Dans l'ombre du monde
Un brusque coup de vent, incompréhensible par sa fraicheur et sa violence, le ranima. Il ouvrit les yeux et vit avancer sur lui une armée de chênes énormes, pendant que sur la facade, les volets claquaient rageusement, la porte s'ouvrait seule en grinçant sur un gouffre noir.
Le vent cessa brutalement de souffler. Le maigre croissant de lune fut avalé par une nuée funèbre, et Sandar, anéanti par ces ténèbres démoniaques, entendit la maison rire d'inhumaine façon tandis que passaient sur son corps les lourds troncs de l'armée des arbres.
Éditions Flammarion
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