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20 novembre 2007

A las cinco de la tarde

de G.M. Bon

 

A las cinco de la tarde de G.M. Bon
(2006)

L'inspecteur Cavalier est de retour à Marseille, mais l'air de Marseille ne lui réussissait pas ; non seulement la moiteur oppressante, mais la pulsion même de la ville. Une Babylone trépidante, chaotique, fiévreuse. Trop de gens y courent après un rêve de grandeur perdue.

 

Et Cavalier n'a plus le cœur à l'ouvrage, surtout que la ville, et ses habitants, lui font bien comprendre que lui, l'Aveyronnais avec de vagues origines espagnoles, n'est pas d'ici.

 

Cavalier se retrouve à enquêter sur son premier cadavre, Jean-Charles Graziani, le lieutenant de l'un des anciens "parrains" de la ville, aujourd'hui dix pieds sous terre comme la plupart de ses semblables. L'affaire ne semble pas être un règlement de comptes, "plutôt une vengeance, ou un truc comme ça"…

 

En quelques jours une vague d'assassinats plutôt violents secoue la ville : "cinq morts en deux jours, ça commence à la foutre mal", hurle le directeur… à Cavalier et ses collègues de se remonter sérieusement les manches.

 

Éditions L'Écailler du Sud

 

__________

 

Ce troisième volet des enquêtes de Cavalier est toujours aussi précis, concis et méthodique... On tape un coup sur les politiques, la ville est démontée...  C'est une réussite comme les deux livres précédents de G.M. Bon dont il convient de saluer la constance dans la qualité.

 

 

__________

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20 novembre 2007

Contes cruels, Toulouse

de G.M. Bon

 

Contes cruels, Toulouse de G.M. Bon
(2004)

Mal à l'aise sur son siège, l'inspecteur s'attendait à un refus, mais son chef céda : - d'accord pour Toulouse, si cela vous inspire pour votre enquête parisienne, mais pas de vagues.

 

C'était du Gracq tout craché. Il aimait les flics durs et il aimait les flics qui lui ramenaient du gibier. En fin de compte, pensa Cavalier, lie des hommes sans affinité ou sympathie particulières par des fils secrets qui vont bien au-delà de la solidarité des corps. Car ces hommes-là ne sont plus des policiers, mais des "chasseurs."

 

Peinant sur une affaire de tueur en série, Cavalier "bon enquêteur, intuitif et opiniâtre, mais trop brouillon et intellectuel – sous-entendu de gauche – pour espérer une promotion", descend à Toulouse où une affaire similaire a été bouclée. Cavalier pense arriver à en tirer quelques éléments pour y voir plus clair… Mais à Toulouse, entre les confessions / rétractations des prostituées, la mayonnaise montée par la presse et quelques morts inexpliquées, on y voit guère plus clair…

 

Éditions L'Écailler du Sud

 

__________

 

🗨 « un second roman aussi bon que le premier... Toulouse y est peut-être un peu trop présente, mais qu'importe... Usant de la fiction pour explorer les affaires qui ont défrayé la chronique, l'auteur nous embarque dans les sombres recoins des derniers maous toulousains, c'est clair, net et précis... » 

 

- entre2noirs -

 

__________

 

20 novembre 2007

Bar de la Poste, Marseille

de G.M. Bon

 

Bar de la Poste, Marseille de G.M. Bon
(2003)

Le drame du bar de la Poste, qui avait fait dix morts en 1978 à Marseille, était le plus grand massacre de sang-froid jamais commis en France. Une affaire comme on en fait plus, nimbée de mystère et d'une terrible noirceur.

 

Quinze ans après, Dino Emmanuelli, journaliste, tentait de mettre fin au manuscrit de livre qu'il rédigeait sur l'affaire lorsqu'il fut abattu en bas de chez lui… Coïncidence ou non, on peut se poser la question à la lecture du texte d'Emmanuelli qui disait "jamais un dossier criminel n'aura été environné d'autant de décès inexplicables, sans rapports forcément directs les uns avec les autres, mais tous liés en revanche au "contexte" de l'enquête".

 

L'inspecteur Cavalier va descendre à Marseille pour une enquête qui ne sera pas facile car, comme le pensait le journaliste "au nom de la raison d'Etat, la plupart des institutions du pays s'étaient liguées pour que la vérité reste enfouie au fond d'un puits d'oubli."

 

Éditions L'Écailler du Sud

 

__________

 

🗨 « Écrit dans un style sec, concis et efficace, ce roman mène l'enquête avec minutie... Inspiré d'une tuerie ayant défrayé la chronique du Marseille des années 70, cet excellent polar brille par son ambiance et la densité de ses personnages, qui sont servis par une intrigue cossue à souhait »  

- entre2noirs -

 

__________

20 novembre 2007

Gérard Bon

 

Biographie

 

Gérard Bon (alias G.M. Bon) est né à Nice en 1951. Dès l'âge de 14 ans, déjà attiré par le métier de journalisme, il crée un journal de quartier "L'Ours Brun" où il s'entend déjà à écrire sur certaines affaires politico-judiciaires qui se sont vues très rapidement étouffées par les autorités...

 

Devenu journaliste (pour de vrai !) après études à l'École Supérieure de Journalisme" de Lille, il se spécialise dans les questions de police et de justice. En 1979, il a l'occasion de suivre une "affaire", celle du "Bar du Téléphone"  à Marseille, et, à partir de cette histoire réelle, il écrit des années plus tard, un premier roman de fiction. L'idée lui est venue à la suite de plusieurs évènements que la Presse n'a pu couvrir, les journalistes ayant été évincés sous prétexte « qu'il n'y avait rien à voir, rien à dire...»  Un journaliste du "Figaro Littéraire" a été écarté de la direction du journal, pour avoir laissé entendre que le gouvernement préférait enterrer certains dossiers "chauds"... Gérard Bon fait une carrière de reporter à "l'Agence Reuters" depuis une vingtaine d'année et vit à Paris.

 

En 2003, la première enquête de « L'INSPECTEUR CAVALIER » est publiée sous le pseudonyme de G.M. Bon, Bar de la Poste, Marseille aux Éditions de L'Ecailler du Sud, (comme il se devait !). Ce personnage du policier, un vieux flic qui croit encore dans sa fonction première, faire éclater la vérité, toutes les vérités et qui ne s'avoue jamais vaincu, (bien qu'il finisse par perdre ses illusions...) permet à l'auteur de refaire certaines enquêtes qui n'ont jamais abouti (et pour cause ! ). G.M Bon connaît des dizaines de dossiers comme celui du "Bar du Téléphone" qui ont rejoint les étagères des affaires classées sans suite, voire enterrées, inexpliquées. C'est donc pour pallier à ses frustrations de journaliste qu'il décide d'écrire des romans policiers.    

 

En 2004, suit Contes cruels, Toulouse (toujours chez L'Écailler du Sud), deuxième roman de fiction qui reprend des affaires bien réelles qui se sont déroulées à Toulouse (où il ne se passe jamais rien, où il n'y a pas "d'Affaires"...), une occasion pour G.M Bon de faire découvrir la ville aux lecteurs, comme il l'a fait avec Marseille. Marseille où il revient avec son troisième roman, A las cinco de la tarde, publié en 2006. Un titre original pour cette nouvelle aventure de l'inspecteur Cavalier, mais qui laisse entrevoir une autre passion de l'auteur, les voyages, et surtout l'Amérique du Sud, dont il reprend certaines expressions dans ce dernier livre.

 

Dans chacun de ces trois romans de fiction, Cavalier évolue dans un environnement, où les personnages rencontrés ont réellement existé: le célèbre commissaire du GIPN de Marseille (auteur lui-même d'une série pour la télévision !) et de non moins célèbres truands qui ont tous, un jour fait la Une des journaux. De par son métier de journaliste et la documentation qu'il a accumulée, G.M Bon sait d'autant mieux rendre ses récits très crédibles, et il a su prêter au personnage de Cavalier, des qualités, des sentiments, des réflexions qui en font un bonhomme très attachant.

 

Le personnage de Cavalier et ses enquêtes, fait entrer G.M. Bon dans la cour des grands auteurs du genre, même s'il se défend d'être un auteur ! 

 

(Sources: Éd. L'Écailler / mgrb.org / )

 

🔘 N.B: En 2012, G.M. Bon redevient Gérard Bon pour signer ses derniers romans.

 

__________

 

Romans

 

  1. Ci-gît mon frère (Éd. La Manufacture de Livres - 2012)
  2. Le fasciste et le président (Éd. L'Écailler - 2012)
  3. Retour à Marseille (Éd. La Manufacture de Livres - 2016)
  4. São Paulo Confessions (Éd. La Manufacture de Livres - 2018)

 

 

 

Romans signés G.M. Bon

 

 

Les enquêtes de l'inspecteur Cavalier

 

  1. A las cinco de la tarde (Éd. L'Écailler du Sud - 2006)
  2. Bar de la Poste, Marseille (Éd. L'Écailler du Sud- 2003)
  3. Contes cruels, Toulouse (Éd. L'Écailler du Sud - 2004)

 

 

Bonne lecture

20 novembre 2007

Trois nuits au Colibri

de Daniel Boivin

 

 

Trois nuits au Colibri de Daniel Boivin
(2004)

À quelques jours de Noël, Simon, journaliste à La Presse, est envoyé par son chef de pupitre dans un coin perdu pour suivre les développements d’une enquête policière sur un double meurtre.

 

Il est accompagné d’une toute jeune photographe, très menue et au look d’enfer, qui est loin de le laisser indifférent. Il voudrait bien la séduire, mais la quarantaine lui pèse. Il ne se trouve plus beaucoup de charmes et il y a longtemps qu’il a perdu la plupart de ses illusions.

 

D’ailleurs, à quoi bon ? Il est clair qu’elle se fiche de lui, de sa tête de perdant et de son regard défraîchi.



Au moins, il reste la bière et la jolie serveuse du bar attenant au motel Colibri. Elle a son charme, celle-là aussi, et elle le toise d’un œil nettement moins indifférent. On ne sait jamais. Simon est peut-être son genre. Et qu’y a-t-il de mieux à faire pour lui, au fond, que de draguer confortablement, sans vraiment se fatiguer, en attendant de trouver l’inspiration pour fournir l’article qui fera peut-être la une ?



Mais, quand on y songe, passer cette période de l’année dans un pareil bled pour faire plaisir à son chef de pupitre, il y a tout de même des limites. Il l’aura son papier. Mais quand ? Et comment ? Bof…



Au moins, s’il n’y avait pas cette petite, avec son attirail de photographe, qui a l’air de se prendre déjà pour une pro… Ça épuise, tout ça…

 

Éditions JCL

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20 novembre 2007

À cause du train

de Daniel Boivin

 

 

À cause du train de Daniel Boivin
(2000)

Profession: journaliste.

 

Récemment établi à Saint-Fabien, François travaille pour le journal local. À la fois éditorialiste, reporter et photographe, le jeune homme fraîchement sorti de l'université sera rapidement confronté à la dure réalité. Rêvant de célébrité, il découvrira plutôt la médiocrité.



Les gens qu'il côtoie dans le cadre de son travail semblent tout simplement ne pas le voir. Exigeant sans cesse de lui qu'il se fonde à leurs demandes, ils ne se soucient guère que François puisse avoir des opinions, des émotions, une vie propre.



Vide existentiel.

 

Lorsqu'il rencontre Caroline, jeune pharmacienne elle aussi nouvellement installée à Saint-Fabien, son univers émotif bascule. Distorsion de la réalité et mensonge deviennent les matériaux avec lesquels François bâtit une relation qui sera condamnée à en rester à ses premiers balbutiements.



Le jeune journaliste, malgré quelques sursauts de lucidité, demeurera enveloppé dans un univers qu'il a fabriqué de toutes pièces et qui l'isole de son environnement réel.

 

Éditions JCL

 

 

__________

 

« Ce premier roman de Daniel Boivin présente François, jeune journaliste de campagne, idéaliste et tourmenté. Le lecteur le suivra dans son apprentissage professionnel et sentimental. »

 

__________

20 novembre 2007

Daniel Boivin

Biographie

 

Daniel Boivin est né en 1959 à Dolbeau (Québec). Diplômé d'études collégiales en Sciences Humaines du Cégep de Saint-Félicien, il obtient par la suite un baccalauréat en Littérature française de "l'Université du Québec" à Chicoutimi. Dès sa sortie de l'université, il entreprend une carrière de journaliste, travaille d'abord pour l'Hebdomadaire de Roberval, "L'Étoile du Lac", pendant sept ans et  en 1989, il est engagé par la radio de "Radio-Canada" au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où il oeuvre toujours.

 

Père de trois enfants, Daniel Boivin est un adepte du vélo et du ski de fond, sports qu'il pratique très régulièrement. Le cinéma, les jeux vidéo, la musique, la navigation sur Internet et la lecture font aussi partie de ses loisirs. Parmi ses romanciers favoris, on retrouve Romain Gary, William Boyd, Richard Ford et Ed McBain.



L'écriture de À cause du train, son premier roman publié, est, selon Daniel Boivin, « une suite naturelle à ses loisirs, sa formation et son travail », quant à Trois nuits au Colibri, c'est sans aucun doute « le signe qu'elle est devenue une très bonne habitude dont il ne peut plus se passer ».

 

(Sources:  jcl.qc.ca )

 

Elleon

 

__________

 

Romans

 

  1. À cause du train (Éd. JCL - 2000)
  2. Trois nuits au Colibri (Éd. JCL - 2004)

 

20 novembre 2007

La maison des enfants

de Janine Boissard

 

 

La maison des enfants de Janine Boissard
(2000)

Un jour tout s'est écroulé pour Margaux: Bernard, renversé par un camion, amené sur sa table d'opération n'a pu être sauvé.  C'était il y a trois ans.  Margaux a alors rangé à jamais sa blouse de chirurgien, et a quitté la Bourgogne pour Paris. Elle a été embauchée au ministère de la Santé, où elle s'occupe des problèmes d'enfance. C'est là que nous la retrouvons.

 

Elle est chargée d'élucider le suicide d'une petite fille de onze ans, qui s'est jetée du grenier de la Maison des enfants, une association auxerroise s'occupant d'enfants à problèmes.

 

Éditions Robert Laffont

20 novembre 2007

Priez pour petit Paul

de Janine Boissard

 

 

Priez pour petit Paul de Janine Boissard
(2001)

Blanche, récemment divorcée, a trouvé refuge à Saint-Rémi, ville paisible de Franche-Comté, entre lacs et forêts. Sa fillette, Sophie, du vif argent, vit avec elle. Professeur de dessin, illustratrice de livres pour enfants, Blanche pense pouvoir enfin respirer librement.

 

Comment, choisissant cet endroit sans histoire, aurait-elle pu imaginer que s'y cachait, sous les traits d'un Monsieur-Tout-le-monde estimé de tous, un criminel d'autant plus redoutable qu'il est convaincu d'agir par amour ?

 

Éditions Fayard

20 novembre 2007

Le talisman

- La Chaloupe -

(tome 1)

 

de Janine Boissard

 

 

La Chaloupe T1, Le talisman de Janine Boissard
(2005)

Julie, Zabelle, Bobine et Brune: quatre célibataires dans la trentaine qui attendent toutes, en se l'avouant plus ou moins, l'âme soeur. 

 

Existe-t-elle ?  Oui, affirme Julie, qui croit l'avoir enfin rencontrée. Il fallait à ces quatre inséparables un lieu pour tout partager, elles ont acheté sur les bords de la Loire, la maison des plus beaux jours de leur adolescence, qui par miracle, était à vendre. Elles l'ont appelée "la Chaloupe".

 

Mais leur bonheur se teinte soudain d'angoisse. Qui s'introduit dans la maison en leur absence ?  Qui a déposé sur la cheminée un soleil en cristal de roche gravé d'inscriptions mystérieuses ?  Qui cherche à les chasser ?  La sorcellerie, cela existe donc encore ?

 

C'est unies, comme les mousquetaires, qu'elles affronteront les fantômes de la Chaloupe.  Pour continuer à vivre, aimer, espérer.

 

Éditions Robert Laffont

20 novembre 2007

L'aventurine

- La Chaloupe -

(tome 2)

 

de Janine Boissard

 

 

La Chaloupe T2, L'aventurine de Janine Boissard
(2005)

C'était la maison du bonheur. Julie, Zabelle, Bobine et Brune la laisseront-elles devenir celle de la vengeance ?  Certainement pas. 

 

Zabelle est directement menacée, Brune atteinte dans ce qu'elle a de plus cher, Bobine et Julie prises dans les remous du coeur. Elles décideront pourtant d'affronter ensemble la tempête qui se prépare. Sinon cela voudrait dire quoi, l'amitié ? 

 

Mais quel est ce bateau au nom de pierre magique, L'aventurine, qui croise autour de l'île ?  Que se cache à son bord, préparant le plus infernal des pièges ? 

 

C'est une solidarité sans faille qui permettra à nos quatre mousquetaires, aidés par l'héroïque Jocelyn, de libérer les murs de la Chaloupe du maléfice qui s'y est attaché.

 

Éditions Robert Laffont

20 novembre 2007

Janine Boissard

 

Biographie

 

Janine Boissard est née en 1937 à Paris dans une famille bourgeoise : père, inspecteur des impôts, mère, femme au foyer, quatre soeurs et un frère. Élève médiocre, la petite Janine dévore tous les livres qu'elle peut trouver et en cours, seul le français est une matière qui l'intéresse... pour les autres, ça se passe plutôt mal, si bien qu'elle est renvoyée de plusieurs établissements religieux du XVIe arrondissement. Elle est alors qualifiée d'enfant  "incontrôlable", ayant un  "mauvais esprit" et elle devient vite le « vilain petit canard » de la famille. De ces années elle écrira un récit autobiographique en 1988, "Vous verrez ...Vous m'aimerez", et, en 2006, y revient avec "Je serai la princesse de château", car depuis longtemps, la petite Janine n'a qu'une idée en tête: devenir écrivain !

 

En attendant, ses parents lui font arrêter ses études à 15 ans, et, dans l'espoir de lui voir faire "un beau mariage" lui font fréquenter une école où elle pourra faire « ses humanités féminines »; plus populaire, en fait une école ménagère où les jeunes filles apprennent tout ce qu'une bonne maîtresse de maison et bonne épouse doit savoir: cuisine, ménage, économie domestique, élever ses enfants... etc .

 

La jeune fille écrit en cachette, et elle propose son premier manuscrit aux Éditions Julliard... qui n'est pas accepté d'emblée, mais on l'encourage tout en lui conseillant de le réécrire... Pendant deux longues années, Janine travaille d'arrache-pied, réécrit, corrige avec une seule idée en tête: devenir écrivain !

 

En 1959, "Driss" son premier roman est enfin publié aux Éditions Julliard sous le nom de Janine Oriano, car entre-temps, la jeune fille a suivi « l'ordre établi de la bonne société » et s'est mariée, c'est donc sous son nom d'épouse qu'elle signe les trois autres romans qui suivront chez Julliard (en 1960, 62 et 69) et encore quelques uns, dont son premier roman policier,  B comme Baptiste, qui paraît en 1971 chez Gallimard dans la très célèbre collection de la Série Noire; elle est, à 33 ans, la première femme à être publiée dans cette collection. L'idée de passer au roman noir lui vient  « simplement par jeu, parce qu'elle s'intéresse à toutes les formes d'écriture et aussi, parce qu'on lui a soufflé que c'était le genre idéal pour vivre de sa plume... » 

 

C'est avec son troisième roman policier que Janine Oriano connaît son premier grand succès d'écrivain, O.K , Léon ! publié en 1972, adapté au cinéma sous le titre "O.K Patron !"  En 1975, on lui demande d'écrire une série policière pour la télévision, "Miss" (jouée par notre talentueuse Danielle Darrieux), série tournée en 1977 et dont un roman du même titre est publié en 1978 chez Fayard, (un de ses éditeurs auquel elle restera fidèle). Elle signe 9 ou 11 romans (selon les biographies ?) sous son nom d'épouse, période pendant laquelle elle fait tout de même quatre enfants, qui deviennent « le fondement de son existence », puis c'est le divorce... Et elle reprend son nom de jeune fille pour signer son oeuvre littéraire à venir.

 

C'est donc Janine Boissard qui signe le premier tome d'une saga qui va être son premier grand, énorme succès de romancière, vaste succès populaire qui touche toutes les tranches d'âge : "L'esprit de famille", (6 volumes entre 1977 et 1984), raconte le parcours de quatre soeurs dont trois sont des personnages féminins très forts, qui s'emportent contre la famille, le machisme et les idées reçues. Elles finissent toutes les trois par réaliser leur choix professionnel, mais de là à concilier carrière avec amour et famille... Janine Boissard se voit confier l'adaptation ainsi que les dialogues de la saga pour la télévision qui  rencontre un énorme succès et depuis, l'auteure s'en tient à cette recette: décrire des sentiments qu'elle connaît bien, ou qu'elle a pu observer dans son entourage et s'appuie pour chacun de ses romans sur une documentation poussée afin d'être au plus près de la réalité du contexte.

 

Sous le nom de Janine Boissard, elle signe en 2008 son 35ème roman: parmi cette production, quelques uns sont classés "suspenses psychologiques"; elle signe plusieurs scénarios, adaptations de ses romans dont l'autre série célèbre "Belle grand-mère" ou "Recherche grand-mère, désespérément" ou bien encore "Une femme en blanc" (avec Sandrine Bonnaire), "Marie-Tempête"... etc. De son oeuvre, on retient son attachement à des thèmes récurrents: la famille et ses chambardements, les problèmes de couple,  ceux de l'adolescence, de l'enfance aussi, la place de la femme moderne dans le monde du travail, la recherche du bonheur...

 

L'auteure a été  décorée des "Palmes Académiques" pour son action auprès de la jeunesse. La petite fille rêveuse, le « vilain petit canard » qui voulait devenir écrivain vit depuis plus de quarante ans de sa passion, l'écriture, en a fait son métier « contre vents et marées ».

 

(Sources: Wikipedia / divers éditeurs / )

 

Elleon

 

__________

 

Romans

 

  1. Chuuut ! (Éd. Robert Laffont - 2013)
  2. Dis, t'en souviendras-tu ? (Éd. Plon - 2018)
  3. La lanterne des morts (Éd. Fayard - 2017)
  4. La maison des enfants (Éd. Robert Laffont - 2000)
  5. Loup, y es-tu ? (Éd. Robert Laffont - 2009)
  6. Priez pour petit Paul (Éd. Fayard - 2001)
  7. Puisque tu m'aimes (Éd. Fayard - 2020)

 

 

***

 

Série « La Chaloupe »

 

  1. Le Talisman (T-1) (Éd. Robert Laffont - 2005)
  2. L'Aventurine (T-2) (Éd. Robert Laffont - 2005)

 

 

 

Romans signés Janine Oriano

 

 

  1. Au veuf hilare (Éd. Gallimard - 1971)
  2. B comme Baptiste (Éd. Gallimard - 1971)
  3. Les miroirs de l'ombre (Éd. Fayard - 1982)
  4. O.K Léon ! (Éd. Gallimard - 1972)

 

ainsi que les séries « Belle Grand-mère » et « L'esprit de famille »

 

 

Bonne lecture

20 novembre 2007

Mort à Hollywood

de Steven Bochco

 

Mort à Hollywood de Steven Bochco
(2004)

La journée commence on ne peut plus mal pour Bobby Newman, scénariste en panne d'inspiration qui apprend coup sur coup que sa femme le trompe et que son agent le lâche.

 

Quelques heures plus tard, un événement aussi inattendu qu'extravagant va pourtant bouleverser sa vie à jamais.

 

Témoin accidentel d'une scène torride entre une starlette et un acteur en vue qui s'achève par le meurtre d'un des deux amants, Bobby Newman comprend vite tout le profit qu'il peut en tirer. Plutôt que d'appeler la police il décide en effet d'écrire le scénario idéal, un polar plus vrai que nature dont il est le seul à pouvoir confondre le coupable.

 

Prêt à tout pour conserver son secret, il s'incruste alors dans l'enquête du détective Dennis Farentino, l'envoyant sur de fausses pistes, allant jusqu'à se débarrasser de quiconque s'opposerait à ses plans. De simple témoin, il devient acteur d'un drame dont il croit tirer toutes les ficelles.

 

À moins qu'il ne finisse par trouver plus fort que lui dans l'art de travestir la réalité...

 

Éditions Flammarion

20 novembre 2007

Steven Bochco

Biographie

 

Steven Ronald Bochco est né en 1943 à New York d'un père peintre et d'une mère violoniste. Il fréquente la "High School of Music and Art" de Manhattan avant d'étudier le scénario et le Théâtre au "Carnegie Institute of Technology" de Pittsburgh, il obtient un BFA de Théâtre en 1966.

 

Il commence à travailler pour "Universal Studios" en tant que scénariste sur "L'Homme de fer", "Columbo", "McMillan and Wife" mais aussi sur des série moins populaires comme "Griff", "Delvecchio" et "L'Homme invisible". Il écrit aussi le scénario du téléfilm "The Counterfeit Killer" en 1968 et participe celui de "Silent Runnig" (1972) et de "Double Indemnity" (1973). Il quitte "Universal" en 1978 pour rejoindre "MTM Enterprises" en tant que producteur.

 

Bochco connaît le succès en 1981 avec la série policière "Hill Street Blues" pour NBC, diffusée de 1981 à 1987, dont il est co-créateur, scénariste et producteur mais suite à l'échec de "Bay City Blues" en 1985, il est contraint de quitter "MTM". En 1986, il crée pour NBC la série "La Loi de Los Angeles" (1986-1994) et en 1987, ABC finance la création de sa société de production qui produit la comédie "Docteur Doogie" (1989-1993) et la comédie musicale policière "Cop Rock". Il renoue enfin avec le succès grâce à "New York Police Blues" (1993) même s'il produit ensuite des séries au succès mitigé: "Murder One", "Total Security", "Brooklyn South" et "City of Angels".

 

En 2003, paraît un roman policier "Death by Hollywood", traduit en France aux Éditions Flammarion, le seul et unique que Steven Bochco ait publié à ce jour.

 

En 2005, les téléspectateurs américains découvrent sur le réseau "FX Network", une nouvelle série créée par Steven Bochco en association avec Chris Gerolmo (qui signe également la musique, proposée aux "Emmy Awards" 2006), "Over There" est qualifiée d'ambitieux et courageux projet. Elle met en scène la guerre que mènent les États-Unis en Irak, suit le parcours d'une unité de l'armée américaine et montre parallèlement les réactions des proches et des familles des soldats engagés dans un conflit qui n'est toujours pas à ce jour terminé... La série est accueillie comme une oeuvre politique courageuse, des critiques excellentes et un public fidèle au rendez-vous, d'autant que l'idée des deux créateurs n'est pas de prendre parti pour ou contre cette guerre... Pourtant, faute d'audience suffisante, "Over There" ne connaîtra  pas de seconde saison... La série aurait dérangé ?!?!

 

En France, "Over There" a été diffusée sur Canal+ en 2006... sans faire trop de de vagues, à ma connaissance, ou bien ?...

 

(Sources: Wikipedia )

 

Elleon

 

__________

 

Roman

 

  1. Mort à Hollywood (Éd. Flammarion - 2004)

 

19 novembre 2007

Peabody secoue le cocotier

de Patrick Boman

 

Peabody secoue le cocotier de Patrick Boman
(2002)

"Dans la plus grande monotonie, des plantations de cocotiers s'étendaient à l'infini...  Le soleil de l'après-midi l'assommait, les corbeaux rivalisaient de croassements et des nuées de moustiques s'agglutinaient autour de lui. 

 

Peut-être les avides diptères n'avaient-ils pas goûté depuis longtemps au sang d'un Inguiris, un Anglais, bien gras de surcroît, venu d'au-delà des mers et se nourrissant surtout de la chair des bovins sacrés et de celle de vils pourceaux, alliant ainsi le sacrilège inouï du steak à la souillure révoltante du bacon."

 

Lorsque Peabody, inspecteur au service, en Inde, de Sa Majesté la reine Victoria, débarque sur la côte de Malabar, la chaleur est étouffante. 

 

Mais l'inspecteur n'a pas l'intention d'attendre en transpirant que l'assassin du redouté avocat, Me Shantidas, tombe à ses pieds comme une noix de coco trop mûre...

 

Éditions Le Serpent à Plumes

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