Je les vis soudain dressés face à face, comme chien et chat. Lui, avec ses cheveux blonds trop longs, hâtivement peignés, évoquait assez bien un jeune caniche rageur ; et le jumper noir qui la moulait, elle, faisait penser à une chatte ; mais une chatte qui aurait eu le regard triste...
Elle hésita un instant, face à cette porte derrière laquelle le battement de la turbine était semblable à une pulsation... Mais la curiosité fut la plus forte...
Une voix, méconnaissable, hurla soudain au-dessus de nous :
— Oooooh !
Un bruit de chute acheva ce râle aigu où transparaissait une indicible horreur. Comme je me trouvais encore dans le petit vestibule, je fus la première à arriver en haut de l’escalier. Elle était effondrée sur le seuil d’une porte ouverte et, un instant, je la crus victime d’un malaise subit. Mais ce que j’entrevis à l’intérieur de la pièce me fit vivement retourner vers Mlle Saunier pour l’empêcher d’accéder au palier, car ça n’était vraiment pas un spectacle pour une jeune fille !
"Pour le grand public, cela fit moins de bruit que le mariage d'Edith Piaf, la vocation de religieuse de Cécile Sorel ou le divorce de Rita Hayworth, mais dans les milieux professionnels, la nouvelle courut comme la flamme sur une traînée de poudre..."
« Viols, crimes, arnaques, divorces et tromperies… Si un tribunal est une scène où la loi est la même pour tous, la vie qui s’y joue est à chaque fois unique et singulière. Il suffi très souvent d’un rien pour que tout bascule : de la norme au scandale, de l’ordinaire à l’horreur, de la comédie à la tragédie. Avant d’être des techniciens, les professionnels du droit sont les témoins de drames, de souffrances, de déchirures, d’agressivité, de haines et parfois de pardons. »
Pour la première fois, une juge nous livre des histoires de son quotidien : mœurs, tragédies, escroqueries et mensonges... Avec sincérité et simplicité, elle fait revivre ce métier difficile, peu connu et parfois mal aimé, dont l’objet consiste à comprendre, trancher, punir. Et parfois même à décider de l’avenir d’un homme.
Anne Emery est née en 1958 à Halifax en Nouvelle-Écosse (Canada). Elle obtient un baccalauréat de l'université Saint-Francis-Xavier, puis une maîtrise universitaire et un Bachelor of Laws de l'université Dalhousie. Admise au barreau de la Nouvelle-Écosse en 1995, elle travaille quelques années comme avocate, avant de devenir un reporter et une chercheuse spécialisée dans les affaires judiciaires.
En 2006, elle publie son premier roman "Sign of the Cross" avec lequel elle est lauréate du prix Arthur-Ellis 2007 du meilleur premier roman. C'est le premier volume d'une série de romans consacrée à « MONTY COLLINS », un avocat de la défense, et à « BRENNAN BURKE , un prêtre catholique. Avec le dixième roman de cette série, "Though the Heavens Fall" publié en 2018, il est lauréat du prix Arthur-Ellis 2019 du meilleur roman.
Ce jour de baptême devait être celui d’une grande fête, il s’achèvera par un massacre ne laissant en vie qu’une mère, Lydia, et son enfant.
C’est un jeune prêtre au passé sombre puis un vétéran des guerres indiennes qui vont l’aider à le retrouver.
Les pistes que cette quête leur fera prendre révéleront les secrets de plus en plus terribles de ceux dont le but est de déstabiliser le monde afin de le diriger.
Quels liens peuvent exister entre les massacres de simples fermiers, l’enlèvement d’enfants et le déclenchement de la Première Guerre Mondiale ?
Lionel Emery a connu le monde paysan puis ceux de la cuisine, du vin et enfin du droit. Ce chemin aux nombreux centres d’intérêt l’a mené aux métiers d’acteur et de metteur en scène. Riche de voyages et de rencontres, il devient auteur avec L’aube d’un autre monde.
Dans ce roman, il aborde ces petites histoires qui font l’Histoire, la beauté du monde, la noirceur et la grandeur de l’humanité.
La nourriture pour chiens, ça gonfle son homme, question pépétes. Sauf quand l'homme en question se retrouve assassiné avec une de ses – un peu jeunes – petites copines. Et qu'un détective privé passe son temps à prendre des coups en essayant de comprendre qui a tué qui, et pour quoi faire.
Earl Emerson ou Earl W. Emerson est né en 1948 à Tacoma aux États-Unis. Pompier au Seattle Fire Department, Emerson débute comme romancier en 1979. En 1985, il amorce avec "The Rain City" une série consacrée à « THOMAS BLACK », un ancien policier devenu détective privé à Seattle. "Poverty Bay", le deuxième roman de la série, est finaliste de plusieurs prix littéraires aux États-Unis et remporte notamment le prix Shamus de la meilleure parution originale en poche. "Nervous Laughter", troisième ouvrage de la série, est traduit dans la collection Série noire en 1987 sous le titre Vous parlez d’une rigolade. Thomas Black compte à ce jour treize romans, mais un seul traduit en français.
Emerson a également mis en scène « MAC FONTANA », un alter-ego de Thomas Black dont la principale particularité est d’être à la fois pompier et shérif, mais dont aucune histoire n’a à ce jour été traduite en langue française.
Adriana, dix-huit ans, est engagée comme bonne au Mas, propriété de la famille De Morval. Son but secret est de prouver que le chef de cette famille, Alex, est son père et qu’il a éliminé sa mère, elle veut la venger.
Une légende ancienne qualifie cette famille d’infernale. En effet, en cinq jours, tous ses membres ainsi que des clients se font éliminer. Les cadavres s’accumulent, chambre froide, piscine, galeries souterraines et puits profond de 90 mètres.
Adriana est sauvée par un client, un journaliste, mais on va découvrir qu’il a un profil très particulier et inquiétant. Il est très intéressé par le massacre de la famille, et est prêt à y participer. Adriana, seule survivante, sera-t-elle reconnue par son père, la couchera-t-il sur son testament ? Échappera-t-elle au massacre ?
Michel Pierre Emerich a passé cinq ans dans l'armée de l'air pour ensuite devenir ingénieur en bâtiment. Il a parcouru la France et l'étranger pour mener à d'importants chantiers. Le théâtre est sa seconde passion. Il s'y est consacré pendant plus de quarante ans, a mené une troupe de comédiens amateurs de longues années, a écrit et joué nombre de pièces de théâtre, et a créé et dirigé au cours de douze saisons un atelier théâtre pour adolescents.
Il est l'auteur d'une comédie pour enfants et d'une saga familiale.
Le 24 février 2022, jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Michel Rinocci, colonel de gendarmerie, surnommé « Rhino », se trouve sur le mont Igman, en Bosnie-Herzégovine. Il a été témoin de l'exhumation d'ossements de plusieurs victimes bosniaques sauvagement assassinées pendant la guerre, en 1995.
Il était présent. Chasseur alpin dans les commandos montagne en mission de renseignement, il avait assisté impuissant à leur nuit d'agonie. Hanté depuis cette époque par ses fantômes, une chance lui a enfin été donnée de leur rendre justice.
Sept mois auparavant, un braqueur l'a mis sur la piste de celui qu'il a traqué sans relâche, Mirko Nikoli#, dit Vuk, qu'il pensait être mort. Cette nouvelle traque qui, ne sera évidemment pas sans dommages ni violences, va également révéler des secrets : qu'il s'agisse de ses proches, de ses collaborateurs, ou même de son amour passé, tout n'a pas été dit. Et cela va chambouler ce qu'il pensait être vrai.
Finalement, l'abîme n'avait jamais cessé de le regarder.
Depuis des années, en toute discrétion, une petite unité de la gendarmerie nationale traque les criminels de guerre.
Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit découpés à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. " Hora fugit, stat jus. " Le temps passe, mais la justice demeure – la devise de l'OCLCH.
Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.
Après une carrière dans l'Armée de terre où, entre autres responsabilités, il a commandé une section de renseignement, le Colonel Emeraux a rejoint la Gendarmerie nationale où il a occupé plusieurs postes de commandement avant de devenir Commandant d'une section de recherches (2004 - 2009), puis Conseiller Police judiciaire du Général commandant la région de gendarmerie Rhône-Alpes (2009 - 2012).
Après 5 années (2012 - 2017) comme Attaché de sécurité intérieure (ASI) à l'Ambassade de France à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) où il était chargé de la coopération policière et de questions relatives à l'entraide répressive dans des dossiers de criminalité organisée, le Colonel Emeraux a été nommé, depuis septembre 2017, Chef de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), une unité interministérielle d'enquêtes mandatée pour enquêter sur les crimes internationaux les plus graves et les crimes motivés par la haine.