(1908 - 1973)
Biographie
John Creasey est né en 1908 à Southfields (Surrey), dans une famille très modeste, septième d'une fratrie de neuf enfants. Son enfance est marquée par la poliomyélite, maladie qu'il parvient à surmonter. Il entre dans la vie active à l'âge de 14 ans et, selon un décompte fait par ses soins, aurait exercé 25 métiers différents jusqu'à l'âge de 21 ans et selon ses dires, il aurait commencé à envoyer des nouvelles à divers éditeurs dès l'âge de dix ans, jusqu'à ce que la 744e, alors qu'il était âgé de dix-sept ans, soit acceptée et payée trois guinées (une livre et un shilling).
Après ce premier « succès », il juge venu le temps de s'essayer au roman et en écrit une dizaine avant que ne soit accepté le premier d'entre eux, intitulé "Seven Time Seven", publié en 1932. Il publie une cinquantaine d'autres romans dans les quatre années qui suivent et, en 1936, démissionne de son dernier emploi salarié en disant avoir « décidé de gagner sa vie en écrivant », le succès public du « BARON » (sous le pseudonyme de Anthony Morton) lui donne raison (qui sera adaptée à la TV), quant à la série « ROGER WEST », signée John Creasey, elle est adaptée pour la BBC entre 1967 et 1971.
Son œuvre complète totaliserait près de 600 livres (562 plus exactement selon certains sites, auxquels il faut ajouter des pièces radiophoniques, des nouvelles, des livres pour enfants ), écrits durant une quarantaine d'années, sous 28 pseudonymes différents (en plus de son vrai nom) et traduits en vingt-sept langues.
En France, le plus célèbre de ses pseudonymes est assurément Anthony Morton, nom sous lequel, à partir de 1937, il publie les 47 romans de la série « Le Baron », série dont 25 titres seulement ont été traduits en français.
L'œuvre de John Creasey embrasse un grand nombre de genres littéraires: policier, aventures, espionnage, western (sous les noms de Jeremy York, Michael Halliday, J.J. Marric, Gordon Ashe, Kyle Hunt, Norman Deane, Peter Manton, Richard Martin, Robert Caine Frazer pour les romans policiers et espionnage; Tex Riley, William K. Reilly, K. Ranger pour les westerns; Margaret Raner, Elise Fecamps, Henry St John Cooper pour la littérature romanesque et littérature pour enfants, des ouvrages sur le sport (Patrick Gill, James Marsden)…
Ses éditeurs, effrayés par l'énergie productrice de leur écrivain (une moyenne d'une vingtaine de romans par an) lui imposent donc de répartir sa production littéraire sous ces divers pseudonymes, ne pouvant guère envisager de publier, sous le même nom d'auteur, autant de livres se rattachant à des genres très différents.
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MICHAEL HALLIDAY
Michael Halliday est le tout premier pseudonyme que John Creasey utilise à partir de 1937, à la demande de l'éditeur qui publie les premiers "The Baron", romans qui remportent un énorme succès. Sous ce pseudonyme, l'auteur continue à écrire un certain nombre de romans "hors série", une quarantaine entre 1937 et 1964, sur lesquels il avoue beaucoup s'amuser.
Puis, ces deux fils (alors 11 et 12 ans) lui inspirent un premier roman censé commencer une série: il crée "Fane brothers", une agence de détectives dans laquelle travaillerait les deux frères devenus adultes. Une nouvelle expérience qui ne satisfait pas Creasey / Halliday et la série commencée en 1951 est abandonnée dès 1953. Sous ce pseudonyme, il revient en 1965 avec un nouveau personnage récurrent, le « DR EMMANUEL CELLINI », médecin psychiatre (11 livres entre 1965 et 1976, là encore les deux derniers publiés à titre posthume).
Les romans de John Creasey connaissent un énorme succès aux États-Unis où les titres sont souvent modifiés, américanisés; les romans signés Michael Halliday quant à eux vont être signés d'un autre pseudonyme outre-atlantique: celui de Jeremy York, car à la même époque un certain Brett Halliday perce dans le monde du polar américain. Mais, l'auteur prolifique qui écrit deux "Halliday" par an ( en plus de tous les autres) se voit obligé de prendre un pseudonyme en plus, car pour les éditeurs américains, il ne saurait être question de publier deux romans signés du même nom dans une seule année: c'est ainsi que Kyle Hunt entre en scène aux U.S.A.
Tous ces romans vont paraître en langue française, parfois signés du véritable nom de l'auteur, et d'autres du nom de Michael Halliday, (ceux-là même dont nous vous proposons les résumés).
( Sources: Wikipedia / fantastic fiction / )
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ANTHONY MORTON
Avec « JOHN MANNERING », dit LE BARON, il crée un personnage nouveau dans la littérature policière, celui de l'honnête commerçant qui est par ailleurs un redoutable gentleman-cambrioleur. En tant que joaillier, il attire les coups des gangsters; en sa qualité de Baron, ceux de la police, son art consistant à opposer ses divers adversaires pour qu'ils se neutralisent. La série compte au total 47 opus, s'étalant de 1937 ("Meet the Baron") à 1979 avec "Love for the Baron"; les Éditions Ditis en publient un grand nombre dès le milieu des années 50, les autres restent inédits en français. À noter qu'aux U.S.A, le personnage est rebaptisé "The blue mask".
Une série TV, diffusée en 1965-66 en Angleterre, s'est inspirée « assez librement » du personnage du Baron sous le titre "Alias, le Baron", que les téléspectateurs français peuvent suivre à partir d'octobre 1967.
( Sources: Le Baron de Anthony Morton par Frank Van Cant )
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JEREMY YORK
Entre 1941 et 1960, Jeremy York signe une quinzaine de romans policiers "hors série": il crée en 1945 le superintendant « FOLLY », nouvel héros récurrent qu'il abandonne cependant dès le quatrième opus en 1947; "Le Baron" et "L'inspecteur West", les autres héros de série remportent alors un énorme succès, les éditeurs invitent leur "père", John Creasey / Anthony Morton, à s'y consacrer en priorité, ce qui n'empêche nullement l'auteur d'écrire parallèlement d'autres romans sous d'autres pseudonymes (pendant cette seule année 1947, on compte une dizaine de livres publiés) et de créer de nouveaux héros de série.
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J.J. MARRIC
J.J. Marric, (J. pour John Creasey, J. pour Jean, son épouse, Mar. pour Martin, un de ses fils et ric, pour son autre fils Richard).
Sous ce pseudonyme, il crée le personnage de « GIDEON » (prénom George), chef de la police criminelle à Scotland Yard, « bien bâti, travailleur, téméraire quand il le faut, appliqué. Un personnage sur qui l'on peut compter sans crainte, qui apporte quelque chose de neuf dans le roman policier » (Éd. Presses de la Cité).
Gideon donne son nom à une série qui compte 21 ou 22 titres (selon les sites, peut-être une réédition sous un autre titre ?) publiés entre 1955 et 1976 (dont les deux ou trois derniers à titre posthume), accueillis avec succès par le public et la presse, ils ont été traduits en plusieurs langues, dont le français.
Adaptée à la télévision britannique sous le titre de "Gideon's way", la série est sans doute la plus populaire de son époque; le tout premier titre "Gideon's day", paru en 1955, a été quant à lui adapté au cinéma par John Ford en 1958.
En 1962, le 7e titre "Gideon's fire" est récompensé par un "Edgar Award du meilleur roman", remis par l'Association des "Mystery Writers of America".
Lauréat en 1962, d'un "Edgar Award" du meilleur roman policier avec "Gideon's fire" sous le pseudonyme de J.J. Marric, John Creasey reçoit en 1969, "The Grand Master Award" remis par "The Crime Writers' Association" (créée en 1963) dont il est d'ailleurs l'un des fondateurs et en assure la présidence entre 1966-1967.
De 1956 à 1965, John Creasey est également éditeur du "John Creasey Mystery Magazine", qui publie des nouvelles de divers auteurs policiers; il crée en outre dès 1957, sa propre maison d'édition, "Jay Books", qui réédite notamment une centaine de ses propres romans.
Parallèlement à ses travaux d'écriture, John Creasey s'intéresse également à la politique, (depuis l'âge de 12 ans, assure-t-il), ce qui le conduit à être candidat à cinq reprises à la Chambre des Communes britannique, la première fois en 1950, sous les couleurs du Parti libéral, qu'il aide à s'installer dans la petite ville de Bournemouth dès 1946, son talent d'orateur et la publicité faite autour de son nom lui servent alors dans ses projets politiques; battu une première fois lors de ces élections de 1950, il se présente encore quatre fois comme candidat indépendant mais n'est jamais élu.
John Creasey passe les dernières années de sa vie alternativement aux U.S.A, à Tucson (Arizona) et en Angleterre près de Salisbury. Après son décès, sa famille confie les droits de copyright à "Owatonna Media".
( Sources: Wikipedia / embden11 / fantastic fiction )
Elleon
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John Creasey décède en 1973
des suites d'une attaque cardiaque
près de Salisbury (Angleterre)
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