Entre la fin du règne de Louis XIV et la Régence, nous suivons au cours de quatre aventures le brigand Trois-Sueurs, bandit de grand chemin qui sema la terreur en Provence dans une période déjà très troublée où la débauche et le crime gangrènent la cour de France.
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Les effroyables débauches de la Drouillade
Trois-Sueurs demande l'assistance de l'avocat Fabry pour retrouver sa soeur disparue et ce alors que d'abominables hurlements s'échappent du refuge des Soeurs de la Charité.
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Le Grand hyver
Trois-Sueurs tentera de prouver l'innocence d'une jeune femme accusée de parricide et vouée à une mort infamante. Heureusement le froid est si terrible cette année-là que les exécutions sont suspendues, donnant une chance à Trois-Sueurs de faire triompher la vérité.
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L'obscure mort des ducs
Le roi assistera impuissant à la disparition inexorable d'une partie de sa descendance, Trois-Sueurs devra confondre les vrais coupables.
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La terrifiante agression
Trois-Sueurs devra déjouer les projets maléfiques de Philippe V qui veut se débarrasser du régent et ruiner la France en y important une effroyable épidémie.
En 1659 à Aix, Forbin-Maynier, président du Parlement de Provence et fidèle soutien du roi et de Mazarin, est chargé de retrouver un neveu du cardinal de Retz, un père chartreux qui a mystérieusement disparu. Au cours de l’enquête, il sera mêlé aux obscurs complots qui mettent le royaume en danger.
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L'enlèvement de Louis XIV
1660, venu à Aix pour tenter de mettre un peu d’ordre dans les troubles qui agitent la province, le jeune roi Louis XIV est enlevé par une froide nuit de janvier dans son hôtel de Châteaurenard. Serait-ce l’œuvre de Gaspard Glandevès-Niozelles, le chef des séditieux marseillais, ou de François de Gallaup, ancien capitaine de la garde du prince de Condé condamné à mort et en fuite ?
À moins que ce ne soit Mademoiselle de Montpensier, cousine du roi, qui n’a pas hésité à tirer sur lui durant la Fronde… Louis Fronsac n’aura que quelques heures pour retrouver le roi, qui est peut-être victime d’une terrible affaire de sorcellerie...
Il y a 2000 ans, Aix s'appelait Colonia Julia, mais ses habitants l'appelaient Aquae Sextiae.
C'est sur son marché aux esclaves, un des plus fameux de l'empire romain, que Lucius Gallus, vétéran de l'armée du Rhin, retrouve Clodius Sertorius, son ancien bras droit.
Comment s'est-il retrouvé là ? Et pourquoi Aemilius Plautius, que certains prétendent être le fils de Cicéron, veut-il à tout prix racheter Sertorius ?
C'est dans une ville en proie aux complots, aux meurtres et aux attentats politiques que Lucius Gallus, poursuivi par les sbires de Tiberius Nero, tentera de déjouer la sombre machination qui se trame entre le temple de Belenus et celui de Dexiva.
Jean d'Aillon est le nom de plume (emprunté à son épouse) de Jean-Louis Roos, né en 1948 au Gabon, où il vit jusqu'à l'âge de 3 ans, la famille Roos rentre alors en France et s'installe dans le Midi. Devenu Docteur en Sciences Économiques, il vit à Aix-en-Provence, ville où il situe l'intrigue de plusieurs de ses romans .
Avant de venir à l'écriture (ou que l'écriture vienne à lui), il fait une carrière d'universitaire en "Histoire économique" et "Macroéconomie", puis il travaille quelque temps dans l'Administration des Finances et au sein de la "Commission européenne", fonctions qu'il quitte en 2007.
En 1997, il publie son premier livre "historique à énigme" (comme il se plaît à définir ses ouvrages) dans sa propre maison d'édition: Le Grand-Châtelet, créée au départ pour d'autres genres littéraires plus... "sérieux", mais par souci de rester maître de son oeuvre, il choisit de s'auto-éditer en créant la Collection "Les mystères de Provence".
Aujourd'hui, le succès est acquis par-delà une vingtaine de titres et les Éditions Du Masque rééditent l'ensemble de ses ouvrages dans la collection "Labyrinthes", (attention certaines de ces rééditions peuvent prendre un autre titreque celui de l'édition originale). Certains des livres de Jean d'Aillon sont édités ou réédités, également chez Jean-Claude Lattès et l'ensemble de ses oeuvres se trouve (ou va se trouver) au nouveau catalogue de France Loisirs.
un ancien notaire, vivant à Paris, a mis ses talents d'enquêteur au service de Richelieu, puis de Mazarin. Avec un ami commissaire, Gaston de Tillyet deux braves soldats aguerris, il va déjouer multiples complots, au cours des diverses aventures que narre Jean d'Aillon. (Le héros donne son nom à la série qui compte jusque-là 17 titres, classé en tomes dans l'ordre chronologique historique.
Dans sa juridiction, Mitrophane, archevêque de Zavoljsk, petite ville au bord de la Volga, compte un joyau célèbre dans toute la Russie : le monastère connu sous le nom de « Nouvel Ararat » ; situé au bord d’un lac, sur une île baptisée Canaan, ce lieu saint attire une foule de pèlerins venus y chercher la rémission de leurs péchés.
Mais voilà que, depuis quelque temps, le monastère reçoit la visite d’un fantôme qui apparaît auréolé d’une lueur surnaturelle, terrifiant moines et pèlerins. Le spectre ne serait autre que celui du « moine noir », fondateur d’un ermitage créé quelques deux siècles auparavant, et où se succèdent depuis, trois moines astreints à l’ascèse, à la prière et au silence absolu.
Pour tenter de comprendre ce qui se passe, Mitrophane envoie successivement au monastère trois hommes de confiance: l’un se suicide, les deux autres sombrent dans la folie. Devant cette accumulation de catastrophes, le bon archevêque subit une crise cardiaque, heureusement non fatale.
C’est alors que sœur Pélagie entre en scène. Experte en déguisements, elle se fera successivement passer pour une riche pèlerine, puis pour un jeune moine et découvrira – au terme d’une enquête où elle risquera sa vie à plusieurs reprises – la clef d’un mystère qui, pour complexe qu’il soit, n’a rien de surnaturel : y jouent en effet les premiers rôles une météorite venue des fins fonds de l’espace, une mine d’uranium et un étudiant en physique cynique et mégalomane, convaincu que les récentes découvertes de Pierre et Marie Curie sur la radioactivité peuvent lui permettre de devenir ni plus ni moins que le maître du monde : ne vient-il pas d’avoir 24 ans, l’âge auquel Bonaparte prenait son envol ?
Après les rudes épreuves subies lors de l’épisode précédent, Pélagie est fermement décidée à ne pas se laisser entraîner dans de nouvelles et périlleuses aventures. Les circonstances en décideront autrement. Enquêteuse, elle le redeviendra malgré elle, impliquée d’abord en tant que témoin d’un meurtre, puis comme la cible principale de tueurs impitoyables.
Loin de la douce Zavoljsk, sa ville bien-aimée, et des rives majestueuses de la Volga, cette nouvelle enquête l’entraînera, entre autres, dans une Terre sainte chère à son coeur.
Là, ballottée au gré des événements et de sa curiosité insatiable, tour à tour poursuivante et traquée, elle sera amenée à côtoyer de bien étranges et inquiétants personnages. Qui, cette fois, l’amèneront à aller peut-être un peu trop loin...
Rousse, myope – elle porte des lunettes –, d’une maladresse chronique, Pélagie est une jeune nonne orthodoxe à l’esprit particulièrement acéré. Ce qui n’a pas échappé à son supérieur hiérarchique, l’archevêque Sviatoslav : celui-ci n’hésite jamais à faire appel à ses services lorsque les autorités de la province russe où il exerce son magistère le sollicitent pour résoudre des affaires particulièrement épineuses.
Pélagie quitte alors – de plus ou moins bonne grâce – le couvent qui l’abrite – abandonne son cher tricot et la vie contemplative pour aller mener l’enquête sur le terrain. C’est ce qui se produit lorsqu’on se retrouve dans la cour du manoir d’une riche famille noble le cadavre d’un superbe bouledogue blanc, orgueil de la matriarche, fruit d’une longue et patiente sélection.
Ce n’est pourtant là que le premier incident d’une série qui menace d’être longue – mettant en jeu un trésor volé, des femmes trahies, de jeunes roués prêts à toutes les vilenies – si Pélagie n’y met pas le holà. Ce qu’elle parviendra à faire grâce à ses capacités d’analyse et de déduction dignes d’un Sherlock Holmes, non sans que quelques cadavres supplémentaires – de chiens, mais aussi d’humains – aient parsemé son enquête.
La première apparition d’une « superwoman » complètement atypique, originale, d’un exotisme sans limites.
Cette première des deux « missions spéciales » qui composent le livre est racontée alternativement par deux personnages: Anissi Tioulpanov et Momus, le Valet de Pique.
Le premier est un modeste petit commissionnaire de la gendarmerie, plutôt moche et affublé d’une sœur débile mais loin d’être bête. Fandorine va le prendre comme assistant.
Mitia Savine, alias Momus, alias le Valet de Pique est, lui, un escroc professionnel qui, depuis quelque temps, sévit à Moscou. Il a pour complice une ancienne chanteuse, Mimi, tout aussi douée que lui pour l’arnaque.
Le Valet de Pique
L’histoire commence lorsque Fandorine (qui habite désormais une dépendance de la demeure de son ex-beau-père et vit avec une comtesse) est appelé d’urgence par le gouverneur de Moscou, le prince Dolgoroukoï. Profitant de ce qu’il ne connaissait pas l’anglais, un certain Speier a fait signer au prince l’acte de vente de sa résidence à un lord anglais, lequel a déjà versé l’argent au notaire. Fandorine lit l’acte de vente : il est signé « le Valet de Pique ». Il tente alors de retrouver Speier et le notaire, mais ceux-ci ont bien entendu disparu.
Tandis que Fandorine, aidé d’Anassi, se lance dans l’enquête, Momus poursuit ses attaques. Il organise une fausse loterie de bienfaisance. Fandorine parvient à faire capoter l’entreprise mais pas à attraper le Valet de Pique qui, à l’instar d’Eraste Petrovitch et, en son temps, d’Akhimas, a le don du déguisement.
Ayant appris par un informateur l’identité de l’homme qui est à ses trousses, Momus décide de donner une leçon à Fandorine : parvenu à l’éloigner ainsi que sa maîtresse, il se présente chez lui comme étant le mari trompé. Reçu par Massa et Anissi, il menace de se tuer de désespoir. Tombant dans le panneau, les deux hommes l’en dissuadent et aident même le faux comte à repartir avec le coffret à bijoux et toutes les affaires de la comtesse.
Fandorine décide alors de tendre un piège au Valet de Pique, en se présentant comme un riche rajah de passage à Moscou, dont le turban est orné d’une fabuleuse émeraude (fausse, évidemment). Momus tombe dans le piège mais finit tout de même par échapper à Fandorine.
Avant de quitter définitivement Moscou, le Valet de Pique organise une dernière « opération », consistant à dépouiller un conseiller d’Etat, Eropkine, en réalité un sinistre personnage qui a une bonne partie de la police à sa solde, vit de recel, de prostitution et d’usure, exploite tavernes et refuges à travers toute la ville. Mais, cette fois, Momus tombe sur plus fort que lui.
Alors qu’au terme d’une arnaque rocambolesque il est sur le point de se faire liquider par l’affreux Eropkine, Fandorine arrive pour l’arrêter ainsi que sa complice. Finalement, Fandorine met Eropkine sous les verrous et laisse partir Momus, les preuves contre lui étant très minces. Le sac bourré de billets appartenant à Eropkine et que tentait de s’approprier Momus servira à dédommager le lord anglais. En revanche, Mimi, qui a été reconnue lors de l’affaire de la loterie, devra passer en justice et risque fort d’être envoyée en Sibérie. Heureusement Momus est là : déguisé en avocat, il va habilement obtenir sa libération. Après avoir proposé sa démission pour avoir laissé échappé le Valet de Pique, Fandorine se verra finalement accorder une nouvelle distinction (pas promotion) par Dolgoroukoï.
Le Décorateur
Tandis que l’ancienne capitale de l’Empire russe s’apprête à recevoir la visite du tsar Alexandre, plusieurs meurtres particulièrement atroces sont commis dans les bas-fonds de Moscou. De retour d’une mission à Londres, Eraste Fandorine ne tarde pas à découvrir que tous ces crimes portent une même signature : la trace d’un baiser sur le cou des victimes littéralement dépecées – la trace d’un meurtrier en série qui rappelle aussitôt de récents souvenirs au policier : quand il en est parti, la capitale britannique était encore sous le choc des monstrueux forfaits de Jack l’Éventreur. Qui, de toute évidence, a élu résidence à Moscou !
Assisté de Tioulpanov, qui connaîtra un sort tragique, le fonctionnaire chargé des « missions spéciales » se lance sur la piste de l’assassin, s’efforçant de démasquer son identité en même temps que ses motivations profondes. Il saura bien sûr faire toute la lumière sur une énigme qu’on croyait à ce jour insoluble. La confrontation finale – digne des meilleurs westerns – sera particulièrement poignante, Fandorine acceptant, devant les supplications de Jack l’Éventreur qui, si monstrueux qu’il soit, ne perd pas un seul instant sous la plume d’Akounine son visage d’être humain, de mettre un terme au calvaire du meurtrier en série le plus célèbre de l’Histoire et de l’expédier dans un monde meilleur.
La police découvre rue de Grenelle, dans l'hôtel particulier de lord Littleby, les corps sans vie du propriétaire des lieux, dont la tête a été fracassée par un objet contondant, et de ses neuf domestiques, tués, semble-t-il, par injection d'une dose mortelle de morphine.
Le commissaire Gauche, vieux limier de la police parisienne, ne dispose que d'un indice. On a trouvé dans la main de lord Littleby un insigne en or représentant une baleine: l'emblème du Léviathan, un paquebot géant qui doit quitter Southampton le 19 mars pour son voyage inaugural, à destination de Calcutta.
L'insigne en or n'ayant été distribué qu'aux passagers de première classe et aux officiers supérieurs, le policier décide d'embarquer: celui des passagers qui n'aura pas son insigne sera à coup sûr l'assassin. L'affaire se complique lorsqu'il découvre qu'ils sont plusieurs à ne pas porter le fameux insigne.
En particulier, un curieux diplomate russe, un certain Éraste Fandorine...
La guerre fait rage entre la Russie et l'Empire ottoman. Décidée, intrépide, féministe avant l'heure, la jeune Varvara Souvorova décide de rejoindre sur le front son fiancé, employé dans l'armée russe.
Le jour de son arrivée au campement, un ordre du haut état-major est mystérieusement modifié à la dernière minute et, au lieu de s'emparer de Plevna, l'armée est envoyée dans une direction qui ne présente aucun intérêt. L'adversaire trouvant alors la possibilité de réorganiser ses forces, la guerre voit son issue retardée. Il faudra aux Russes plusieurs batailles et de très lourdes pertes pour reprendre l'avantage et aller vers la victoire.
Qui a trafiqué le télégramme chiffré ? Le fiancé de Varvara est arrêté, mais Eraste Fandorine, ce jeune policier d'une perspicacité et d'une intelligence hors du commun dont on a suivi les débuts dans "Azazel", n'est pas convaincu de sa culpabilité.
Enlevé ! Le petit prince Mikhaïl, fils du grand-duc Guéorgui Alexandrovitch, propre cousin du tsar Nicolas II dont le sacre doit être célébré dans sept jours à Moscou, est enlevé en plein jour, dans les jardins de l'Ermitage !
L'affaire est scandaleuse, mais elle promet de l'être plus encore si l'empereur refuse de se soumettre aux exigences du mystérieux docteur Lind, auteur du rapt: celui-ci réclame, en guise de rançon le fameux "Orlov", diamant d'une grosseur prodigieuse qui orne le sceptre impérial, faute de quoi l'enfant sera exécuté et son cadavre dépecé exposé aux yeux du peuple moscovite et des ambassadeurs étrangers conviés aux fêtes du couronnement.
Ce coup porté à la dynastie impériale menace, de fait, les fondements de l'État. Un État déjà bien chancelant, miné par la médiocrité et l'égoïsme de ses représentants, autant que par les signes avant-coureurs de profonds bouleversements perceptibles à tous les étages de la société russe, depuis les milieux de la pègre jusqu'aux plus hautes sphères de l'aristocratie.
Pour se tirer d'affaire, le pouvoir n'a d'autre ressources que de s'en remettre au dévouement de serviteurs, comme Afanassi Stépanovitch, le fidèle et très stylé majordome du grand-duc, d'étrangers, comme la charmante Française, Mlle Decliq, gouvernante du prince, ou de réprouvés, comme l'ex-conseiller d'État Fandorine, de retour d'Amérique, que le gouverneur de Moscou poursuit encore et toujours de son inimitié.
Sauver l'enfant, sauver le trône - telle est la double mission que Fandorine, secondé par son serviteur japonais Massa, s'est juré de mener à bien.
Une enquête en forme de course contre la montre, qui mènera le lecteur des bas-fonds moscovites jusqu'aux alcôves de la haute société, en passant par les offices des palais, les chambres de valets, les appartements impériaux et les cercles homosexuels que certains hauts dignitaires n'ont pas peur de fréquenter.
Éditions Presses de la Cité
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Une enquête dont le dénouement cruel semble annoncer la fin d'un monde.
Depuis quelques années, en Russie, la chasse à l'homme d'Etat est ouverte. Les groupuscules révolutionnaires fleurissent, les attentats se multiplient. Le général Khrapov, proche collaborateur du tsar, ancien chef de la police politique, récemment promu gouverneur-général de la Sibérie vient d'être assassiné dans le train qui le conduisait à Moscou. Suspect numéro un: le conseiller d'Etat Eraste Fandorine en personne !
À qui se fier dans un monde à la dérive où semble régner la plus grande confusion, où la police collabore avec des assassins et où les assassins se réclament de la justice et de la moralité ? C'est l'éternel malheur de la Russie, constate le jeune fonctionnaire chargé des missions spéciales, tout s'y trouve embrouillé. Le bien y est défendu par des imbéciles et des canailles, et mal servi par des martyrs et des héros.
Pour défendre son honneur, Fandorine se lance dans une véritable enquête marathon, la plus difficile et la plus périlleuse, sans doute, de toute sa carrière, bien décidé à prendre de vitesse le déplaisant mais efficace colonel Pojarski, dépêché par la capitale pour résoudre l'affaire. Dure besogne en perspective : qui est le chef du mystérieux Groupe de combat qui a signé le crime ? Qui est le traître qui informe les terroristes des moindres mouvements de la police ? Quel rôle joue dans tout cela la séduisante Esther, fille du banquier Litvinov ?
Secret et raison d'Etat, provocations policières, mensonges et manipulations de toutes sortes, innocents sacrifiés au nom de l'ordre moral ou du bonheur de l'humanité - tel est l'univers que le détective découvre avec effarement, pour au bout du compte ne devoir son salut qu'au "vol de l'épervier", technique de chute réservée à quelques rares ninjas particulièrement doués...
Tout commence à la fin du XIXe siècle, très précisément la veille du premier jour du siècle nouveau.
Arrive à Saint-Malo un navire en provenance de Portsmouth, avec à son bord deux illustres personnages qui ont noms Watson et Sherlock Holmes. Le plus grand détective privé du monde a été embauché à prix d'or par un riche hobereau malouin, victime d'une arnaque de haut vol qui met en péril la vie de sa fille.
Accueillis sur le quai par leur commanditaire, Watson et Holmes ont la surprise de voir celui-ci filer aussitôt à la gare pour aller y chercher un autre détective, venu lui d'Amérique. Un certain Eraste Fandorine...
Indigné, Watson est prêt à rebrousser aussitôt chemin, mais Holmes l'en dissuade, mettant en valeur les immenses talents de son confrère et rival: d'une part la confrontation avec ce dernier le réjouit, d'autre part ils ne seront sans doute pas trop de deux pour démasquer d'abord, arrêter ensuite l'auteur de ce coup monté de main de maître.
Et qui ne peut être que le meilleur spécialiste en la matière: Arsène Lupin !
Après plusieurs années de pérégrinations à l'étranger, Eraste Fandorine est de retour à Moscou en cet été 1882, accompagné du truculent Massa, son serviteur japonais, expert en arts martiaux.
Nommé responsable des missions spéciales auprès du général gouverneur de la ville, le prince Dolgoroukoï, il va devoir se mettre au travail sur-le-champ. En effet, le général Sobolev, héros national et vieil ami de Fandorine, est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, apparemment terrassé par une crise cardiaque.
Mais pour notre fin limier, une série d'indices laissent penser à une mort moins naturelle qui pourrait bien cacher une affaire d'état.
Alors qu'il s'est mis en devoir de résoudre le mystère d'une série de suicides qui endeuille Moscou, Eraste Fandorine se voit entraîné dans les bas-fonds de la ville, à la recherche d'un garnement qui lui a dérobé son précieux chapelet de jade.
Une course-poursuite qui prend vite l'allure d'une descente aux enfers...
Éditions Presses de la Cité
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« Quoique absolument distincts, ces deux romans créent, ensemble, un effet stéréo que seul le lecteur qui les lira tous les deux, dans l'ordre qu'il souhaite, entendra », indique l'auteur.
« Avec La maîtresse de la mort, son livre-compagnon, L'amant de la mort est l'aboutissement d'une expérience littéraire inédite. »