Lui, un ancien prof de tennis, il tuait le temps en regardant le petit écran: il était paralysé à la suite d'un accident. Quant à elle, la belle garce, elle préférait les jeux de mains aux miracles de l'électronique.
II était jaloux, elle était chaude, j'étais disponible. En plus, ils étaient riches.
Alors, quand elle me proposa de l'aider à pratiquer une certaine euthanasie...
Elle s'était approchée du bar pour se trouver en pleine lumière. J'eus un aperçu de ses charmes sous les plis vaporeux de son déshabillé.
— D'accord, j'accepte ce boulot, dis-je en faisant un effort terrible pour ne plus la regarder.
À ce moment-là, il me semblait que c'était une occasion qui me vaudrait pas mal de bon temps. Mais ça ne devait pas se passer comme ça. Quand on se laisse doubler par une belle souris, ça ne se passe jamais comme on se l'imagine...
Insensible à la pluie qui le fouettait, coiffé d'un bonnet de bain blanc qui lui donnait l'air chauve dans l'obscurité, l'homme se mit à ramper vers la Buick où un jeune couple se livrait à des ébats passionnés.
Quand la fille commença à gémir de plaisir, l'homme s'immobilisa, l'écume aux lèvres, et enfonça ses doigts agités de tremblements fébriles dans la terre humide et molle.
Un de ces jours, il viendrait avec un révolver et il leur donnerait une leçon, à ces pourceaux répugnants...
Susan Gellert, une jeune danseuse blonde, présente son numéro vêtue d'un cache-sexe... et d'un cobra long d'un mètre quatre-vingts... Devant un public haletant, elle approche son visage de la tête du serpent. La langue fourchue lui effleure les lèvres...
La belle artiste est assurée pour un million de dollars dans dix compagnies différentes. Ça suffit pour intriguer les enquêteurs. Un vrai sac de nœuds... de vipères.
Une réputation, c'est comme un falzar, à la longue elle s'use, et on finit par voir vos fesses à travers.
Ce racket ne pouvait pas durer indéfiniment, Corridon le savait. Tôt ou tard, deux gogos se feraient des confidences et se rendraient compte de l'envergure de la combine.
Ce jour-là, Corridon aurait intérêt à porter un caleçon blindé !
Voici l'histoire de Johnny Bianda, garde du corps dans un gang affilié à la Mafia, un homme dont le seul rêve était de posséder un bateau et de le louer aux riches sportifs qui pêchent au large des côtes de Floride.
Pour réaliser ce rêve, il n'hésite pas à s'emparer de 186 000 dollars appartenant au gang. Il n'ignorait pas qu'un jour ou l'autre on viendrait frapper à sa porte. Ce n'était qu'une question de temps...
Mais il n'avait pas prévu que ce jour arriverait aussi tôt...
Que Netta Scott se soit suicidée en se collant la tête dans son four à gaz, voilà qui m'étonnait beaucoup.
C'était une fille ravissante, adorant la vie qu'elle passait volontiers en compagnie des hommes, dans un plumard. Lorsque j'ai voulu me livrer à une petite enquête, j'ai rencontré un tas de gens qui me recommandaient de ne pas y mettre le nez...
Si les cadavres se volatilisent, c'est parce qu'ils peuvent resservir. Et les filles ont parfois de curieuses ceintures de chasteté...
Éditions Gallimard
Édition originale en français signée Raymond Marshall: Éd. du Scorpion (1948)
« ... Et elle considérait sa vie, ces treize ans de vie et n'avait pas envie de pousser plus loin sa quête. Sa vie tenait toute entière dans ses treize ans et le mot FIN n'en pouvait être que la mort. »
Agnès se balade à pied dans la jolie ville d'Aix-en-Provence, du magnifique hôtel de Galicie où elle habite, à la très convenue Institution Jeanne-de-France où elle va à l'école. Tout irait pour le mieux si son père ne faisait pas régner à la maison un climat de terreur épouvantable.
Tout en protégeant sa mère, Agnès finit par s'inventer un monde, celui de l'écriture, où elle se confie librement et s'évade, un monde où personne ne peut entrer, un monde qui a le goût de la mort et du désespoir de vivre cette vie-là...
Éditions du Rocher
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"Un récit qui raconte avec beaucoup de lucidité une enfance blessé."
Ce livre, Othilie Bailly l'a écrit à la suite d'une conversation avec une amie, qui lui raconte une curieuse histoire .
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... Un couple marié depuis une dizaine d'années, heureux, tranquille et sans histoire, voit débarquer un matin, les policiers qui s'adressent à l'homme:
« - Vous êtes soupçonnés d'un crime de sang . Nous vous emmenons pour interrogatoire au commissariat ! »
... Stupeur du couple ! La jeune femme est partagée entre les larmes et le fou rire.
« - Une erreur, c'est obligatoire... Son mari est l'homme le plus doux, le plus calme...» enfin dit-elle, « - depuis le temps que nous sommes mariés... si mon mari avait assassiné quelqu'un - ce qui est impossible - je m'en serais aperçue ... nous ne nous quittons jamais, même pour vingt-quatre heures ...»
Éditions du Rocher
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🗨 « ... Et c'est cette histoire, dont j'ai imaginé évidemment les péripéties, qui est devenue "Un crime ne s'oublie jamais..." L'histoire est tellement extraordinaire, je n'ai pu m'empêcher d'y penser et de la reconstruire à ma manière. Mais le premier chapitre et en partie le dernier sont bien authentiques ! Ce qui prouve, une fois de plus, que la réalité souvent dépasse la fiction ! »
Deux enfants de onze ans. Deux copains apparemment gentils, aimés par leurs parents.
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Paul, enfant unique, vit seul avec son père divorcé et la télévision lui sert de mère, de baby sitter et de frère et soeur... Cyril, lui, vit avec ses parents et l'arrivée de son petit frère, trois ans auparavant, l'a beaucoup perturbé.
Inscrits dans une école privée en banlieue parisienne, Paul et Cyril semblent ne poser aucun problème d'éducation. Et pourtant...
Ces deux anges vont commettre un acte irrémédiable, horrible... Un acte de haine, de vengeance... Un acte invraisemblable dicté par les héros télévisés...
Comment cette montée de violence peut-elle s'opérer aussi facilement chez un enfant ? Comment a-t-elle pu échapper à des parents attentifs et aimants ? Ces enfants sont-ils conscients de leur acte ?
Éditions du Rocher
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"Il est urgent d'enrayer cette violence qui gangrène la vie de nos enfants, afin qu'il leur soit absolument impensable de pouvoir l'utiliser. Un cri d'alarme qui doit nous pousser à réfléchir et à agir en même temps avant qu'il ne soit trop tard..."
Cinq années se sont écoulées depuis la fin de la guerre d'Algérie, Irène et Paco ont reconstruit leur vie en métropole: elle à Aix-en-Provence et lui à Marseille, où il a retrouvé Khoupiguian l'Arménien.
Fin décembre 1967, les deux hommes enquêtent sur la mort d'un petit dealer dans une cité étudiante. Coupable potentiel: un serrurier, militant trotskiste qui habitait chez la Fourmi, une fille un peu paumée, adoratrice du haschich et de Rosa Luxemburg... L'intervention d'un vieil Arménien, Michel Agopian, militant CGT, permettra de boucler rapidement l'enquête. Paco peut aller fêter le Nouvel An tandis que Khoupiguian découvre le grand amour...
Mais trois jours plus tard, le corps sans vie d'Agopian est retrouvé à son domicile, torturé et crucifié... Dans une chambre, épinglées au mur, des photos de la Fourmi...
Éditions Actes Sud
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« ... Dans le droit fil d'Alger la Noire, l'auteur, utilisant le mode du récit à quatre voix, lie destins individuels et grande histoire... À la fin de 1967, la France est en surchauffe, la jeunesse gronde... À Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l'assassinat d'un militant gauchiste et la disparition d'une liste de noms peuvent laisser penser que le service d'action civique prépare un coup... »
Un monde finit de se décomposer, bientôt l'Algérie sera indépendante et l'ORS mène son baroud d'honneur.
Sur la plage de Padovani, à Bâb-el-Oued, deux gamins ont trouvé les corps d'Estelle et de Mouloud: une balle dans le coeur pour elle, une autre dans la nuque pour lui et trois lettres gravées sur son dos... Paco Martinez, inspecteur de police qui refuse envers et contre tous de prendre parti dans cette guerre, va, avec un acharnement dérisoire, s'emparer de cette affaire pour échapper à la guerre civile et fuir le chaos de l'univers.
Épaulé, un temps par Choukroun, son coéquipier et ami, puis par Irène, sa flamboyante maîtresse, Paco, fils d'un anarchiste espagnol assassiné durant la guerre d'Espagne, sera inévitablement rattrapé par son histoire lorsque sa grand-mère, sombrant, à l'image de la ville, dans la démence, lui fera perdre quelques illusions...
Éditions Actes Sud
🏅 Prix du Polar méditerranéen de Villeneuve-lès-Avignon, 2006
🏅Prix Michel-Lebrun, 2006
🏅 Prix Jean Amila-Meckert, 2007
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« ... Menant son roman noir à quatre voix, l'auteur nous entraîne dans l'univers glauque d'une famille de la bourgeoisie algéroise, avec ses secrets, ses perversions et ses conflits de loyauté... Mais qu'importe alors la mort de deux individus, quand à Bâb-el-Oued, la folie et le désespoir engendrés par les "événements d'Algérie" forcent des êtres résignés à tout abandonner ou à tout détruire ?... »
Une femme venue de loin, de la mémoire, pour régler le compte d'un universitaire qui ne l'a pas toujours été...
Un adolescent, en cavale, qui s'est mis en tête de retrouver un père qui ne l'a jamais été... Un vieux flic, jeune veuf, qui s'intéresse plus à l'enquête sur la future femme de son père qu'au crime qu'il doit élucider... Un jeune flic, accroc à la caféine, qui, le jour, court après des enfants fugueurs, la nuit après la femme de sa vie... Un tueur à gages, ritualisé à mort, spécialiste des crimes maquillés en suicide, à qui il vient l'envie de transmettre son savoir-tuer...
Et une cité, pas si imaginaire que ça, où les laissés-pour-compte décident de ne plus s'en laisser conter...
Alors par un jeu de la mort et du hasard, ces personnages, qui n'auraient pas dû se rencontrer, se croisent, basculent dans un "carnaval de gueux" qui fait tomber les masques, résonner les images, déraper les hommes, glisser la Cité dans la nuit d'un couvre-feu...
... Que Mathilde vole la voiture d'un aviateur qu'elle vient de ratisser, normal pour une arnaqueuse... Qu'elle achète chaque année une perle pour célébrer la culpabilité d'avoir abandonné son bébé 16 ans plus tôt, passe encore... Qu'elle consulte une voyante pour savoir si sa fille va réapparaître bientôt... OK !
Mais quand son vieux complice, Cambio, lui demande d'empêcher l'invasion de son territoire, un entrepôt de la rue Oberkampf, quand un serial chômeur, obsédé du CDI, se met en travers de son chemin et quand Bambi, une gamine qui pourrait être sa fille, se met en tête de l'aider tandis qu'une bande de Yougos menacent de lui faire la peau, là les vrais emmerdes commencent...
Alors Mathilde prend des risques inconsidérés... Dans l'extérieur nuit de sa rue Oberkampf.
La vocation d'assassin est venue à Axel lors d'une bagarre au cours de laquelle il a reçu un violent coup de boule, en plein visage. Ça l'a fâché tout rouge, aussi a-t-il défoncé la face de son agresseur à coups de bouteille.
Ce fut, pour lui, une expérience troublante, et même assez plaisante en dépit de son aspect improvisé et de sa réalisation un peu bâclée. Cependant, il s'est mis ardemment au travail afin de perfectionner son style.
Son ami Bébert la Science l'a beaucoup encouragé dans cette voie. Sans son aide attentive et fraternelle, Axel aurait sans doute renoncé... Il a tenu bon et a transformé en brasier la flamme qui couvait en lui.
C'est ainsi qu'il est parvenu à réaliser son chef-d'oeuvre, le casse d'une banque en plein Nancy, avec prise d'otages.
Sans compter quelques obscures petites vengeances... en passant.