelchuk. C'est aussi pendant ces années que Dan se consacre pendant ses loisirs au squash et chante dans la chorale de l'université. En 1986, il est diplômé en langues - espagnol et anglais - mais il choisit de s'orienter vers une carrière musicale; il crée des effets avec un synthétiseur et produit une cassette "SynthAnimals", une collection de chansons enfantines, dont il vend quelques centaines de copies. Il crée alors sa propre maison de disques, "Dalliance" qui produit en 1990, un CD "Perspective" destiné aux adultes dont il vend aussi quelques centaines de copies.
En 1991, il part pour Hollywood avec l'idée de travailler comme parolier et pianiste. Pour subvenir en attendant le succès, il enseigne dans les classes préparatoires de Beverly Hills, devient membre de "l'Académie Nationale des paroliers", participe à plusieurs projets, sort en 1993 son CD "Dan Brown" et rencontre, celle qui devient son épouse en 1997, Blythe Newlon, alors directrice de "l'Académie du développement artistique". Celle-ci va jouer un rôle majeur dans la carrière de Dan Brown en l'aidant dans la réalisation de ses différents projets de chanteur et musicien, s'occupant de la promotion, lui faisant rencontrer les gens "utiles", l'accompagnant dans l'écriture, dans la production, etc... Dès 1993, le couple repart s'installer à Exeter où Dan Brown enseigne l'anglais à l'université et donne quelques cours d'espagnol tout en préparant son nouveau CD qu'il sort en 1994, "Angels & Demons"("Anges et démons"), titre prémonitoire d'un roman à venir...
En 1994, après avoir lu un roman de Sidney Sheldon, il se dit qu'il pourrait faire mieux et entreprend l'écriture d'un roman; parallèlement, il écrit en collaboration avec sa femme, "187 Men to avoid: A guide for te Romantically frustrated woman " qui est publié sous le pseudonyme de Danielle Brown, vendu à quelques milliers d'exemplaires. En 1996, Dan Brown choisit définitivement la carrière d'écrivain, cesse son activité d'enseignant pour se consacrer entièrement à son premier roman, Forteresse digitale qui paraît en 1998. Son épouse assure toujours sa promotion, prévoit les interviews, les shows télévisés. Quelques mois plus tard, le couple publie "The bald book", officiellement crédité à son épouse, cependant selon une représentante de l'éditeur, Dan Brown en est le seul auteur.
Les trois premiers romans de Dan Brown rencontrent peu de succès, avec moins de 10 000 exemplaires pour leur première édition, mais avec le quatrième, Da Vinci Code qui paraît en 2003, il atteint la tête de liste des best-seller du "New York Times" dès la première semaine et devient l'un des livres les plus populaires de tous les temps avec 60,5 millions de copies vendues dans le monde entier jusqu’en 2006. Ce succès relance alors la vente des précédents livres de Dan Brown, c'est ainsi qu'en 2004, chacun des quatre romans de Dan Brown se retrouve sur la liste des best-sellers du "New York Times" la même semaine, et en 2005, Dan Brown apparaît sur la liste des 100 personnes les plus influentes de l'année. Le magazine "Forbes", quant à lui, place Dan Brown à la douzième place du classement des 100 célébrités de l’année 2005, et l'une des plus grandes fortunes: rien que les ventes du Da Vinci Code lui auraient rapporté environ 250 millions de dollars. Ses romans sont traduits dans plus de 40 langues, établissant ainsi sa notoriété dans le monde entier.
En octobre 2004, Dan Brown et sa famille font don de 2 millions de dollars à l'Académie Phillips d'Exeter en l'honneur de leur père, pour créer le fonds de recherches « Richard G. Brown » et pour aider « à fournir des ordinateurs et d’autres équipements de pointe pour les étudiants dans le besoin ».
Sandra Lynn Brown (son nom d'épouse) est née en 1948 à Waco au Texas. Aînée de cinq filles, elle grandit à Fort Worth et s'affirme très tôt comme une enfant responsable et mature, préférant lire dans son coin plutôt que de jouer à la poupée. Elle fait de brillantes études d'anglais à l'Université Catholique du Texas, puis elle commence à travailler pour une chaîne de télévision, "KL.TV" à Tyler; plus tard, elle est engagée comme reporter pour "PM Magazine", où elle ne tarde pas à s'imposer, tant par son talent que son professionnalisme. La chaîne n'ayant pas suffisamment d'audience licencie plusieurs collaborateurs dont Sandra. Elle va suivre alors une carrière de mannequinat, évoluant pour des salons commerciaux à Dallas, puis devient présentatrice de la météo pour "WFAM. TV" à Dallas.
Elle épouse alors Michaël Brown, un ancien présentateur vedette de la télévision qui, fort d'avoir reçu un Award du meilleur documentaire pour son film "Dust for Dust", décide de créer sa propre compagnie de production. Le couple revient s'installer à Fort Worth, Sandra continue un temps le mannequinat jusqu'à la naissance de ses deux enfants, Rachel et Ryan. Quand les enfants sont en âge d'être scolarisés, son mari Michaël l'encourage à se lancer dans l'écriture d'un roman et l'année même, en 1981, Sandra Brown publie son premier roman sentimental, "Love's encore" sous le pseudonyme de Rachel Ryan, les prénoms de ses enfants.
S'ensuit alors une succession de romans du même genre qu'elle envoie à divers éditeurs, sous des pseudonymes différents, Laura Jordan (2 titres en 1982), Erin St-Claire (aux Éditions Harlequin, principalement entre 1982 et 1989), Rachel Ryan (5 titres entre 1981 et 1983) et aussi, bien sûr sous son nom propre, Sandra Brown à partir de 1983. Certains des titres parus sous un pseudonyme sont aujourd'hui réédités sous le nom véritable de l'auteure.
Depuis 1981, Sandra Brown a publié environ 80 ouvrages, dont beaucoup ont été réédités plusieurs fois, 56 d'entre eux se sont trouvés sur la liste des Best-Sellers du "New-York Times". Alors que l'auteure s'est cantonnée dans des romans "d'amour et de passion", elle passe à un autre genre qui mêle le suspense à l'intrigue romantique, qu'elle a su si bien exploiter jusque là. Son premier "suspense romantique" est publié en 1988, "Slow heat in Heaven" (Charlotte endormie) suivi en 1989 de "Best kept secrets" (Des secrets bien gardés), mais c'est avec "Mirror image" en 1990, que démarre véritablement sa nouvelle carrière, le livre se trouve en tête des Best-Sellers du "New-York Times", puis en 1992, c'est "French Silk" qui se voit adapté pour la télévision sur "ABC. TV".
Les 23 derniers romans de Sandra Brown se classent désormais dans le genre suspense psychologique ou suspense romantique selon certains titres: une chose est sûre, l'auteure se plaît à créer des atmosphères mystérieuses, des intrigues policières, avec en filigrane une histoire d'amour; le dernier titre attendu pour 2008, aux États-Unis est "Smoke screen". En France, seule une quinzaine de ses romans ont été traduits, les premiers aux Presses de la Cité, les suivants chez Jean-Claude Lattès; le tout dernier titre, Métal Brûlant ("White hot" - 2004) est quant à lui publié aux Éditions L'Archipelen 2008, chez lequel éditeur d'autres romans de Sandra Brown vont suivre.
Fin 2007, Sandra Brown compte à son palmarès 70 millions d'exemplaires de ses livres vendus dans le monde entier, ses ouvrages étant traduits en 33 langues. Désormais installée avec son époux à Arlington, l'auteure trouve toujours le temps pour produire un roman par an, tout en s'occupant de sa famille (qui s'est agrandie de trois petit-fils), ses affaires, la promotion de ses livres, nombre de conférences dans les manifestations littéraires et autres associations caritatives. Elle est membre de "The Author's Guild Mystery Writers of America" et "Literacy Partners", est à l'origine de la création de "The International Thriller Writers", association qui lui remet en 2008, la plus prestigieuse des récompenses, "The Thriller Master Award". En 2007, elle a reçu "The Texas Medal of Arts Award for Literature", elle a aussi été honorée par "The American Business Women 's Association Circle of Success" puis, pour couronner l'ensemble de sa carrière, s'est vue attribuer "The Romance Writers of America's Lifetime Achievement Award". L'écrivain Sandra Brown trouve encore du temps pour lire « les ouvrages d'autres auteurs, dans tous les genres, pourvu que ce soient de bons romans...»
(Sources: Wikipedia / fantastic fiction / Sandra Brown / les romantiques / fresh fiction )
Laurie Breton est née en 1955 dans le Maine. Enfant, elle est insomniaque, ce qui pour beaucoup est considéré comme une malédiction, mais pas pour la jeune Laurie qui en profite pour inventer des histoires dans sa tête. Quand elle se rend compte que les autres enfants ne vivent pas avec "pleins de gens dans leur tête", elle préfère se taire et décide, à l'âge de huit ans, d'écrire ces histoires, avec l'espoir de réaliser le "plus grand roman américain". Une longue période va suivre, difficile, elle écrit, abandonne, s'y remet, laisse à nouveau, jamais un seul de ses livres n'est achevé.
C'est à l'âge de 40 ans, ses deux enfants en partie élevés, que Laurie Breton a une véritable révélation, elle prend conscience qu'elle veut véritablement devenir écrivain. Elle prend alors contact avec un groupe de critiques en ligne, l'un d'eux l'encourage à continuer, lui donne des conseils pour remanier son roman et ce fameux livre qu'elle aura mis 20 ans à écrire est enfin achevé. Elle rattrape alors son retard, le second est écrit en 3 semaines, puis un troisième suit, dans la foulée.
Mais achever l'écriture d'un livre et le vendre pour qu'il soit lu, force est de trouver un éditeur pour le publier, et s'engage alors pour Laurie Breton un autre combat de dix-huit mois, pendant lesquels elle reçoit de nombreuses lettres de refus. C'est sur le web, qu'elle trouve alors un petit éditeur, intéressé par le troisième de ses livres, "Sleeping with the enemy", il lui donne la chance de se voir publiée pour la première fois, mais le résultat n'est pas très convaincant, elle obtient quelques bonnes critiques mais trop peu de ventes, très très peu. Un second petit web-éditeur s'intéresse alors au second de ses ouvrages "Coming home" le publie et... même résultat que pour le premier!!
Il faut attendre le quatrième roman "Final exit",( Fatale destination - 2005), réédité chez Harlequin sous le titre Ne vois-tupas la mort venir? en 2006 pour qu'enfin Laurie Breton, qui s'est adjoint les services d'un agent, obtienne enfin un "vrai" contrat, avec un "vrai" éditeur (Mira), un de ceux qui versent des avances sur recette et mettent véritablement les livres sur les rayons des magasins. Cependant, elle ne renie en aucune façon, les deux petits éditeurs qui lui ont permis d'être lue par quelques critiques et un lot de lecteurs qui lui sont restés fidèles.
En 2007, Laurie Breton a publié son huitième roman, "Point of departure", elle apprécie chaque jour d'avoir enfin réalisé ce rêve de petite fille. Ses livres sont traduits en plusieurs langues, dont le français, l'italien, le suédois... Le dernier traduit en français est paru en 2008, Souviens-toi du passé aux Éditions Harlequin qui ont publié les cinq titres déjà parus aux États-Unis.
Le premier roman "Final exit", le quatrième donc, par ordre d'écriture, s'est trouvé en tête de la liste des "Best-Sellers of U.S.A Today", plusieurs autres se sont trouvés sur la liste des "Romance Best-Sellers of Waldenbooks/ Brentanos" et "Criminal Intent" a été un des prétendants au "Romantic Times Reviewers' Choice Award for the best romantic suspense". Laurie Breton a désormais sa place au sein de l'Association "Romance Writers of America" et celle non moins prestigieuse de "Sisters in Crime".
Depuis 2001, l'auteur a cependant entrepris une série de romans sentimentaux "Jackson Falls", à laquelle elle semble désormais se consacrer puisque la série compte 6 opus en 2014,(inédite en France) et aucun autre roman à suspense depuis "Point of departure" n'a vu le jour.
« On se doit d'ajouter que les Éditions Mira/Harlequin ont réédité en 2007, le tout premier ouvrage de l'auteur, "Black widow" (inédit en français) qui lors de sa première parution en 1999, avait gagné 4 étoiles, distribuées par "The Romantic Times magazine".
C.J. Box (Chuck James) est né en 1967 dans le Wyoming. Déjà au collège, il rêve de devenir écrivain et écrit en cachette. Diplômé de l'Université de Denver, il trouve son premier job de journaliste dans une bourgade du Wyoming: Saratoga, dont les paysages, les habitants, le style de vie lui font éprouver d'emblée une réelle passion. Voilà donc ce journaliste d'un petit journal local qui, ayant écrit ses articles, se consacre à guider les touristes sur la rivière, quand il ne passe pas son temps à pêcher ou à chasser et va à la découverte de la région. C'est là-bas qu'il rencontre un homme, le garde-chasse local, avec qui il va se lier, faire connaissance avec sa famille, découvrir sa "maison", le suivre dans son travail et prendre conscience des attributions réelles d'un garde-chasse, dans cette région sauvage.
Déjà, C.J. Box a eu l'occasion de travailler comme employé dans un ranch; il sait pêcher, chasser, il a parcouru les montagnes de l'Ouest à cheval, sur des skis aussi, et il connaît bien le Wyoming. Avec son épouse Laurie, il a créé la "Rocky Mountain International Corporation", une Société de Marketing qui vante les charmes des Rocheuses et des cinq états américains, traversés par elles: le Colorado, l'Utah, le Montana, l'Idaho et bien sûr le Wyoming, où sa société est basée à Cheyenne, très exactement. C.J. Box, son épouse et ses trois filles habitent tout près de là, il a aussi fait partie du comité organisateur des "Cheyenne Frontier Days Rodeo".
Quand C.J. Box s'attaque à l'écriture de son premier roman, "Open Season", pour créer son héros, il se souvient de ce garde-chasse rencontré des années plus tôt, et « JOE PICKETT » n'a plus qu'à prendre forme et place dans le roman. Celui-ci achevé, l'auteur est sûr de tenir là un bon livre, mais l'agent littéraire qu'il a trouvé ne se montre pas particulièrement à la hauteur et il faut 4 ans à C.J. Box pour enfin voir son roman publié. Un concours de circonstances lui fait croiser le chemin d'une collaboratrice des Éditions Putman, un contrat très rapidement signé, pour trois livres. C.J. Box n'en attendait pas autant et se doit donc de continuer les aventures de Joe Pickett. Fort heureusement, "Open Season", publié en 2001, rencontre un succès phénoménal et remporte toutes les récompenses de l'année: "The Anthony Award", "The Macavity Award", "The Barry Award","The Edgar Award" et même "The Gumshoe Award". En France, le livre publié en 2003 sous le titre Détonations rapprochées aux Éditions du Seuil, reçoit le "Prix Calibre 38". Aux États-Unis, les droits cinématographiques sont achetés par l'acteur Bruce Willis et la Warner Bros.
La série Joe Pickett compte en 2015, seize titres (le dernier étant "Endangered"), dont un recueil de nouvelles " Shots fired: stories from Joe Pickett country". le septième roman de la série "Free Fire" s'est encore trouvé sur la liste des best sellers du "New York Times", le héros de C.J. Box ne semble pas décevoir ses amateurs, un roman paraît en effet chaque année depuis 2001 et l'auteur écrit aussi des nouvelles, dont quelques unes avec son héros fétiche, nouvelles publiées dans "The America's Best Mystery Stories" en 2006. En 2008, un autre nouveau roman policier est publié, "Blue Heaven" (Meurtres en bleu marine) sans Joe cette fois-ci, mais pratiquement écrit en simultané avec "Blood Trail" (Le prédateur). "Blue Heaven" est resté pendant quatre semaines sur la liste des best-sellers du "New York Times", a reçu le "Prix Edgar-Allan Poe" et des options pour son adaptation au cinéma sont prises.
Aujourd'hui, les romans de C.J Box sont traduits dans treize langues; en France, les Éditions du Seuilpublient régulièrement la suite des aventures de Joe Pickett, a raison d'un par an, depuis 2003; les Éditions Calmann-Lévy prennent la suite en 2012.
L'énorme succès que connaît la série Joe Pickett est pour une grande part dû au "héros" lui-même: garde-chasse à Saddlespring, dans le comté de Twelve Sleeps, au Nord-est du Wyoming. Un homme "tranquille", plutôt paisible de nature, pas franchement bon tireur, fonctionnaire consciencieux qui essaie par tous les moyens de faire respecter la loi dans cette région très difficile, où chasseurs, randonneurs, propriétaires, se considèrent tous comme les maîtres. Un boulot plutôt mal payé, mais Joe s'efforce de subvenir aux besoins de sa famille, son épouse Marybeth, ses deux filles et une troisième, adoptée dans un des premiers "épisodes" de ses aventures. L'originalité de ces romans est que chacun d'eux part de faits réels, de faits de société très actuels comme la lutte pour la défense des espèces en voie de disparition, le terrorisme écologique, les conditions de vie difficiles, encore aujourd'hui. Tous les ingrédients de la littérature américaine se retrouvent dans les livres de C.J. Box: la nature, le héros courageux et intègre, seul contre tous, le souci de la liberté de chacun mais aussi de la justice.
Faute de trouver du temps pour écrire des livres plus "sérieux" sur ce sujet qui lui tient à coeur: la nature, l'auteur s'exprime par le biais du roman policier et pose la question essentielle, à savoir, comment peut-on concilier la préservation d'un mode de vie ancestral avec le développement économique moderne, inéluctable, le tourisme se trouvant être l'activité principale passée et à venir de la région, tout en préservant son environnement ?
C.J. Box a aussi une grande passion pour l'histoire de sa région, mais là encore, pas le temps d'écrire sur le sujet. Il prend tout de même le temps de lire, entre deux séances de travail bien distinctes (l'écriture et son agence de Marketing), il s'intéresse à tous les genres littéraires, avec une petite préférence pour le roman policier, ou bien encore le roman noir. La liste de ses auteurs est longue, mais on y trouve Ken Bruen, Raymond Chandler, Thomas Mc Guane, James Lee Burke, John Sandford, George Pelecanos, Herman Melville..., deux noms sortent du rang: l'écossaise Denise Mina et l'américain Kevin Guilfoile.
Ajoutons que C.J. Box s'est vu souvent comparé à James Lee Burke ou encore Tony Hillerman, des comparaisons que bien d'autres auteurs pourraient lui envier...
⚪La série Joe Pickett compte 20 opus en 2020 mais plus de publications en France depuis Poussé à bout, ( "Breaking Point "- 2013)
(Sources: Wikipedia / Éditeurs / fantasticfiction / cjbox )
Edgar Box est un des pseudonymes utilisés par l'écrivain américain Gore Vidal, romancier, grand essayiste, auteur de théâtre et scénariste.
Eugene Luther Gore Vidal est né en 1925 dans l'enceinte de l'Académie Militaire de West Point où son père Eugene Luther Vidal, après avoir été le premier pilote de l'aviation américaine, est instructeur et sera plus tard co-fondateur de trois compagnies aériennes et directeur du Département Commerce aérien dans l'administration Roosevelt. Sa mère, Nina Gore, fille de Thomas P. Gore, sénateur de l'Oklahoma, est une actrice qui fait ses débuts à Broadway en 1928, divorcée de son premier époux puis remariée par deux fois. L'un de ces remariages la fait entrer dans l'entourage de la famille Kennedy, quand elle épouse le beau-père de Jackie Kennedy, ce faisant le jeune Gore côtoie de près les Kennedy, et navigue dans les allées du pouvoir. Milieux politiques qu'il connaît déjà, ayant accompagné son grand-père devenu aveugle, lui faisant la lecture, se forgeant déjà des idées politiques bien précises, dont il ne se départira jamais de toute sa vie. Fervent militant contre l'impérialisme américain depuis toujours, il continue à 80 ans passés à tenir des meetings pour exprimer ses convictions.
Revenons à la jeunesse de Gore Vidal qui fréquente la "Sidwell Friends School" puis "St Albans School", et là les sources biographiques divergent quelque peu: selon certains, il s'engage à 17 ans dans la Marine Militaire, (nousserions en1942 ?) ou bien il sort diplômé de la "Phillips Exeter Academy" en 1949, (il aurait alors 24 ans ?). C'est pendant son séjour dans la Marine qu'il aurait écrit son premier livre, "Williwaw", en partie basé sur ses années passées sur les Iles Aléoutiennes les derniers mois de la Seconde Guerre Mondiale. Le livre est en tout cas publié en 1946, alors que Gore Vidal travaille dans une maison d'édition, et c'est un immense succès.
C'est en 1948, avec la publication de "The city and the pillar" ("Un garçon près de la rivière") que Gore Vidal commence à se faire un nom, mais pas comme il aurait aimé, car le livre provoque un véritable scandale: c'est le tout premier roman américain qui met en scène des personnages jeunes, avouant ouvertement leur homosexualité. L'ire de la Presse conservatrice s'abat sur le jeune auteur, le "New York Times" va jusqu'à bannir les 5 romans suivants de ses chroniques, d'autres critiques suivent cet exemple et chacun des romans parus entre 1949 et 1954, sous le nom de Gore Vidal est un échec commercial.
Pour pallier à cet insuccès et aussi pour gagner sa vie, Gore Vidal publie en 1950, "A star's progress" (ou "Cry shame") sous le pseudonyme de Katherine Everard, (le seul et unique sous ce nom), puis en 1953, "Thieves fall out", un roman policier sous le nom de Cameron Kay, (le seul et unique sous ce nom)...
Entre-temps, en 1952, un certain Edgar Box, alias Gore Vidal, signe un premier roman policier, "Death in the fifth position" (La mort en cinquième position), dans lequel entre en scène un jeune agent de relations publiques, « PETER CUTLER SARGEANT II » qui revient dans "Death before bedtime", en 1953 (La mort en tenue de soirée) puis en 1954, "Death likes it hot" (La mort l'aime chaud, traduit sous le titre Feu d'enfer pour sa parution originale aux Presses de la Cité, en 1955). Dans cette courte série policière, l'homosexualité est encore évoquée, mais sur un ton plus léger, et les trois romans obtiennent un véritable succès, réédités plusieurs fois, ils font l'objet en 1978, d'une réédition dans un seul volume, "The collected mysteries of Edgar Box". Mais Gore Vidal ne tient pas à se cantonner au genre policier, et son nom porte toujours un parfum de scandale qui effraie les éditeurs, il part alors pour Hollywood, écrire des scénarios, après quelques adaptations pour la télévision qui lui valent de signer avec une grande compagnie de production, la "Metro Goldwyn Mayer".
Entre 1956 et 1970, il écrit ou collabore à 7 scénarios dont celui de "Soudain l'été dernier", adapté de la pièce "Suddenly, last summer" de Tennessee Williams sur laquelle il a déjà eu l'occasion de travailler en 1959, il participera à l'aventure de "Ben-Hur",(son nom n'apparaît pourtant pas au générique pour de sombres raisons...) et parallèlement, il écrit encore pour la télévision et s'essaie au théâtre. Sa première pièce "Visit to a small planet" est jouée à Broadway, en 1957 et adaptée à la télévision; son plus gros succès théâtral est sans nul doute, "The best man", en 1960, qui sera adapté pour le cinéma, un film qui obtient le "Prix de la Critique au Festival de Cannes" de 1964. Les pièces suivantes n'obtiennent pas le même succès et Gore Vidal n'est toujours pas considéré, comme il le souhaiterait, comme un grand auteur.
Pourtant il noue des relations dans les milieux littéraires, avec Truman Capote (avec qui il se fâche à mort), Tennessee Williams dont il partage la vie quelque temps; il fréquente Anaïs Nin (platoniquement selon les dires de Vidal, mais il se désavoue dans "ses mémoires", "Palimpsest : a memoir", publié en 1995), il est aussi très proche de Jack Kerouac, pendant un temps et il a eu aussi l'occasion de rencontrer Sartre, Gide dans les années après guerre alors qu'il était de passage en France, des écrivains dont le style et la liberté ont marqué le jeune homme qu'il était alors.
Dans les milieux politiques, Gore Vidal s'est lié avec nombre de personnalités, et en 1960, il fait lui-même campagne dans le camp des Démocrates lors des élections au Congrès, il perd, mais n'en continue pas moins de se faire entendre et prendre des positions courageuses. Dans ses écrits de l'époque, principalement des essais, il réitère encore et encore son aversion pour la politique de son pays, continuellement en guerre, (allant jusqu'à déclarer que les États-Unis n'avaient pas à intervenir dans le conflit de la 2e Guerre Mondiale...). Il mène en son temps un combat courageux contre la guerre du Vietnam, poursuit aujourd'hui avec le conflit en Irak. Des thèmes constamment abordés dans ses essais, (on en compte un peu plus d'une centaine, rien que sur ces sujets), dont "United States : 1952-1992" qui lui vaut en 1993, "The National Book Award".
Gore Vidal doit attendre le milieu des années 60 pour enfin être reconnu comme un grand écrivain, avec des romans historiques, "Julian" en 1964 (sur la vie de l'Empereur Julianus II), "Washington D.C" en 1964, (s'intéresse à une famille politique sous l'ère Roosevelt), et en 1968, "Myra Breckenridge", une comédie satirique sur les transsexuels et autres thèmes de société qui lui sont chers. Dans tous ses écrits, il se plaît à provoquer, fait montre d'une immense culture et surtout fait preuve d'une puissance de travail considérable: on compte 22 romans à son actif, 5 pièces de théâtre, plusieurs scénarios et quelques 200 essais au total.
Pendant une trentaine d'années, Gore Vidal a partagé son temps entre Ravello, en Italie, et Los Angeles, mais en 2003, son compagnon de toujours, Howard Auster, décède, il décide de vendre sa villa "La Rondinaia" et s'installe définitivement à Los Angeles. Mais il sort de sa tanière régulièrement, pour parcourir le pays, y tenir des meetings, assister à des débats télévisés, faire des conférences où il fait, selon ses dires, « plus d'audience que certainscandidats aux élections...»
Longtemps boudé par les critiques et le public français, aujourd'hui, la plupart de ses romans et essais sont traduits: Gore Vidal représente désormais l'une des figures majeures de la Littérature américaine contemporaine et, avec l'humour caustique qui le caractérise, se considère comme « l'un des derniers intellectuels » ...
Pour notre part, nous ne retenons que les trois romans policiers, signés Edgar Box, dans la réédition de l'éditeur Fayard début des années 90, mais cette biographie ne pouvait faire l'impasse sur l'homme qui se cache derrière ce pseudonyme, un grand écrivain, aujourd'hui reconnu, qui pour gagner quelques dollars s'est « fourvoyé»,un jour, dans le roman policier.
(Sources: Wikipedia / fantasticfiction )
Elleon a retenu :
« Les livres que je lisais à l'école étaient idiots, tellement ennuyeux... alors, j'ai décidé de devenir écrivain, pour lire des livres intelligents... » Gore Vidal (lors d'une interview accordée à Catherine Argand pour "Lire.fr" en 1999)
Gore Vidal est décédé en 2012, des suites d'une pneumonie( lexpress. )
Matt Bondurant est né en 1971 à Alexandria en Virginie, où il a vécu et suivi ses études à l’Université James Madison dont il est diplômé et obtient son PhD à l’Université de Floride. À côté de nombreux titres honorifiques, Bondurant est également membre du cercle des écrivains de Sewanee.
Son goût de la lecture lui vient très jeune, grâce à sa mère qui traîne chaque semaine à la bibliothèque où il dévore tous les livres possibles et imaginables avant d’avoir la moindre notion de Littérature. Ses années d’université lui redonnent accès aux œuvres littéraires classiques et toujours à l’université, Matt Bondurant passe son temps à écrire de la poésie, tient un journal intime et aime à citer Byron, dans l’espoir d’attirer l’attention des filles ! Comme pas mal d’ados, il se pense poète et se berce d’illusions à ce sujet pendant quelque temps jusqu’à ce qu’il réalise qu’il réussirait mieux en écrivant en prose.
Matt Bondurant travaille à la radio de "l’Associated Press" à Washington D.C., dans un station de Virginie, en qualité de producteur et annonceur mais à d’autres moments de sa vie, il est barman, garçon de restaurant, intérimaire de bureau, garde du corps, guide au British Museum, professeur d’anglais ou tout simplement, sans emploi. Actuellement il enseigne la Littérature et l’Écriture à "l’Université George Mason" en Virginie. Ardent défenseur de tous les sports, il est aussi un sportif accompli, nageur de compétition et joueur de water-polo à l’université: tous les sports d’eau l’attirent particulièrement, il pratique aussi la course de fond et participe à des triathlon.
C’est au cours de son passage à Londres, où il enseigne Shakespeare et la Littérature anglaise moderne dans une école secondaire que lui est venu l’idée du roman "The Third Translation" et ce, en se promenant dans les couloirs du musée où il aimait à voir et revoir la Pierre de Rosette, nourrissant déjà une passion pour les hiéroglyphes. Au cours de l’automne 1999, le British Museum a organisé une exposition temporaire autour de la Pierre de Rosette, intitulée: « Les codes déchiffrés ». Le seul fragment conservé de la "Stèle de Paser" faisait partie des multiples objets exposés présentant des difficultés au déchiffrage; la plupart de ces objets, comme la Stèle, ne sont pratiquement jamais montrés au public, et sont conservés dans les caves du musée. "The third translation" devient La stèle maudite aux Éditions L'Archipel en France.
Récompensé par de nombreux titres honorifiques, Matt Bondurant est également membre du "Cercle des Écrivains de Sewanee".
En 2008, son roman "The wettest County in the world", fondé sur l'histoire vraie de son grand-père et de ses grands-oncles, remporte un énorme succès. Publié dans quatorze pays dont la France, sous le titre Pour quelques gouttesd'alcool aux Éditions L'Archipel, il est adapté au cinéma américain en 2012 sous le titre "Lawless" et le livre est réédité pour l'occasion chez Archipoche sous le titre Des hommes sans loi.
(Sources: Wikipedia / mattbondurant / fantasticfiction / monde-diplomatique )
Steven Ronald Bochco est né en 1943 à New York d'un père peintre et d'une mère violoniste. Il fréquente la "High School of Music and Art" de Manhattan avant d'étudier le scénario et le Théâtre au "Carnegie Institute of Technology" de Pittsburgh, il obtient un BFA de Théâtre en 1966.
Il commence à travailler pour "Universal Studios" en tant que scénariste sur "L'Homme de fer", "Columbo", "McMillan and Wife" mais aussi sur des série moins populaires comme "Griff", "Delvecchio" et "L'Homme invisible". Il écrit aussi le scénario du téléfilm "The Counterfeit Killer" en 1968 et participe celui de "Silent Runnig" (1972) et de "Double Indemnity" (1973). Il quitte "Universal" en 1978 pour rejoindre "MTM Enterprises" en tant que producteur.
Bochco connaît le succès en 1981 avec la série policière "Hill Street Blues" pour NBC, diffusée de 1981 à 1987, dont il est co-créateur, scénariste et producteur mais suite à l'échec de "Bay City Blues" en 1985, il est contraint de quitter "MTM". En 1986, il crée pour NBC la série "La Loi de Los Angeles" (1986-1994) et en 1987, ABC finance la création de sa société de production qui produit la comédie "Docteur Doogie" (1989-1993) et la comédie musicale policière "Cop Rock". Il renoue enfin avec le succès grâce à "New York Police Blues" (1993) même s'il produit ensuite des séries au succès mitigé: "Murder One", "Total Security", "Brooklyn South" et "City of Angels".
En 2003, paraît un roman policier "Death by Hollywood", traduit en France aux Éditions Flammarion, le seul et unique que Steven Bochco ait publié à ce jour.
En 2005, les téléspectateurs américains découvrent sur le réseau "FX Network", une nouvelle série créée par Steven Bochco en association avec Chris Gerolmo (qui signe également la musique, proposée aux "Emmy Awards" 2006), "Over There" est qualifiée d'ambitieux et courageux projet. Elle met en scène la guerre que mènent les États-Unis en Irak, suit le parcours d'une unité de l'armée américaine et montre parallèlement les réactions des proches et des familles des soldats engagés dans un conflit qui n'est toujours pas à ce jour terminé... La série est accueillie comme une oeuvre politique courageuse, des critiques excellentes et un public fidèle au rendez-vous, d'autant que l'idée des deux créateurs n'est pas de prendre parti pour ou contre cette guerre... Pourtant, faute d'audience suffisante, "Over There" ne connaîtra pas de seconde saison... La série aurait dérangé ?!?!
En France, "Over There" a été diffusée sur Canal+ en 2006... sans faire trop de de vagues, à ma connaissance, ou bien ?...
(un homme très discret...) est né à Glenn Cove dans l'État de New York dont il fréquente l'Université à Binghamton, puis complète ses études au "Empire State College". Journaliste, photographe, il est l'auteur d'une quinzaine de romans depuis 1993, et occupe pendant de nombreuses années, la place de rédacteur en chef chez "Book Creations Inc., maison d'édition spécialisée dans les romans historiques. Aujourd'hui, tout en poursuivant une carrière de photographe et d'écrivain, il a en charge le site web du journal "Times Union" à Albany où il vit avec son épouse, Connie.
Sa dernière oeuvre littéraire "The Masada Scroll" (thriller historique) a été écrite à quatre mains avec Robert Vaughan et publiée en 2007 aux États-Unis, traduite et publiée la même année en France, aux Éditions Litté, sous le titre Le manuscrit de Massada.
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Robert Vaughan
Depuis l'âge de 19 ans, Robert Vaughan a mené deux carrières bien différentes, mais toutes deux lui ont valu nombre de récompenses.
En tant qu'officier de l'Armée de l'Air, pilote d'hélicoptère, il participe à la guerre du Vietnam où il est envoyé pour trois séjours et reçoit plusieurs décorations: "The Distinguished Flying Cross", "The Air Medal" (avec le V de Valeur), "The Bronze Star", "The distinguished Service Medal" et "The Purple Heart". Il participe donc très jeune aux grands événements militaires qui ont marqué le 20ème siècle aux États-Unis et dans le monde. Aujourd'hui, vétéran de l'armée, il est retraité, après avoir poursuivi un temps, comme instructeur au "Centre de formation de l'Aviation" de Fort Eustis en Virginie.
Désormais, il se consacre entièrement à sa carrière d'écrivain, qui débute alors qu'il n'a que 19 ans et la publication de son premier roman en 1970, "Mistress of the Lash". Depuis ce jour, il n'a jamais cessé d'écrire et on compte en 2007, quelques 300 romans écrits sous de nombreux pseudonymes (selon certains 35, pour d'autres 42 ?!), dans tous les genres, sauf Science-Fiction, Fantasy ou Horreur; il compte sans nul doute parmi les auteurs les plus prolifiques des États-Unis.
Depuis 1970, le nom de Robert Vaughan apparaît sur une soixantaine de livres, certains en tant que co-auteur dont le fameux "The Masada Scroll", et des séries comme "American Chronicles", débutées en 1992, qui comptent 9 titres jusqu'en 1996. Il peut publier jusqu'à deux ou trois livres dans une même année, ses ouvrages se sont retrouvés sur la liste des best-sellers du "New York Times" ou bien du "Publishers Weekly" ou encore de "U.S.A Today". En 1974, un de ses premiers romans, "The Valkyrie Mandate" se voit proposé pour le "Prix Pulitzer" et, en 1977, il reçoit "The Porgie Award" pour son livre "The Power and the Pride". En 1994, c'est un roman écrit sous le pseudonyme de K.CMcKenna, "The survival" qui est récompensé par "The Spur Award for the Best Western Novel " et en 1996, Robert Vaughan est accueilli au sein de l'Association "The writers Hall of Fame in America".
Il écrit une série de romans sentimentaux, contemporains ou historiques sous les pseudonymes de "Paula Moore" ou "Paula Fairman" et adapte son livre "Andersonville", publié en 1996, en une série de courts épisodes pour la télévision. Un média dans lequel il intervient assez souvent, en tant qu'invité dans diverses émissions télévisées : "Eyewitness Magazine" sur WAVY-TV à Portsmouth, ou "Tidewater A.M." sur WO5BQ-TV à Hampton, ou bien encore "This week in books" sur TEMPO Cable Television Network mais aussi dans une émission... culinaire sur KHPO TV à Phoenix.
Auteur éclectique, il écrit et produit une pièce de théâtre sur Ernest Hemingway, puis un documentaire qu'il produit lui-même, "Vietnam : The long Journey Home", qui est diffusé à l'été 2006 sur "History Channel" et proposé pour six "Emmy Awards" et un "Peabody".
Avec une expérience de près de quarante années d'écriture, Robert Vaughan passe beaucoup de temps dans les universités ou lycées pour y faire des conférences, il parcourt les États-Unis, organise des séminaires dans le Missouri, puis en Géorgie, en Arizona, dans l'Arkansas et bien d'autres Etats, et il intervient lors de rassemblements ponctuels d'écrivains. Il a eu aussi l'idée d'ouvrir sa maison "On the beach" près de Gulf Shores en Alabama, pour y accueillir des jeunes auteur(e)s, le temps d'un week-end de travail intensif, pendant lequel le "maître", en hôte attentif, entretient les échanges littéraires entre invités, "surveille" le travail d'écriture de ses "élèves", leur prodigue tous les conseils nécessaires pour finaliser leur ouvrage, le faire éditer et... le vendre.
Toutes ses occupations n'empêchent pas Robert Vaughan d'écrire, encore et encore, puisque ces dernières années onpeut trouver deux ou trois livres publiés (et signés de son vrai nom) en l'espace de quelques mois ; en 2007, outre "TheMasada Scroll" écrit avec Paul Block, est paru "The King Hill War"... Mais il semble, après des recherches approfondies (sous le seul nom de Robert Vaughan ou celui de Paul Block) que Le manuscrit de Massada soit le seul et unique ouvrage traduit en français ?!
Lawrence Block est né en 1938 à Buffalo, dans l'État de New-York. Après des études au "College Antioch" de Yellow Springs, dans l'Ohio, il commence à écrire des nouvelles très libertines, voire pornographiques, histoire de gagner un peu d'argent. Il va sans dire qu'il utilise là un premier pseudonyme, Andrew Shaw, et va jusqu'à commettre au début des années cinquante un vrai roman "porno" que l'auteur préfère radier de sa bibliographie, mais qui aujourd'hui, avec sa notoriété acquise dans le monde du roman policier, est devenu un objet de convoitise de la part de certains amateurs dits "éclairés". Le jeune Lawrence exerce pendant un temps le travail de lecteur dans une maison d'édition, une expérience dont il dit avoir appris « ...non pas: comment écrire, mais plutôt: comment ne pas écrire...».
C'est en 1958 que démarre véritablement sa carrière d'écrivain avec la publication d'une nouvelle, "You can't lose", qui lui ouvre les portes des Éditions Scott Meredith, à New-York, pour lesquelles il devient aussi le directeur littéraire. Dès lors, Lawrence Block n'a plus qu'une idée: pouvoir se consacrer entièrement à l'écriture. Une première expérience de romancier lui est offerte, pour écrire la suite des aventures de "Lou Largo" de l'écrivain William Ard, décédé, et dont l'éditeur et quelques autres auteurs ont décidé de poursuivre la série. C'est donc sous le nom de William Ard que paraît ce premier roman policier, "Babe in the woods" en 1960, qui sera le seul travail de "nègre" de sa carrière d'écrivain.
Les quelques soixante dix livres et les cent vingt et quelques nouvelles qui vont paraître les années suivantes, ne sont pas toujours signés de son véritable patronyme, mais sont bien tous et toutes de la main de Lawrence Block. L'année 1961 est pour l'auteur une année prolifique, deux romans policiers paraissent simultanément aux États-Unis, "Death pulls a doublecross" (retitré: "Coward's kiss", selon les éditions) puis "Mona", que les Éditions Gallimard s'empressent de publier dès 1962, en France, dans leur nouvelle collection de la Série Noire, sous le titre L'étouffe- serviette pour le premier et Y'a qu'à se baisser pour le second.
C'est en créant un héros récurrent que l'auteur va enfin connaître la reconnaissance de son statut d'écrivain, passant alors à un tout autre style en faisant intervenir dans "The thief who couldn't sleep", « EVAN MICHAEL TANNER », ancien espion ayant participé à la Guerre de Corée, un type assez haut en couleur, polyglotte de surcroît, et... devenu insomniaque à la suite d'une blessure à la tête, un éclat d'obus ayant endommagé la partie "sommeil" de son cerveau. Entre 1966 et 1970, Lawrence Block écrit sept livres dans la série, faisant évoluer son personnage dans de multiples aventures où il ne manque pas d'exprimer un certain humour, déjà bien... décapant, puis il le fait revivre dans un (ultime ?) livre, en 1998, sous le titre "Tanner on Ice". En France, sur les huit titres de la série "Tanner", les Éditions Gallimard nous font connaître les cinq premiers, et les Éditions du Seuil nous font découvrir le dernier, La longue nuit du sans sommeil en 2001. (Qu'en est-il de "Here comes a hero", 1968 et "Me Tanner, you jane", 1970, qui ne semblent pas avoir été traduits ?). Pendant toutes ces années, l'auteur continue d'écrire des nouvelles, des articles pour diverses revues, des romans noirs, de plus en plus noirs, comme "Deadly Honeymoon" (La lune rouge) édité chez Gallimard et scénarisé aux États-Unis pour devenir un film en 1972.
L'année 1970 voit la naissance d'un nouveau personnage, jeune assistant d'un détective agoraphobe, « CHIP HARRISSON »estchargé d'effectuer les enquêtes à l'extérieur pour son patron Leo Hay. Chip Harrisson, c'est aussi le nom que l'auteur adopte comme pseudonyme, le temps de cette série forte de seulement quatre titres, entre 1970 et 1975, tous remplis de cette verve humoristique dont peut faire preuve Lawrence Block. En France, nous ne connaissons que Meurtres à l'amiable et L'aquarium aux sirènes édités par Gallimard après quelques années (de réflexion ?), en 1984, sous le patronyme de Lawrence Block. La série, aux États-Unis, a fait l'objet de rééditions et d'anthologies reprenant aussi des nouvelles dont Chip Harrison est le héros. L'auteur toujours infatigable, continue d'écrire sous d'autres pseudos, mais ces livres semblent rester inédits en France, sauf un roman peut-être (?) "De tels hommes sont dangereux", écrit sous le nom de Paul Kavanagh, "Such men are dangerous " en 1969, paru chez Gallimard en 1974, sous le véritable nom de l'auteur.
En 1976, les lecteurs américains de Lawrence Block découvre un nouveau personnage, héros d'une nouvelle série de romans plus noirs, qui compte à ce jour seize titres écrits entre 1976 et 2004. Notre homme, « MATTHEW SCUDDER », un ex-policier devenu alcoolique à la suite d'un hold-up qui a mal tourné, s'est installé comme privé (sans licence !) et va, au fil de ces seize séries d'aventures plus macabres les unes que les autres, évoluer, cesser de boire et fréquenter assidûment "Les Alcooliques Anonymes". Les amateurs apprécient les premiers titres, mais il faut attendre la parution de "Eight million ways to die" en 1982, pour voir le succès complet et total, puisque Lawrence Block reçoit le "Shamus Award" du meilleur roman de l'année en 1983, et les droits du livre achetés pour le cinéma; le film sorti en 1986 aux États-Unis, devenu Huit millions de façons de mourir en version française devient le titre officiel du livre qui se voit édité chez Gallimard en 1994 (?).Avec ce personnage, l'auteur se lance dans un genre plus profond, écrivant au fil de ses romans une chronique sociale et humaine, ayant pour cadre sa ville de New-York, où il vit depuis des dizaines d'années (quand il ne parcourt pas le monde avec son épouse Lynne).
Lawrence Block ne s'est toujours pas arrêté à son seul personnage de Matt Scudder, il en invente un nouveau, peut-être par souci de "s'amuser" un peu plus entre deux romans noirs, « BERNARD GRIMES RODENBARR »dit "Bernie", fait son apparition en 1977, dans "Burglars can't be choosers". Bernie est libraire le jour, cambrioleur raté la nuit, genre de type à qui il arrive toutes sortes d'aventures plus rocambolesques les unes que les autres, aventures qu'il partage avec une amie, toiletteuse pour chiens et lesbienne. La série compte à ce jour dix titres écrits entre 1977 et 2004, dont les traductions ne respectent pas forcément l'ordre chronologique de parution initiale, le Éditions Gallimard ayant laissé la place aux Éditions du Seuil, les titres eux-mêmes auraient pour certains, mérité une traduction plus littérale pour rester dans le ton humoristique dont l'auteur a encore une fois fait montre.
En 1998, un nouveau personnage, tout aussi "drôle" que Bernie, fait son entrée dans l'oeuvre de Lawrence Block, personnage déjà maintes fois "utilisé" dans des nouvelles, « JOHN KELLER »,profession: tueur à gages, travailleur indépendant qui ne connaît et ne suit que ses seules règles. Le premier livre "Hit man" reprend une série de nouvelles déjà parues les années passées puis, en 2000 c'est un roman que Lawrence Block nous livre, "Hit list", inédit en français, par contre le troisième de la série "Hit parade", paru en 2006 aux États-Unis, se voit traduit dès 2007 aux Éditions du Seuil, sous le titre Le blues du tueur à gages; un quatrième dans la série, "Hit and run" est d'ores et déjà attendu pour 2008. Dans la liste des autres romans noirs, le livre "My blueberry nights", quant à lui est sorti en 2007...
Cet écrivain qui ne se lasse pas d'écrire (on peut se demander comment il arrive à mener plusieurs romans en simultané) se voit récompensé, en 1992 par un "Edgar Award for the best novel" pour un titre de la série Matt Scudder, "A dance at the slaughterhouse" paru en 1991, traduit en français sous le titre Une danse aux abattoirs, chez Gallimard en 1993, puis un nouveau "Shamus Award for the best novel" en 1994, pour "The devil knows you're dead", toujours dans la série des Matt Scudder, traduit en français sous le titre Le diable t'attend. Plusieurs fois nominé, plusieurs fois récompensé tant dans son pays qu'à l'étranger, il ne compte plus les titres de citoyen d'honneur de telle ou telle ville, invité d' honneur de divers festivals de "Mystery" dans le monde entier. En France, il a été proclamé "Grand Maître du Roman Noir", a reçu "Le Trophée 813" par deux fois, et s'est vu remettre "La Dague de diamant" de la "Fondation Cartier" octroyée au meilleur écrivain de roman policier, jamais encore attribuée à un auteur américain auparavant.
Il yaurait encore beaucoup à dire sur Lawrence Block... La lecture des romans que nous vous faisons découvrir ci-après, ne peut que vous aider à découvrir cet homme, cet écrivain aux multiples facettes. À lire absolument, entre autres, Lendemains de terreur.
(Sources: Wikipedia / fantasticfiction / thrillingdetective / mostlyfiction )
Peter Blauner est né en 1959 à New-York (USA), où il passe son enfance. Très jeune, il commence à écrire, s'inspirant de petites scènes de la rue et l'un de ses professeurs, Charles Stone, l'encourage vivement. Il apprend alors à travailler l'écriture, comme on travaille son piano, pendant que les autres enfants font du sport ou de la musique, il écrit...Tous les jours, son travail scolaire achevé, il écrit... Il lit beaucoup aussi, tout naturellement, se plongeant avec intérêt dans les romans de Philip Roth, puis ceux de Raymond Chandler. Il regarde des films aussi, écoute de la musique, tout ce qui peut l'aider à forger le futur écrivain qui est en lui depuis toujours. Dans le cinéma, il découvre, début des années soixante-dix, Scorcese, Altman et tous les grands réalisateurs européens, s'improvisant vendeur de glaces pour pouvoir aller au cinéma ou assister à des concerts, gratuitement.
Vient le temps des études universitaires, inscrit à Wesleyan, dans le Connecticut, il emporte dans ses bagages tout ce qu'il accumulé de connaissances, d'influences et Peter Blauner a alors l'occasion de concrétiser ses rêves d'écrivain en publiant une nouvelle, pour laquelle il remporte "The Paul Hogan Prize" de la meilleure nouvelle de fiction écrite par un étudiant. C'est alors qu'il prend conscience que l'inspiration nécessaire à l'écriture d'un roman ne peut venir de son imagination seule, et, il décide de devenir journaliste, profession qui devrait lui permettre de rencontrer des gens, de découvrir des "mondes", tout en gagnant sa vie, suivant en cela l'exemple de quelques grands auteurs, Hemingway, Graham Greene et d'autres qui ont commencé ainsi...
Peter Blauner a la chance de commencer comme assistant de Pete Hamill, avec qui il va apprendre comment et pourquoi écrire, développer son sens de l'observation, regarder, étudier les gens, quelqu'ils soient, avec respect et discrétion. Il gravit les échelons, étend son champ d'activités et devient reporter pour le "Newark Star-Ledger" dans le New-Jersey, puis le "Norwich Bulletin" dans le Connecticut. Son apprentissage terminé, il rentre à New-york, début des années quatre-vingt, il travaille pour le "New-York Magazine" où il est chargé de couvrir les affaires criminelles, politiques et tous les faits divers...L'occasion pour ce jeune écrivain en devenir de réaliser un reportage sur le roi de la mafia russe, le milieu des skinhead et un nouveau groupe de Rap, autant de sujets les plus divers.
Pourtant, Peter Blauner est toujours en quête de ce qui donnerait matière à un premier roman. C'est en fréquentant pour des raisons professionnelles les bureaux du "New-York Département of Probation" qu'il rencontre toutes sortes de personnes, des travailleurs sociaux aux petits et grands délinquants, des dealers aux simples kleptomanes, des criminels aux policiers. Un "microcosme social" dans lequel il va enfin trouver l'inspiration nécessaire à l'écriture de son premier roman, "Slow motion riot", qui se voit publié en 1991, d'abord en Grande-Bretagne, où il semble que l'éditeur ait compris le commentaire social derrière l'intrigue, mais aux États-Unis, les lecteurs, les libraires plébiscitent très rapidement le livre et il remporte en 1992, "The Edgar Award" du meilleur roman décerné par "L'Association Mystery Writers of America" et se voit classé parmi les meilleurs romans internationaux de l'année par "The Times Litterary Supplement".
En Français, c'est sous le titre L'irréductible que les Éditions Flammarion, font paraître dès 1992, ce premier roman de Peter Blauner, quant aux cinq romans qui suivent, il semble que l'auteur, soit par souci commercial ou autre raison (ignorée!), manque de fidélité à ses éditeurs français, ses six romans étant parus dans six maisons d'éditions différentes, fait assez rare pour un écrivain qui se voit encensé par ses pairs et non des moindres, tels Stephen King, Scott Turow, James Patterson, Michaël Connelly; James Patterson allant jusqu'à dire que "the intruder", (L'intrus), le troisième roman de Peter Blauner, était "le meilleur roman policier que j'ai lu depuis des années".
Un compliment qui devrait aller droit au coeur de l'auteur, qui pourtant se défend bien d'écrire des romans policiers, mais plutôt des romans "sociaux", il continue d'ailleurs à travailler longuement ses livres (au rythme d'un tous les deux ou trois ans, depuis 1991), osant se glisser dans tous les milieux où se déroulent ses intrigues, y rencontrant toutes sortes de gens, pour enfin décrire "l'homme", sous tous ses aspects, les bons comme les mauvais, il en fait de même avec "sa ville", New-York, qu'il peut décrire dans toute sa beauté, comme dans sa médiocrité.
Absent des étals des librairies pendant pendant plus de vingt ans, sa profession de producteur de séries TV comme "New York- Unité spéciale" occupe une large partie de son temps, il fait son grand retour littéraire en 2023, avec "Picture in the sand" sur lequel il travaille depuis vingt ans, traduit en 2024 aux Éditions HarperCollins/France sous le titre Adieu mes frères.
(Sources: Wikipedia / peter blauner / book series in order / fantastic fiction )
Ethan Black est le pseudonyme utilisé par Bob Reiss, journaliste et écrivain New Yorkais, pour signer une série deromans policiers mettant en scène le personnage de Conrad Voort. Un pseudonyme utilisé partout dans le monde où sesromans sont diffusés, sauf en Allemagne, où son nom de plume est Scott Canterbury, un nom aux consonances plus anglo-saxonnes, sans doute, encore une fois, les dures lois de l'édition...
Bob Reiss est né en 1951 à New York City (États-Unis) où il grandit et suit ses études à la Nothwestern University d'où il ressort avec un diplôme de journaliste, et poursuit avec la préparation d'un "Master of Fine Arts" (MFA) à l'Université de l'Oregon. Dès l'âge de 13 ans, le jeune Bob affirme son ambition de devenir écrivain et son tout premier roman de cette époque s'intitule "It stank" (les anglophiles apprécieront...). Pendant les treize années qui suivent, il s'amuse à tapisser les murs de sa chambre avec les lettres de rejet des maisons d'édition ou des magazines.
Bob Reiss commence sa carrière de journaliste au "Chicago Tribune" puis comme correspondant pour "Outside magazine". Il travaille pour divers magazines,"The Washington Post Magazine", "Smithsonian", "Rolling Stone", "Glamour", "Parade", "Mirabella" et autres journaux nationaux. Son premier roman "Summer fires" est publié en 1980, sous son véritable nom, chez "Simon and Schuster", une des plus grandes maisons d'édition et le livre est accueilli très favorablement, jugé comme "fracassant" par le "New York Times". "Le sujet de ce premier roman est la découverte d'un gisement de pétrole dans les sous-sols des quartiers nord du Bronx, qui laisse entrevoir les centres d'intérêt de Bob Reiss. Sous ce nom, huit romans policiers sont publiés entre 1980 et 2006, l'auteur met actuellement la dernière touche au 9ème de ses romans "Black Monday", dont la "Paramount Pictures" a déjà acheté les droits cinématographiques. Tous ces livres signés Bob Reiss restent inédits en français, (à ma connaissance ?), alors que "The last spy" (1992) et "The side effect" (2006) ont été des best-sellers sur la liste du "Whashington Post".
À ces romans policiers, il faut ajouter des livres de "non-fiction", écrits pendant ou après les multiples voyages que Bob Reiss entreprend depuis des années, qui lui donnent matière à écrire, pour exemple "The road to Extrema" paru en 1992, qui est une longue étude sur la destruction des forêts au Brésil ou bien "The coming storm" (2001) qui est centré sur le réchauffement de la planète... Au cours de tous ses voyages, Hong-Kong, Somalie, Afrique du Sud, Antarctique et d'autres... le journaliste ne manque pas d'accumuler une documentation qui sert alors de toile de fond à ses romans policiers, thrillers politiques, etc... Pratiquement tous les ouvrages écrits par Bob Reiss ont été ou sont en passe d'être adaptés au cinéma (la compagne de Bob Reiss est la productrice de T.V. Wendy Roth), il a aussi écrit un scénario pour la Warner Bros et fait une adaptation pour NBC.
C'est en 1999 que le nom d'Ethan Black apparaît sur une couverture de roman policier, qui met en scène un bien curieux policier New Yorkais, « CONRAD VOORT », dans "The broken heart Club", un premier opus qui rencontre un succès fulgurant et se voit édité dans le monde entier, suivi de cinq autres titres jusqu'en 2004, avec "At hell's gate". Conrad Voort est policier au NYPD, mais avec cette particularité qu'il descend d'une grande famille hollandaise, fondatrice de la ville de New York, dont certains membres ont été eux-mêmes officiers de police. Ayant hérité d'une jolie fortune et d'un hôtel particulier dans le coeur de Manhattan, il aurait pu en jouir le restant de ses jours sans travailler, mais depuis son enfance il s'est exercé à cette fonction de policier et a acquis un certain code de l'honneur (qui lui dicte que chaque jour, il doit être prêt à se sacrifier !...) et il doit surtout s'accommoder de certains collègues ou supérieurs qui ne sont pas vraiment des amis...
En France, les Presses de la Cité publient en 2004, le 3ème roman de la série "All the dead were strangers" (2001) sous le titre: Cinq hommes à abattre, puis en 2006, À la vie, à la mort ("Dead for life" - 2003).
Mais qu'en est-il desdeux premiers publiés en 1999 et 2000 qui ont pourtant rencontré ce succès phénoménal, et du dernier paru en 2004 ? Que devient Conrad Voort ?
Bob Reiss, alias Ethan Black continue à parcourir le monde et fait des conférences sur les dangers qui guettent la planète, mais aussi sur l'art de l'écriture, principalement celle de romans de fiction. En tant que "Writer in Residence" à l'Université de Caroline du Nord à Wilmington, où il a été nommé par trois fois, il dirige un programme d'études pour des écrivains "en herbe", les guide dans l'élaboration de leurs écrits et les fait bénéficier de ses conseils et ne cesse lui-même... d'écrire.
(Sources: Wikipedia / bookseriesinorder / fantasticfiction )
Sallie Bissell est née à Nashville, Tennessee. Elle y passe son enfance, fréquente les écoles de sa ville natale et passe ses vacances dans les montagnes, à l'ouest de la Caroline du Nord, les Appalaches. De ses montagnes, elle garde à jamais un souvenir inoubliable qu'elle ne manquera pas de faire partager dans ses romans futurs... Après les études secondaires, elle entre au "College Peabody" de l'Université de Nashville et en ressort diplômée quelques années plus tard.
Elle commence une carrière professionnelle dans la publicité, participe à diverses grandes campagnes et se voit confié des spots publicitaires pour l'émission radiophonique la plus populaire de Nashville: "Le Grand Ole Opry". Mais une autre carrière s'ouvre à elle, la plus belle, celle de maman et, elle abandonne le monde de la publicité, le temps de faire trois enfants et de les élever.
Sallie Bissell reprend alors son "clavier" pour servir de "nègre" au service d'une série très populaire auprès des adolescents, "The Saddle Club" de Bonnie Bryant. Après sept épisodes, elle décide de se lancer dans l'écriture pour son propre compte. Il lui faut quatre ans pour venir à bout de son premier roman, "In the forest of harm" qui est publié en 2001, le second, "A darker Justice" suit de près en 2002. Les deux romans sont aussitôt acclamés par les critiques: des journaux tels que "Kirkus Review" ou "Publisher's weekly", "People Magazine" parlent du premier livre de Sallie Bissell comme d'une "explosion" dans le monde du thriller, alors que le "Los Angeles Times" place le second parmi les dix meilleurs romans à suspense de l'année 2002.
Installée à Ashville en Caroline du Nord, elle passe beaucoup de temps (quand elle n'écrit pas ...) dans le "Parc National de Nantahal" où elle aime randonner avec son boxer, Chessie. Quand elle ne marche pas, elle s'adonne à sa passion du tennis et de l'équitation (pas autant qu'elle le voudrait), la voile et ... la peinture. Profession: écrivain à plein temps, Sallie Bissell se met au travail à 7 h et s'arrête vers 15 h, six jours sur sept.
D'ailleurs, en 2006, elle a déjà écrit les deux romans suivants de ce qu'on peut appeler la série des « MARY CROW », "Call the devil by his oldest name" paru en 2004, puis "Legacy of masks", en 2005 aux États-Unis. Ce personnage de jeune Indienne Cherokee, avec qui nous avons fait connaissance en France dans La forêt offensée aux Éditions Du Rocheren 2005, exerce la profession de Procureur adjoint à Atlanta, et va se trouver mêlée à des enquêtes où le suspense, la terreur, la peur, l'horreur mais aussi l'amitié et la loyauté font dorénavant partie des intrigues de Sallie Bissell. Sans oublier l'autre "héroïne" de ses romans, les Appalaches qui lui servent de lieu d'action et... de prétexte pour se replonger dans les souvenirs et les paysages de son enfance.
Confirmée comme l'une des "grandes dames du thriller", voire..."de la terreur" par certains médias outre-Atlantique, les lecteurs français attendent avec beaucoup d'impatience la suite des aventures de Mary Crow, qui s'arrêtent en 2005 avec le 4ème opus "Legacy of masks". Sallie Bissell renoue pourtant avec son héroïne en 2013 avec le titre "Music of ghosts", la série comptant 7 opus en 2015; les éditeurs français, par contre, ne semblent plus s'y intéresser.