Parti enterrer son frère, tué d'une balle de 11.43, le caporal Frédéric Klein se fait cueillir à la gare par trois inconnus qui cherchent à lui extorquer le secret de « l'appareil ».
À peine remis de la séance, il découvre le cadavre éventré d'une femme dans son lit, puis se fait canarder par un sniper, grenader par un motard, pendant qu'un troisième larron tente de l'écraser avec sa voiture...
Au terme d'une course d'obstacles menée ventre à terre, où nul n'aura le loisir de reprendre son souffle, le querelleur en question ne sera pas celui qu'on croit.
Une bourrasque un peu trop violente les a sortis du circuit. Un accident, une dérive... Thomas, seize ans et déjà en galère, Louis, l'ancien ajusteur alcoolique, Patrick, l'ancien démineur de la guerre du Golfe, Moïse, Lister et les autres...
Ils ont atterri aux « Hauts Vents », une ferme isolée, transformée en refuge pour ceux dont même les institutions ne veulent plus. De la racaille... De la vermine pour le chef Barrier, vieux routier de l'extrême droite et ses adjoints, chargés de monter dans la région une « École des cadres du Parti ».
Entre les marginaux et les fachos, ça chauffe dangereusement !
La découverte du corps d'une femme massacrée à coups de hachette allume définitivement l'incendie...
Massoulier, le flic, saura-t'il aussi jouer les pompiers ?
Ils ont un peu plus de vingt ans et ont été des adolescents chahuteurs et sadiques qui perdaient pied quand leur prof d'histoire les interrogeait.
Aujourd'hui, où ont-ils la tête ? Dans une décharge publique, soigneusement découpée par une tronçonneuse électrique...
Chef de file d'une nouvelle école du roman noir, Frédéric H. Fajardie mène au fouet cette aventure d'un tueur psychopathe et d'un flic mélancolique qui l'un et l'autre sont des paumés coincés par un quotidien exténuant et leur mal de vivre. Une histoire sans complaisance dont la petite musique lancinante devient inoubliable.
Douze mercenaires dont quelques vétérans des luttes antifascistes, armés jusqu'aux dents, s'attaquent au fabuleux trésor de guerre de la mafia chinoise caché au sommet d'une tour de Chinatown à Paris.
Sniper, le meilleur tueur d'élite de la planète, et peut-être de tous les temps. Professionnel, il n'avait jamais imaginé tuer pour autre chose que de l'argent.
Mais la vie et l'amour réservent parfois des surprises.
Willy Clifford sort de quinze ans de prison pour un double meurtre commis au nom de son amour pour Marilu, chanteuse dans une boîte de nuit. Enfin, ils vont pouvoir se retrouver.
Mais la Maffia et le Milieu parisien ne l'entendent pas de cette oreille.
Pour récupérer la femme de sa vie, Willy Clifford va faire appel aux amis de son père, soldats britanniques, héros de la Bataille de Normandie et détenteurs d'une redoutable armurerie...
1947, Joe Dickman, jeune vétéran français couvert de médailles, combattant sur tous les fronts, se sent perdu dans une après-guerre qui a oublié ses vrais héros.
Avec son ami Scarfati, il fonde une agence de détectives. Leur première grosse affaire ? Une bombe ! Un milliardaire tombe de son avion au-dessus de la Manche et les neuf autres passagers succombent à une mort violente.
Les deux privés enquêtent, croisent une blonde irrésistible aux yeux gris, des orchestres de jazz et des zazous, une prostituée romantique, amoureuse de Dickman, des flics pourris, des résistants, d'anciens gestapistes et des soldats américains aussi gentils que naïfs.
Éditions La Table Ronde
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Un roman noir captivant sur une après-guerre fantasque où l'humour et la drôlerie corrigent l'amertume et la désillusion d'une France pluvieuse qui ferme ses maisons closes.
Ancien officier, Jean Hocquart, riche et élégant héritier, ne se remet pas de la guerre de 14. Il diffère son suicide tout en cherchant un sens à sa vie.
Devenu journaliste, il enquête sur la mort d'un adolescent, Philippe Dasté, fils de Léon Dasté, député de Paris et ténor de l'Action française.
Au fil de ses investigations, Hocquart découvre que l'enfant a été victime d'un complot de l'État. Il prend conscience aussi peu à peu que l'adolescent est son double: tous deux ont eu une jeunesse volée.
Ils étaient quatre, genre « Jet Set », et avaient commis quelques années plus tôt un crime abominable. Parce qu'ils se pensaient « supérieurs ».
Il était seul, et recherchait ces quatre types pour les châtier avec des raffinements à vous lever le cœur.
Entre les deux factions, un trio de flics, Markus, Kowalsky et Escobar. Ils s'aimaient comme des frères, buvaient sec, cultivaient humour et nostalgie, rêvant de s'expatrier à Los Angeles, les « Anges ».
Mais n'importe qui vous le dira : il n'est jamais très sain d'être pris entre deux feux...
« Très élégant dans son smoking, Giacinto le fut également dans la manière vive et précise dont il introduisit le chargeur. Un silence profond dura deux ou trois secondes, chaque invité tentant de lire son avenir sur ce visage inexpressif où l'on percevait cependant quelques traces de plaisir ou de soulagement, comme lors de l'accomplissement d'un geste trop longtemps retenu. Puis, méthodiquement, sans la moindre hâte, Giacinto ouvrit le feu, s'étonnant à peine de l'éclatement des crânes ou de l'explosion des cœurs. »
Les enfants de Lune, c'est l'enseigne d'un drôle de troquet, dans la banlieue nord, qui ressemble à un wagon désaffecté. C'est aussi le nom de trois amis qui ressortent leur pistolet-mitrailleur pour sauver l'un d'entre eux qui, un soir, crut pouvoir épurer la société.
Par amour pour Jeanne, jeune femme désenchantée, Stéphan et Paul, deux anciens militaires, vont lancer la plus grande opération de plasticage de tous les temps.
Jeanne a souffert de voir son père humilié par la société. Stéphan et Paul vont lui offrir une revanche posthume: « la vie est une opération de commando, c’est une razzia sur l’amour, l’amitié, la tendresse, la bagarre, le pouvoir... »
Masqués de cagoules noires, ils vont s’attaquer à une banque, à un P.M.U., à une clinique, aux usines Renault, au Ministère des Finances, et même au Sacré-Cœur.
Mars 1938, dans une Europe au bord du gouffre, la France fête la nomination du second gouvernement de Léon Blum.
Mais à Paris, juste avant de prendre leur service, un chauffeur et un mécanicien de locomotive sont assassinés de quarante coups de poignard. Quelques jours plus tard, deux autres employés de la toute jeune SNCF sont tués à Arras de la même façon.
Le point commun des cheminots: ils sont militants du Front populaire et devaient acheminer des trains « spéciaux » contenant armes et munitions.
L’enquête est confiée au commissaire de la Sûreté nationale, Henri Perlbag. Cet ancien rescapé de Verdun, gentleman solitaire et désabusé, souffrant de ses anciennes blessures, n’a qu’une petite Citroën et de faibles moyens pour déjouer un redoutable complot contre la France.
Le commissaire Perlbag est loin de se douter de ce qu’il va découvrir surtout dans un domaine où il n’attendait plus rien...
À Paris, un monstre assassine des femmes en série. Vu l’état des cadavres qu’il abandonne aux services municipaux de la voirie, il doit être animé d’une force prodigieuse.
L’inspecteur Kasbarian et son chef, le principal Stievet, mènent l’enquête. Une enquête très éprouvante…
Un jour, il s'est trouvé garé là, ce car. Posé sur les hauteurs de la ville. Personne ne l'a vu venir, s'installer, s'inscrire peu à peu dans les habitudes urbaines, et pourtant un jour, ils étaient tous là, femmes, hommes, bêtes, Treize-Oignons, Quatre-B, la Mont-Joli, Babelle et les autres: la bande des Chiens comme on les appelait, les Cyniques.
Et, de ce jour, il n'était plus question de confondre ce car avec une ligne de bus régulière, ni de prendre ses passagers pour ce qu'on appelle communément des honnêtes citoyens...
C'est du moins ce que les R.G ont fait croire, à l'approche des élections législatives... Pourquoi cet éclairage médiatique soudain sur ce groupe de marginaux, qui ne demandait rien à personne et qui déclare préférer « être, sous l'appellation de Chiens, plus hommes que ceux qui, sous le nom d'hommes, se comportent comme des chiens » ?
Éditions Hors Commerce
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🗨 « Avec une écriture dense et décalée, Ella Balaert met en scène des personnages empreints de désespérance jubilatoire, qui nous enchantent avec leurs dialogues pleins d'esprit, leur art de vivre, leur franc-parler. Canaille blues, qui mêle l'intrigue politico-policière à la fable philosophique, est un texte rare, insolite, où tout sonne juste, tout sonne vrai, grâce à une maîtrise de la langue évidente et savoureuse. »