Loin du soleil de plomb et des incendies de Californie, Anna Pigeon a gagné le nord du pays et le lac Supérieur. Une région apparemment tranquille, où le souci principal est de conserver quelque chose de sec. Au royaume de l'eau, une mission presque impossible...
Mais c'est compter sans l'étrange population des abords du lac: un homme que l'on soupçonne d'avoir mangé sa femme, deux jeunes gens qui pratiqueraient la sorcellerie, une meute de loup et des plongeurs acharnés à découvrir des trésors au fond du lac.
Sans parler de vieilles épaves qui suscitent quelques convoitises et d'un cadavre bien trop récent pour avoir sombré avec son bateau...
Mesa Verde: le plus prestigieux des parcs nationaux américain, le plus riche en vestiges amérindiens, mais le plus touristique aussi.
Cet afflux de curieux en tous genres, amateurs de nature ou pseudo-anthropologues, laisse des marques indélébiles sur le paysage et provoque plus d'une tension.
Alors, rien d'étonnant à ce que les affrontements verbaux entre défenseurs du patrimoine indien et fervents du naturalisme à outrance dégénèrent peu à peu en batailles rangées.
Jusqu'à offrir au parc et aux dieux Anasazis quelques sacrifices qui n'ont plus rien d'humain.
Nevada Barr est née en 1952, dans une petite ville du Nevada, Yerington. Ses parents, père et mère, travaillent dans l'aviation comme pilote et mécanicien. Sa soeur, d'ailleurs, perpétue la tradition en s'engageant dans l'aviation américaine. Nevada va au collège de "Cat Poly" puis suit le secondaire à "Luis Obispo School" et entre à l'Université de Irvine en Californie pour suivre des études d'Art Dramatique. Ses diplômes en poche, elle commence une carrière de comédienne à New-York où elle entre à la "Classic Stage Company" et joue dans plusieurs pièces. Elle reste cinq ans à New-York avant de partir pour Minneapolis, où elle continue le théâtre et s'intéresse à d'autres activités du show business. Elle joue dans quelques spots publicitaires et prête sa voix à des émissions radiophoniques.
C'est à cette époque que Nevada Barr commence à s'intéresser à la conservation de l'environnement et, pendant plusieurs étés, elle travaille comme garde-forestier; elle va alors découvrir plusieurs grands Parcs Nationaux, qui lui serviront de lieux d'action dans ses romans policiers à venir. Car cette femme volontaire se découvre une soudaine envie d'écrire, elle commence par de courtes histoires, "au coin du feu" de camp, enseigne l'art du conte, profite de ses voyages pour en ramener des récits et rédige pendant quelque temps des critiques gastronomiques !
Son tout premier roman, paru en 1979 ne marque pas véritablement la littérature américaine, mais en 1983, avec "Bittersweet", sa place dans le paysage du roman policier s'affirme, elle y dessine déjà un personnage féminin, au caractère bien trempé, comme l'héroïne de son roman "Track of the cat", paru en 1993, où apparaît celle qui est désormais « ANNA PIGEON », femme-ranger qui assure l'ordre et la protection du "Parc National de Yosemite" et que l'auteure fait désormais intervenir dans les quatorze romans qu'elle a écrits depuis 1993.(*18 opus en 2014)
En 1994, Nevada Barr reçoit "The Anthony Award" et "The Agatha Award" du meilleur roman policier et en 1997, le "Prix du Roman d'aventures" en France pour Le feu du ciel. Deux autres de ses romans seront en tête de liste des best-sellers du "New-York Times". Nevada Barr a travaillé pour le "Natchez Trace Parkway" pendant plusieurs années, avant de se consacrer entièrement à l'écriture à Clinton, Mississipi, où elle s'est installée avec sa famille .
(Sources: Wikipedia / mswritersandmusicians / nevadabarr / fantasticfiction / )
En tentant de faire sa biographie, déjà: un homme, on ne peu plus discret, on peut le comprendre! (Vous en avez un bref aperçu plus haut). Le plus compliqué a été d'établir une bibliographie la plus complète possible. Là, je me suis vu emporté dans un labyrinthe de patronymes qui me ramenaient toujours vers "MARVIN H. ALBERT". Damned !
Eh oui! pas moins de cinq pseudonymes ont été utilisés par cet auteur très prolifique, qui pouvait écrire jusqu'à six livres dans une seule année dans des genres très différents. Il pouvait traiter de sujets historiques, nous emmenait dans des suspenses haletants et même, (pour les amateurs!) s'amusait à l'écriture de westerns, dont bon nombre sont devenus des films car, en plus, il est l'auteur de plusieurs scénarios de films à succès.
"Maigret" ou "Sherlock Holmes" m'aurait donné moins de mal ! Alors, vous dites-vous, et ces fameux pseudos ? Eh bien, amis lecteurs, au hasard de vos découvertes chez un bouquiniste, vous trouverez "ALBERT CONROY", "AL CONROY" (oui, bon c'est pas si facile de trouver un pseudo ! ) et puis encore... "NICK QUARRY" et puis ... "MIKE BARONE" et encore... "ANTHONY ROME ", (qui a donné vie au fameux héros "Tony Rome", incarné à l'écran par "Sinatra") et là, vous pourrez dire: ah, mais tous ces noms, ça me rappelle quelqu'un ? Ah mais oui ! ce n'est autre que le grand (par l'étendue de son oeuvre, j'entends) MARVIN H. ALBERT !
J'aime autant vous prévenir, beaucoup de ces livres publiés dans "La Série Noire", chez Gallimard ne sont pas faciles à trouver (merci bibliopoche ) et certains... ne valent même pas le coup d'oeil ! Mais je me dois de l'écrire: ce "Marvin H. Albert", un sacré talent !, une sacrée santé ! et, il a très certainement encore de fidèles lecteurs.
Un groupe d'extrême-droite, Action D, enlève Natalia Hom pour obtenir le renvoi en Afrique de son compagnon, Christoph Arano, Nigérian qui vit en Allemagne depuis trente ans, possède une petite société de plomberie et élève sa fille, très perturbée et très difficile depuis la mort de sa mère.
La jeune fille, Lucy Arano, est devenue l'ennemi public numéro un à Munich (elle va avoir quatorze ans, âge auquel on devient condamnable en Allemagne). L'enlèvement comme la personnalité de Lucy suscitent une peur et une polémique intense dans les milieux de la police et de la justice aussi bien que dans l'opinion.
Médiatisé à l'extrême, l'évènement fait apparaître deux camps et montre comment la dignité et la raison humaines peuvent être mises en danger par la panique. Qui est en tort, qui est victime, de l'enfant aux actes criminels ou des adultes aux réactions épidermiques et puériles ?
Tabor Süden et son équipe, dont la lumineuse Sonja Feyerabend, cherchent à remonter la trace des kidnappeurs, recueillant jour après jour les témoignages déprimants de la xénophobie larvée et inconsciente des bien-pensant ...
Éditions Le Serpent à Plumes
__________
« Un roman inspiré d'un fait divers de 1999 qui avait fait beaucoup de bruit en Allemagne: un Turc de quatorze ans, arrêté à l'issue d'une traque pour avoir commis des délits, expulsé et renvoyé dans "son pays", quoiqu'il ait vu le jour en Allemagne et n'aie jamais mis les pieds en Turquie. On n'ignore pas en Allemagne le droit du sang, et non le droit du sol, est la règle »
"Le titre original de ce roman se réfère à une citation d'Edmund Stoiber « ce dont nous avons besoin, c'est du courage d'aller de l'avant et de prendre un nouveau départ. La "German Angst" ne doit pas bloquer notre avenir!"
Friedrich Ani est né en 1959, à Kochen/See, d'une mère allemande et d'un père Syrien. Après son baccalauréat, il part pour Munich et entreprend l'écriture de sa toute première pièce radiophonique et des petites pièces de théâtre. Il suit les cours de l'atelier de scénario de "l'École Supérieure pour la Télévision et le Cinéma" de Munich, dont il est diplômé. Il effectue son service civil dans un centre de jeunes adolescents en difficulté...Il devient reporter, spécialisé dans les enquêtes criminelles, pour le prestigieux "Süddeutsche Zeitung", ce qui lui donne l'occasion de découvrir "le terrain" dont il s'inspire plus tard dans ses romans policiers. Il passe ensuite au journalisme culturel et commence à écrire des scénarios, dont ceux de "Tatort" pour la télévision.
Auteur à succès d'une série de romans policiers, de recueils de poèmes, de nouvelles, de pièces radiophoniques, il est récompensé à plusieurs reprises, entre la "Bourse d'Etudes en Littérature" obtenue en 1993, le "Staatlicher Förderpreis für Literatur" du Ministère de la Culture bavarois en 1997, qui encourage les jeunes talents, et le "Deutscher Krimi-Preis" en 2002 obtenu pour son livre "German Angst", paru en 2000, il se consacre désormais complètement à l'écriture.
Nous le découvrons avec Le droit du sang, traduit de "German Angst", où il crée le personnage de « TABOR SÜDEN », « policierdécalé, aux réactions bizarres, dont la biographie meurtrie a fait un solitaire, un peu inquiétant et terriblement touchant ».
En 2013, il en est à son 13e roman policier, plus 18 romans dans la série Tabor Süden publiée en livres de poche - mais les éditeurs français semblent désormais le bouder...- eh non ! Les Éditions Jacqueline Chambon publient en 2015, le dernier opus de la série paru en 2013 en Allemagne: M.
Quel est le secret d'Aurigi qui, vers deux heures du matin, est allé trouver son vieil ami de collège, le commissaire De Vincenzi ?
Est-il venu lui parler du demi-million de lires qu'il a perdu en bourse ? Le commissaire reste perplexe face à cette étrange visite. D'autant qu'au cours de la nuit, on retrouve chez Aurigi le cadavre de l'agent de change Garlini, qui est par ailleurs son banquier.
Circonstance aggravante, De Vicenzi découvre dans la salle de bains de son ami un flacon rempli d'acide prussique.
Partagé entre l'amitié et le sens du devoir, le commissaire aura besoin de toute son intuition pour trouver la faille qui le conduira à la vérité...
"Faites-le tout de suite, Monsieur O' Lary..." murmura-t-elle, et elle souleva les paupières.
Alors seulement, son regard qui était clair et perçant, vit sur la commode une orchidée, qu'elle n'avait pas vue avant. Et ce n'était pas elle, bien sûr, qui l'avait mise dans ce petit vase en cristal.
"Qui aurait pu imaginer que parmi les mannequins de bois de la maison de couture O' Brian gisait le cadavre d'un homme ? Et que ce cadavre allait finir sur le lit de la patronne, Christiana O' Brian ? Et que la tragique besogne serait accomplie grâce à un bijou, collier de verre ?
Voici trois autres fleurs pour le commissaire De Vicenzi: des orchidées, annonciatrices de trois meurtres. Confronté à une succession de faits tragiques, il ne faudra pas plus de deux jours à De Vicenzi pour résoudre cette affaire.
Une énigme qui tient du tour de force, mais dont les accents sont résolument noirs...
"Un ramassis de dégénérés et d'intoxiqués vit à l'hôtel des Trois Roses. Un terrible drame est en train de se nouer et il éclatera, monstrueux, si la police n'intervient pas à temps. On veut attenter à l'innocence d'une jeune fille. La vie de plusieurs personnes est menacée. Je ne peux vous en dire plus pour le moment. Mais le diable ricane dans tous les coins de la maison"...
À peine le commissaire De Vincenzi a-t-il reçu cette lettre anonyme qu'il apprend qu'on vient de trouver, le soir même, un pendu dans l'escalier conduisant aux mansardes de l'hôtel. Il se rend immédiatement sur place, pressentant qu'il va vivre des heures d'angoisse... Il ne se trompe pas...
Ce cadavre-là est le premier d'une nuit qui lui prouvera que, en effet, "le diable ricane dans tous les coins de cette maison".
Augusto De Angelis est né en Italie en 1888. Issu d'une famille aisée, il suit des études de Droit, mais préfère s'occuper de Littérature, de Théâtre et de Journalisme. Passionné de Littérature policière, il s'occupe de la collection "Collezione Poliziesca" aux Éditions "Ariete" de Milan à une époque (1938) où le régime fasciste a officiellement nié l'existence du crime. Hostile à l'idéologie dominante, il est, au début de la République de Sato, emprisonné à Como et, affaibli par les mauvais traitements et la maladie, il meurt en 1944. (Les circonstances de sa mort n'ont jamais été officiellement éclaircies). Il laisse une vingtaine de romans publiés entre 1930 et 1943.
Redécouvert ces dernières années - certains romans de la série De Vincenzi ayant été adaptés à la télévision italienne de 1974 à 1977 - De Angelis est devenu un auteur culte. Son héros, lecommissaire « De VINCENZI », est un policier cultivé qui lit "les Epîtres de Saint Paul", "La ballade de la geôle de Reading" d'Oscar Wilde, Platon et D.H Lawrence.
Les Éditions Rivages ont entrepris la réédition des ouvrages de Augusto De Angelis, dans la collection Rivages/Noir, le considérant comme un auteur majeur dans l'histoire du roman policier italien. Ainsi pouvons-nous découvrir Le banquier assassiné ("Il banchiere assassinato" - 1935), L'Hôtel des Trois Roses ("L'albergo delle Tre Rose" - 1936) et Le mystère des trois orchidées ("Il mistero delle tre orchidee" - 1942).
« Le commissaire De Vincenzi: {...} Il est fasciné par les mystères de la psyché, attentif aux variations de ton et de comportement les plus subtils, sensible aux atmosphères. Son approche psychologique est souvent imprégnée d'un remarquable goût de l'esthétique auquel le romancier donne parfois un ton fantastique et surréaliste. » "Dictionnaire des littératures policières de Claude Mesplède".
Michele a neuf ans. Il vit dans un petit village du sud de l'Italie. C'est l'été, la canicule, et les adultes ne sortent de chez eux qu'à la nuit tombée. Les enfants jouent: des jeux parfois cruels... Pas question de perdre la face, lorsque Michele tombe dans un trou et y découvre un enfant de son âge attaché à un poteau, nu, les yeux fermés par des croûtes...
Michele a peur mais ne parlera pas. Il vit avec sa petite soeur et sa mère, une Italienne qui s'emporte et câline. Il ne voit guère son père camionneur. Chaque fois que Michele retourne voir le petit garçon, c'est une expédition. Il lui apporte à manger, à boire, mais l'enfant est tellement affaibli qu'il ne voit pas comment le sortir seul de son trou.
Un soir, le père de Michele rentre à la maison avec un homme plus âgé.
D'étranges réunions ont lieu dans le village: il y a des cris et des bagarres, on sort le gros calibre et on lève le poing... Michele découvre par la télévision que "l'enfant du trou" a en fait été kidnappé par son père et par ses amis... les ravisseurs, n'espérant plus toucher la rançon, sont en train de tirer au sort qui va exécuter le prisonnier.
Éditions Grasset
__________
« Aux yeux de l'écrivain, c'est un roman noir... dont l'intrigue est fabulée par l'enquêteur, Michele... Un roman noir aussi sur l'épreuve de la culpabilité et l'attraction morbide d'un enfant sur le garçon-otage... »
***
« Ce thriller est fondé sur la vague criminelle qui frappa l'Italie dans les années 70, où les enlèvements d'enfants (et d'adultes) étaient devenus monnaie courante pour obtenir des rançons... »
À Ischiano Scalo, il y a la mer mais on ne la voit pas. C'est un petit village de quatre maisons près d'une lagune pourrie de moustiques. Les touristes l'évitent l'été, car on y suffoque, et l'hiver, le vent fouette. Voici planté le décor de deux histoires d'amour tumultueuses...
Pietro et Gloria sont deux gamins. Elle vit dans une villa sur la colline, lui dans une vieille ferme. Elle est la fille d'un directeur de banque, il est le fils d'un berger psychopathe. Elle est belle, sûre d'elle et assez arrogante, il est timide, sans défense et rêveur. Une amitié s'instaure, un sentiment étrange qui attirera l'attention de Pierini, le garçon le plus méchant du coin.
La deuxième histoire est celle de Graziani Biglia et Flora Palmieri. Lui est un vieux play-boy, un fan des Gipsy Kings de retour au pays, le coeur brisé. Elle est institutrice, solitaire et mystérieuse.
Deux extrêmes qui se rencontrent. Autour de ces deux couples, dont le destin joueur croise les chemins, gravite un microcosme provincial, un monde fourmillant de destinées, d'objets, de paysages. Le vrai protagoniste est Pietro, cet enfant de douze ans qui doit affronter un monde hostile.
C'est la victime prédestinée, le bouc émissaire. Succombera-t-il ? Faudra-t-il qu'il soit plus terrible, pire que les autres, lui qui porte sur ses épaules l'effrayante sagesse des vieux ?
Éditions Grasset
__________
« Je voulais raconter les aspirations de gens normaux à une félicité obscure. Ils sentent qu'il y a autre chose dans la vie... mais qu'ils cherchent dans les mauvais endroits. Mes personnages succombent à ce quelque chose qu'ils n'arrivent pas à connaître. »
Niccolo Ammaniti est né en 1966 à Rome. Son père est professeur de Psychopathologie générale à l'Université de la Sapiensa à Rome, c'est donc tout naturellement que Niccolo se tourne vers des études de Sciences Biologiques, prépare sa thèse et abandonne ses études juste avant les examens pour se consacrer à l'écriture. Son premier roman "Branchie!" ("Branchies", en français aux Éditions du Félin - 1999) est publié en 1993 puis réédité en 1997. Il continue dans cette voie d'écrivain avec un recueil de nouvelles qui le fait connaître du grand public.
Il écrit sur tous les sujets, la Littérature, le Cinéma et bien d'autres... En 1997, il écrit une pièce radiophonique diffusée sur la "RAI", puis le cinéma s'intéresse à son oeuvre et deux films vont être tournés d'après une de ses nouvelles et son tout premier roman.
Avec "Ti prendo e ti porto via" paru en Italie en 1999, il aborde un genre plus nouveau où il mêle réalisme, aventure, suspense et horreur, ce livre est traduit en français sous le titre Et je t'emmène. En 2001, le 2e du genre est édité en Italie et nous arrive en 2002 sous le titre Je n'ai pas peur, ce dernier s'est vendu à 450 000 exemplaires en Italie, et traduit en 24 langues. Des romans publiés dans quelques 40 pays, Niccolo Ammaniti poursuit maintenant une carrière internationale avec son dernier roman "Come dio commando" publié en 2006, qui s'est vu consacré par le prestigieux "Prix Strega", 2007. Déjà le cinéma s'en empare, le réalisateur Gabriele Salvatores qui a adapté "Je n'ai pas peur" sorti en 2003, y travaille d'attache-pied, le fils est prévu pour 2008.
Comme dieu le veut est le titre français de ce roman que publient en 2008, les Éditions Grasset, un roman encore très noir, sur l'Italie contemporaine et la misère qui détruit les hommes... mais « ...on ne cesse de rire en grinçant des dents, car l'humour noir habite ce texte brillant et vindicatif... » (Christine Ferniot, "telerama.fr); « Ammaniti est le nouveau synonyme italien de talent » (The Times)
Au coeur du Lyon historique, dans les traboules, ces voies moyenâgeuses, étroites et mystérieuses, Célestine, surnommée la Gaga, ex-gloire du music-hall, berce le cadavre d’un jeune homme de vingt-six ans, poignardé.
A-t-elle commis ce crime ? Impossible ! clament ses amis, vieux cabots déjantés, cuisiniers à l’ancienne, qui la défendent avec une ardeur rocambolesque. L’ennui, c’est que Célestine vit dans un monde à part. Elle n’accepte de parler qu’à sa nièce, l’obtuse soeur Guillemette, qui vit dans le même couvent que soeur Blandine.
Dès lors, notre héroïne, ex-officier de la Crim, s’embarque dans une enquête à rebondissements pour prouver l’innocence de la Gaga.
Bientôt, Blandine met au jour un étrange trafic de marionnettes, pour lequel on s’entretue. Quel lien entre Guignol et le Taudis, une boîte de nuit à la mode ? Pourquoi des tueurs cherchent-ils à présent à éliminer Célestine ?
Blandine va résoudre l’énigme. Avec esprit, comme il se doit ?
Éditions L'Archipel
__________
Après Implacables vendanges, Les Sorciers de la Dombes, L'inconnue de l'écluse et La Saône assassinée, voici, mâtinée par Philippe Bouin, la nouvelle aventure de sœur Blandine. Guidée par les voix du Seigneur, elle n'a rien perdu de sa verve et roule toujours en 4L.
Une nuit, retour de boîte, Cédric Bergelet, fils du patron de la SOMAREC qui fabrique des produits chimiques du côté d'Albigny, passe un sale moment : le conducteur d'une Mercedes cabossée serre sa voiture contre le fossé, et le roue de coups avant de brandir une pancarte : « N'oubliez pas Najuno. »
Le lendemain, venue faire sa piqûre remontante à Mme Bergelet, Soeur Blandine apprend que Najuno renvoie à une catastrophe qui a détruit, vingt ans plus tôt, un village chilien. Lorsque, peu après, des cadres de la SOMAREC sont assassinés, l'évidence s'impose : elle doit enquêter.
Ex-inspectrice du Quai des Orfèvres, Soeur Blandine n'a perdu ni son franc-parler, ni l'usage de la 4L pourrie du couvent de la Sainte-Croix. Elle est toujours en prise directe avec la voix du Seigneur, et secondée par Gontran Cheuillade, journaliste au Progrès de Lyon.