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20 novembre 2007

Contes cruels, Toulouse

de G.M. Bon

 

Contes cruels, Toulouse de G.M. Bon
(2004)

Mal à l'aise sur son siège, l'inspecteur s'attendait à un refus, mais son chef céda : - d'accord pour Toulouse, si cela vous inspire pour votre enquête parisienne, mais pas de vagues.

 

C'était du Gracq tout craché. Il aimait les flics durs et il aimait les flics qui lui ramenaient du gibier. En fin de compte, pensa Cavalier, lie des hommes sans affinité ou sympathie particulières par des fils secrets qui vont bien au-delà de la solidarité des corps. Car ces hommes-là ne sont plus des policiers, mais des "chasseurs."

 

Peinant sur une affaire de tueur en série, Cavalier "bon enquêteur, intuitif et opiniâtre, mais trop brouillon et intellectuel – sous-entendu de gauche – pour espérer une promotion", descend à Toulouse où une affaire similaire a été bouclée. Cavalier pense arriver à en tirer quelques éléments pour y voir plus clair… Mais à Toulouse, entre les confessions / rétractations des prostituées, la mayonnaise montée par la presse et quelques morts inexpliquées, on y voit guère plus clair…

 

Éditions L'Écailler du Sud

 

__________

 

🗨 « un second roman aussi bon que le premier... Toulouse y est peut-être un peu trop présente, mais qu'importe... Usant de la fiction pour explorer les affaires qui ont défrayé la chronique, l'auteur nous embarque dans les sombres recoins des derniers maous toulousains, c'est clair, net et précis... » 

 

- entre2noirs -

 

__________

 

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20 novembre 2007

Trois nuits au Colibri

de Daniel Boivin

 

 

Trois nuits au Colibri de Daniel Boivin
(2004)

À quelques jours de Noël, Simon, journaliste à La Presse, est envoyé par son chef de pupitre dans un coin perdu pour suivre les développements d’une enquête policière sur un double meurtre.

 

Il est accompagné d’une toute jeune photographe, très menue et au look d’enfer, qui est loin de le laisser indifférent. Il voudrait bien la séduire, mais la quarantaine lui pèse. Il ne se trouve plus beaucoup de charmes et il y a longtemps qu’il a perdu la plupart de ses illusions.

 

D’ailleurs, à quoi bon ? Il est clair qu’elle se fiche de lui, de sa tête de perdant et de son regard défraîchi.



Au moins, il reste la bière et la jolie serveuse du bar attenant au motel Colibri. Elle a son charme, celle-là aussi, et elle le toise d’un œil nettement moins indifférent. On ne sait jamais. Simon est peut-être son genre. Et qu’y a-t-il de mieux à faire pour lui, au fond, que de draguer confortablement, sans vraiment se fatiguer, en attendant de trouver l’inspiration pour fournir l’article qui fera peut-être la une ?



Mais, quand on y songe, passer cette période de l’année dans un pareil bled pour faire plaisir à son chef de pupitre, il y a tout de même des limites. Il l’aura son papier. Mais quand ? Et comment ? Bof…



Au moins, s’il n’y avait pas cette petite, avec son attirail de photographe, qui a l’air de se prendre déjà pour une pro… Ça épuise, tout ça…

 

Éditions JCL

20 novembre 2007

À cause du train

de Daniel Boivin

 

 

À cause du train de Daniel Boivin
(2000)

Profession: journaliste.

 

Récemment établi à Saint-Fabien, François travaille pour le journal local. À la fois éditorialiste, reporter et photographe, le jeune homme fraîchement sorti de l'université sera rapidement confronté à la dure réalité. Rêvant de célébrité, il découvrira plutôt la médiocrité.



Les gens qu'il côtoie dans le cadre de son travail semblent tout simplement ne pas le voir. Exigeant sans cesse de lui qu'il se fonde à leurs demandes, ils ne se soucient guère que François puisse avoir des opinions, des émotions, une vie propre.



Vide existentiel.

 

Lorsqu'il rencontre Caroline, jeune pharmacienne elle aussi nouvellement installée à Saint-Fabien, son univers émotif bascule. Distorsion de la réalité et mensonge deviennent les matériaux avec lesquels François bâtit une relation qui sera condamnée à en rester à ses premiers balbutiements.



Le jeune journaliste, malgré quelques sursauts de lucidité, demeurera enveloppé dans un univers qu'il a fabriqué de toutes pièces et qui l'isole de son environnement réel.

 

Éditions JCL

 

 

__________

 

« Ce premier roman de Daniel Boivin présente François, jeune journaliste de campagne, idéaliste et tourmenté. Le lecteur le suivra dans son apprentissage professionnel et sentimental. »

 

__________

20 novembre 2007

Mort à Hollywood

de Steven Bochco

 

Mort à Hollywood de Steven Bochco
(2004)

La journée commence on ne peut plus mal pour Bobby Newman, scénariste en panne d'inspiration qui apprend coup sur coup que sa femme le trompe et que son agent le lâche.

 

Quelques heures plus tard, un événement aussi inattendu qu'extravagant va pourtant bouleverser sa vie à jamais.

 

Témoin accidentel d'une scène torride entre une starlette et un acteur en vue qui s'achève par le meurtre d'un des deux amants, Bobby Newman comprend vite tout le profit qu'il peut en tirer. Plutôt que d'appeler la police il décide en effet d'écrire le scénario idéal, un polar plus vrai que nature dont il est le seul à pouvoir confondre le coupable.

 

Prêt à tout pour conserver son secret, il s'incruste alors dans l'enquête du détective Dennis Farentino, l'envoyant sur de fausses pistes, allant jusqu'à se débarrasser de quiconque s'opposerait à ses plans. De simple témoin, il devient acteur d'un drame dont il croit tirer toutes les ficelles.

 

À moins qu'il ne finisse par trouver plus fort que lui dans l'art de travestir la réalité...

 

Éditions Flammarion

18 novembre 2007

Vol et volupté

de Lawrence Block

 

Vol et volupté de Lawrence Block
(1981)

"Le Heifetz du rossignol", c'est ainsi que la presse m'appelle, moi, Bernie Rhodenbarr, cambrioleur par goût et nécessité. 

 

Mais cette fois, il fallait "oublier" quelques visons bleus et une collection de monnaies splendides. Tout ça pour voler un seul objet, un livre, vieux, en triste état, et mauvais par-dessus le marché. Signé Kipling, paraît-il. 

 

Mais il était unique et pas mal de gens le voulaient. Je ne me doutais pas que pour une fois Bernie se ferait berner comme un bleu.

 

Éditions Gallilmard

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18 novembre 2007

Sacrés lascars !

de Lawrence Block

 

Sacrés lascars ! de Lawrence Block
(1970)

Pourquoi Platt voulait-il absolument se faire passer pour banquier ? Un gangster pouvait-il posséder des banques ? 

 

Eddie appela le colonel et le colonel convoqua les autres. Ils étaient six. Ils formaient une bonne équipe qui s'était donné pour tâche d'éliminer une certaine espèce d'ordures, des types qui s'étaient enrichis aux dépens des honnêtes gens... 

 

Des salopards dont la disparition allait les enrichir à leur tour...

 

Éditions Gallimard

18 novembre 2007

Le tueur du dessus

de Lawrence Block

Le tueur du dessus de Lawrence Block
(1978)

C'est moi, Bernie Rhodenbarr, le plus honnête des cambrioleurs new-yorkais, qui force les portes en douceur et étouffe tout avec discernement: bons au porteur, objets d'art peu encombrants, bijoux faciles à fourguer. 

 

Mais, ce soir-là, dans l'appartement que je visitais, il y avait un cadavre - celui du propriétaire, d'ailleurs - qu'on voulait absolument me coller sur le dos et notamment la police. 

 

Je n'avais pas que les flics à mes trousses, mais aussi les gens de théâtre d'avant-garde. 

 

Et quand les cabots s'en mêlent, autant baisser le rideau tout de suite.

 

Éditions Gallimard

18 novembre 2007

Le noeud coulant

 

ou

 

Et de deux

 

de Lawrence Block

 

 

Le noeud coulant de Lawrence Block
(1969)

Se réveiller en compagnie d'une fille égorgée, dans une chambre d'hôtel anonyme, ce n'est pas agréable.  Le souvenir que la même mésaventure vous est déjà arrivée cinq ans plus tôt, c'est franchement horrible.  Alors, on se pose des questions.  Qui donc a intérêt à vous faire ce genre de farce sanglante?

 

Éditions Gallimard

18 novembre 2007

Le Bogart de la cambriole

de Lawrence Block

 

Le Bogart de la cambriole de Lawrence Block
(1999)

Pourquoi diable la belle Ilona décide-t-elle un jour d'entrer dans la librairie du bouquiniste cambrioleur Bernie Rhodenbarr plutôt que dans une autre ? 

 

Et pourquoi, l'invite-t-elle ensuite au cinéma où l'on passe une rétrospective Bogart ?  Pour qu'il tombe amoureux d'elle ? 

 

Et si, plus prosaïquement, elle couvrait des opérations bancaires louches destinées à financer une cause nationaliste perdue d'avance?

 

Tel est le dilemme auquel est confronté Bernie lorsqu'il fait le lien entre cet émoi qui le trouble et la visite d'un certain Hugo Candlemas qui, moyennant finances, le prie de voler un porte-documents frappé d'une couronne royale.

 

C'est alors que de bien sinistres personnages surgissent d'un passé, certes d'opérette, mais où  l'assassinat et la corruption étaient monnaie courante.

 

Éditions du Seuil

17 novembre 2007

La Spinoza Connection

de Lawrence Block

 

 

La Spinoza Connection de Lawrence Block
(1998)

Avec son amie homosexuelle Carolyn, toiletteuse pour chiens, Bernie Rhodenbarr, le bouquiniste toujours à court d'argent, projette de cambrioleur la demeure du richissime Herbert Colcannon qui s'est absenté de chez lui. 

 

Malheureusement un autre cambrioleur est passé avant eux.

 

Mais il n'a pas emporté une pièce de cinq cents qui vaudrait, si elle était authentique, une véritable fortune. L'est-elle ? 

 

Seul Abel Crowe, le fidèle receleur de Bernie, pourrait le dire, mais il ne l'a pas plus tôt entre les mains que les ennuis commencent: meurtres et questions embarrassantes de la police...

 

 Notre duo s'en sortira-t-il sans trop attenter à l'éthique de Spinoza? 

 

Éditions du Seuil

17 novembre 2007

Arnaque à l'hectare

de Lawrence Block

 

 

Arnaque à l'hectare de Lawrence Block
(1967)

Une vocation, ça ne se contrarie pas.

 

On a beau s'être promis, juré de ne plus jamais arnaquer son prochain, quand on vous présente sur un plateau d'argent un beau pigeon bien dodu qui ne demande qu'à se faire plumer, que voulez-vous...

 

Et puis, si l'affaire Gunderman flattait ma vanité d'artiste, elle me promettait encore bien d'autres satisfactions en la personne d'Evvie, la secrétaire particulière de notre pigeon. 

 

Pour la première fois que je travaillais avec une femme, je découvrais la femme de ma vie...

 

Éditions Gallimard

17 novembre 2007

L'amour du métier

de Lawrence Block

 

L'amour du métier de Lawrence Block
(2003)

Keller, l'illustre tueur à gages, nous revient après une longue absence. Personne ne s'en plaindra. S'il n'a pas son pareil pour occire tel ou tel, jamais il n'en tire vanité: l'important, c'est que le client soit content et que la victime ne souffre pas inutilement.

 

Évidemment, il y a parfois des problèmes plus complexes à résoudre - lorsque, par exemple, la victime subodore qu'on lui veut du mal et demande au tueur de renvoyer l'ascenseur au commanditaire. 

 

Ne pas s'inquiéter pour si peu: avec Keller, il y aura une solution. Radicale certes, mais quoi ?  Encore une fois, le client est roi. Et les amours là-dedans?  Elle sont brèves, et d'autant plus fortes.

 

Mais... l'heure de la retraite aurait-elle sonné pour Keller ?  Allons donc !

 

Éditions du Seuil

17 novembre 2007

Les lettres mauves

de Lawrence Block

 

 

Les lettres mauves de Lawrence Block
(2001)

Sans scrupule, l'agent littéraire Anthea Landau veut vendre sa correspondance avec Gulliver Fairborn, l'écrivain fétiche du grand bouquiniste cambrioleur Bernie Rhodenbarr. 

 

Auteur d'un roman qui a bouleversé l'Amérique des années 60 (on songe à Salinger), Fairborn a toujours voulu garder l'anonymat. C'est dire s'il se sent menacé par les intentions de son agent.

 

Heureusement, Bernie veille au grain et lorsque Alice Cottrell, une ex de Fairborn, lui demande de l'aider à récupérer les lettres, il accepte aussitôt, se rend à l'hôtel où réside Anthea et s'apprête à mener à bien sa tâche lorsque... Anthea Landau serait-elle donc morte, là, dans son lit?

 

Arrêté pour un menu cambriolage auquel il n'a pas pu s'empêcher de procéder chez Anthea Landau, Bernie se voit contraint d'enquêter, et très sérieusement, s'il ne veut pas être inculpé d'un meurtre que, bien sûr, il n'a pas commis.

 

Éditions du Seuil

17 novembre 2007

Errance

de Lawrence Block

Errance de Lawrence Block
(2000)

Un beau jour, Guthrie Wagner, barman de son état, entend une voix qui lui dit : "Et si tu allais marcher un peu."

 

Il liquide tous ses biens et part, bientôt suivi par une foule de gens qui, comme lui, se trouvent une soudaine passion pour la marche.

 

Pendant ce temps, Mark Adion étrangle une femme dans une supérette.

 

C'est sa cinquantième victime.

 

Éditions Gallimard

17 novembre 2007

Cendrillon, mon amour

de Lawrence Block

 

Cendrillon, mon amour de Lawrence Block
(2003)

Jeté par sa femme, la belle Mona, Ted Lindsay, reporter au Louisville Times, est si déboussolé qu'il décide de consulter un psy.

 

Plein de bonnes idées, celui-ci lui suggère d'opérer une coupure radicale avec son passé. Plutôt que de sombrer, Lindsay obéit et prend le train pour New York où il finit par retrouver un boulot (et quel boulot!) et emménager dans la 73e rue Ouest.



Tout se passe si bien qu'il finit par oublier sa femme et qu'un jour, une autre arrive. Superbe, jeune, bref: la huitième merveille du monde.



Et ce qui devait arriver arrive: Ted se retrouve dans un pétrin auprès duquel son chagrin d'antan n'était rien.

 

Éditions du Seuil

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