En ce début d'hiver 1804, Jane Austen et son frère Harry se félicitent d'assister au grand bal organisé par la duchesse de Wilborough.
Pourtant, c'est en service commandé qu'ils sont priés de participer aux réjouissances: lord Trowgridge ne leur a-t-il pas demandé de surveiller sa fille, la turbulente Desdemona, sujette aux emportements amoureux ?
De fait, une discussion entre deux admirateurs ne tarde pas à tourner au pugilat, et c'est un arlequin blanc que l'on retrouve occis, au terme de la fête, par une cimeterre au manche serti d'or...
La société du XIXe siècle ne laissait aux jeunes filles désargentées que bien peu d'alternatives: entrer en religion ou épouser un monsieur fortuné, généralement un gentleman, mais goutteux et... d'un âge avancé.
Isobel Payne, par son mariage avec Lord Scargrave, a vu disparaître à la fois ses difficultés financières et ses plus douces illusions sur l'amour romantique. Du moins jusqu'à ce qu'elle rencontre le neveu de son mari.
Le décès brutal du lord met donc la jeune épousée dans une situation délicate. Une si jolie veuve, voilà un sujet suffisant pour que les mauvaises langues se déchaînent.
Jane Austen, en visite chez son amie Isobel, aura fort à faire pour la protéger des esprits malveillants, qui jugent la mort du riche lord un peu trop opportune.
On retrouve Jane au cours de l'été 1805: son père est décédé quelques mois plus tôt, et elle séjourne dans le Kent, chez son frère Neddie, juge du comté.
Toute la région redoute l'invasion napoléonienne, et la Navy patrouille dans la Manche. Mais la bonne société se préoccupe surtout de la semaine hippique de Canterbury. C'est la pouliche de la sulfureuse Mrs Grey qui remporte le trophée.
La jeune femme, dans sa robe d'amazone rouge, parade insolemment sur le champ de course, suscitant l'admiration des messieurs et la réprobation des dames.
La stupeur et l'émoi sont à leur comble quand on la retrouve un peu plus tard presque nue, étranglée dans la berline de Denys Collingforth. Ce dernier, principal suspect du meurtre, disparaît peu après. Mais les soupçons de Jane se portent sur d'autres gentlemen, surtout depuis que l'on a découvert dans les effets de Mrs Grey une lettre, où il apparaît que la belle dame projetait de s'enfuir avec un mystérieux amant...
Jane va patiemment dénouer l'écheveau, animée de sa curiosité et de sa sagacité habituelles.
Au coeur du Lyon historique, dans les traboules, ces voies moyenâgeuses, étroites et mystérieuses, Célestine, surnommée la Gaga, ex-gloire du music-hall, berce le cadavre d’un jeune homme de vingt-six ans, poignardé.
A-t-elle commis ce crime ? Impossible ! clament ses amis, vieux cabots déjantés, cuisiniers à l’ancienne, qui la défendent avec une ardeur rocambolesque. L’ennui, c’est que Célestine vit dans un monde à part. Elle n’accepte de parler qu’à sa nièce, l’obtuse soeur Guillemette, qui vit dans le même couvent que soeur Blandine.
Dès lors, notre héroïne, ex-officier de la Crim, s’embarque dans une enquête à rebondissements pour prouver l’innocence de la Gaga.
Bientôt, Blandine met au jour un étrange trafic de marionnettes, pour lequel on s’entretue. Quel lien entre Guignol et le Taudis, une boîte de nuit à la mode ? Pourquoi des tueurs cherchent-ils à présent à éliminer Célestine ?
Blandine va résoudre l’énigme. Avec esprit, comme il se doit ?
Éditions L'Archipel
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Après Implacables vendanges, Les Sorciers de la Dombes, L'inconnue de l'écluse et La Saône assassinée, voici, mâtinée par Philippe Bouin, la nouvelle aventure de sœur Blandine. Guidée par les voix du Seigneur, elle n'a rien perdu de sa verve et roule toujours en 4L.
Une nuit, retour de boîte, Cédric Bergelet, fils du patron de la SOMAREC qui fabrique des produits chimiques du côté d'Albigny, passe un sale moment : le conducteur d'une Mercedes cabossée serre sa voiture contre le fossé, et le roue de coups avant de brandir une pancarte : « N'oubliez pas Najuno. »
Le lendemain, venue faire sa piqûre remontante à Mme Bergelet, Soeur Blandine apprend que Najuno renvoie à une catastrophe qui a détruit, vingt ans plus tôt, un village chilien. Lorsque, peu après, des cadres de la SOMAREC sont assassinés, l'évidence s'impose : elle doit enquêter.
Ex-inspectrice du Quai des Orfèvres, Soeur Blandine n'a perdu ni son franc-parler, ni l'usage de la 4L pourrie du couvent de la Sainte-Croix. Elle est toujours en prise directe avec la voix du Seigneur, et secondée par Gontran Cheuillade, journaliste au Progrès de Lyon.
Une semaine avant Noël, au coeur du Charollais. Le corps d'une inconnue, la soixantaine élégante (manteau d'astrakan) est repêché dans le canal. Au vu des premières analyses, elle aurait été tuée ailleurs, puis traînée jusque là.
Soeur Blandine, religieuse du couvent de la Sainte-Croix, s'apprête à passer des vacances de Noël chez sa soeur Bérengère, vétérinaire. Blandine est un personnage pittoresque avec son franc-parler et sa guimbarde baptisée Titine. Sa vocation est récente: avant, elle travaillait à la Criminelle...
Pour l'instant, l'enquête patine. Qui était la mystérieuse noyée ? Comment son corps a-t-il été acheminé jusqu'au canal ? Pas de traces à première vue. Cédant aux supplications de la police locale, soeur Blandine accepte une fois de plus de " jeter un coup d'oeil à l'affaire ".
Les difficultés des paysans du coin, étranglés par la politique de Bruxelles, le spectre de la vache folle et la rivalité entre éleveurs de boeuf et de chèvres servent de toile de fond à une histoire qui nous entraîne dans plusieurs directions :
- Chez les éleveurs, avec de sombres spéculations sur des terres à vendre.
- Du côté d'une boîte locale où un mystérieux "chippendale" masqué gagne tous les samedis la prime du concours de strip-tease. Les soupçons se portent un temps sur le curé, qui a besoin d'argent pour envoyer ses protégés en colo...
- Au château, où Guillaume de Cheuillade connaît quelques problèmes de trésorerie.
- Et du côté de Ceylan; enfin, d'où aurait débarqué la mystérieuse noyée.
Des enfants braconnent dans ses étangs, une jeune femme rousse y pratique la sorcellerie en tenue d’Ève, dans un sente, gît le corps du père Vouvéré, sauvagement égorgé. Puis le député Katz meurt empoisonné tandis que le cimetière est « sataniquement » profané.
L’hystérie menace le pays.
Heureusement, sœur Blandine veille. Bouc émissaire idéal, les sorciers… Et la présence dans la région du sieur Rezwiakoff, caïd de la mafia russe, a de quoi étonner.
Mais est-il possible de l’imaginer sans ses complices : mère Adrienne, sœur Guillemette et l’ineffable Gontrand Cheuillade, qui rend bien souvent visite au SRPJ de Lyon pour offrir quelques fleurs ou belles phrases à Victoire Amalfi, la commissaire corse ?…
Éditions Viviane Hamy
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🗨 Avec un humour d'une finesse délicieuse et un sens prononcé du dialogue qui fait mouche, Philippe Bouin nous propose une formidable intrigue, à mi-chemin entre la chronique de province, la satire politico-économique et la fantaisie policière.
Me Blanchon, suivant les dernières volontés d’Edmond Rutebœuf, réunit en son étude la famille du défunt – viticulteurs de père en fils –, pour donner lecture du codicille rédigé 50 ans auparavant.
Trois enveloppes bleues sont remises aux enfants. Ils ne devront les ouvrir que le lendemain, 14 Juillet 2000.
Mais le destin se rit du mort : les dépositaires sont tués et les lettres disparaissent…
Sœur Blandine, forte de sa foi profonde et généreuse, de son franc-parler, de son goût pour les nourritures terrestres, sillonne les bords de Saône au volant de sa fidèle "Titine". Sa rencontre avec Gontrand Cheuillade, l'inclassable journaliste du "Progrès", sera détonante... Et implacable pour le meurtrier.
Éditions Viviane Hamy
🏅Prix Métier et Culture, 2000
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🗨 « Philippe Bouin et soeur Blandine, c'est un peu Exbrayat et Imogène, côté rhodanien.
Beaucoup d'humour, une intrigue solide, une excellente connaissance de la géographie et de l'histoire de la région, une passion immodérée pour sa gastronomie... Deux héros pour le moins pittoresques. »
Un suspense sur une journée. Deux amants qui se retrouvent après des années. Un troisième personnage, toujours évoqué et toujours absent. Le roman, réaliste et fantastique, d'une ville, Bruxelles, et de ses mystères.
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Stevens, détective vieillissant et désillusionné, retrouve Diane, élégante bourgeoise qu'il aima jadis. Leurs retrouvailles ont pour cadre le Cirio, un établissement chic. Mais Diane, agitée, entraîne Stevens au café de l'hôtel Métropole, puis à La Mort subite et, de là, Au Roy d'Espagne, deux autres tavernes célèbres.
Que sait vraiment Diane de la disparition de Frank, son mari ? Pourquoi a-t-elle fait appel à Stevens ? Pourquoi rejette-t-elle toutes ses questions ? Qu'est-ce que fuit vraiment Diane ?
Carlotta Carlyle est en panne et entre deux enquêtes. Elle a cependant de quoi s'occuper: entre Roz, sa locataire et Paolina, sa petite soeur adoptive, Carlotta n'a pas une seconde.
Lorsque sa camarade de volley lui demande d'aider une vieille amie qui veut renforcer la sécurité de son appartement, Carlotta accepte: elle n'a rien de mieux sur son agenda.
Mais lorsqu'elle retrouve la vieille dame refroidie, soit disant d'une crise cardiaque, elle commence à se demander si, tout compte fait, la vieille dame n'était pas en effet menacée.
Carlotta joue au Cluédo et se retrouve face à un imbroglio familial inextricable: une enfant prodigue disparue depuis plus de vingt ans, un manuscrit retrouvé et qui serait de sa main, une famille qui soutient dur comme fer qu'elle est pourtant morte et un oncle qui hurle que sa nièce est vivante... du haut de sa tombe.
Carlotta fait des heures sup et joue au chauffeur de taxis pour arrondir ses fins de mois.
Bientôt, le patron du syndicat des Taxis lui confie la tâche de découvrir qui se cache derrière un trafic de licences et de plaques. Facile.
Mais Carlotta complique le jeu: son nouveau petit ami est le fils d'un mafioso notoire qui tremperait peut-être dans l'histoire. Sans compter l'ordinateur qu'elle vient d'acquérir: le crâne de Carlotta est heureusement plus dur que le disque !
C'est un courrier inattendu qui tombe, ce matin-là, dans la boîte du « privé » Carlotta Carlyle: une enveloppe anonyme contenant une photo.
Et trois vendredis de suite, le rituel se répète: une enveloppe similaire, avec une photographie. Sur la photo, toujours la même petite fille. À différents âges. Sans jamais un mot d'explication.
Que faire de ces photos ? Les jeter à la poubelle, comme de vulgaires prospectus ? Difficile à envisager pour un « privé », curieux par profession.
Et à propos de poubelles...Voilà qu'elles se mettent à disparaître...Volées... Déconcertant, non ?
Surtout lorsqu'elles sont pleines.
Il y a là bien plus qu'il n'en faut pour troubler un « privé » digne de ce nom.
Curieuse nature, cette Carlotta Carlyle, ex-femme flic reconvertie en "privée".
C'est une géante et très maligne. Elle reprend du service dans une compagnie de taxis où elle avait jadis travaillé pour se lancer à la recherche d'un magot baladeur, vraisemblablement destiné à l'IRA.
Naturellement, c'est une combine extravagante, parfaitement foireuse et en fin de course la note est salée.
Je revenais du gymnase du YMCA de Cambridge où je venais de jouer le plus beau volley de ma vie quand on a sonné et qu'elle est entrée.
Dire que ça a été commode de s'expliquer, ce serait faire une sale entorse à la vérité, vu qu'elle ne parlait pas l'anglais et que moi, je ne connais pas trois mots d'espagnol. Elle avait ma carte en main: Carlotta Carlyle - Détective privée. Elle m'a tendu un journal et j'ai lu qu'une femme avait été trouvée morte, assassinée. Les deux mains coupées... Avec une carte verte à côté d'elle. La carte verte, c'est le permis de séjour, le salut pour un immigré. Sur cette carte figurait le nom de la malheureuse: Manuela Estefan.
Manuela Estefan ! Vous savez comment s'appelait ma cliente ? Manuela Estefan...
Et elle voulait que je lui récupère sa carte verte. Si vous trouvez que ça commençait bien...