Paname, les années 50, les salles de billard et les boites à jazz, le boss et ses trafics foireux dans l'arrière-boutique, puis Marcus, l'homme à tout faire, qui connaît la musique...
Sauf celle de Django... S'il n'y avait pas eu la guitare de Django, Marcus n'aurait jamais joué de sa corde à piano. Les tueurs versent parfois des larmes : " Lover Man ! ".
Le béton s'empile, la ville nouvelle naît à la vie. Voilà le décor.
Dans nos cités, trouver l'humain n'est pas chose facile, mais au-delà de l'esthétique high-teck, des hommes et des femmes, des enfants s'aiment, se quittent et, parfois s'entretuent.
Éditions Eden
__________
Cyrille Derouineau a su capter la nuit ouatée de la banlieue et Marc Villard a donné corps aux fantasmes des sociologues du parpaing.
Une descente sensible et jazzy dans le monde de la nuit à la recherche d’un SDF par une bénévole du SAMU. Un meurtre a eu lieu...
Cécile est secouriste au Samu social. Elle vit à Paris et travaille la nuit auprès des sans-abri. À ses quatorze ans, son père, un musicien de Jazz sur le déclin, disparaît. Élevée par sa grand-mère qui lui apprend que celui-ci est décédé en Espagne, Cécile grandit dans le manque et le souvenir de ce père absent.
Mais sur son lit de mort, la grand-mère lui révèle que son père vit toujours, et qu’il erre depuis dix ans dans les rues de Paris.
Ayant perdu son identité pour un bout de trottoir et l’illusion de liberté, celui-ci parvient à gagner quelques pièces en jouant des morceaux de Jazz dans le métro. Cécile pense que son activité au Samu social lui permettra de le retrouver, et va ainsi, au fil des nuits, à sa recherche, avec l’espoir de le découvrir au milieu des SDF.
Une nuit, un meurtre se produit qui les implique tous les deux…
Éditions Joëlle Losfeld
__________
Dans la pure tradition des romans de Marc Villard, Bird emmène le lecteur dans les rues d’un Paris lugubre, où, dans la noirceur de la nuit, se côtoient les putes, les trafiquants, les junkies de toutes sortes, les sans-logis et plus généralement la misère humaine avec tout ce qu’elle comporte de violence et de désespoir.
C’est un regard sur le Paris nocturne distillé dans une narration polyphonique et une intrigue maîtrisée et entraînante, qui, sur fond de Jazz, rendent la lecture de ce texte à la fois intense et fluide.
Stéphane Miller travaille comme enquêteur pour une compagnie d’assurances.
Un jour, on l’envoie flairer sur la disparition de François Bertolini, célèbre footballeur sur le déclin (34 ans) qui fait encore les beaux jours du club local. Le goleador laisse derrière lui une femme, un enfant autiste… et surtout une impressionnante prime d’assurances.
Or, Miller a autrefois bien connu Bertolini. Il part donc pour sa ville natale et sa banlieue, en compagnie de son fils Freddy, un dingue de télé et de ciné.
Et ce qu’ils vont découvrir n’est pas joli-joli…
Éditions Gallimard
__________
Mais ce qui fait la force singulière de ce récit, c’est le ton. Selon Jean-Pierre Énard, « Villard se montre champion dans le genre balade de cafés tristes en cinoches minables. Les rapports de Miller et de son gamin sonnent toujours juste, et on se laisse prendre à l’atmosphère un peu poisseuse de ce polar. »
À l’évidence, Marc Villard s’est investi à titre personnel dans ce roman, ce qui confère un caractère autobiographique masqué à cette intrigue. Ce livre est aussi à lire comme la nostalgie des années d’enfance où l’on se rêve étoile des verts terrains balisés de lignes blanches, avec le spleen des impers à la Bogart.
Nous, groupe historique des Compagnons des forêts, campeurs impénitents, étions obsédés par l'excellence, les costumes pailletés, les guitares pétillantes, les gros amplis.
Nonoss faisait dans la déglingue punk avant l'heure. Je repensais à toutes ces choses en le contemplant, chez Jeanjean, de l'autre côté de la table. Et je sus, de suite, que notre jeunesse était derrière nous.
Cool, man, c’est mon histoire. Puis ça revient comme une lame de fond : les nuits sur les Zildjian, la caisse claire de Tony Williams, les bœufs avec "l’Art Ensemble". Long way from home. Trois coupures dans ma poche. Ma tronche dans "Downbeat". Je pleure pas, non je pleure pas. Plié en deux, je lâche le Lavazza ; ulcère de merde. Je ferme les yeux. Mille piqûres et les cuisses au sulfure de Betty, sa bouche d’orage.
Édducateur de rue n'est pas un job de tout repos. Surtout à Barbès. Parmi les ados dont il est responsable, Tramson a la charge d'un jeune homosexuel qu'on assassine sous ses yeux.
Il oublie rapidement ses bonnes manières pour retrouver l'assassin et rendra coup pour coup dans l'espoir de faire triompher sa justice.
Une enquête dans un quartier parisien cosmopolite, secret et brutal. Un lieu aux néons rutilants mais aussi aux lumières étouffées des caves où les hommes souffrent et luttent pour survivre.
Ray Thompson croyait avoir rompu les ponts avec le passé en débarquant à Paris armé de son seul saxophone. Mais la mort donne parfois ses rendez-vous sur un quai de métro.
Dans le même temps, un flic au cœur pur se range des voitures et se met à dos toute la police parisienne.
Les deux hommes parviendront-ils à se rencontrer ?
C'est Big Mac, le seul rédacteur en chef qui ne gagne jamais aux courses, qui m'a branché sur le Prisunic Raymond Losserand.
Un fait divers banal, en somme. Si l'on m'avait dit que mon enquête se terminerait face à un M 16 manipulé par un dingue sous acide, je ne l'aurais pas cru. Et pourtant...
Édith Starsky, c'est la fille avec le couteau dans le ventre. Dany, l'assassin présumé, s'est évanoui dans la nature et moi, je rêve d'un retour vers le futur.
Pour y parvenir, je dois passer par Hambourg, les Beatles et quelques cadavres. Avec, comme récompense, une génuflexion dans la Chapelle Sixties.
Chronique « barbésienne » sur fond de jazz et de rock'n roll : une jeune beur, coincée par des dealers à qui elle doit de l'argent, tente de se suicider et tue son ex-mari qui l'avait plaquée parce qu'elle avait refusé de l'approvisionner en crack.
En fin de course, elle est assassinée par le père de son enfant...
Éditions Gallimard
__________
Marc Villard est un virtuose du texte court et son sens de la poésie tragique fait merveille. C'est l'écriture qui porte, à coups de scènes-chocs, ce roman sur les destins gâchés.
Lorsqu'on sort du trou, après trente jours passés à l'ombre pour cinq malheureux grammes d'héroïne, on pourrait s'attendre à être reçu avec les honneurs.
Mais non seulement elle est avec un type dans une position sans équivoque, mais deux jours plus tard elle finit d'une overdose une vie mal commencée avec, auprès d'elle, assez de came pour faire enfermer tout l'orchestre. Reste à supprimer les objets du délit : la came dans la tinette, le corps dans la chaudière. Puis, rejoindre dans le nord un vieux complice, la Bamba, avec qui on peut se refaire une vie dans le jazz et les combats de coqs.
Mais la vie, la vie d'artiste, serait trop simple s'il suffisait d'un peu de distance pour se refaire une virginité.
Éditions Rivages
__________
"Marc Villard sait faire passer la petite musique lancinante des enfants du siècle, et touche à l'essentiel."
Quand son équipier est abattu sous ses yeux, David Nolane - le meilleur flic de Barbès - déprime un maximum et se met à picoler. Puis sa fille rentre à la maison, avec ses drums, sa came, et oriente David dans le sens de l'histoire.
Rongé par l'esprit de vengeance, il part en chasse avec Big Brother en ligne de mire. Mais le Brother est protégé, très protégé, et commence à faire le vide dans son périmètre pour pouvoir respirer à l'aise.
Flics pourris, junkies repentis et dealers déjantés charrient, dans cette quête de justice, un flot de détresse.
Éditions Rivages
__________
"Robin Cook a dit que la nouvelle est un défi lancé à tout écrivain. Disons queMarc Villard a relevé ce défi en maître."
Sans-papiers en péril, Chet Baker ressuscité, stripteaseuse manipulée par un sadique, Crackman en perdition, Zidane de banlieue cassé par des nazis ordinaires, mère sous lithium, un flingue à la main contre les forces du mal.
De Barbès à la cité des Cinq Mille, c'est toujours la même déroute qui colle aux semelles des perdants. Bons pour l'asile, pas pour les flics, sous l'œil goguenard de l'état triomphant et du troupeau amorphe des normalisés.
Éditions Rivages
__________
Les mouvements de l'écriture sont incessants. Le roman noir, on l'oublie trop souvent, est aussi une écriture que Villard contribue inlassablement à renouveler d'un livre à l'autre."
Papa Rousse et ses enfants, Alex et Guigui, vivent dans une ferme isolée de l'Aveyron. Père et fils refusent de travailler et braquent des banques provinciales. Au cours d'un braquage, Papa Rousse est grièvement blessé et, avant de mourir, il confie à Alex qu'il n'est pas son vrai père.
Le père biologique d'Alex n'est autre que Sly Baker, chanteur de rock d'origine américaine, qui eut son heure de gloire dans les années soixante. Alex décide de retrouver ce père mythique qui tombe du ciel.
Mais il découvre son géniteur dans une clinique psychiatrique de la banlieue parisienne. Commence pour Alex et Sly une cavale rock'n'roll.
Éditions Rivages
__________
Errance, rock et filiation sont les thèmes de cette histoire en forme de conte cruel, portée par l'inimitable écriture de Marc Villard. Voici la réédition de ce livre paru à la Série noire en 1987, dans une version révisée par l'auteur.
***
"Villard a modelé le personnage de Sly Baker sur le plus névrotique et carbonisé des rockers survivants passés en Suisse : Vince Taylor... Et le roman se lit aussi comme ça, comme un roman masqué du rock'n'roll."