1920 - 2002  

Biographie

Ronald Douglas Sanderson est né en 1920 dans le Kent en Angleterre. Après un court séjour dans la Marine marchande, il entre dans la RAF et participe à la Seconde Guerre mondiale puis émigre vers le Canada en 1947 où il obtient sa naturalisation; il choisit Montréal, qui a déjà la réputation d'une ville où tout est réalisable: réussite professionnelle, financière...Il commence par exercer des petits boulots, portier, chanteur dans un night-club puis se fait connaître pour ses chroniques et ses documentaires  radiophoniques diffusés sur CBC ("Canadian Broadcasting Corporation").

Il se lance dans l'écriture d'un premier livre publié en 1952, "Dark passions subdue", sous le nom de Douglas Sanderson, un roman dans lequel il s'exprime ouvertement sur un sujet tabou dans la société d'alors: l'homosexualité, mais les ventes de ce premier ouvrage ne comble pas véritablement son attente et il doit convenir qu'il lui faut changer de genre littéraire. La mode est aux romans policiers américains qui "cartonnent", il découvre Mickey Spillane, auteur très en vogue dont les ouvrages se vendent comme des petits pains; il en lit quelques uns (ou simplement les 4ème de couverture ?!) puis à la suite d'un pari, écrit son premier roman policier, "Exit in green", (ou "Murder came tumbling" chez l'éditeur anglais) publié en 1953, sous le pseudonyme de Martin Brett (à ne pas confondre avec SIMON BRETT, ou MICHAEL BRETT auteur américain de romans policiers.)

À partir de cette année 1953, Martin Brett enchaîne avec les succès, une vingtaine de romans vont être publiés entre 1953 et 1975; il emprunte aussi le pseudonyme de Malcom Douglas, et signe parfois de son véritable nom.  En France, les seuls romans publiés chez Gallimard, dans la Série Noire sont signés Martin Brett. C'est avec son second roman "noir", "Hot freeze" (Mon cadavre au Canada), premier opus d'une série appelée "Paris of North America" qu'il obtient une véritable notoriété et le succès va permettre à Ronald Douglas Sanderson de voyager de par la monde, y puiser de nouvelles sources d'inspiration et s'installer définitivement à Alicante en Espagne, où il décède en 2002. 

Encore un de ces auteurs oubliés... Après son dernier roman publié en 1975, il se remet à l'écriture après la réédition de Sables-d'Or-les-Pains (dans la collection Carré Noir chez Gallimard en 1983) et en 1984, publie "A dead heat" sous le nom de Douglas Sanderson.

Dans son troisième roman, "Hot freeze", puis  "The darker traffic" (1954, connu aussi sous le titre: "Blondes are my trouble"), "The deadly dames" (1956) et enfin "A dum-dum for the president" (1961), Martin Brett situe ses intrigues à Montréal, et y introduit le personnage de Mike Gaffin, détective privé. Mais un détective qui ne ressemble à aucun autre de la Littérature policière de l'époque, et c'est bien (entre autres) ce qui a fait le succès de la série; considéré comme un personnage atypique, Mike Gaffin est né au Canada, d'un père d'origine irlandaise, d'une mère d'origine française, qui vont l'abandonner alors qu'il est encore très jeune et il en garde une profonde aversion envers les orphelinats et toutes les autorités et leurs représentants quels qu'ils soient.  Une des raisons, sans doute, pour laquelle il est renvoyé de la "Royal Canadian Mounted Police" et se retrouve détective privé en butte avec la police officielle, car il se retrouve souvent dans des situations à la limite de la légalité quand elles ne sont pas carrément illégales. Il faut dire que Martin Brett ne ménage pas les instances policières, la corruption y bat son plein, les voyous, les "macs", les vendeurs de drogues  seraient même bien protégés... Outre ses manières peu orthodoxes pour résoudre certaines affaires, des manières parfois très musclées, Gaffin est un homme cultivé, féru de Littérature classique, de musique, d'histoire mondiale, sans doute à l'image de son créateur, Martin Brett.

Dans les autres romans, d'autres héros apparaissent selon les pays où l'auteur situe ses actions, mais ils ont tous en commun l'humour, et leur aptitude à défendre les bonnes causes quelques soient les moyens utilisés. Des traits communs que souligne Claude Mesplède (le spécialiste du roman noir américain) dans un article pour  « ces traits communs constituent une cohérence, celle de l'univers d'un auteur qui a beaucoup voyagé, beaucoup vu et retenu, à qui il est arrivé des histoires parfois ahurissantes, qui viennent enrichir de péripéties incessantes les aventures de ses héros . »

(Sources: Wikipedia / roger.martin.ecrivain.pagesperso-orange. )

Elleon (Mise à jour 04/2015)

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Résumés                   

  1. As-tu vu Carcassonne ? (Éd. Gallimard - 1963)
  2. Chabanais chez les pachas (Éd. Gallimard - 1963)
  3. Cinémaléfices (Éd. Gallimard - 1960)
  4. Couper cabèche (Éd. Gallimard - 1964)
  5. Estocade au Canada (Éd. Gallimard - 1961)
  6. La came à papa (Éd. Gallimard - 1961)
  7. La semaine de bonté (Éd. Gallimard - 1958)
  8. Le moine connaît la musique(Éd. Gallimard - 1964)
  9. Sables-d'Or-les-Pains ! (Éd. Gallimard - 1958)

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Autres titres

  • À boulets rouges
  • Du Rebecca chez les femmes
  • La fête à la grenouille
  • Mon cadavre au Canada
  • Salmigonzesses
  • Un bouquet de chardons

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holmes

Complément d'enquête ...

Le titre de l'article de Claude Mesplède : Avez-vous lu Martin Brett ?, est le seul et unique que j'ai pu trouver en langue française (?!) quant aux éléments trouvés chez les éditeurs américains, ils sont bien minces... Chez Gallimard, les titres de l'auteur sont bien toujours répertoriés, mais comme souvent pour ces auteurs des années 50-70, les résumés sont très difficiles à trouver, je vous en livre cependant quelques uns grâce à .bibliopoche., et celles et ceux qui auraient lu ou auraient en leur possession des ouvrages de cet auteur, je les invite à les communiquer sur le blog fiches livres . D'avance merci.

Redonnons une place aux auteurs oubliés, tous ceux qui ont fait les beaux jours de la Série Noire sous l'ère de  Monsieur Marcel Duhamel.  Elleon

Bonne lecture