Ne vous avisez pas, à cinquante ans, de vouloir vivre encore; votre temps est passé, révolu, anachronique. Vous êtes bon pour la soupente, l'hospice et la mort.
À moins que vous ne soyez un battant, prêt à prendre tous les risques.
L'aventure, alors sera plus forte que l'amour, plus forte que l'alcool. En fait, de la vrai jeunesse payée cash.
Régis Mille est un tueur de femmes qui a programmé une série d'assassinats à Lyon. Michel Rey, un jeune inspecteur de police, peu conforme, guitariste et luthier, va tenter d'arrêter le mécanisme fatal, basé sur un système numérique complexe.
Entre Michel Rey et Régis Mille se joue une histoire de grâce et de damnation...
Éditions J'Ai Lu
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En cinquante et un chapitres brefs et haletants, René Belletto dispose les pièces de son puzzle, mortel jeu de reflets où s'échangent le bien et le mal, forêt de doubles où chacun, parti à la recherche de la vérité, ira jusqu'au bout de son destin...
Olivier Mainville, second secrétaire de l'écrivain Ganse, oublie sur le bureau de son patron une lettre le jugeant sans complaisance.
Distraction révélatrice, dirait un psychiatre, du désir inconscient de provoquer une rupture avec un milieu qui l'écoeure. Ganse en est un bon exemple, qui ne le renvoie pas après cet incident, de crainte de voir partir avec lui sa première secrétaire, Simone Alfieri, dont le talent supplée au sien, depuis longtemps tari.
Eh oui, le monde façonné par les Ganse et consorts sue la compromission et les combines, mais sont-ils parfaits, ces jeunes pleins de mépris comme Olivier ou Philippe, le neveu de Ganse ? Ce dernier choisit, par dépit et défi, le suicide.
Olivier quant à lui, s'est pris à la glu de la drogue et des dettes, puis des expédients. L'égoïsme, la faiblesse en font une proie facile... Pour qui ?
Pour Simone Alfieri qui l'a percé à jour, qui utilise ces défauts afin de mieux le capturer, qui décide à présent de jouer son va-tout... Il a besoin d'argent ? Il a une vieille tante à héritage qui ne veut pas mourir ? Elle y pourvoira !
L'idée prend corps, la hante et Simone passe à l'action comme dans un rêve...
Un mauvais rêve où Georges Bernanos, après les tares des bourgeois jeunes et vieux, peint avec maestria, le cheminement du mensonge et du mal.
Pressé par le danger, Donato ne voit d'autre issue que de remettre la cassette à Marie en lui racontant un mensonge.
« - Tiens un film policier pour ton fils. »
Marie donne la cassette à son fils David. Quand le danger la presse à son tour, elle devine l'horreur des choses, et, avant d'être torturée et assassinée, elle a le temps de téléphoner à l'enfant .
« - Va voir la police ! »
David et Michel Rey se rencontrent devant le commissariat de la rue Sully, à Lyon.
Tel est pour Michel, le début d'une aventure qui l'amènera à rencontre Anna Nova, à élucider (ou obscurcir) ses rapports avec sa soeur Nadia, à être contraint de quitter la police, et... à tuer !
David Aurphet est un musicien heureux. Il a trouvé des leçons de guitare à donner dans une riche famille lyonnaise. La maison de l'élève borde le parc de la Tête d'Or...
L'élève, elle-même est belle à ravir et très musicienne. Sa mère, Julia Tombsthay, est une femme sensuelle et mystérieuse qui ne tarde pas à s'offrir à David. Le père, Graham, est un riche industriel et une personnalité distinguée de la ville...
À côté de leur maison emménage Edwige Ledieu, une splendide créature elle aussi, mais dont la moitié du visage a été terriblement abîmée... Aussi passionnée de cinéma que David, elle le retrouve dans les salles de projection, et son magnétoscope filmera de curieuses scènes dans le jardin voisin...
Sous les fenêtres de son élève, dans le parc, se promène souvent un homme élégant, Daniel Forest, que David retrouvera dans un café de Lyon... Est-ce bien un hasard ?
Quand Albéniz et Villa-Lobos conduisent David au meurtre, c'est l'étrange engrenage que décrit Belletto. Chaque personnage devient suspect... Il y a un tueur, mais est-ce bien celui qui s'est dénoncé ? Le destin est capricieux.
Parfois, on se sent comme loin de sa vie. Si loin qu'on pense même à...
Michel Soler, seul dans une ville déserte et terrassée par l'été, en est à ce point d'éloignement. Désespérément disponible, et prêt à tout... Et soudain tout lui arrive.
Il est jeté dans une machination de terreurs, de violences, de morts et d'amours qui sont de ce monde, et qui n'en sont pas... Mais son indifférence et sa tendresse, sa folie et son humour à périr dans les ricanements le font échapper aux pièges infernaux...
À Barcelonne, Marc n'a trouvé qu'un cimetière. Celui où repose sa femme, Isabelle. Depuis, le prof de musique a refermé l'étui de sa guitare. Et de tous ses rêves, ne lui reste que son fils, Eric .
C'est lui qu'il est venu retrouver à Lyon. Mais sur les rives de sa ville natale, le destin a prévu d'autres rendez-vous... Flingues imprévus, imprévisibles tueurs, des rendez-vous d'angoisse qui jettent bientôt Marc, sur les routes ironiques, cruelles et dangereuses de son passé...
De Lyon à Nice, d'Italie en Sicile, de cadavres en cauchemars, le voyage s'accélère et s'emballe...
Véritable Fangio des dérives fatales, Marc dévale gentiment toute la pente... Au risque de descendre plus loin encore, du côté de l'enfer, tout au sud de la poisse, du sang et des souvenirs.
Léonard attendrait que sa mère soit couchée pour la tuer. Il la tuerait dans son lit ... Bientôt ... Le mécanisme fatal est remonté ...
À la lisière du fantastique et de l'anticipation scientifique, un drame humain sans précédent, un suspense implacable qui nous mène au comble de l'horreur... Une formidable machine littéraire !
Dans le 8e arrondissement de Paris, les destins des personnages s'entrecroisent, dans un monde où la beauté la plus pure est le pendant d'une sombre laideur...
Il y a Michel, le policier devenu luthier, Estelle, mi-belle, mi-bête, Thérèse qui se signale à l'attention par une laideur décourageante, Jean le cyclope... Et il y a la Créature, son appel à Michel, qui entreprend un grand voyage ... à l'autre bout de l'univers...
Pour sauver la Terre, et préserver la face humaine du monde...
Anna Hashley, c'est cent dix kilos de femme quadragénaire, sanglés dans un tailleur noir strict, un visage blet, des yeux en boutons de bottines noirs et des joues qui font penser à de la graisse de rognon, tant pour la douceur que pour la teinte.
Elle était assise derrière un bureau noir vitré qui ressemblait au tombeau de Napoléon, et elle fumait une cigarette emmanché dans un machin noir un peu plus court qu'un parapluie roulé.
J'ai besoin d'un homme, dit-elle, d'un homme assez beau gosse pour soulever une fille capable de comprendre ce qu'est la « classe », mais assez coriace pour faire du catch contre une pelle mécanique. Il me faut un gars avec une gueule de pilier de bar, mais qui sache répliquer dans le style de Cassius Clay, en mieux; et qui, s'il lui dégringole un camion de brasserie sur le caillou, puisse croire que c'est une mignonne du French-Cancan qui lui fait des chatteries appuyées.
De Ruse porta la main à son étui et dégaina son calibre 38. Mais il n'eut pas le temps de tirer, pas plus que Georges Dial d'ailleurs. Le coup qui retentit fit l'effet d'une bombe, et partit du sol. C'était un énorme Colt de western dont le canon mesurait bien vingt centimètres.
Kuvalick, toujours étendu, venait de tirer de la hanche. Un coup suffit. Dial fut rejeté en arrière comme par une main de géant. Sa tête alla s'écraser contre le mur et son beau visage ne fut plus qu'un masque de sang.
Il tomba mollement par terre, son automate à silencieux rebondissant à ses pieds. La femme plongea, tomba à quatre pattes, puis se redressa, le visage grimaçant de rage, les dents découvertes comme un fauve qui va bondir. Elle brandissait l'automatique.
Flairer le flic. C'est une tâche pas souvent facile, surtout lorsqu'on sait qu'on va être repéré d'un moment à l'autre. Le sac de noeuds dans lequel je me suis fourré m'oblige à penser qu'un de ces matins ces Messieurs vont se ramener avec leurs grosses godasses et m'en filer un grand coup dans le train avant...
C'est vrai, il y a Bébert, dit l'artiste, un vieux tocard qui va pouvoir me sortir de ce sale bain.
La nuit est claire, douce, odorante. Il est 22h20 et j'effectue un détour pour gagner le lieu de rendez-vous que m'a fixé la postière sans avoir à traverser le village. Je suis libre, encore libre mais je ne me fais aucune illusion, je suis devenu depuis cette fin d'après-midi ce qu'en termes policiers, on appelle benoîtement le témoin n°1. L'entretien avec Cazaubon s'est achevé dans une atmosphère tendue.
_ Vous voulez dire que Mme Dunoyer a également été assassinée ? J'ai lancé.
Edmond Vinavel est employé des pompes funèbres chez Malaval. Peu séduisant, Edmond a la tête de l'emploi et aime son métier. Il est secrètement amoureux de la brune Olga, la femme de son patron... Elle l'impressionne, car il est timide.
Malaval a une maîtresse, la blonde Ingrid, qui le connaît sous le nom de M. Paul.
Le souteneur d'Ingrid veut en savoir plus sur ce généreux M.Paul. La belle Olga a un amant, Tony. Celui-ci n'est guère câlin. Il la fait chanter.
Edmond va se trouver mêlé aux affaires pas très nettes de Malaval... Il se fait rudement cogner, doit récupérer un précieux colis, passe dans le lit d'Ingrid, s'interroge sur la disparition de son patron, et doit affronter divers truands malintentionnés...
Après avoir écrit l'épopée des truands méditerranéens, l'auteur retrouve cette fois ses héros habituels dans le cadre du port d'Anvers...
Et c'est l'histoire de filles trop crédules qui, pour avoir voulu vivre un beau rêve, le voient s'achever dans les petits bars du Pont-des-Bouchers, le quartier des maisons de joie.
L'auteur démonte implacablement et avec une précision d'anatomiste tout le mécanisme de ce honteux trafic ...