Mais leur drame ne l'est pas, bien que la femme et son amant soient victimes d'un chantage effrayant. Un homme a tué, qui s'ingénie à les traquer, avant d'être lui-même assassiné.
Ce que je cherche à surprendre, les nerfs à vif, ce sont les bruits anormaux, exceptionnels, ceux qui se produisent de plus en plus rarement dans les prisons de France, les bruits furtifs qui troublent la nuit, quand une exécution doit avoir lieu. Les bruits de la mort.
Si, au cours de la nuit, j'entends ces bruits, je saurai ce qui m'attend. Je saurai que, caché dans la grande cour, le Diable me guette.
Au cours d'une mission qui les avait conduits à survoler l'Himalaya, Sharron MacReady, Craig Stirling et Richard Barrett ont été contraints d'effectuer un atterrissage forcé en pleine montagne.
Blessés lors de cet atterrissage, ils ont été recueillis et soignés par les habitants d'une mystérieuse cité cachée au coeur du Tibet. Leurs bienfaiteurs ne se sont pas contentés de les guérir. Ils les ont dotés, de surcroît, de facultés physiques et mentales surhumaines.
Nos trois jeunes gens, seuls, connaissent le secret de leur extraordinaire pouvoir. Un pouvoir qui fait d'eux les champions de la loi, de l'ordre et de la justice. Tous trois travaillent pour le compte de l'Agence Internationale NEMESIS.
Ils partent en courant vers la voiture qui démarre aussitôt. Une course folle dans la nuit. La sirène hurle. Le chauffeur traverse sans ralentir les carrefours mal éclairés. L'assassin a entraîné Pascale jusqu'au Trou du Diable. Il va la tuer, elle aussi, c'est certain. II ne peut pas la laisser repartir vivante. C'est une course contre le temps. Une question de minutes... de secondes.
- Vite ! presse Jamet. Plus vite !
Les dernières maisons... la sortie de l'agglomération... l'eau noire de la Seine et, un peu à l'écart, la sablière abandonnée, avec ses mares aux rives croulantes, la silhouette sombre de la cabane où Bruno et ses camarades entreposent leur matériel compromettant.
Pascale se trouve-t-elle là, quelque part dans l'obscurité, à la merci du tueur ?
D'un geste que je me suis efforcé de rendre naturel, j'ai saisi la hache et j'ai fait un pas vers lui. Tout en parlant, j'ai choisi l'endroit où j'allais frapper. Je ne pouvais pas le laisser continuer.
Je devais protéger Agarithe, même si elle était coupable, même si elle avait causé la mort de ma mère. J'en avais pris la décision au cours de ma longue nuit d'insomnie.
Trois vieilles dames... trois voisines, tranquilles, aimables, discrètes... Trois vieilles dames très dignes.
Pourtant, l'une d'elles meurt mystérieusement.
Qui a volé sa belle bague ? Qui a laissé tomber près de son fauteuil un pétale de bouton d'or ? Qui a déchiré la revue jaunie, retrouvée dans un placard ? Qui a détruit un article de cette revue, un article vieux de quarante ans ? Qui ?..
Quelle tragédie s'est déroulée dans la "Maison sans hommes", hantée par les fantôme des disparus ?
Quel mystère recèle l'immense chai, véritable cathédrale du vin, où vieillit doucement le banyuls ?
Pourquoi les souvenirs d'une jeune fille torturée par le passé se cachent-ils au tréfonds de sa mémoire, comme derrière une porte hermétiquement close ?
Quelle soirée ! Adrien, encore plus hargneux que d'habitude, s'est querellé avec son associé avant même de prendre l'apéritif. Et l'alcool n'a pas détendu l'atmosphère, bien au contraire.
À l'issue du repas, Adrien a littéralement flanqué ses invités à la porte. Le bouquet final ! C'est à ce moment-là que Sabine a remarqué son expression mauvaise et haineuse, cet étrange rictus... Elle souhaitait sa mort depuis si longtemps... De toutes ses forces.
Elle était prête à l'aider à mourir. Et cette fois, l'occasion se présentait... Adrien était ivre. Il pouvait basculer par-dessus la rambarde et se noyer... Il suffisait d'un faux pas... Adrien allait donc mourir.
La peur... la peur horrible qui tombait comme la foudre sur Philippe, lui coupait le souffle, arrêtait littéralement les battements de son coeur: des voix... des voix qui montaient... Tout était perdu, cette fois.
À moins que... Ne pas céder à la panique... résister... ne pas abandonner... réfléchir, pendant les quelques instants de répit qui restaient avant la rencontre fatale.
Quelques secondes pour prendre une décision qui signifiait sans doute la vie ou la mort.
"Le Paradis"... Catherine avait reconnu le pavillon de ses grands-parents au premier regard. Et pourtant, il n'avait rien d'extraordinaire ce "Paradis" de la banlieue lyonnaise. Une façade couverte de vigne vierge, un jardin mal entretenu, beaucoup plus petit que dans son souvenir...
Catherine n'y était venue, il est vrai, qu'une fois, lorsqu'elle n'était qu'une fillette. Quel dommage de n'avoir jamais eu de liens avec ses grands-parents du "Paradis".
Maintenant il était trop tard. La grand-mère de Catherine venait de mourir, quelques jours auparavant, et son grand-père gisait là, à ses pieds, allongé dans la boue du jardin, une balle dans la tête...
Ce n'est pas vrai ! Pas ça ! Une image a fulguré dans mon esprit.
Tellement terrible, tellement atroce, qu'elle ne pouvait être que le fruit d'une imagination déréglée par la maladie, d'un cerveau ébranlé par un choc et qui erre parmi les phantasmes, au gré de ses inhibitions.
Mais une image tellement présente, tellement réelle, que je ne peux m'en détacher et qu'elle demeure là, à m'obséder comme une abominable certitude.
Une hallucination ? Un souvenir ? Qu'est-ce que j'ai donc commis... AVANT ?