Ernest Bramah
(1868 - 1942)
Biographie
Ernest Bramah, est le nom de plume d'Ernest Bramah Smith, né en 1868 à Manchester. Il quitte l'école à 16 ans, aucunement intéressé par ce qu'on lui enseigne, quelque soit la matière. Il devient commis dans une ferme puis acquiert sa propre exploitation avec l'aide financière de son père mais hélas l'entreprise s'avère un fiasco. Il commence à écrire quelques chroniques pour le "Birmingham News" qui lui donnent le goût non seulement de l'écriture mais aussi du journalisme. Son père continue à le soutenir dans cette nouvelle voie, Ernest trouve un emploi de secrétaire auprès de l'humoriste Jerome K. Jerome, éditeur du magazine londonien "Today" puis accède au poste d'assistant de rédaction mais quitte cet emploi pour travailler dans une entreprise d'édition qui malheureusement fait faillite.
Peu de temps après tous ces premiers pas très incertains dans l'édition, Ernest Bramah obtient un premier succès littéraire tant auprès des critiques que par le nombre de ventes avec son personnage « KAY LUNG », genre de mandarin britannique, qu'il met en scène dans sont premier roman, "The wallet of Kay Lung" publié en 1900. Malgré plusieurs refus d'éditeurs, le succès du livre est tel qu'il est toujours et encore réédité un siècle plus tard, mais reste inédit en France. la série compte 5 romans et une anthologie de nouvelles entre 1900 et 1974. « Kay Lung est un genre de conteur qui raconte ses voyages et ses exploits - parmi lesquels de nombreux forfaits - pour gagner de quoi subsister, mais aussi afin de retarder la sentence du juge. il s'oppose souvent aux méchants et en tirent des proverbes sentencieux non dénués d'humour. »
Parallèlement à ses récits avec Kay Lung, Ernest Bramah s'essaie à la Science-Fiction avec "What might have been - the story of a social war" publié en 1907, duquel, on dit que George Orwell se serait « inspiré » pour son livre "1984".
En 1914, c'est avec un nouveau personnage, « MAX CARRADOS », détective aveugle et numismate averti, qu'il remporte un énorme succès. Devenu aveugle à la suite d'un accident, il est, malgré son handicap, aussi efficace que ses confrères. il explique « qu'il me reste le sens du toucher, le sens du goût, l'ouïe, même mon nez peu romantique et vous n'avez aucune idée de ce qu'ils ont pu venir à mon secours depuis que j'ai perdu la vue. »
Publié sous forme de nouvelles dans le "Strand Magazine", Max Carrados fait l'objet d'un roman "The bravo of London" en 1934, 4 recueils entre 1914 et 1972, année de la publication de "Best Max Carrados detective stories" qui contient une sélection des meilleures nouvelles des premiers volumes. Seul le premier recueil, "Max Carrados" s'est vu traduit en France en 2004 sous le titre La partie se joue dans le noir, aux Éditions Terre de Brume. Quelques autres nouvelles traduites en français sont publiées dans "Le Saint Detective Magazine" et dans "Mystère Magazine".
Quand Ernest Bramah décède en 1942, il est un auteur à succès, même s'il reste un homme très discret sa vie durant, qui a acquis de parfaites connaissances en Chimie, Physique, Droit, Philosophie, Littérature classique, Occultisme et est un expert mondialement reconnu en Numismatique.
(Sources: Wikipedia / enotes.com / fantasticfiction / pulpflakes )
Elleon
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Roman
Les enquêtes de Max Carrados
- La Partie se joue dans le noir (Éd. Terre de Brume - 2004)
ainsi que quelques romans non traduits en français
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Un message troublant... Une mise en scène effrayante... Un culte étrange...
Philippe Grenier, un "vieux loup" de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur), un flic mis au placard, est rattrapé par son passé.
Un ancien des Brigades rouges, Marco dit "le typographe" à l'identité incertaine, est appelé par son vieux compère Pépé. Celui-ci lui demande de convoyer un "paquet" dans un endroit sécurisé sous 48 heures.
En plein hiver Léon, chasseur un peu primitif, découvre sur un talus de route enneigée le corps nu d'une jeune femme. Épinglée à son sein, une étiquette: "Souviens-toi de Sorèze".
Toutes les villes ont une âme. Certaines sont habitées par l'esprit. Esprit du bien ? Esprit du mal ? Qui le saura ? 

'' Le chef fit un geste, deux motards prirent Mike sous les bras et l'allongèrent sur le moteur de sa voiture. Un des hommes sortit un Zippo de sa poche, l'alluma d'un élégant mouvement. Il mit le feu à un papier qu'il avait ramassé dans une poubelle toute proche, jeta le papier enflammé sur le moteur. Ils entendirent un bruit ''vlaouuff'' lorsque l'essence s'enflamma. Le grand motard tint la tête de Brice, l'obligeant à regarder Mike brûler avec sa caisse.