Que des jeunes femmes soient étranglées en série, cela peut être l'effet du hasard; si l'arme est toujours la même, un bas roulé en corde, la coïncidence est pour le moins troublante; mais quand les victimes sont toutes infirmières d'une même clinique, le doute n'est plus de mise.
Voilà donc le commissaire Foucher en présence de crimes inexplicables ! Voire, eût dit Panurge.
Mais il n'est pas prudent de prendre Foucher pour une truffe; c'est lui le spécialiste des tours de cochon.
... Les assistants purent entendre le bruit sec de la lame qui se cassait. Emporté par sa masse, Serrac ne put freiner son élan et plusieurs centimètres d'acier lui entrèrent dans la poitrine; il tituba une fraction de seconde et s'écroula.
Le maître Mougin s'élança, ôta le masque du blessé, dont le visage était cireux et la respiration haletante. Le docteur Lériteau s'agenouilla près du corps, la main posée sur le coeur qui faiblissait; il savait que rien ne pouvait être tenté, l'hémorragie interne au poumon ne pardonnant pas.
Une mousse rosée apparut aux commissures des lèvres, un spasme secoua Serrac, c'était fini.
Malgré mes longues recherches, aucun élément biographique sur cet auteur, (si ce n'est qu'il est né en 1920), un de ces oubliés de la "collection Spécial-Police" de chez Fleuve Noir comme il y en a tant et dont certains furent d'ailleurs récompensés par le fameux "Grand Prix de Littérature policière".
Nous avons cependant les résumés des quatre (et seulement quatre !) romans de François Baincy, publiés entre 1969 et 72, retrouvés sur bibliopoche. (que nous remercions pour cette aide précieuse)
Sur ce même site, Mr Claude Le Nocher est l'auteur d'un billet "Les méconnus du Fleuve", édifiant pour les amateurs de polars: bibliopoche. Nous pouvons y lire le nom d'un certain nombre d'auteurs connus et reconnus aujourd'hui, mais aussi bien des noms oubliés... )
François Baincy a créé un personnage récurrent, le « COMMISSAIRE FOUCHER » qui enquête « sur des affaires classiques fort réussies »
En 1535, Jacques Cartier découvre les rives sauvages et les tribus indiennes du Nouveau Monde. En signe d'entente, les Iroquois offrent aux Français, un poignard tout simple, que le célèbre explorateur fait rehausser de pierres précieuses.
Dès lors, la "dague de Cartier" va devenir pour les Canadiens l'objet de toutes les convoitises, trésor et symbole national aux pouvoirs surnaturels: celui qui le possède, dit-on, deviendra tout-puissant et immortel.
Quatre siècles plus tard, c'est planté dans la poitrine d'un cadavre qu'on retrouve le poignard mystique. Nous sommes en 1955, et Montréal est en proie aux émeutes, suite à un match de hockey sur glace qui a mal tourné. Dans la cohue, le meurtre passe inaperçu - tout comme la disparition mystérieuse du poignard, dont seule la pointe est retrouvée à l'autopsie.
Il faudra attendre treize ans pour la voir refaire surface.
Anik Clément, la fille de la victime, est alors prise dans la joyeuse tourmente du "Mai 68" local. Mais sous les pavés gronde la légende, et lorsque la jeune femme, avec l'aide du détective débutant Émile Cinq-Mars, se lance sur la piste des assassins de son père, c'est toute l'histoire du pays qui les rattrape...
Éditions Grasset
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Récit d'une vengeance familiale, étonnant portrait de Montréal au fil des siècles, roman d'aventures, polar des bas-fonds, des sphères politiques et des sectes occultes, La dague de Cartier est une magistrale épopée policière et historique.
Après quatre ans passés sur les champs de bataille, le héros de "Nord Western" est de retour à Lille.
Dans le train qui le ramenait dans le Nord, il a croisé un fonctionnaire du Ministère de l'Intérieur qui n’hésite pas à faire appel à des mercenaires en cas de nécessité. Et justement, il a besoin de quelqu’un pour retrouver la fille d’un politicien qui a fugué.
Notre homme refuse mais il est vite rattrapé par la réalité. S'il veut aider son vieil ami Jean à racheter le bistrot qu'il tenait dans le Vieux-Lille, il va devoir trouver de l'argent. Obligé de repartir de zéro, il accepte la mission qu'on lui propose.
Éditions Ravet-Anceau
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Roman noir, Nord Western suit les traces d'une bande de loosers dans un monde qui n'est pas fait pour eux.
Gwen Orval est le nom de plume de Renaud Dogimont né en 1978 à Valenciennes et actuel directeur de l'hôpital d'Avesnes (en 2007), dans le Nord.
Nord Western a pour cadre la métropole lilloise et met en scène un groupe de laissés-pour-compte qui s’unissent pour racheter un café à un promoteur peu scrupuleux. L'atmosphère des romans de Gwen Orval est sombre et violente.
Francis Rose-Rosette, détective privé, a été engagé par Jean-Marie Lebrun-Massenet pour découvrir qui est l'inconnu qui le harcèle et le menace.
Le détective n’a pas encore accepté l’affaire qu'il se retrouve face à l’inspecteur Jugurtha : son client potentiel vient d’être retrouvé avec une balle dans la tête. Célèbre éditeur du nord de la France, riche et influent, la victime avait beaucoup d’ennemis et l’inspecteur soupçonne un des auteurs de la maison, Fred Densikas, d’être le meurtrier.
Sa femme demande alors au détective de prouver l’innocence de son mari et elle est prête à y mettre le prix. Mais heureusement que le narrateur est là pour remettre son personnage à sa place car Francis Rose-Rosette est un enquêteur un peu trop impulsif.
Le commandant Jugurtha vient de débarquer dans le nord de la France où il s’installe avec sa femme enceinte.
Dès son arrivée, une enquête un peu particulière l’attend. En effet, on vient de repêcher un cadavre travesti pour le Carnaval sur la digue dunkerquoise. Son partenaire, le lieutenant Desmidt est convaincu que la clé du mystère se trouve dans les quelques vers d’une vieille comptine : « Anne-Marie, tu n’as pas de mari ? Anne-Marie, tu n’as pas d’enfant ? »
Cette année, le Carnaval de Dunkerque est marqué par une série de meurtres et l’assassin, assoiffé de vengeance, est caché parmi les carnavaleux.
Christophe Lecoules est né en 1967 en région parisienne, ce n’est qu’en 2002 qu’il s’installe dans le Nord, plus précisément à Dunkerque. Il embrasse la carrière d'enseignant après avoir suivi des études de Lettres à la Sorbonne. Passionné de voyage, il a déjà visité l’Afrique du Sud, la Chine et le Mexique, entre autres. Amateur de musique, en particulier celle des années 80, il s’essaye occasionnellement à la guitare et bien sûr, le foot est sacré chez lui. Ses deux premiers romans ont pour cadre l’agglomération dunkerquoise. Le second est un polar très bien documenté sur les coulisses du Carnaval de Dunkerque.
Une petite station balnéaire en automne. Une jeune femme sage, au bonheur sage, mariée à un navigateur aérien: Mellie. Un soir, sa vie bascule: le passager d'un autocar qui n'amène plus personne la surprend chez elle, l'attache, la violente.
Ce qui se passe ensuite, au cours de cette nuit de cauchemar, Mellie seule le sait...
Mais, le lendemain même, arrive au village un Américain mystérieux, qui la traque, aussi tranquille et dangereux qu'un félin: Harry Dobbs.
Entre eux commence un face-à-face qui va durer quatre jours, intense et sans merci, un duel où toutes les tricheries sont permises, où tous les coups font mal. À tout moment, l'un ou l'autre pourrait gagner... L'inquiétant M. Dobbs est malin et il a beaucoup d'atouts.
Mais qui oserait parier ?...
Éditions Gallimard
🎥 D'après le scénario original du film au titre éponyme
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Dépassant une fois encore le cadre d'une intrigue policière menée avec toute la rigueur du genre, Sébastien Japrisot nous livre ici un drame psychologique passionnant, où l'insolite, l'humour et l'émotion alternent pour le plus grand plaisir du lecteur.
« Je ne suis pas seul. Il est avec moi. Lui est américain, moi français. Nous parlons la même langue: celle des rats. Nous sommes enfermés dans un labyrinthe. Sans eau, sans montre, sans rien d'autre que notre volonté de forcer un coffre-fort avec nos mains nues.
Pas pour y prendre de l'argent: pour en mettre.
De toute manière, si le coffre s'ouvre, nous nous entre-tuerons... »
Éditions Gallimard
🎥 d'après le scénario original du film au titre éponyme.
Georges Liévin, instituteur, vient de passer trois ans en camp de concentration, dans le bloc 10 d’Auschwitz où le docteur Mengele menait ses expériences.
De retour dans son village des Flandres, il apparait détruit, meurtri, ébranlé dans ses convictions humanistes et ne croit plus en rien. Marcelle Richarde, propriétaire terrienne locale, est crainte et méprisée par les autres habitants, notamment parce qu’on la soupçonne de s’être enrichie pendant la guerre.
Quand elle est retrouvée morte, tout le monde pense à un règlement de comptes et Georges Liévin se laisse accuser du meurtre.
Né en 1953 à Arras, Gilles Warembourg est un fervent militant de la cause animale. Lutte contre l’expérimentation, l’élevage en batterie, l’abattoir… aucune cause ne lui résiste. Avant de se consacrer à l’écriture, il a été expert-comptable puis directeur financier avant de ne s’occuper que de missions intermittentes.
Il faudra attendre 2004 pour que ce militant arrageois sorte son premier livre. Ensuite, tout s’enchaîne en 2007 avec l’obtention du "Prix du Roman de la Renaissance française Nord - Pas-de-Calais" pour Les escamoteurs et le "Prix de la Nouvelle de la Renaissance française Nord-Pas-de-Calais" pour "Chroniques Posthumes".
En 2008, Gilles Warembourg ne sort pas moins de trois romans, dont Flandre noire qui se voit attribuer trois prix : le "Prix du Roman historique de la Renaissance française Nord - Pas-de-Calais" 2008, le "Prix d’Honneur de l’Académie littéraire et poétique de Provence" 2008, le "Grand Prix international du scénario WriteMovies" 2008.
Flandre noire a aussi été finaliste du "Grand Prix de Littérature policière".
La hache se fit menaçante. Guillaume Phalempin recula de trois pas, perdit l’équilibre et tomba sur le dos. Incapable de bouger, il resta immobile, pétrifié par la peur.
L’inconnu s’acharna comme un fou sur sa moto, frappant de toutes ses forces, la martelant, la réduisant en bouillie sous le regard terrifié du pilote. Son compagnon trempa un chiffon dans l’essence qui s’échappait du réservoir éventré. Il alluma le morceau de tissu qui s’embrasa et le jeta sur la moto avant de rejoindre les autres derrière la dune.
Guillaume Phalempin eut juste le temps de plonger dans un trou avant que l’engin n’explose. Un nuage de fumée, noirâtre et nauséabond, monta vers le ciel. Le motard se redressa. Debout sur un monticule de sable, les trois types le toisaient… »
Ils portent des masques de carnaval et sont prêts à tout pour obliger les organisateurs de l’Enduropale à annuler la course. Enlèvements, destructions, agressions…
Tandis que la police recherche les coupables parmi les opposants à l’épreuve, Florent Malzieu, vedette du club de football local et accessoirement employé au cabinet municipal, se voit confier une curieuse mission dont les péripéties sont dignes du sulfureux Satyricon de Pétrone.
Au Touquet, il faut savoir payer de sa personne pour effleurer la vérité.
Lors du match de football Lens-Bordeaux, Maurice Gérard est assassiné dans les toilettes des femmes du stade Bollaert. Le tueur lui a défoncé la boite crânienne, ainsi qu’à deux autres hommes retrouvés nus.
Au vu du caractère homosexuel de la relation qu’entretenaient les deux autres victimes, la police suspecte des skinheads d’avoir commis un crime homophobe.
Mylène Plantier, gendarme en vacances, est contactée par un exorciste qui tente de la convaincre que les meurtres commis à Lens ont été perpétrés par une entité maléfique.
Même si au premier abord elle ne croit pas une seule seconde à cette théorie, l'hypothèse d'un tueur diabolique semble finalement la plus plausible au vu des éléments découverts sur les lieux du triple homicide.