Lena est une mineure marginale en fugue qui gravite autour du forum des Halles et de Beaubourg. Elle passe son temps avec une bande d'étudiants dont la tête de file est Debussy.
Ce dernier lui permet de survivre grâce à ses dessins qu'elle va monnayer sur les marches du musée d'Art Contemporain. Sa vie ne sera pas facile au cours de ses pages.
Debussy va nous emmener au confins d'un monde noir, déboussolé et sans lendemain.
Vous y ajoutez foi, vous, aux signes du Zodiaque ? Oui ? Non ? Vous ne savez pas ?
Vous avez vos passions, vos vices, vos vertus, vos espoirs, vos problèmes, vous estimez que ça vous suffit, pas vrai ?
Mais attendez donc de recevoir une lettre mystérieuse, rouge à liseré cramoisi, vous conviant à une séance d'astrologie, et signée "Madame Zarma". Si ce jour-là vous êtes dans des ennuis jusqu'au cou, croyez-moi, vous irez la voir, Madame Zarma.
C'est connu, les grands artistes sont tous des incompris. Les gros pleins de fric de Roseland tenaient bien à s'assurer les services du plus célèbre embaumeur du siècle, mais c'est tout juste s'ils le saluaient quand ils le rencontraient...
Un paria, voilà ce qu'il était : de quoi devenir fou ! Alors Stewart Turner Garland résolut de se venger...
Et croyez-moi, la vengeance du génial embaumeur ne fut pas piquée des vers !...
Dans les trains de nuit, mon boulot, c'est le sommeil des autres.
Mais quand il s'agit de veiller sur un dormeur que l'Europe s'arrache, quand les contrôleurs, les douaniers et les énervés du cran d'arrêt cherchent à me poinçonner, je regrette le doux temps de l'Orient-Express...
Tout ce que je désire, c'est éviter de me faire descendre à la prochaine...
Antoine est un parasite professionnel. Il a trouvé, avec son acolyte Bertrand, le moyen de subsister en se retrouvant en première ligne de tous les cocktail parisiens qui fleurissent chaque soir dans la capitale.
Au cours d'une de ces soirées, ils sont emmenés de force dans le bureau par l'organisateur de la fête qui leur propose un marché: Antoine disposera de quarante-huit heures pour retrouver un certain Jordan, individu dont ils utilisaient le nom pour s'incruster dans ces raouts mondains.
Cet homme servira de monnaie d'échange pour que Bertrand recouvre sa liberté.
Éditions Rivages
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🗨« Malgré un début d'une grande drôlerie, le romancier livre un récit oscillant entre cynisme et désespoir. La description de la vie des noctambules parisiens qui s'apparentent à des vampires fait basculer le récit dans l'étrange et la fantastique...»
Une famille d'Américains s'installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie.
Fred, le père, se prétend écrivain et prépare un livre sur le Débarquement. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative et se surpasse dans la préparation des barbecues. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous.
La multiplication d'événements bizarres rend pourtant suspecte l'installation de ces nouveaux voisins: accident du plombier, incendie du supermarché, etc.
Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner.
Jeune oisif privé des finances paternelles, Pacho Murga traîne son mal de vivre d'enfant gâté dans les bars de Bilbao.
De sa rencontre arrosée avec Anton Astigarraga, grand cuisinier exerçant ses talents dans une gargote des quartiers populaires, naît la "Mappemonde" de Bilbao, qui devient vite l'un des restaurants les plus prisés de la ville.
Mais que dissimule les crises de delirium violentes de son ami? Pourquoi Anton en veut-il à la terre entière alors que tout semble se dérouler dans le meilleur des mondes?
Pacho va vite apprendre, à ses dépens, les secrets enfouis de cet homme qu'il ne connaît finalement pas...
Camina est née avec ce caractère infâme. Issue d'une famille de grands déprimés. Tous pensionnés, incapables d'un travail régulier, toujours à pleurnicher, à se plaindre, à courir les médecins, à se bourrer de cachets. Incroyable.
Le père s'est flingué. Il était contrôleur des trains. La mère continue de verser des larmes. Les frères et les sœurs ont leurs habitudes à l'asile. L'aîné palpe une pension d'invalidité, tant il se fabrique des idées sombres reconnues par la médecine. Il pense tellement à mal qu'il ne peut même pas éplucher une pomme de terre sans formuler le vœu de tomber, carotide en avant, sur la pointe du couteau.
Les grands-parents ne valaient pas mieux. Ils sont toutefois morts de vieillesse. Comme bien des incurables.
C'est l'histoire d'un petit voyou en fin de non-droits, déjà un peu âgé, mais de bonne mentalité, car basé sur l'idée de gauche, et à qui sa femme, la belle Karine, a interdit de remettre les pieds à la maison tant qu'il n'aura pas trouvé un moyen de subvenir un peu aux besoins du ménage.
Convaincu que le travail, pour peu qu'il ne soit pas trop manuel, est une manière comme une autre de restaurer l'amour conjugal, il entreprend de suivre un ivrogne dans la rue, avec l'arrière-pensée de lui piquer son portefeuille.
À la fin des années 60, dans les draps sales du dispensaire d'une réserve indienne, une adolescente de 14 ans met au monde un garçon qu'on lui enlève aussitôt. Le nouveau-né est confié à un pilote d'hélicoptère: destination Seattle, où l'attendent Olivia et Daniel Smith, un couple de parents adoptifs blancs et aisés...
Le petit garçon à la peau brune devient John Smith ! ... Ni blanc, ni indien, John grandit, confronté au mystère de sa naissance et au racisme extérieur, en mal de racines, il patauge et sombre peu à peu dans la folie...
De là à penser qu'il est le "Tueur indien", étripeur et scalpeur de Blancs qui terrorise la ville...
Éditions Albin Michel
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🗨Thriller ou roman noir ? Livre sombre et fascinant, il met en accusation une société minée par la discrimination et, au-delà, s'interroge sur la condition humaine, l'identité et la haine.
Le célèbre bluesman Robert Johnson, assassiné en 1938, réapparaît pour les besoins du roman, dans la réserve des Spokanes.
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Par un heureux hasard, des jeunes récupèrent sa guitare et fondent un groupe de rock, "Les Coyotes Springs". Celui-ci devient célèbre et débarque à New-York...
L'alcool qui détruit un bon nombre des gens de son peuple, la détresse des enfants et des adolescents, l'ennui, la pauvreté, la misère sociale et intellectuelle, tels sont les sujets abordés dans ce roman noir, l'histoire d'un rêve avorté comme la plupart des rêves des Amérindiens qui n'aboutissent pas à grand chose.
Manuel, 20 ans, croit perdre la vie en perdant son ami Gregorio qui s'est tiré une balle dans la tête. Un ami ? Bien plus que cela: les deux garçons s'étaient tatoué chacun (avec la même aiguille) un bison sur le bras gauche.
Un pacte de sang qui n'avait pas tardé à devenir un pacte de domination, tant Gregorio, sorte de Stavroguine latino, exerçait d'emprise sur son entourage.
Certes Manuel n'a pas manqué de regimber contre le pouvoir de ce "maître" un brin fêlé... C'est ainsi qu'il s'est arrangé pour avoir, dans le dos de Gregorio, une liaison avec Tania, la très trouble et... troublante maîtresse de celui-ci.
Éditions Phébus
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"Dostoïevski à Mexico ! Mais un Dostoïevski nourri au lait noir du polar... Arriaga au sommet de son art !"
Ramon Castanos est un brave garçon que tous aiment bien au village, (il tient la gargote locale), mais souffre d'une maladie inavouable en ces lieux où l'homme est tenu d'afficher sans cesse sa virilité pour simplement exister: il est timide. On le lui fera cher payer.
Un beau matin le doux Ramon découvre dans les parages le corps nu d'une jeune fille assassinée à coups de couteau. Personne ne sait très bien, au village, qui est cette Adela, dont les parents ne sont installés que depuis peu dans la région.
Mais bientôt court une rumeur: c'était "la fiancée" promise à Ramon...
Rumeur que l'intéressé n'a pas le courage de démentir, alors même que la jeune fille, au jour de sa macabre découverte, lui était parfaitement inconnue... et voici l'infortuné Ramon, poussé à venger son honneur (..?), sous la pression de tous ceux qui réclament le prix du sang, se retrouvant, de fil en aiguille, un pic à glace au poing, posté en embuscade sur le chemin de l'assassin que tout le village désigne comme tel...
Éditions Phébus
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« Quant à spécifier ici de quelle "genre" littéraire il s'agit... l'auteur s'ingénie à brouiller les pistes: roman policier ... vaudeville sanglant ... conte d'amour et de sang, gourmandise d'humour noir ... Il y a de tout cela dans ce petit roman écrit d'une plume légère et habile. »
Nous voici transportés au lendemain de la bataille de Torréon, qui voit la mythique Division del Norte de Pandro Villa écraser les forces loyalistes... un pas décisif pour l’avancée de l’insurrection. Et nous suivons avec une honteuse curiosité les tribulations du licenciado Velasco, un avocaillon à la dérive qui manque plus d’argent que d’idées.
Velasco a en fait beaucoup plus que des idées, il a UNE idée. Profitant du climat de relâchement consécutif à la victoire, il soumet à Villa une invention extraordinaire, capable selon lui de semer la terreur parmi ses ennemis et de consolider son pouvoir comme jamais: la guillotine !
Intrigué, Villa demande à voir - et, ravi, s’amuse à actionner en personne le redoutable instrument (par bonheur les prisonniers ne manquent pas et il peut s’offrir ainsi une mémorable récréation). À la fin, éclaboussé de sang et fatigué peut-être de voir tous ces corps sans tête gigoter comme des pantins, il prend une décision « historique »: au lieu d’acheter la « Veuve » contre espèces sonnantes, il nomme son promoteur dépité capitaine et lui confie un escadron qui va bientôt s’illustrer au premier rang des troupes révolutionnaires.
Ainsi naît l’Escadron Guillotine, qui connaîtra maintes heures de gloire et d’horreur... jusqu’au jour où le mécanisme de la terrible machine, mal entretenu, s’enraye - le couperet reste obstinément coincé... Humiliation du caudillo, disgrâce de l’infortuné Velasco, dégradation dudit Velasco et relégation aux corvées de cuisine...
L’histoire, qu’on se rassure, n’en reste pas là. La guillotine finit par reprendre du service, tranche le col d’un gringo trop curieux qui répond au nom d’A.B. (allusion à la fin d’Ambrose Bierce, disparu comme on sait dans la tourmente mexicaine), escorte les cavaliers rebelles jusqu’à Mexico... et se voit consacrée comme symbole du nouvel ordre national.
Velasco atteindrait-il enfin aux honneurs tant souhaités ? Même pas. Pris d’un remords tardif (mieux vaut tard, paraît-il), l’apprenti sorcier à qui l’on vient de commander de construire plusieurs exemplaires du fameux coupe-têtes afin d’assurer le bonheur du peuple décide de saboter son travail : les raccourcisseurs sortis de ses mains refusent de fonctionner, et pour avoir la conscience enfin libre, il brûle l’original.
Le profiteur de guerre, tourmenté par un retour de morale des plus inattendus, termine sa carrière comme victime du destin.
Éditions Phébus
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Mais résumer l’histoire, c’est encore ne rien dire... Ce qui compte ici en effet, c’est l’art du diabolique Arriaga, lequel ne tombe dans aucun des pièges attendus de l’exagération baroque à la mexicaine : jouant la carte de l’humour noir mais glacial, de la distance, de la « neutralité », il impose sa vision sanglante avec d’autant plus de force qu’il se garde d’en appuyer le trait.
Dire qu’on en sort un rien remué est un euphémisme. Mais ce n’est pas grave : on a passé quelques heures sans pouvoir trouver le sommeil… en compagnie d’un écrivain qui nous montre à chaque page qu’il n’est pas le premier venu. Que demander de plus ?
Un groupe d'extrême-droite, Action D, enlève Natalia Hom pour obtenir le renvoi en Afrique de son compagnon, Christoph Arano, Nigérian qui vit en Allemagne depuis trente ans, possède une petite société de plomberie et élève sa fille, très perturbée et très difficile depuis la mort de sa mère.
La jeune fille, Lucy Arano, est devenue l'ennemi public numéro un à Munich (elle va avoir quatorze ans, âge auquel on devient condamnable en Allemagne). L'enlèvement comme la personnalité de Lucy suscitent une peur et une polémique intense dans les milieux de la police et de la justice aussi bien que dans l'opinion.
Médiatisé à l'extrême, l'évènement fait apparaître deux camps et montre comment la dignité et la raison humaines peuvent être mises en danger par la panique. Qui est en tort, qui est victime, de l'enfant aux actes criminels ou des adultes aux réactions épidermiques et puériles ?
Tabor Süden et son équipe, dont la lumineuse Sonja Feyerabend, cherchent à remonter la trace des kidnappeurs, recueillant jour après jour les témoignages déprimants de la xénophobie larvée et inconsciente des bien-pensant ...
Éditions Le Serpent à Plumes
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« Un roman inspiré d'un fait divers de 1999 qui avait fait beaucoup de bruit en Allemagne: un Turc de quatorze ans, arrêté à l'issue d'une traque pour avoir commis des délits, expulsé et renvoyé dans "son pays", quoiqu'il ait vu le jour en Allemagne et n'aie jamais mis les pieds en Turquie. On n'ignore pas en Allemagne le droit du sang, et non le droit du sol, est la règle »
"Le titre original de ce roman se réfère à une citation d'Edmund Stoiber « ce dont nous avons besoin, c'est du courage d'aller de l'avant et de prendre un nouveau départ. La "German Angst" ne doit pas bloquer notre avenir!"