Lorsqu'une lettre contenant une liste de victimes arrive par la poste, Jack Taylor, le détective privé, pense n'être en rien concerné. Il a déjà bien assez de mal à préserver sa propre santé mentale.
Deux policiers puis un juge meurent dans des circonstances mystérieuses. Lorsque l’enfant qui figure sur cette macabre liste disparaît, Taylor décide alors de découvrir l’identité de l’assassin et de l’empêcher de nuire à tout prix.
Il ignore cependant que l’auteur de ces crimes est bien plus proche de lui qu’il ne l’imagine.
Et que cette affaire va prendre une tournure extrêmement personnelle…
Toura poussa la porte du cabinet d'Ergachev. Le général brûlait les documents. D'un pas lourd, Toura s'approcha de lui et le regarda dans les yeux. Ergachev éclata de rire et ce rire était effrayant. Un rictus sinistre apparut sur son visage.
_ Alors, tu as obtenu ce que tu voulais ? demanda doucement Ergachev.
_ J'ai juré que je retrouverais l'assassin de Pak, dit Toura.
Dans un Ouzbékistan écrasé de soleil, le commissaire Khalmatov enquête sur la mort de Pak, son adjoint. Mais la corruption gangrène tout, le pays est trop grand et c'est si facile de trouver un bouc-émissaire.
Tim Kearney n'a jamais eu de veine. Incarcéré à la suite d'un braquage raté, il risque bientôt la perpétuité après avoir descendu un "Hell's Angel" en prison.
C'est alors que le chef de la brigade des stups lui propose un deal. Afin de récupérer un de ses agents retenu par un caïd mexicain du nom de Don Huertero, le flic a promis de lui livrer un jeune seigneur de la drogue, le légendaire Bobby Z. Le hic : Bobby Z est mort... Mais Tim Kearney est son parfait sosie.
Tout ce qu'on lui demande, c'est de prendre la place de Z. Pas facile pour un loser de première d'incarner une légende. Les flics se disent pourtant qu'avec un peu d'entraînement, Kearney pourrait passer. Ou y passer...
Car l'échange tourne à la catastrophe, et voilà Tim Kearney en cavale, le fils de Bobby Z sur les bras, Don Huertero, la police et les "Hell's Angels" à ses trousses.
Parviendra-t-il, pour sauver sa peau et celle du gamin, à devenir une légende ?
Éditions Belfond
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La cavale d'un paumé et d'un petit garçon sans père... Dans un style d'une incroyable originalité, qui puise aux sources du cinéma, du polar et de la B.D., Don Winslow signe un roman noir et lumineux en forme de balade échevelée sur les routes des Etats-Unis.
Blèmia Borowicz, dit " Boro ", reporter photographe originaire de Hongrie, est de la race des Kertész et des Capa, venus comme lui chercher à Paris une terre d'asile et de liberté. Il a l'insolence de la bohème et l'élégance désinvolte d'un héros de Fitzgerald.
Les déraisons de l'amour, les hasards de l'action et les fureurs de l'Histoire l'ont conduit vers un destin exceptionnel. Avec sa canne et son Leica, il a parcouru l'Europe des années trente pour voler au secours de sa cousine Maryika, jeune étoile montante du cinéma allemand.
Dans ce deuxième volume, Le temps des cerises, l'intrépide et donjuanesque Boro, en proie à des situations à la fois rocambolesques et dramatiques, traverse l'année 1936. Celle-ci est marquée, en France, par l'émergence du Front populaire et, en Espagne, par le début de la guerre civile.
Confronté à d'anciens adversaires dissimulés sous le masque de la Cagoule et des sociétés secrètes, aidé par des prolos au grand coeur séduits par cet aventurier généreux, Blèmia Borowicz risquera sa vie pour combattre les tyrannies qui, cette année-là, pèsent dangereusement sur les libertés _ et finiront, mais il s'agit là d'une autre histoire, par les étouffer.
L'époque est à l'engagement, Boro s'engage. Il a grandi.
Éditions Fayard
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" Franck et Vautrin, rendant hommage au roman-feuilleton, paraissent l'avoir inventé. "
Blèmia Borowicz, dit " Boro ", reporter photographe originaire de Hongrie, est de la race des Kertész et des Capa, venus comme lui chercher à Paris une terre d'asile et de liberté. Il a l'insolence de la bohème et l'élégance désinvolte d'un héros fitzgéraldien d'Europe centrale. Les déraisons de l'amour, les hasards de l'action et les fureurs de l'Histoire le conduisent toujours vers un destin exceptionnel.
Les Noces de Guernica, troisième volume des aventures de notre reporter photographe, montre l'intrépide et donjuanesque Boro en proie à la pire situation qui se puisse imaginer. Sur les sentiers de ses propres combats, il croise tout d'abord le visage enchanteur de l'amour fou, soudain vitriolé par un ennemi mortel sorti d'un ancien cauchemar. Selon ses bonnes habitudes, Boro ne désarme pas.
Alors qu'alentour, sous la baguette de Maryika Vremler, le monde entier s'agite pour lui venir en aide, plus insolent que jamais, notre ami croise le fer avec ses bourreaux... tout en convolant aussi délicieusement que possible avec la plus belle des belles Espagnoles.
Nous sommes en 1937. En France, Léon Blum annonce la pause sociale. En Espagne, les Républicains commencent à perdre la guerre. La jeunesse de Boro s'achève. Demain, il entrera dans l'eau tiède de la " drôle de guerre ". Puis, ce sera le bain glacé de la Résistance...
Fin 1943, Paris vert-de-gris est noyé, rayé, rincé. Tout à l’avenant. Le café est gland. Le beurre margarine. Les lacets en papier. Partout même refrain, même mauvaise haleine. Les gens se méfient les uns des autres. Ils ne s’aiment pas. Ils marchent à la lettre anonyme. À la dénonciation. Le cuir manque. Le charbon manque. La parole manque. Radio Paris ment.
Pourtant, dans les boxons de Montmartre et de Montparnasse, dans les guinguettes privées d’orchestre des bords de Marne, dans des caves calfeutrées, quelques-uns résistent. Filles de joie, anciens malfrats du Topol, petites frappes et petites gens, certains croient encore au salut du genre humain. À la liberté. À la paix. Au bonheur à venir, à revenir.
Leur héros ? Blèmia Borowicz, dit Boro. Toujours prêt à se battre partout où sévit la barbarie. Un pas, une canne... Le reporter boiteux galvanise les patriotes de l’ombre. Il les entraîne à sa suite. Pour les uns, il est Bouvier, le résistant, le chevalier blanc de la photo de reportage. Pour les autres, il est le métèque, le juif, l’Untermensch. Lafont, Bonny, Abel Danos, grosses pointures du banditisme et gestapistes notoires, sont à ses trousses. Tantôt, c’est un ange qui surgit à point nommé - un ange de 16 ans, Tulipe, radieuse apparition dans le ciel de suie. Tantôt, c’est une mystérieuse courtisane japonaise. L’aventure balaye la prudence, le feuilleton s’ébouriffe : le chemin zigzaguant de Boro croise la route sanglante du plus grand assassin de tous les temps, le fameux, l’incontrôlable docteur Petiot !
Début 1944, Paris vert-de-gris est noyé, rayé, rincé. Des trains remplis d’innocents partent chaque jour vers les camps. Les crapules s’enrichissent et les lâches font le dos rond. Pourtant, que Boro apparaisse et la victoire sur la peste brune n’est plus seulement un rêve : jusqu’à Omaha Beach, elle était un projet fou ; après le Débarquement, gaie et triste à la fois, elle devient une fête.
Blèmia Borowicz, dit " Boro ", est un jeune reporter photographe originaire de Hongrie. Il est de la race des Kertész et des Capa, venus comme lui chercher à Paris une terre d'asile et de liberté. Il a l'insolence de la bohème et l'élégance désinvolte d'un héros de Fitzgerald. Les déraisons de l'amour, les hasards de l'action et les fureurs de l'histoire le conduiront vers un destin exceptionnel.
Avec sa canne et son Leica, il traversera l'Europe de 1930 pour voler au secours de sa cousine Maryika, jeune étoile montante du cinéma allemand dont il est éperdument amoureux. Celle-ci est prise dans la tourmente et les persécutions qui frappent les milieux intellectuels et artistiques d'une Allemagne bientôt engloutie par la montée du nazisme.
Pour la sauver -et se sauver lui-même -, Boro sera amené à enquêter sur l'univers trouble et inquiétant des sociétés secrètes qui, partout en Europe, notamment en France, fomentent le renversement de la République. Au terme d'une fuite haletante, après avoir déjoué un piège diabolique, Boro, témoin de son époque, connaîtra la gloire. Mais parviendra-t-il enfin à conquérir le cœur de sa belle cousine ?
Éditions Fayard
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Complices dans la vie, les romanciers Dan Franck et Jean Vautrin le sont devenus en littérature pour faire revivre ensemble la tradition du grand roman d'aventures où le rebondissement des situations, la multitude des personnages et le caractère passionné des héros font loi.
Blèmia Borowicz, dit "Boro", reporter photographe originaire de Hongrie, est venu chercher à Paris une terre d'asile et de liberté.
Il a l'insolence de la bohème et l'élégance désinvolte d'un héros fitzgeraldien d'Europe centrale. Les déraisons de l'amour, les hasards de l'action et les fureurs de l'Histoire le conduisent toujours vers un destin exceptionnel. Tout pourrait paraître simple à celui qui, comme Boro, à la suite d'une nuit passée sur la corniche d'un consulat, trouverait refuge dans le lit d'une princesse roumaine aux yeux verts.
Mais il ne faudrait pas que la princesse soit une fausse baronne allemande, encore moins une espionne. Il ne faudrait pas non plus que le larcin d'une simple machine à écrire se transforme en course haletante contre la mort, sous prétexte qu'au pays des faux-semblants on ne doit pas tomber amoureux d'un démon du IIIe Reich, ni prendre Enigma (la plus fabuleuse invention du siècle en matière de décodage) pour une femme.
Dérober la machine Enigma, c'est se transformer en cible et s'offrir, fût-ce en courant jusqu'au bout du monde, aux balles et aux tentatives d'assassinat de tous les services secrets.
De Bombay à Mysore - en voiture, à dos d'éléphant ou à cheval -, de Karachi à Marseille, - en avion Dewoitine 388-, du Havre à New York - sur le paquebot Normandie -, de Paris à Munich en passant par la Pologne, notre héros va arpenter la planète entière et défier bien des dangers avant de retrouver, femme après femme, déserts après gratte-ciel, luxe après chevauchées, un semblant de repos, tandis qu'éclate l'inéluctable drôle de guerre, antichambre de quatre années de ténèbres.
Après avoir parcouru l'Europe des années trente, après avoir livré bataille aux conjurés de la Cagoule, après avoir traversé le Front populaire, participé à la guerre d'Espagne, bourlingué en Inde, conquis l'Amérique, dérobé la machine à coder des services secrets allemands et affronté les valets de toutes les antichambres du nazisme montant, Boro entre dans le bain glacé de la Résistance.
Il prend les armes le 11 novembre 1940, jour de la manifestation héroïque des étudiants parisiens. Lorsqu'il les rendra, il aura croisé ses ennemis de toujours, aimé pour la vie quelques femmes magnifiques, déjoué le piège tendu par sa cousine Maryika et par Artur Finnvack, numéro deux des services secrets britanniques, dont le nom forme une anagramme bien mystérieuse. Ici, Boro, le splendide émigré de Budapest, devient cible et gibier. Il est le métèque français. Avec pour tout viatique sa canne et son Leica, notre héros défie crânement couvre-feux et contrôles.
Une seule raison l'anime : délier le bâillon de cette terrible Occupation où, entre l'apaisante image de timbre-poste du Maréchal, la brutalité arrogante des nazis et la voix brouillée d'un général exilé que l'on déclare félon, les Français se divisent. L'heure est aux atermoiements, à la xénophobie, à la méfiance, au marché noir, à la délation.
Trop pour Blèmia Borowicz. Surtout si, au-delà des ignominies qui l'entourent, les nazis menacent une jeune fille aux yeux verts...
Blèmia Borowicz, alias Boro. Une canne, un Leica, quelques passions amoureuses, le goût de l'aventure, le sens de l'Histoire, ont fait de cet immigré hongrois réfugié en France un héros des années d'avant-guerre. Il s'est promené sur tous les champs de bataille où les droits des hommes étaient bafoués.
À Berlin, il a fait mordre la poussière aux nazis en chemise brune. À Paris, il a déjoué les manœuvres de la Cagoule. À Madrid, il a défendu la République espagnole. À Montoire, après avoir pleuré sur les pays défaits, il s'est engagé dans la Résistance. Aujourd'hui, passager clandestin enfermé dans la carlingue d'un Wellington Vickers venant d'Angleterre, il saute en parachute sur les pierres noires de l'Occupation.
Bleu Marine, son opératrice radio, l'accompagne. Elle a le regard lumineux et joue Mozart à l'harmonica. Elle entre dans un réseau où la bande des Hongrois forme la garde rapprochée du premier d'entre eux, l'intrépide Boro, en partance pour une base secrète, un rivage dangereux, un objectif à photographier.
Londres, Caluire, Berlin, Lyon... D'une ville à l'autre, dans les trains, au cœur des catacombes, aidé par toutes les femmes de sa vie, saluant les héros de la résistance allemande, Boro file, fonce, aime, libère et combat. Entré dans l'armée des Ombres, il n'en sortira qu'avec la lumière. Quand viendra-t-elle ?
Après l'effroi de la guerre, les horreurs du nazisme et la découverte des camps, l'Europe a enfin retrouvé la paix. C'est du moins ce que Boro aimerait croire.
Mais quand une mystérieuse jeune fille en chaussettes le convoque à Jérusalem le jour de l'explosion de l'hôtel King David, notre reporter photographe comprend qu'une autre guerre pointe son nez... Emprisonné par les Anglais, miraculeusement libéré, il gagne l'Europe puis l'Amérique où les Nations unies s'apprêtent à voter le partage de la Palestine.
Au fil de ses voyages, il retrouvera ses ports d'attache les plus fidèles - la bande des Hongrois, sa cousine Maryika, l'étrange et mystérieux Arthur Finnvack qui lui révélera un secret bouleversant. Pour autant, Blèmia Borowicz ne délaissera jamais son Leica.
Témoin de son époque, il se laissera entraîner dans le bruit et la fureur d'une lutte fratricide où Juifs et Arabes se battent pour la possession d'une terre sacrée, devenue le centre du monde.
Il les choisissait blondes, allemandes, bien bâties, la quarantaine, et leur réservait à chaque fois une mort différente et particulièrement atroce.
Son imagination n'était en défaut que sur un point: il signait toujours ses crimes de la même étoile de David.
Il n'en fallait pas plus pour semer la panique dans tout New York, et réveiller d'obscures haines et d'anciennes blessures que l'on pouvait croire guéries à tout jamais.
C'était précisément ce que cherchait le Maniaque, le tueur insaisissable et obsédé.
Les deux voyous de "L'incident" font le mal pour le seul plaisir de faire le mal. Quant à leurs ressorts secrets, nous ne les connaîtrons jamais... Ils sont des êtres de violence, et c'est tout. Ils surgissent, une nuit, dans un wagon du dernier métro new-yorkais, un de ces métros qui s'en vont loin en banlieue décharger leur cargaison d'hommes et de femmes épuisés et somnolents.
Cette humanité aux nerfs brisés par la ville va être, pendant cinquante minutes, torturée par les escarpes. Cette fois, nous ne sommes plus dissimulés derrière une cloison, nous sommes enfermés dans ce wagon qui roule dans les ténèbres au milieu des victimes, et de leurs bourreaux. Vingt fois, nous avons envie de tirer le signal d'alarme, nous qui pourrions fermer les yeux, chasser ces scènes insupportables où des êtres humains sont bafoués, et nous ne le faisons pas, fascinés par l'épouvante.
Et ce qui ajoute encore à l'horreur, c'est la lâcheté de ceux que l'on injurie et qu'on bafoue. Les hommes valides acceptent, se taisent, certains même font semblant d'approuver. Seules, les femmes se révoltent. Elles sont molestées comme leurs compagnons, car les voyous ne respectent rien, même pas un enfant.
Jamais encore on ne nous avait montré une telle violence chimiquement pure. Certains songeront, pour se rassurer : "cela se passe en Amérique". Ne soyons pas les voyageurs du wagon. L'Amérique ne fait qu'amplifier le phénomène existant partout ailleurs.